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class="gkFeaturedItemTitle" COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 18 avril 2019 23:36

Par lettre datée du 18 avril 2019, le Premier ministre Monsieur Soumeylou Boubèye Maïga a présenté au Président de la République sa démission ainsi que celle des membres du Gouvernement, conformément à l’article 38 de la Constitution. 

Le Premier ministre, dans sa lettre, a renouvelé au Président de la République sa profonde reconnaissance et sa gratitude, ainsi que celles de l’ensemble du Gouvernement, pour sa confiance et de lui avoir permis de servir notre pays et nos concitoyens, à un si haut niveau, à un moment crucial de notre histoire.  

 

Le Président de la République a accepté la démission du Premier ministre et celle du gouvernement, et l’a remercié pour sa loyauté et son sens élevé du devoir. 

 

Le Président de la République a également adressé aux membres du gouvernement ses vifs remerciements pour le travail accompli sous l’autorité du Chef du gouvernement. 

Un Premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau Gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l’opposition. 

 

Koulouba, le 18 avril 2019.

class="gkFeaturedItemTitle" DISCOURS A LA NATION de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA Président de la République, Chef de l’Etat

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 avril 2019 22:07

Maliennes, Maliens, 

Je sais que depuis des semaines, la nation attend ma parole qu’elle a jugé rare, en raison des péripéties que nous vivons. 

L’attente de la nation est légitime, après toutes ces semaines d’écoute, de consultation, d’interaction avec les représentants de nos forces sociales et politiques.   

 

Il était nécessaire de laisser du temps au temps, de laisser se décanter des situations, d’éviter la passion qui est toujours mauvaise conseillère. 

Avec ce peuple, envers ce peuple, je ne commettrai jamais le péché de mépris et d’arrogance.   

 

Alors ce soir, le serviteur privilégié que je suis est devant la nation, se tenant devant elle, dans une humilité qui ne sera jamais feinte, mais   toujours fier et toujours honoré de se mettre à l’écoute de ses compatriotes, de débattre avec eux du pays que nous avons en partage. 

 

Ce cher Mali que chacune et chacun doit mettre au-dessus de soi ! 

Ce Mali millénaire et éternel que chacun d’entre nous porte profondément en son cœur, que nous avons, tous et chacun, égale obligation de porter, d’accompagner, de protéger et de faire rayonner ! 

 

Ce bateau Mali qui tanguera sans doute mais qui ne chavirera jamais, comme le chantent si bien, nos poètes traditionnels quand ils disent notre glorieuse « geste nationale », en d’autres temps d’épreuves rédhibitoires pour l’Etat, la nation, la démocratie, mais des épreuves qui furent heureusement surmontées.  

Cependant, avant d’aller plus en avant, j’aimerais inviter tous nos compatriotes à se joindre à la douleur de la communauté chrétienne qui pleure Notre Dame de Paris.  

Elle pleure à juste raison. Le joyau ravagé par le feu avait su traverser le temps, ouvrir les bras au monde entier. Aujourd’hui, il n’appartient plus à une confession. Il est un trésor mondial, un patrimoine de l’humanité et l’humanité saura le restaurer, comme elle le fit hier avec les monuments de Tombouctou, démolis dans un passé récent par la folie destructrice de ceux-là qui ne rendirent pas ce faisant un quelconque service à notre Islam vénéré.  

 

Mes chers compatriotes,

 

Je vous parle. Je vous parle de nous, de chacun d’entre nous, de chacune d’entre nous, de nous toutes et de nous tous, parce que nous sommes logés à la même enseigne. 

Je vous parle de nos angoisses, de nos projets, de nos aspirations, de nos problèmes mais aussi et surtout de nos solutions. 

Je commence par dire que j’ai entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant d’un pays dont je ne saurai jamais mésestimer les préoccupations. 

 

Oui. La situation sécuritaire, malgré nos efforts, reste un défi majeur qu’il faut relever, j’en suis conscient, au plus vite, par des réponses durables, pas par des artifices, puisqu’il en va de la continuité de notre pays, d’un pays dont les fondements ont été ébranlés par la crise multiforme de 2012. 

C’est le cas au Nord du pays où des flambées de violence viennent hélas rappeler avec récurrence l’impératif de faire en sorte que les acquis fragiles enregistrés depuis 2015 ne soient pas remis en cause.   

Que tout le monde prenne sa part dans cette œuvre : l’Etat malien, ses partenaires ainsi que les groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ! Mais que tout le monde prenne sa part sincèrement, rapidement et effectivement car chaque seconde perdue pour la paix est gagnée par la guerre ! 

S’agissant du Centre de notre pays, qu’il me soit permis de rappeler la tragédie d’Ogossagou qui le 23 mars dernier a endeuillé la nation et horrifié le monde civilisé.  

 

Mes chers compatriotes, 

 

Les faits révélés ont produit une véritable onde de choc psychologique à travers le pays, et même très rapidement au-delà.  

Des images insupportables ont circulé, montrant l’horreur d’une barbarie qui a dévasté ce qui fut une communauté humaine. 

Ces images nous renvoient au passé tant de symboles obscurs et accablants que nos âmes affligées s’inquiètent d’un effondrement moral et spirituel.  

Jour de grande tristesse que ce jour là, qui vit tant de valeurs humaines, jusque là magnifiées et partager, se consumer dans les fumées de la haine et du fanatisme ; vie, sens du sacré, famille, sagesse, tolérance, empathie, cousinage à plaisanterie, fraternité religieuse, tout cela rendu méconnaissable, dans les cendres des tisons humains, d’habitations calcinées, d’une terre devenue inhospitalière. 

Ce n’est pas seulement notre drapeau national qui fut en berne, c’est tout le brillant humanisme dont nous étions si fiers ! 

Dans nos mosquées et dans nos églises, les séances de prières publiques n’ont pas manqué, pour toutes les victimes. 

Que toutes ces prières, bonne prières, soient exaucées par le Miséricorde Suprême ! 

 

Il nous faut aider notre jeunesse, souvent en perdition, à sortir des chemins de pensée archaïque, des mimétismes politiciens stériles, des impasses des responsabilités malencontreusement assumées ou revendiquées. 

Il nous faut conduire cette jeunesse là sur les chemins d’un avenir viable dans un monde où les découvertes et les connaissances de tous ordres explosent et dont elle a besoin de connaître les clés pour y vivre dignement.   

Il nous faut aider notre jeunesse à retrouver le sens du sentiment national authentique et non simplement à en rechercher le vernis politique.  

 

Mes chers compatriotes, 

 

Les violences intercommunautaires ne peuvent pas s’ajouter à l’insécurité entretenue par les pseudo djihadistes.  

Nous devons faire attention et écouter, dans leur sagesse, nos enfants, stylistes ou musiciens préoccupés par le recul de la convivialité, eux qui nous rappellent, dans le slogan devenu populaire que nous sommes « même père, même mère ». Au nom du sang qui nous unit, au nom du lait que nous avons sucé, au nom des pactes que nous avons noués, nous devons revenir à nos valeurs, revenir à ce que le Mali a été et demeure.  

L’Etat pour sa part, n’acceptera pas de dérogation et il sévira avec la même rigueur contre toutes les milices, tous les fauteurs de guerre. 

 

Mes chers compatriotes, 

 

Les événements qui se déroulent au Centre de notre pays ont atteint une dimension inacceptable qui nous interpelle tous. Les mesures nécessaires ont été prises au niveau du Gouvernement pour que des contingents supplémentaires des forces armées et de sécurité soient déployés sur le terrain. Sur notre demande, les partenaires internationaux – la MINUSMA et Barkhane – sont, eux aussi, engagés dans la sécurisation accrue des populations. Dans le même temps, nous poursuivons notre programme de désarmement et d’intégration des éléments armés qui ont fait le choix de renoncer à la violence. 

Le sort des populations civiles victimes de violences au Centre de notre pays constitue une tragédie qui interpelle la conscience de la Nation. Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Présidentiel d’Urgences Sociales un fonds d’intervention d’un milliard de francs CFA sera mis en place en faveur de nos compatriotes qui du fait de l’insécurité se trouvent aujourd’hui dans une détresse extrême. 

 

Sur mes instructions, le Gouvernement procédera également à un glissement de crédits de douze milliards de francs CFA vers les services sociaux de base dans le cadre du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSRIC). 

 

Mes chers compatriotes, 

 

L’enjeu du moment, les défis de l’heure, nos consciences individuelles ainsi que notre responsabilité collective, exigent que nous posions les problèmes, cartes sur table. 

C’est pourquoi il me faut insister sur la situation de l’école, la nécessité impérieuse de stabiliser notre système éducatif.  

Cette revendication était au cœur du combat des étudiants et des scolaires maliens, ceux de l’intérieur comme de l’extérieur, et à travers plusieurs générations.  

Combat légitime s’il en est, car il n’est pas de nation viable sans système éducatif solide. 

 Hélas, nous devons également déplorer que depuis trois décennies, malgré les efforts entamés se traduisant par un investissement massif en infrastructure, malgré une gestion de plus en plus maîtrisée du flux dans un pays où la poussée démographique est forte, l’école malienne, est loin d’être stabilisée.  

 

Souvenons-nous qu’au sortir du Forum national sur l’éducation en 2011, il avait été formulé 490 recommandations, dont 152 sur l’enseignement supérieur, 95 sur l’Enseignement secondaire, 132 sur l’éducation de base et 111 sur l’éthique et la déontologie. 

 Les moyens à mobiliser pour l’école, apprenants comme enseignants sont lourds, très lourds. Ils sont généralement au- dessus des capacités financières de l’Etat et des enseignants, même si ce secteur mérite tous les égards de la nation, tous les sacrifices possibles. 

Pour ma part, il n’est pas question de laisser l’enseignant être le parent pauvre du développement de la nation. 

J’ai instruit au gouvernement de trouver alors un point d’équilibre, un terrain d’entente via une négociation intelligente, et ce dans le respect mutuel, dans les limites bien comprises de ce que l’Etat peut consentir tout de suite et ce qu’il ne peut que plus tard. 

Les salaires des enseignants grévistes seront débloqués : je m’y suis engagé et ce sera fait Inchallah. 

 

Mes chers compatriotes,  

 

Pour la paix sociale, pour notre capital social, surtout lorsqu’est menacé dans certaines parties de cher territoire, cette paix malienne que nous avons habilement négocié au fil des siècles et des compromis, entre les métiers et les ethnies, j’ai entrepris depuis de longues semaines de rencontrer nos forces politiques et sociales. 

J’ai apprécié au plus haut point les échanges et les contributions qui m’ont apporté des éclairages utiles. 

La dynamique de l’interaction se poursuit.   

Car je n’ai pas d’autre choix, ayant accepté d’être l’héritier de toutes les législatures, étant un acteur de premier plan de l’évolution politique et institutionnelle de notre pays depuis trente ans, comptable du bilan et donc en position de distinguer entre les acquis et les passifs, les grains de beauté et les verrues.  

Les pourparlers entrepris connaîtront leur dénouement logique.  

 

Mes chers compatriotes,

 

Je ne peux cependant pas ignorer le fait que parmi les représentants des forces politiques et sociales rencontrés la semaine dernière figurent des interlocuteurs qui, animés de raisons positives, ont souhaité que se poursuive et s’approfondisse le débat autour des évolutions prises en charge par la révision constitutionnelle. Cela afin de renforcer le consensus populaire autour de la future loi fondamentale. 

Mon souhait n’est pas non plus de mettre à la marge d’une entreprise aussi importante pour l’avenir de notre pays les formations politiques et les associations qui souhaitent l’organisation d’un débat national en préalable de la tenue d’un Référendum. Aussi ai-je décidé de confier à un triumvirat la tâche de diriger un cadre de concertation nationale regroupant du 23 au 28 avril 2019 les représentants de toutes les forces politiques et sociales de notre pays. 

Les remarques et propositions issues des travaux de ce cadre de concertation seront prises en compte dans l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992. Celui-ci sera adopté en Conseil des Ministres avant d’être déposé à l’Assemblée Nationale. 

Durant toute cette période, j’annulerai tout déplacement hors du pays pour me consacrer entièrement à votre écoute. 

 

Mes chers compatriotes, 

 

L’idée d’un cadre de dialogue plus vaste, plus représentatif, plus inclusif, fait son chemin et emporte mon adhésion. 

Le projet aura pour but d’évaluer les forces et les faiblesses de notre démocratie, de notre vécu institutionnel d’une part, et de cerner d’autre part, les opportunités et les menaces du chemin. 

Tous les enseignements des processus participatifs initiés dans notre parcours immédiat seront tirés : des concertations régionales et nationales, forum politique- qui ont accompagné les premiers pas de la démocratie malienne, aux Etats généraux de la Décentralisation, aux Assises du Nord, aux Assises nationales organisées sous notre magistère, en passant par le Forum national sur l’Ecole, le Forum sur la lutte contre la Corruption, sous la deuxième décennie de la IIIè République. 

Ce ne seront pas alors les données qui manquent. Et si aucune préconisation nouvelle ne doit être ignorée à condition d’être efficiente et pertinente, il ne peut s’agir d’enfoncer des portes ouvertes.  

Il ne pourrait être question de traîner en longueur. 

Ce qu’il nous faut, c’est un format qui ne laisse personne sur le quai, qui rassemble les segments les plus divers de notre société. 

 Ce qu’il nous faut, c’est un consensus solide pour notre avenir politique, institutionnel, social, je devrais dire sociétal. 

 

Qu’Allah me donne les épaules de la charge, qu’il ne me les donne que pour le seul bénéfice du Mali. Pour l’honneur et le bonheur du seul Mali.  

 

Et qu’ensemble, opposition, majorité, sociétés civiles, nous nous donnions-nous la main pour boucher les trous de la jarre, la jarre ne pouvant avoir pour vocation que d’étancher la soif collective. 

 

Or la soif du pays est grande ; soif de paix, soif de décentralisation effective, soif de développement, soif de reconquérir sa place dans le concert des nations, soif d’être de nouveau un centre de rayonnement et d’influence. 

Nous en sommes capables. Parce que nous sommes une terre de savants brassages, d’une sagesse populaire qui a irrigué les grandes cultures de notre espace.  

Il est à notre portée de construire et de consolider la République dans la démocratie, la construire dans la justice et dans l’équité, dans la prospérité et dans la paix. 

Telle était l’ambition des pères fondateurs du Mali. 

Et telle, je l’accepte.  

Je n’ai pas d’autre agenda que de faire ma part dans la concrétisation des aspirations et des espérances de nos martyrs, de notre peuple.  

Je le ferai avec l’opposition et la majorité, je le ferai avec ceux qui ont voté pour moi et ceux qui ont accordé leur suffrage à d’autres, et surtout ceux plus nombreux qui continuent de rester en marge des votes.  

Et quel successeur comblé ne serais-je pas de pouvoir conduire l’exercice avec le conseil et l’accompagnement de tous mes prédécesseurs, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré.  

Ensemble, nous vaincrons.  

Ensemble, aucun obstacle ne nous résistera 

 

Mes chers compatriotes, 

 

Notre pays a la chance de bénéficier de la présence de veilleurs vigilants, impliqués et inlassables. Grâce à eux, nous sommes parvenus jusqu’ici à éviter que les comportements extrêmes ne balaient la pondération bien connue de notre peuple. Il nous faut donc écouter et amplifier les voix qui nous appellent à la raison et surtout à l’unité. C’est ensemble que nous nous préservons, c’est ensemble que nous nous sauverons. Evitons donc d’allumer de nouveaux brasiers en dispersant les braises de la discorde et de l’intransigeance. Ainsi que nous y invite l’hymne national de notre cher pays, « pour le salut public, forgeons le bien commun ».  

 

Vive le Mali, Vive la République, 

Que Dieu bénisse le Mali !

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier ministre préside une réunion sur la sécurité et l’école

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 15 avril 2019 18:05

Le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga a présidé lundi 15 avril 2019 une réunion de cabinet sur la situation sécuritaire et l’école en présence des membres du gouvernement.

Dans le cadre de la protection des populations civiles et le renforcement de la sécurisation des territoires du centre, le Premier ministre a annoncé les patrouilles conjointes intensifiées que les Forces Armées Maliennes (FAMA) les troupes de la Mission Multidimensionnelle intégrée pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) et les Forces françaises Barkhane mènent dans les régions de Ségou et de Mopti.

Dans le même cadre, le Chef du Gouvernement a insisté sur l’importance de mettre en œuvre de manière diligente et efficace le Plan de Sécurisation Intégré de Régions du Centre (PSIRC) qui, en plus de mettre en place des postes de sécurité, permet d’offrir les services sociaux de base et de relancer l’économie pour assurer le Relèvement et le Développement.

Evoquant la situation de l’école, le Premier ministre a déploré les 46 jours de grève et rappelé que neuf des dix points de revendication avaient trouvé une réponse satisfaisante.

Le Gouvernement, qui a pour souci l’éducation des enfants du Mali, poursuivra le dialogue afin de trouver un dénouement rapide pour la reprise des cours, a assuré le Premier ministre.

La demande des citoyens reste forte et le Gouvernement travaille à satisfaire les besoins des populations a-t-il martelé au cours de cette réunion de Cabinet tenue à la Primature.

 

 

Le Premier ministre a invité, à cette occasion, les ministres à continuer de s'investir pour renforcer les réussites du Gouvernement dans les autres secteurs de la vie nationale.

class="gkFeaturedItemTitle" COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 15 avril 2019 14:05

 

Conformément aux instructions du Président de la République et en respect dû aux autorités coutumières et religieuses et l’ensemble des bonnes volontés, le Gouvernement de la République du Mali décide de la libération des retenues faites sur les salaires, pour fait de grève, du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale.

Par conséquent, le Gouvernement demande aux enseignants de reprendre les cours et réaffirme sa volonté de poursuivre le dialogue.

 

Bamako, le 15 avril 2019

Le Ministre,

 

 

Mme DIARRA Racky TALLA

 Officier de l’Ordre National

 

class="gkFeaturedItemTitle" Coopération décentralisée: la Présidente de la région Île-de-France à Bamako

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 avril 2019 08:59

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, S.E.M Soumeylou Boubeye Maïga a reçu, ce jeudi 11 avril 2019, une délégation du Conseil régional d’Ile-de-France, conduite par sa Présidente, Mme Valérie Pécresse.

Les deux personnalités ont abordés la reprise de la coopération décentralisée entre la première région française et européenne et le district de Bamako et la région de Kayes.
Mme Pécresse a souligné que son ambition est d’apporter l’expertise de sa région notamment dans les domaines des transports publics, de l’agriculture et de la santé. En outre, en marge de la nuit du Mali qui se déroulera en septembre à Paris, Mme Pécresse souhaiterait organiser à Paris, une conférence sur l’entrepreneuriat au Mali et un salon sur l’investissement dans notre pays.

Le Chef du Gouvernement a souhaité la bienvenue à Mme Pécresse au Mali avant de lui réaffirmer le soutien du Gouvernement malien à ses initiatives, qui favoriseront la coopération entre les régions et le développement des territoires.

class="gkFeaturedItemTitle" Campagne cotonnière 2019-2020: objectif un million de tonnes de coton graine pour les producteurs.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 avril 2019 12:44

 

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, S.E.M Soumeylou Boubeye Maïga, au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, S.E.M Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé, ce jeudi 11 avril 2019, au Centre international des conférences de Bamako, le Forum sur la production de coton organisé par la confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton du Mali, dirigée par M.Bakary Togola.

Les participants ont unanimement salué et remercié le Président de la République pour son soutien constant à l’égard des producteurs de coton. Ainsi, ils ont souligné le lancement de la construction de nombreuses infrastructures telles que l’échangeur de Sikasso, le bitumage de la route Zantièbougou- Kolondièba-frontière de la Côte d’Ivoire ainsi que la fourniture d’équipements aux agriculteurs.

Le Président de la confédération Bakary Togola a annoncé que l’objectif d’un million de coton graine visé pour la campagne 2019-2020 est un voeux du Président de la République, Chef de l’Etat.

Dans son allocution, le Premier ministre, Chef du Gouvernement a transmis aux participants de ce forum, les remerciements du Président de la République pour avoir tenu leur promesse en matière de production de coton au cours de la dernière campagne. Il a également invité tous les intervenants de la filière à s’unir pour atteindre cet objectif. 
Enfin, le Chef du Gouvernement a rassuré que le Gouvernement fera tout ce qui est possible pour accroître ses efforts en matière d’égrainage.

En outre, au cours de ce forum, le prix du kilo de coton pour la campagne 2019-2020 a été annoncé, il est fixé à 275 FCFA.
Quatre millions de maliens tirent leurs revenus de la production du coton et la dernière campagne a permis de produire 728 000 tonnes de coton faisant du Mali, le premier producteur africain.

class="gkFeaturedItemTitle" Le Président de la République, Chef Suprême des Armées, a présidé une réunion extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 9 avril 2019 22:55

Sécurité au centre du Mali 

Le Président de la République, Chef de l’Etat , Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Chef Suprême des Armées, a présidé le mardi 09 Avril 2019 une réunion extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale . La réunion qui s'est déroulée à Koulouba avait à son ordre du jour l’état de mise en œuvre du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC); le point de la situation de l’opération Dambé, ; les rôles et implications de la Justice dans la stabilisation des Régions du centre et des divers .

Le Conseil Supérieur de la Défense Nationale présidé par le Président de la République, Chef de l’Etat et Chef Suprême des Armées , est composé de 20 membres dont le Premier Ministre , Chef du gouvernement et le Secrétaire général de la Présidence de la République du Mali.

La Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République

class="gkFeaturedItemTitle" Sécurisation du Centre du Mali : le Premier ministre donne un coup d’accélérateur

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 9 avril 2019 12:34

 

Le Premier ministre a présidé deux réunions les 2 et 5 avril 2019 qui visaient le renforcement de la coordination en matière de sécurité, d’action humanitaire et d’assistance judiciaire. L’objectif ultime visé par ces réunions est de garantir la protection des personnes et des biens. La fragilité de la situation sécuritaire du Centre du pays impose au gouvernement de renforcer les mesures de sécurité et de défense. Les FAMAS, la MINUSMA et Barkhane ont mis en place un cadre d’opérations qui leur permet de se relayer et de synchroniser les patrouilles. Par ailleurs, le Premier ministre a souligné l’importance de coordonner la sécurité, l’action humanitaire et la justice, les auteurs des attaques sont recherchés et devront répondre de leurs crimes. Dans le cadre de la lutte contre l’impunité, à ce jour il y a eu plus de 150 interpellations, 66 auditions et 5 suspects détenus à Bamako. Par ailleurs, le Premier ministre a instruit le déploiement d’un pôle judiciaire à Mopti afin de faire la lumière sur les attaques et rassurer les populations. Les partenaires peuvent appuyer les efforts du gouvernement dans ces enquêtes notamment en matière de police scientifique. Le Ministère de la Solidarité et de l’Action Humanitaire devra coordonner ses efforts avec la MIINUSMA pour éviter que les actions se chevauchent. L’action de la  MINUSMA s’inscrit dans le cadre de la protection des civils, celle de l’Etat dans le Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC). Cet ambitieux plan mis en place en 2017 vise à ramener la sécurité et à relancer les activités économiques tout en  contribuant à l’épanouissement des populations du Centre. Le PSIRC au niveau des deux régions concernées Mopti et Ségou est coordonné par les gouverneurs de régions. 

class="gkFeaturedItemTitle" Décollage industriel du Kénédougou

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 4 avril 2019 13:43

Le Président de la République est arrivé à Sikasso ce jeudi 4 avril 2019.

Le Président de la République,  Chef de l’Etat , Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, accompagné d’une forte délégation est arrivé à Sikasso en milieu de matinée du jeudi 4 avril 2019. Dans la capitale du Kenedougou , le Président de la République va procéder à la pose de la première pierre qui va consacrer le lancement officiel des travaux de construction d’un échangeur, d’un viaduc d’aménagement de 10 km de voiries urbaines dans la ville de Sikasso. 

Le coût global hors taxe du gigantesque ouvrage est estimé à 31, 595  milliards de nos francs financé par la BOAD et le budget national. Le délai d’exécution des travaux est de 27 mois.

Une promesse tenue du Président de la République, qui permettra le décollage industriel de toute la 3ème Région du Mali ( Sikasso). La ville de Sikasso sera le principal hub pour les infrastructures économiques qui devrait conduire à différents bassins de production. 

La Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République du Mali

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale: SBM assiste à l’ouverture de la session d’avril

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 2 avril 2019 10:34

Le Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Issiaka Sidibé a présidé, ce lundi 1er avril 2019, la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire d’avril 2019 du parlement. 
C’était en présence du Premier ministre,Chef du Gouvernement, M. Soumeylou Boubèye Maïga, des présidents d’Institutions, des membres du Gouvernement, des ambassadeurs accrédités au Mali ainsi que des députés. 
Plusieurs projets de loi seront examinés au cours de cette session qui s’étalera sur 90 jours.

class="gkFeaturedItemTitle" BILAN DE LA VISITE DU PREMIER MINISTRE SBM À NEW YORK

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le dimanche 31 mars 2019 10:10

En prélude à la réunion d’information du Conseil de Sécurité sur la situation du Mali, le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga a multiplié les rencontres bilatérales pour s’assurer que les partenaires du Mali restent convaincus de la nécessité de maintenir les efforts pour consolider la paix et la sécurité dans notre pays.

Le Premier ministre a dit avec force que la présence de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a fortement contribué aux acquis et aux avancées dans le processus de paix. Pour autant, la situation demeure fragile, le Mali et ses partenaires doivent rester vigilants et renforcer la coordination avec les pays du G5 Sahel mais aussi ceux de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La menace, si elle n’est pas contenue au Mali, continuera de se répandre dans la sous-région et au delà. De plus, il est important de soutenir les initiatives de l’Etat dans l’amélioration des services sociaux de base, car la capacité de l’Etat à rendre ces services renforce sa légitimité auprès des citoyens.

Le Premier ministre a tenu à partager avec les Représentants Permanents des pays Africains dont la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud sont membres du Conseil de Sécurité. Soumeylou Boubèye Maïga a eu un tête- à- tête avec le Secrétaire Général des Nations Unies Antonio Guterres qui a présenté son rapport sur le Mali aux membres du Conseil de Sécurité. Le Secrétaire Général des Nations Unies a salué les progrès faits par le Mali dans la mise en œuvre de l’Accord et condamné l’attaque du village d’Ogossagou où plus d’une centaine d’habitants ont été massacrés le 23 mars 2019. Il a demandé à l’Etat malien de diligenter une enquête pour faire la lumière sur ces événements malheureux.

Parmi les autres personnalités rencontrées figurent les Représentants Permanents de la Russie et de la Chine, respectivement Vassily Alekseevivh Nebenzia et Ma Zhaoxu, dont les pays sont membres permanents du Conseil de Sécurité avec les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. La Chine est le second pays contributeur aux opérations de maintien de la Paix, derrière les Etats-Unis. Son Représentant a assuré que Beijing poursuivrait son plaidoyer afin que plus de moyens soient donnés au Mali avec lequel la Chine entretient des relations de coopération depuis son indépendance en 1960.

Le chef dy Gouvernement a aussi eu des échanges avec le Ministre allemand des Affaires Étrangères, Heiko Maas, qui a fait le déplacement pour la circonstance. L’Allemagne a réitéré son engagement aux côtés du Mali et a salué le partenariat constant entre les deux pays.

Le Premier ministre malien a également rencontré le Ministre français de l’Europe et des Affaires Étrangères, Jean Yves Le Drian, qui assure la présidence tournante du Conseil de Sécurité. Il a rappelé qu’au mois de juin dernier, le Conseil avait exprimé son impatience dans la mise en œuvre de l’Accord mais qu’aujourd’hui force était de constater que le sursaut attendu avait bien eu lieu. Il a félicité les autorités maliennes qu’il encourage à inscrire ces avancées dans la durée. Il a donné l’assurance que l’attention du Conseil de Sécurité ne faiblirait pas.

Pour le ministre français, la nouvelle dynamique amorcée a été soutenue par la MINUSMA. La plupart des membres du Conseil ont encouragé le Gouvernement malien à persévérer dans les efforts dans la mise en œuvre de l’Accord. Ils se sont réjouis des réformes constitutionnelles envisagées et espèrent la tenue prochaine des élections législatives.

Pour leur part, les États Unis ont recommandé au Gouvernement davantage d’efforts pour accélérer la mise en œuvre de l’Accord ainsi que les réformes constitutionnelles.

Le Premier ministre a achevé sa visite aux Etats-Unis qui l’a conduit successivement à Washington et à New York où il a rencontré des représentants de l’Administration américaine ainsi que des dirigeants des Institutions de Bretton Woods, le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Le volet new yorkais a été essentiellement réservé aux Nations Unies qui doivent se prononcer sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA en juin prochain.

class="gkFeaturedItemTitle" LE PM SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA MULTIPLIE LES RENCONTRES BILATERALES A NEW YORK

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 30 mars 2019 22:17

En prélude à la réunion d’information du Conseil de Sécurité sur la situation du Mali, le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga a multiplié les rencontres bilatérales pour s’assurer que les partenaires du Mali restent convaincus de la nécessité de maintenir les efforts pour consolider la paix et la sécurité dans notre pays. 

Le Premier ministre a dit avec force que la présence de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a fortement contribué aux acquis et aux avancées dans le processus de paix. Pour autant, la situation demeure fragile, le Mali et ses partenaires doivent rester vigilants et renforcer la coordination avec les pays du G5 Sahel mais aussi ceux de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La menace, si elle n’est pas contenue au Mali, continuera de se répandre dans la sous-région et au delà. De plus, il est important de soutenir les initiatives de l’Etat dans l’amélioration des services sociaux de base, car la capacité de l’Etat à rendre ces services renforce sa légitimité auprès des citoyens. 

Le Premier ministre a tenu à partager avec les Représentants Permanents des pays Africains dont la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud sont membres du Conseil de Sécurité. Soumeylou Bpoubèye Maïga a eu un tête- à- tête avec le Secrétaire Général des Nations Unies Antonio Guterres qui a présenté son rapport sur le Mali aux membres du Conseil de Sécurité. Le Secrétaire Général des Nations Unies a salué les progrès faits par le Mali dans la mise en œuvre de l’Accord et condamné l’attaque du village d’Ogossagou où plus d’une centaine d’habitants ont été massacrés le 23 mars 2019. Il a demandé à l’Etat malien de diligenter une enquête pour faire la lumière sur ces événements malheureux. 

Parmi les autres personnalités rencontrées figurent les Représentants Permanents de la Russie et de la Chine, respectivement Vassily Alekseevivh Nebenzia  et Ma Zhaoxu, dont les pays sont membres permanents du Conseil de Sécurité avec les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. La Chine est le second pays contributeur aux opérations de maintien de la Paix, derrière les Etats-Unis. Son Représentant a assuré que Beijing poursuivrait son plaidoyer afin que plus de moyens soient donnés au Mali avec lequel la Chine entretient des relations de coopération depuis son indépendance en 1960. 

Le chef du Gouvernement a aussi eu des échanges avec le Ministre allemand des Afffaires Étrangères, Heiko Maas, qui a fait le déplacement pour la circonstance. L’Allemagne a réitéré son engagement aux côtés du Mali et a salué le partenariat constant entre les deux pays. 

Le Premier ministre malien a également rencontré le Ministre français de l’Europe et des Affaires Étrangères, Jean Yves Le Drian, qui assure la présidence tournante du Conseil de Sécurité. Il a rappelé qu’au mois de juin dernier, le Conseil avait exprimé son impatience dans la mise en œuvre de l’Accord mais qu’aujourd’hui force était de constater que le sursaut attendu avait bien eu lieu. Il a félicité les autorités maliennes qu’il encourage à inscrire ces avancées dans la durée. Il a donné l’assurance que l’attention du Conseil de Sécurité ne faiblirait pas. 

Pour le ministre français, la nouvelle dynamique amorcée a été soutenue par la MINUSMA. La plupart des membres du Conseil ont encouragé le Gouvernement malien à persévérer dans les efforts dans la mise en œuvre de l’Accord. Ils se sont réjouis des réformes constitutionnelles envisagées et espèrent la tenue prochaine des élections législatives. 

Pour leur part, les États Unis ont recommandé au Gouvernement davantage d’efforts pour accélérer la mise en œuvre de l’Accord ainsi que les réformes constitutionnelles.

Le Premier ministre a achevé sa visite aux Etats-Unis qui l’a conduit successivement à Washington et à New York où il a rencontré des représentants de l’Administration américaine ainsi que des dirigeants des Institutions de Bretton Woods, le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Le volet new yorkais a été essentiellement réservé aux Nations unies qui doivent se prononcer sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA en juin prochain.

 

class="gkFeaturedItemTitle" INTERVENTION DU PREMIER MINISTRE SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DES NATIONS UNIES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 29 mars 2019 22:39

Monsieur le Président, 

Distingués Membres du Conseil, 

Au nom de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali, ma délégation et moi-même vous adressons, Monsieur le Président du Conseil, nos chaleureuses félicitations pour l’accession de votre pays, la France à la Présidence du Conseil de Sécurité pour ce mois de Mars 2019. Soyez assuré de la pleine coopération de mon pays à cet égard. 

Je voudrais également offrir mes vœux de plein succès à l'Afrique du Sud, l'Indonésie, la République Dominicaine, la Belgique et l'Allemagne dans l’accomplissement de leur 

mandat de nouveaux membres du Conseil. 

Je saisis aussi cette occasion pour féliciter et remercier les délégations de la Bolivie, de l'Éthiopie, du Kazakhstan, de la Suède et des Pays-Bas pour leur contribution à la recherche de la paix et de la sécurité internationale. 

Je voudrais saisir le privilège que m'offre la présente séance pour transmettre à tous les  membres du Conseil de Sécurité, au Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Antonio Guterres, et à l’ensemble du personnel des Nations Unies en charge du Dossier du Mali, la profonde reconnaissance du Président de la République du Mali, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita, du Gouvernement et du Peuple Maliens pour leur engagement  constant  en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, au Sahel et dans le reste du monde. 

Ma délégation et le Peuple Maliens tenons à exprimer toute notre compassion et présentons aux pays contributeurs de troupes au Mali et à la famille des Nations Unies, toutes nos condoléances pour la perte des soldats de la paix tombés avec honneur sous les balles des ennemis de la paix. 

Monsieur le Président, 

Distingués Membres du Conseil, 

Conformément au paragraphe 6 de la Résolution 2423 (2018) du Conseil de Sécurité, et en référence au paragraphe 4 de la Résolution et des éléments d'appréciation des résultats obtenus développés dans le Pacte pour la paix, je voudrais vous rendre compte des progrès réalisés par le Gouvernement du Mali six mois après que dans sa prestation de serment le Président Ibrahim Boubacar KEITA ait pris l’engagement de maintenir résolument le Mali sur la voie de sortie de crise.

Ma délégation prend acte du rapport du Secrétaire Général sous examen et félicite Monsieur Jean Pierre Lacroix, Secrétaire Général Adjoint aux Opérations de Maintien de la Paix pour la clarté de sa présentation et pour ses mises à jour sur les développements dans mon pays. Nous prenons également bonne note des observations ainsi que des attentes fortes et pressantes formulées dans le rapport.

Je voudrais tout d'abord assurer les membres du Conseil que le Président de la République du Mali, le Gouvernement du Mali, la Coordination des Mouvements de l'Azawad, la Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 et tous les groupes associés à l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d'Alger restent totalement engagés pour la mise en œuvre diligente et inclusive de ses dispositions. 

L’établissement d’un Ministère en charge de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali a permis de consolider la coopération entre le Gouvernement et les Mouvements signataires. Il a également favorisé l’inclusion de tous les autres groupes ayant accepté l'Accord. Tous se reconnaissent aujourd'hui en tant que parties maliennes. La mention faite de cette cohésion dans le rapport sous examen est un motif de satisfaction pour ma délégation. 

Monsieur le Président, 

Distingués Membres du Conseil, 

Comme le Conseil le sait certainement, l’élection présidentielle s'est déroulée les 29 juillet et 12 août 2018 dans un climat apaisé. Le Président Ibrahim Boubacar Kéita, qui a été réélu avec plus de 67% des suffrages exprimés, a prêté serment le 4 septembre 2018. Je tiens à relever la remarquable contribution au bon déroulement du processus électoral des Mouvements signataires et ceux associés à L’Accord. Ces parties maliennes ont joué un rôle important dans l'instauration d'un climat apaisé à travers la sécurisation du processus partout où elles se trouvaient. Leur implication positive montre à suffisance leur engagement fort aux cotés du Gouvernement, dans la mise en œuvre des dispositions de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation. 

Je voudrais aussi reconnaitre le rôle important que la MINUSMA a joué tout au long du processus électoral. La Mission des Nations Unies nous a apporté un soutien financier, logistique et technique indispensable à la réussite des opérations de votes et à l'apaisement du climat électoral. Sa coopération avec les organes de gestion du processus électoral, sa participation à la sécurisation des opérations de vote et la formation dispensée par elle aux différents acteurs politiques et sociaux sur la prévention des violences liées aux élections ont fortement contribué à la réussite de la présidentielle. 

Ma délégation saisit donc l'opportunité du rapport pour rendre un hommage très appuyé au Représentant Spécial du Secrétaire Général, Monsieur Mahamat Saleh Annadif, pour son rôle exemplaire et sa contribution à la tenue de l'élection présidentielle apaisée dans mon pays. 

Monsieur le Président, 

Distingués Membres du Conseil, 

Depuis sa mise en place, le Gouvernement a accéléré la mise en œuvre des dispositions de l’Accord pour la paix et la Réconciliation, notamment en ce qui concerne les réformes institutionnelles et la mise en œuvre des arrangements sécuritaires. A cet égard, le chef de l'Etat nous a instruit d'engager un processus consensuel et inclusif de révision constitutionnelle et de réformes institutionnelles.

Le processus qui doit aboutir à l'adoption d'une nouvelle Constitution à travers un Référendum a débuté avec l’installation d’un Comité d’Experts pour la réforme de la Constitution qui a commencé ses travaux le 16 février dernier. Ce Comité est chargé de faire la revue des projets de révision constitutionnelle élaborés par le passé, des dispositions de l’Accord pour la paix et la Réconciliation. Il doit aussi tenir compte de l’évolution de la vie politique malienne et conduire de larges consultations au plan national.

En soutien au travail des Experts, le Gouvernement du Mali a mis sur pied un Cadre de Concertation National qui intègre les partis politiques, les mouvements signataires et associés et les organisations de la société civile. 

Enfin, pour renforcer le caractère consensuel de la révision constitutionnelle, le Président de la République a récemment initié des rencontres avec tous les leaders de la majorité et de l’opposition en vue de recueillir leur analyse de la situation nationale et leurs propositions pour une vie politique et sociale animée autour d’une vision commune des grands problèmes de notre nation. Certains qui n’ont pas pu être reçus feront parvenir leurs contributions par écrit.

Le processus consensuel voulu par le Chef de l'Etat permettra aux Experts d’élaborer un projet de Constitution qui sera soumis après les étapes d’examen et d’adoption par l’Assemblée nationale et d’analyse par la Cour Constitutionnelle, à référendum. 

Monsieur le Président, 

Distingués Membres du Conseil, 

En même temps que le Gouvernement conduit les réformes constitutionnelles et institutionnelles, il accélère la mise en œuvre du processus de décentralisation et de la régionalisation.

Le Code des Collectivités et la loi portant conditions de la libre administration des 

collectivités territoriales promulgués le 2 octobre 2017 ont établi des bases solides pour la réforme administrative et la décentralisation. Ces lois déterminent l’élection des Conseillers municipaux, de cercles et régionaux au suffrage universel direct ainsi que le transfert de 30% des recettes budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales. 

Dix neuf (19) décrets fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux collectivités territoriales ont été adoptés. La mise en œuvre de ces mesures susmentionnées a permis de porter le taux de transfert à plus de 21% des recettes budgétaires en 2019. Ainsi, le montant des ressources transférées a été doublé entre 2015 et 2019 avec une augmentation de plus de 190 millions de dollars.

En additionnant les ressources et les crédits inscrits en faveur des administrations déconcentrées de l’Etat, dont le transfert aux collectivités territoriales est envisagé dans le cadre de l’Accord, le taux de transfert sera même supérieur au 30% prescrits.

Le Gouvernement a par ailleurs adopté le 20 février 2019 le Décret sur les modalités de transfert des services déconcentrés de l’Etat aux collectivités territoriales, conformément à l'article 14 de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation. Ce transfert permet de fournir les services sociaux de base aux populations, notamment dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'eau et de l'assainissement. Il créée également les conditions du développement régional, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la fiscalité locale, de l’emploi des jeunes et de l’énergie.

Je me réjouis que le rapport sous examen du Secrétaire général ait constaté que le pourcentage des Administrateurs civils et autres représentants de l’État dans les régions du Nord et du Centre a connu une légère augmentation au cours des six derniers mois.    

S'agissant des autorités intérimaires, leur présence dans toutes les Régions du Nord du Mali permet d’encadrer la fourniture des services sociaux de base aux populations. 

Pour l’installation et le fonctionnement de ces autorités intérimaires, le budget d’Etat a mobilisé un peu plus de 45 millions de dollars.

Monsieur le président,

Distingués Membres du Conseil,

Ces acquis, bien qu’encourageants, ne sauraient nous faire perdre de vue l’extrême volatilité de l’environnement sécuritaire dans lequel s’exerce l’action des autorités maliennes. La menace terroriste continue de s’étendre du Nord au Centre et rend plus compliquée la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation. Les groupes terroristes suscitent, entretiennent et exacerbent les violences intercommunautaires en ressuscitant des litiges anciens et quelques rivalités séculaires. 

Pour contrer les nouvelles menaces, le Gouvernement du Mali a élaboré et mis en oeuvre un Plan de Sécurisation Intégrée des Régions du Centre (PSIRC), comportant un renforcement des dispositifs de sécurité à travers notamment le déploiement pour l’année 2018, de 13,000 hommes et la création de 16 nouveaux postes de sécurité, ainsi que des actions de mobilisation sociale, de travaux à haute intensité de main d’œuvre, d’activités génératrices de revenus en faveur des femmes et des jeunes, et des programmes de communication visant à promouvoir la cohésion sociale.

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Le Gouvernement a lancé le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) accéléré le 6 novembre 2018, à Gao, Tombouctou et Kidal. Cette opération concerne les éléments du Mécanisme Opérationnel Conjoint. Elle a permis l’enregistrement et le désarmement de plus de 1.400 combattants sur 1.600 prévus, tous issus des deux Mouvements signataires de l’Accord et des autres groupes armés ayant accepté l’Accord. Ce processus se poursuivra pour accueillir 417 ex-combattants supplémentaires.

Ces soldats suivront une formation sous les auspices du Ministère de la défense, de la MINUSMA et de l’Union Européenne. A la fin de leur mise à niveau, les combattants seront affectés à la sécurisation de la suite du processus de DDR dans un environnement que le Conseil sait difficile.

Entre février 2018 et mars 2019, plus de 74.405 combattants ont été préenregistrés par la Commission DDR, parmi lesquels 23.427 ont des armes. 17.000 ont rempli les critères d’éligibilité pour participer au processus de DDR. 

Je salue içi la collaboration de la MINUSMA qui a fortement contribué au succès de ce processus ainsi que la Banque Mondiale qui a mis à disposition 15 millions de dollars pour la réintégration des 4000 premiers ex-combattants à démobiliser.

Nous avons, parallèlement, entrepris dans le Centre un programme de désarmement pour la réduction de la violence entre les communautés au terme duquel 1.500 éléments ont été recensés et devraient rejoindre dans les semaines à venir le camp de Soufouroulaye près de Mopti pour passer différents tests.

Monsieur le Président

Distingués membres du Conseil

Concernant le processus de réforme du secteur de la sécurité, le Gouvernement a organisé à Bamako du 12 au 14 décembre 2018 un atelier de haut niveau, au cours duquel un consensus a été trouvé avec les Mouvements signataires, particulièrement sur les concepts d’armée reconstituée, d’unités spéciales et de police territoriale. 

Conformément aux dispositions de l’Accord, le Gouvernement a rappelé les anciens éléments des Forces Armées maliennes. A ce jour, 505 parmi eux ont réintégré les forces de défense et de sécurité. La question des quotas continue à faire l’objet de discussions avec les mouvements signataires.

Grâce au soutien de l’Union Européenne, de EUCAP Sahel Mali et EUTM, les forces de défense et de sécurité maliennes continuent de renforcer leurs capacités tout en accentuant leur déploiement dans le Nord. Le Gouvernement a d’autre part décidé de la création d’un corps de gardes-frontières en vue d’une meilleure surveillance des sept frontières du Mali. 

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Nous avons également fait des efforts pour créer un environnement favorable au développement et à l’action humanitaire. En dépit de conditions difficiles, le Gouvernement a maintenu une croissance économique de 5.3% et réduit le déficit budgétaire de 2.9% en 2017 à 2.5% en 2018.

S’agissant de la mise en œuvre de la stratégie spécifique de développement des régions du Nord, il est à signaler que l’instrument de sa mise en œuvre est le Fonds de Développement Durable (FDD). Dans le cadre de l’opérationnalisation du FDD, les textes relatifs à sa création, à son organisation et à ses modalités de gestion ainsi que ceux portant création et fonctionnement de ses comités de pilotage et de gestion ont tous été adoptés entre Février et Novembre 2018.

En attendant l’opérationnalisation effective du Fonds de développement Durable, le Gouvernement a mobilisé 20 millions de dollars pour financer les dépenses prioritaires urgentes dans les régions de Kidal, Ménaka, Tombouctou et Gao.

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Les valeurs de liberté, de dignité et de solidarité sont chères au Peuple Malien et constituent notre boussole morale. C’est l’attachement à ces valeurs qui explique que pendant plus de cinq décennies notre pays a participé à des missions de maintien de la paix en Afrique et hors du continent. De 1960 à tout récemment, le Mali a fourni plus de 2000 hommes – militaires – gendarmes –  policiers, qui ont été déployés du Congo à Haiti en passant par l’Angola, le Burundi, la Centrafrique, le Darfour, le Libéria, le Rwanda et la Sierra Leone.

Pendant plus d’un demi-siècle, notre pays a répondu sans hésitation et sans calcul chaque fois qu’il a été sollicité, que ce soit pour ramener la paix dans des territoires en conflit, pour aider à un retour à la normale et à la restauration de la démocratie, pour contribuer à la reconstitution de la cohésion nationale, ou pour participer au rétablissement du dialogue entre des communautés déchirées.

Au cours de nos interventions, nous avons accompli ce que nous considérons comme notre devoir sacré en tant que nation éprise de paix et de concorde. Par un juste et éloquent retour de l’Histoire, nous avons eu droit à un engagement total de la part des nations amies quand nous avons été, à notre tour, confrontés à une terrible tragédie. Pour la libération des régions du Nord, pour le rétablissement de son intégrité territoriale, pour la sécurisation de ses populations, notre pays a bénéficié d’un solidarité internationale d’une ampleur exceptionnelle.

Cette solidarité pour laquelle nous ne remercierons jamais assez nos amis et partenaires s’est encore manifestée tout récemment quand notre pays a subi en moins d’une semaine deux terribles tragédies qui ont donné à la barbarie un visage que nous ne connaissions pas. Le 17 Mars, vingt trois de nos soldats ont succombé lors de l’attaque de leur camp par des terroristes dans le village de Dioura. Le 23 Mars le comble de l’horreur a été atteint avec le massacre de plus de cent trente habitants du village d’Ogossagou. Ces évènements soulignent une fois de plus la mobilisation et la vigilance extrême qui doivent être observées dans le combat que nous menons pour sauvegarder l’avenir de notre nation.

Les évènements d’Ogossagou et de Dioura ont suscité dans le monde entier une impressionnante vague de compassion et de solidarité à notre endroit. Ils ont révélé à nos compatriotes qu’ils ne sont pas abandonnés dans l’épreuve. Tous les citoyens, toutes les personnalités attachés à la restauration de la paix et de la sécurité dans notre pays se sont en ces circonstances déclarés être Maliens selon la touchante formule du Secrétaire Général des Nations Unies.

 

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Je voudrais exprimer au nom de Son Excellence Monsieur le Président Ibrahim Boubacar Keita, au nom du Peuple Malien et au nom du Gouvernement du Mali notre gratitude émue pour toutes les marques de sympathie qui nous ont été prodiguées. A nos amis et à nos partenaires, je voudrais réitérer notre détermination à poursuivre sans faiblesse le combat contre les groupes terroristes et les extremismes, contre tous ces ennemis sans visage ou aux milles visages qui n’ont de cesse de vouloir détruire nos institutions démocratiques et républicaines, la cohésion et le vivre ensemble séculaire de nos sociétés.

Je voudrais donner l’assurance que nous rechercherons par tous les moyens les auteurs et complices des différents massacres pour les traduire devant les juridictions compétentes.

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Les Nations Unies figurent parmi les partenaires qui dès les premières heures de la crise de 2012, se sont impliqués dans la sauvegarde de notre pays. Le Conseil a maintes fois réaffirmé sa conviction que le rétablissement et la préservation de la paix dans le monde, la gestion de la sécurité globale de la planète font apparaître de nouveaux impératifs de solidarité et d’entraide auxquels nulle nation ne devrait se soustraire.

C’est pourquoi je voudrai souligner avec force l’importance que toutes les parties maliennes attachent au maintien de la MINUSMA et au renforcement des capacités de celle-ci afin qu’elle continue à conforter le processus de paix en cours. Les initiatives à réduire le budget, à réduire ou à reconfigurer le mandat, sont porteuses de risque de remise en cause des acquis fragiles.

En effet pour la première fois depuis sa signature, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation connait des avancées significatives et une véritable dynamique s’est enclenchée. La pérennisation de cette dynamique nécessite tout le soutien de la MINUSMA qui travaille sans cesse auprès des groupes signataires et ceux impliqués dans la mise en œuvre de l’Accord pour faciliter la mise en place du DDR et des autorités intérimaires entre autres.

La MINUSMA fournit aujourd’hui des services vitaux aux populations les plus fragiles en attendant que la reconstruction de l’Etat malien soit effective et joue donc aussi à ce titre un rôle déterminant dans la stabilisation du pays. 

Une réduction des moyens ou des missions de la MINUSMA aura donc des conséquences extrêmement négatives sur la situation économique, qui aboutira au final au renforcement des groupes terroristes et à une nouvelle dégradation de la situation. De même, bien que la MINUSMA ne prenne pas directement part aux actions antiterroristes elle joue un rôle essentiel en soutien aux forces qui assurent cette mission, à commencer par la Force Barkhane et la Force Conjointe du G5-Sahel, dont elle est le complément indispensable.

Les groupes terroristes ont connu des revers importants ces derniers mois. Ces succès ouvrent une fenêtre d’opportunité contre les groupes terroristes et plaident pour un maintien en l’état de la MINUSMA afin de l’exploiter pleinement.

Plus largement, toutes les forces doivent être mobilisées pour empêcher le transfert vers notre pays de combattants étrangers terroristes qui aboutira au renforcement de la menace terroriste dans le Sahel et son extension vers de nouvelles zones, à commencer par les pays du Golfe de Guinée comme le Ghana, le Togo, le Benin ou la Côte d’Ivoire.

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Le Mali se réjouit de l’extrême attention portée par le Conseil de Sécurité à l’évolution de la situation dans notre pays. C’est justement cette constance du Conseil à notre égard qui nous incite aujourd’hui à soumettre à votre perspicacité nos préoccupations sur la situation sécuritaire dans la zone sahélo-saharienne.

Le Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita a souligné à plusieurs reprises et en des circonstances solennelles que le Mali est engagé en première ligne et est en mission du monde dans le combat contre le terrorisme dans le Sahel. Notre pays fait en effet barrage à un danger terroriste dont il convient de ne sous-estimer ni la dimension, ni la capacité de se projeter au delà même des frontières de notre continent.

C’est pourquoi le Chef de l’Etat a souhaité que ne faiblisse pas l’attention des partenaires à l’égard du Mali. Lui même s’est investi lors de son mandat de Président en exercice du G5 Sahel pour accélérer l’opérationnalisation de la Force conjointe de cette organisation. Aujourd’hui, les résultats déjà obtenus nécessitent d’être vigoureusement soutenus par tous nos partenaires à travers la mise à disposition effective des soutiens annoncés lors de la conférence de Nouakchott du 06 décembre 2018.

Tout en réitérant la gratitude du Mali pour le très significatif élan de solidarité qui s’est manifesté lors de cet évènement, je réitère l’appel des Chefs d’Etat du G5 Sahel pour un financement prévisible et pérenne des activités de la Force conjointe de l’organisation.

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Les récents évènements ont démontré que les risques et les menaces que font peser les groupes terroristes et criminels sont désormais non seulement transfrontaliers, mais aussi multidimensionnels et dynamiques. Ces risques et ces menaces se manifestent également sur un espace continu qui dépasse largement le territoire malien. Or, les mesures qui sont prises pour les neutraliser voient leur efficacité réduite par les limites intrinsèques de l’architecture internationale actuelle en matière de paix et de sécurité.

Nous ne devons, en effet pas ignorer le fait que l’expansion prise par les groupes terroristes et criminels ne menace pas uniquement la zone sahélo-saharienne. La menace pourrait se projeter dans un très court terme dans toute la région ouest-africaine. Son traitement solidaire intéresse donc dès maintenant les Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) non membres du G5 Sahel. Par conséquent, le Mali souhaite voir le Conseil de Sécurité étudier la nécessité d’impliquer ces Etats aussi bien dans le renforcement capacitaire de la MINUSMA que dans un appui aux actions de la Force G5 Sahel.

Il est important de souligner que les nouvelles initiatives à envisager avec l’implication accrue de la Communauté ne doivent pas se substituer aux actions déjà menées par la MINUSMA et par le G5 Sahel, ni faire double emploi avec celles-ci. Le but recherché est de mettre en place avec la CEDEAO des arrangements et des articulations qui par leur flexibilité et leur efficacité renforceront la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière organisée.

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Dans le contexte difficile que nous traversons, il me revient au nom de Son Excellence le Président de la République du Mali et au nom du Peuple malien de saluer le travail remarquable de la MINUSMA, sous le leadership de Monsieur Mahamat Saleh Annadif, Représentant spécial du Secrétaire Général au Mali et Chef de la Mission. Notre gratitude va aussi à la force française Barkhane, aux pays contributeurs de contingents à la MINUSMA ainsi qu’à tous les partenaires multilatéraux comme bilatéraux, pour leur accompagnement constant en faveur du règlement durable et définitif de la crise dans mon pays. 

Nos pensées vont en cet instant aux valeureux combattants amis tombés lors des affrontements et dont le sacrifice scelle à jamais un pacte de sang entre nos peuples.

Monsieur le Président,

Distingués membres du Conseil,

Pour conclure, je dirai qu’il nous faut remettre les choses en perspective : il y a 7 ans, mon pays était menacé de disparition. Une grande partie du territoire du Mali était sous la coupe de groupes terroristes. L’Etat était en faillite absolue. Les souffrances des populations étaient extrêmes.

Aujourd’hui, en large partie grâce à l’investissement gigantesque consenti par la Communauté Internationale, en premier lieu via la MINUSMA, au leadership du Président Ibrahim Boubacar Keita et à la détermination des Maliennes et des Maliens, le Mali a relevé la tête et est redevenu une nation debout : les djihadistes ont reflué, la situation sécuritaire est globalement apaisée, un accord de paix historique a été signé et le processus de consolidation de l’Etat se poursuit – la très bonne tenue de l’élection présidentielle à l’été 2018 en a été la démonstration manifeste.

Mais nous devons être lucides et réalistes : si des progrès ont été réalisés au regard de la situation de 2013, la situation de mon pays reste particulièrement préoccupante : la menace jihadiste perdure malgré les succès militaires, notamment dans le Centre, où les antagonismes ancestraux sont instrumentalisés et engendrent la plus grande souffrance de la population comme les tragiques évènements du 23 Mars nous l’ont cruellement rappelé. La mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la réconciliation, malgré nos efforts inlassables et les progrès enregistrés, reste lente et fragile. Trop fragile pour que nous relâchions nos efforts. Trop fragile pour que la communauté internationale se retire. Trop fragile pour considérer que le travail est terminé.

Je le dis solennellement : le Mali est aujourd’hui à la croisée des chemins. Deux perspectives s’offrent à lui : soit la paix s’enracine et le développement socio-économique peut enfin avoir lieu sur tout le territoire, soit on assiste à un grand bond en arrière au plan politique et sécuritaire. Le risque est réel et toute la communauté internationale doit en être très consciente.

Tous nos efforts, dans tous les domaines, visent aujourd’hui à ce que la première voie soit prise par le Mali. La voie de la stabilité, de la paix et du développement. Comme vous le savez, la MINUSMA et au sens large toute la communauté internationale joue un rôle central dans le fragile équilibre et dans les progrès actuels. Dès lors, tout mouvement de retrait sera interprété comme un signe de faiblesse par nos ennemis communs, et comportera un risque élevé d’engendrer un coup d’arrêt fatal à la mise en œuvre déjà laborieuse et complexe de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.

La réussite du Mali sera la réussite de la Communauté Internationale, tout comme l’échec du Mali sera aussi celui de la Communauté Internationale. Les enjeux du Mali, vous le savez tous, sont des enjeux globaux.

Je lance aujourd’hui un appel solennel à maintenir et à renforcer la mobilisation internationale qui constitue pour nous une source permanente de motivation et d’engagement. Car donner des raisons de croire en la paix et en la stabilité grâce à la solidarité internationale est notre devoir à tous vis-à-vis du Peuple Maliens et des populations du Sahel.

Je vous remercie de votre aimable attention

class="gkFeaturedItemTitle" Nations Unies: SBM rencontre Bintou Keïta

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 29 mars 2019 15:37

Le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga a rencontré, ce vendredi 29 mars 2019, la Secrétaire générale adjoint des Nations Unies pour l’Afrique, Mme Bintou Keïta.

Les deux personnalités ont abordé de nombreux sujets dont les réformes politiques et institutionnelles entreprises par le Gouvernement malien. 
A la sortie de la rencontre, Mme Keïta a déclaré à la presse avoir eu une rencontre « fructueuse avec le Premier ministre ».

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