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Visite du Premier ministre dans le centre et le nord du pays L’étape de Rharous

 

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a achevé le mardi 12 mars 2019 sa tournée au centre et au nord du pays. Après Konna où il a lancé les travaux de réhabilitation du port et offert un millier de lanternes solaires aux écoles et CSCOM, Sofara où il a lancé les travaux de construction d’une centrale électrique hybride, Douéya où il a rencontré toutes les forces vives de la région de Taoudéni dans un dialogue ouvert et franc,  le Chef du gouvernement a bouclé son périple par la ville de Rharous.

Dans une fantasia de chevaux et de chameaux richement harnachés, les populations venues de tout le Gourma avaient déployé le faste des grands jours pour accueillir le Premier ministre accompagné pour la circonstance de plusieurs membres de son gouvernement, du gouverneur de la région de Tombouctou, de l’Ambassadeur de France, du directeur de l’AFD, du chef du Bureau régional de la Minusma et des autorités administratives et politiques du cercle. 

C’est le 1er adjoint du maire qui, au nom de l’édile, du préfet, du président de l’Autorité intérimaire et des autres maires de la commune, a souhaité la bienvenue au Premier ministre « dans la cité hospitalière  et légendaire du Gourma, avec ses dunes, ses plaines, ses mares, ses éléphants et ses hippopotames ». Après les salutations d’usage, il a, sans langue de bois, dépeint la situation de Rharous d’abord créé comme subdivision du Soudan français en 1925 puis érigé en cercle à l’indépendance du Mali en 1960. Malgré ces considérations, les 37 230 habitants de la commune rurale de Rharous, constitués pour la plupart de touaregs, sonrhaïs, arabes, bozos et bambaras répartis sur près de 10 000 km2 et vivant essentiellement d’agriculture, d’élevage, de pêche, d’artisanat et de commerce, se considèrent comme des « oubliés » au plan du développement humain. Confrontés à l’insécurité comme partout au centre et au nord, à l’enclavement, ils connaissent en plus la menace de l’insécurité alimentaire en raison des aléas climatiques qui ont fait que les terres de culture et de pâturage ont été récemment inondées. En plus, Rharous est selon lui, le seul chef-lieu de cercle dans la région de Tombouctou à être plongé dans l’obscurité aussitôt la nuit tombée.

Mais  les lignes bougent, a-t-il poursuivi, puisque seulement 4 jours avant la visite du Premier ministre, deux groupes électrogènes d’une capacité de 980 kwh sont arrivés, financés par le gouvernement. Cela s’ajoute aux efforts soutenus de la Minusma qui depuis 2017, avait  installé 45 lampadaires pour l’éclairage public de la ville.

En visitant le site de la centrale électrique, le Premier ministre a souligné les efforts que fournit le gouvernement afin qu’au Mali tous les citoyens puissent bénéficier des mêmes droits, des mêmes avantages, où qu’ils se trouvent. 3000 foyers pourront ainsi très bientôt profiter de la lumière et même entreprendre des activités génératrices de revenus.

L’autre grande satisfaction de la population est l’ouverture dans la ville en 2017-2018, d’un lycée public.  Ce lycée accueille aujourd’hui 264 élèves qui auparavant, étaient obligés pour poursuivre leurs études, de se rendre à Tombouctou, Diré, Gao, Goundam ou même Bamako. Ou abandonner tout simplement.

Financé dans le cadre du PISE par la coopération française pour près d’un million d’euros, le joyau comprend 12 salles de classes, une salle informatique, un bloc de laboratoire, un bâtiment administratif, deux blocs de cinq latrines chacun, un forage équipé d’un système d’adduction d’eau. L’ambassadeur de France M. Joël Meyer qui avait à ses côtés le directeur de l’AFD n’a pas manqué de rappeler le symbole que représente cette école, pour son pays et pour le Mali. En effet, dira-t-il, « c’est par le nord que les forces obscurantistes sont arrivées pour renverser le pouvoir et c’est dans cette même région que nous inaugurons aujourd’hui le lycée, symbole de la restauration de l’Etat et lieu d’enseignement ; cet enseignement indispensable à l’apaisement des esprits et à la réconciliation ».

Le Premier ministre, en remerciant la France « avec qui nous sommes liés par un pacte de sang » pour son appui multiforme, a confirmé que c’est bien à l’école que les groupes terroristes s’attaquent en premier. Pour faire reculer l’éveil des esprits et des consciences afin de les mieux asservir et contrôler pour les conduire dans la radicalisation et l’extrémisme violent. « Ceux qui ne veulent pas le progrès s’attaquent d’abord à l’éducation » a-t-il poursuivi. Mais l’éducation est un droit sacré pour tous les enfants et il faut garantir ce droit, « car instruire les enfants, c’est assurer l’avenir ». Il s’est engagé, conformément à la volonté du Chef de l’Etat, de continuer avec son gouvernement de s’investir pour renforcer le capital humain, redonner l’espoir aux populations en montrant que chacun compte pour le Mali.

Le Pr Abinou Témé, ministre de l’Education était tout heureux de déclarer que l’investissement avait déjà porté ses fruits, car l’établissement avait réalisé un taux de réussite de 50% à la dernière session du baccalauréat, contre un taux national de 28,52%.

De l’espoir donc pour ce cercle qui appelle aujourd’hui ardemment à son émancipation et à son érection en région. D’autant que les conditions sont  réunies pour réussir ce grand dessein collectif. A commencer par la situation géographique qui en fait une région naturelle avec ses 50 000 km2, ses énormes potentialités agro-pastorales.

La Cellule de Communication et de Relations publiques

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