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class="gkFeaturedItemTitle" DIALOGUE POLITIQUE AUTOUR DES ELECTIONS DE 2018

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 13 juin 2018 19:44

LE PREMIER MINISTRE SOUMEYLOU BOUBÈYE MAIGA A REÇU UNE DÉLÉGATION DE LA CONVENTION DES BÂTISSEURS.

 

Dans le cadre du dialogue politique avec la classe politique, le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA a reçu le 13 juin 2018 à la Primature, une délégation de la Convention des Bâtisseurs, un regroupement politique composé de huit candidats déclarés à l’élection présidentielle du 29 juillet.Cette rencontre fait suite à celle du 7 juin entre le Chef du Gouvernement et des représentants de l’opposition regroupés au sein de la Coalition pour l’alternance et le changement.

La délégationdes « Bâtisseurs » était composée de M. Modibo SIDIBE, président de FARE/ANKA WILI ; Maître Mountaga TALL, président du CNID Faso Yiriwa Ton ; M Hamadoun TOURE, de l’Alliance Kayira ; Pr Clément DEMBELE, président du PCP et porte-parole de la Convention.

Au cours des échanges, le Premier ministre a exprimé à ses hôtes le ferme engagement du gouvernement à organiser des élections inclusives, transparentes et crédibles. Il a détaillé un train de mesures déjà prises dans le cadre du chronogramme électoral destinées à renforcer la confiance des acteurs et la fiabilité du scrutin. Le Chef du Gouvernement a également donné l’assurance que le gouvernement mettra tout en œuvre, dans le cadre du plan de sécurisation des élections, pour assurer la sécurité des opérations, celle des électeurs et des candidats. Enfin, il a réitéré sa disponibilité constante à rester ouvert et à l’écoute de touspour renforcer continuellement le dialogue et la concertation avec toutes les parties prenantes au processus électoral.

Au terme de la rencontre qui a duré plus d’une heure, le Professeur Clément DEMBELE a déclaré à la presse que son regroupement a répondu volontiers à l’invitation du Premier Ministre qui s’inscrit dans le cadre du dialogue politique autour de l’organisation des élections prochaines. Après avoir salué l’initiative du Premier ministre et apprécié les assurances données, le porte-parole des « Bâtisseurs » a indiqué que lui et ses camarades ont exprimé leurs inquiétudes, notamment sur le recours possible à l’article 210 du Code électoral relatif à la notion de force majeure. Les Bâtisseurs ont indiqué avoir demandé plus de précision sur ce concept juridique.

Pour rappel, l’article 210  stipule:« En cas de non disponibilité des cartes d’électeur biométriques pour cause de force majeure, la carte NINA tiendra lieu de carte d’électeur, pour les élections générales de 2018 et uniquement dans les centres de vote concernés et déterminés par décision du ministre en charge de l’Administration Territoriale ».

Par ailleurs, M. DEMBELE a déclaré que ses Camarades ont exprimé au Premier ministre leur volonté de voir désormais le gouvernement considérer la Convention des Bâtisseurs comme une entité politique à part entière, distincte de la Majorité présidentielle et de l’Opposition. Dans cette optique, ils ont demandé à être impliqués à toutes les étapes du processus électoral. Ils ont en outre sollicitéla présence de leurs représentants dans les bureaux de vote, au même titre que les deux autres entités dont les assesseurs seront pris en charge par l’Etat.

Outre le plan de sécurisation des élections, M. Clément DEMBELE a déclaré que les échanges de vues avec le Chef du Gouvernement ont également porté sur la nécessité d’une campagne de sensibilisation et de mobilisation pour endiguer la violence verbale perceptible dans le débat préélectoral, préjudiciable à la paix sociale et à la cohésion nationale.

Selon le Professeur Clément DEMBELE, la situation de fragilité du pays doit inciter tous les acteurs politiques et de la société civile à la retenue et au sens des responsabilités pour des élections apaisées,et pour conforter la paix et la stabilité.

Cellule Communication de la Primature.

 

class="gkFeaturedItemTitle" Dialogue Gouvernement-Classe politique

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 7 juin 2018 18:45

SOULEYLOU BOUBÈYE MAIGA REÇOIT DES LEADERS DE L’OPPOSITION ET CEUX DE LA MAJORITÉ POUR DÉSAMORCER LA TENSION POLITIQUE.

 Dans le cadre du dialogue républicain et soucieux d’écoute et de concertation permanentes sur les grandes questions de la nation, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Soumeylou Boubeye Maiga a reçu ce matin, 7 juin 2018, une délégation de la classe politique comprenant les personnalités suivantes : Dr. Bokary TERETA, président du RPM, M. Oumar Ibrahim TOURE, président de l’APR (représentants la majorité présidentielle), l’Honorable Soumaïla CISSE, président de l’URD et Chef de file de l’opposition politique, l’Honorable Amadou THIAM, président de l’ADP-Maliba, et M. Mohamed Aly BATHILY du Mouvement Appel du Mali (tous trois de l’opposition).

La rencontre s’est déroulée en présence et avec la facilitation de M. Mahamat Saleh ANNADIF, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Mali, Chef de la Minusma et de M. Pierre Buyoya, Haut Représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel.

Au menu des échanges, la situation politique, notamment la marche projetée le 8 juin par la Coalition pour l’alternance et le changement.

A l’issue de la rencontre, les participants sont apparus tout sourire, multipliant les geste amicaux et de fraternité, dans une atmosphère empreinte de cordialité.

l’Honorable Amadou THIAM, s’exprimant au nom de l’opposition, a salué le très bel esprit dans lequel la rencontre s’est déroulée. Il a annoncé que la marche de la Coalition a été autorisée par les autorités du District de Bamako et sera encadrée par les forces de l’ordre.

M. Oumar Ibrahim TOURE de la Majorité a, pour sa part, affirmé que les acteurs politiques qui se sont réunis avec le Premier ministre sont des compagnons politiques et des camarades de travail de longue date qui, en toute circonstance, doivent privilégier le Mali et ses intérêts supérieurs. La décision d’apaisement prise par le gouvernement pour autoriser la marche du 8 juin d’une partie de l’opposition s’inscrit dans ce cadre.

En revanche, dans le souci de préserver la paix sociale et la cohésion nationale, le gouvernement a demandé aux responsables du mouvement « Mali Dambé en Marche » de surseoir à leur marche qui devait se tenir également le 8 juin 2018.

 

 

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Interview du Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maiga à l’occasion de l’arrivée du premier lot de cartes d’électeurs biométriques à l’Aéroport International de Bamako –Bamako le 5 juin 2018

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 6 juin 2018 13:39

49% de cartes d’électeurs réceptionnés 

Premier Ministre Soumeilou Boubeye Maiga :C’est une étape importante dans le processus de préparation des élections. Nous avons reçu ce matin un peu moins de 4 millions de cartes qui représentent 49% des cartes d’électeurs. Les premières cartes que nous avons reçues sont celles des régionsde Kayes, Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal, une partie de Segou et celles des maliens de l’extérieur. 

Un chronogramme rigoureusement respecté 

Premier Ministre Soumeilou Boubeye Maiga :Cela confirme que nous tenons notre calendrier, notre chronogramme. Quand nous aurons réceptionné l’ensemble des cartes, le Ministère de l’Administration Territoriale, en concertation avec les différents acteurs, organisera avec les commissions de distribution qui sont en place partout, la distribution des cartes, à partir probablement du 20 juin. Nous disposerons d’un mois et demi avant lesélections du 29 juillet pour que tous les maliens inscrits soient en position de retirer leurs cartes. Je crois que jusque la, nous avons eu un processus qui s’est dérouléconformément au chronogramme que nous avons arrêté sur des bases consensuelles, des bases inclusives, un processus à l’élaboration duquel tous les acteurs concernés intéressés ont participé, souvent avec la présence de certains de nos partenaires, de manière à s’assurer que tout se fait dans la transparence, dans la clarté avec la participation de tout le monde.

Garantie et fiabilité

Premier Ministre Soumeilou Boubeye Maiga :La garantie est là, ce sont des cartes avec les photos des intéressés, adossées à la carte NINA de chacun. Comme vous le savez, il y a des commissions de distribution dans lesquelles seront présentstous les acteurs concernés et l’administration. Les cartes non distribuées seront dans les bureaux de vote le jour du scrutin. Et dans chaque bureau de vote le gouvernement a décidé de prendre à sa charge la présence dans les environ 23 000 bureaux de vote, la présence d’un représentant de la majorité et d’un représentant de l’opposition, de manière à ce qu’il n’y ait pas de problème dans l’identification des électeurs. Pour le gouvernement ce sera environ une charge de trois milliards de francs  CFA, puisque c’est exactement 2 milliards 990 millions de francs CFA que nous allons dépenser pour cela, mais nous avons pensé que c’était une des conditions pour garantir plus de transparence, et enlever toute contestation de bonne foi, étant attendue que dans tous les pays du monde il n’y a pas de processus parfait .Il existe un dispositif légal qui permet a chacun de faire éventuellement les recours qu’il croit devoir faire.

Un processus inclusif et participatif

Premier Ministre Soumeilou Boubeye Maiga :Le message que j’ai, est que jusqu'à présent, nous avons fait un effort d’inclusivité, de participation, de consultation, de concertation avec tous les acteurs. Quand le gouvernement a été mis en place, nous avons organisé un atelier les 1er et 2 mars avec l’ensemble des acteurs . A la suite de cet atelier ,il y a eu des modifications à la loi électorale, qui ont été adoptées avec seulement 2 voix contres . Le rapporteur était d’ailleurs un membre l’opposition, c’est la preuve que ce sont des modifications consensuelles. Nous avons procédé à l’audit du fichier, là aussi tout le monde y a participé . En raison de la configuration actuelle de la CENI, le comité d’expert était présidé par premier Vice Président qui se trouve être de l’opposition, ce qui n’enlèverien à la crédibilité,la neutralité ou l’impartialité des uns et des autres, c’est pas une affaire de partie politique.

usque là, nous travaillons, nous continuons de travailler en associant tous les acteurs dans le cadre des concertations que le Ministre de l’Administration Territoriale anime avec les partiespolitiques et puis naturellement chaque fois que c’est nécessaire moi même fait les arbitrage qui me sont soumis. C’est dans ce cadre la que récemment avec le Ministre de l’Administration Territoriale, nous avons décidé d’opter pour un bulletin unique pour le deuxième tour, parce qu’il y avait une hypothèse de bulletins multiples. 

Donc nous essayons de réunir toutes les conditions pour que tout se passe très bien. 

Stabiliser le Mali dans la démocratie

Premier Ministre Soumeilou Boubeye Maiga :Quelque soit les aspirations des uns et des autres, je crois que notre défis commun c’est de faire en sorte que notre pays se stabilise .  Il ne pourrait se stabiliser  que dans la démocratie et c’est cette démocratie qui nous permettra d’avoir des  pouvoirs légitimes pour que l’ensemble du pays se mobilise après pour faire face à cet autre défis qui est d’instaurer la paix et la sécurité . Je suis dans une attitude d’écoute attentive, dans une attitude d’ouverture pour toutes les propositions qui peuvent améliorer la mise en œuvre  du processus électoral.Cela dis je suis aussi dans une attitude de vigilance et de détermination pour faire en sorte que nul ne puisse nous dévier de la trajectoire sur laquelle nous nous trouvons et qui est en conformité avec la volonté des maliens d’avoir une électioncrédible, transparente et apaisée . Toutes les améliorations, toutes les revendications sur la transparence des élections peuvent être obtenues, discutées dans le cadre des concertations que nous avons. Je pense que ça ne nécessite pas le recours à des invectives, quelques fois à des propos désobligeants des uns vers les autres . Notre objectif est d’avoir une démocratie de considérationréciproque, parce que nous avons tous comme volonté de doter notre pays d’institutions solides, crédibles, en adéquation avec les attentes des populations. 

Un arbitre impartial ouvert à l’écoute

Premier Ministre Soumeilou Boubeye Maiga :Pour ma part, je reste d’égal partage envers tous les acteurs, en fonction des situations, j’apprécierais avec les autres membres du gouvernement quelle est la meilleure décision à prendre pour assurer la stabilité, la sécurité, la protection des populations et de leurs biens. Comme dans toute démocratie, il y’a pas d’unanimité sinon on ne serait plus une démocratie, mais nous restons attentifà tout ce qui peut améliorer le processus. Nous n’allons pas nous laisser entrainer dans une spirale quelconque de violence, d’invective dont l’objectif est de dénaturer notre processus voire qu’il n’y ait pas lieu. Nous travaillonspour que le processus se tienne avec la volonté majoritaire des maliens.

 

Transcription de l’interview réalisé par Mohamed Diarra (ORTM)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" COMMUNIQUE DU PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le dimanche 3 juin 2018 18:41

J’ai appris avec indignation, à travers un communiqué signé de Monsieur Nouhoum TOGO, au nom du Cabinet du Chef de File de l’Opposition Politique, que mes services de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants du samedi 2 juin 2018, regroupés devant le siège de l’ADP-Maliba.

Je démens formellement et avec vigueur cette affirmation mensongère et calomnieuse qui relève de l’affabulation et qui n’a d’autre but que de distraire le peuple et le gouvernement maliens des préoccupations du moment que sont la paix et la sécurité pour des élections transparentes, justes et crédibles.

J’en appelle au sens de la responsabilité et de la mesure des uns et des autres pour relever ensemble le défi des élections 2018 réussies, gage de stabilité pour notre pays.

Bamako, le 03 Juin 2018.

Signé.

Soumeylou Boubeye MAIGA,

Premier ministre, Chef du Gouvernement

 

class="gkFeaturedItemTitle" Journée internationale des casques bleus

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 30 mai 2018 17:26

SOUMEYLOU BOUBÈYE MAIGA ET ANTONIO GUTERRES RENDENT HOMMAGE AUX SOLDATS DE LA PAIX

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA et le Secrétaire général del’Organisation des Nations unies (ONU), M. Antonio Guterres,ont co-présidé le 29 juillet à la base de la MINUSMA à Sénou, le 70ème anniversaire des opérations de maintien de la paix (OMP) de l’ONU dans le monde. Cette date consacre en même temps la journée internationale des casques bleus. 

Après le dépôt d’une gerbe de fleur devant la stèle érigée en mémoire des soldats de l’ONU tués au Mali depuis le 1er juillet 2013, date de déploiement de la MINUSMA dans notre pays, le Premier ministre a délivré un discours duquel il ressort trois idées forces :

Engagement constant du Mali pour la paix : Notre pays, connu pour son engagement en faveur du multilatéralisme, fut et continue d’être un fervent acteur dans la prévention et la gestion des conflits, en particulier dans le cadre des opérations de maintien de la paix des Nations unies : De 1960 à nos jours, les soldats et policiers maliens ont servi sous la bannière de l’ONU sur  plusieurs théâtres d’opération tels que le Congo puis la RDC, la Sierra Leone, le Liberia, le Burundi, le Darfour, le Soudan du Sud, la République centrafricaine et Haïti.

Hommage à la MINUSMA : Le Mali est reconnaissant aux Nations unies pour son engagement et sa solidarité. Le Premier ministre a rendu un vibrant hommage aux 172 membres des personnels de l’ONU tombés sur le champ d’honneur, et aux 536 blessés. SoumeylouBoubèye MAIGA a associé à cet hommage les 22 soldats français de SERVAL et Barkhane  ayant trouvé la mort depuis 2013. Il s’est également incliné devant la mémoire des soldats maliens et des victimes civiles maliennes qui ont payé le plus lourd tribut aux attaques terroristes.

Fortes attentes du Mali : les attentes du Mali portent, selon les mots du Premier ministre, sur le renforcement de la coopération entre la MINUSMA et les FAMAs, à travers le soutien logistique et le partage de renseignement, un soutien plus accru au redéploiement de l’administration, l’appui à la fourniture des services sociaux de base aux populations, la sécurisation et le soutien logistique pour l’organisation de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018.

Nous vous proposons l’intégralité du discours prononcé par SoumeylouBoubèye MAIGA à la cérémonie du  70ème anniversaire des OMP dans le monde.

Monsieur  le Secrétaire général des Nations Unies;

Monsieur le Représentant spécial du Secrétaire général au Mali, Chef de la MINUSMA ;

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs des pays amis et Représentants d’Organisations internationales accréditées au Mali ;

Mesdames et Messieurs en vos rangs et qualités respectifs.

Je voudrais, d’emblée, vous souhaiter, Monsieur le Secrétaire général, une chaleureuse bienvenue au Mali. J’associe, à ces mots de bienvenue, l’importante délégation qui vous accompagne dans notre pays. Je salue notamment la présence à vos côtés du Chef du Département des opérations de maintien de la paix, du Chef du Département de l’appui aux missions et de la Directrice exécutive de l’UNICEF. 

Je tiens ensuite à saluer la décision que vous avez prise, Monsieur le Secrétaire général, de venir ici au Mali, pour célébrer ce jour 29 mai 2018, aux côtés du peuple malien et du personnel de la MINUSMA, le 70e anniversaire des opérations de maintien de la paix des Nations Unies dans le monde.

Comme vous le savez, le Mali reste engagé en faveur du multilatéralisme et notre peuple a toujours apporté sa contribution aux initiatives visant à la prévention et la résolution des conflits, y compris les opérations de maintien de la paix des Nations Unies ou de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il vous souviendra par exemple que les soldats maliens ont servi au Congo, en Sierra Léone, au Libéria, au Burundi, au Soudan du Sud, en République centrafricaine, au Darfour, à Haiti. Il nous est arrivé de payer le prix le plus fort au cours de ces opérations. Au moment où je vous parle, en dépit de notre situation nationale que vous connaissez, des militaires, gendarmes, policiers et personnel civil maliens continuent de servir dans les missions de paix des Nations Unies en République démocratique du Congo, en Haïti, en République centrafricaine, au Soudan du Sud… C’est vous dire l’attachement et l’engagement constants du Mali et de son peuple en faveur des principes et des idéaux de la Charte de notre Organisation commune, les Nations Unies.

Monsieur le Secrétaire général ;

Mesdames, Messieurs ;

Le Mali, depuis janvier 2012, traverse une crise multidimensionnelle qui a nécessité le déploiement, à partir du 1er juillet 2013, de la MINUSMA, afin d’aider à rétablir son autorité sur l’ensemble de son territoire national, conformément à la résolution 2100 (2013) du 25 avril 2013 du Conseil de sécurité. Depuis, la MINUSMA travaille à honorer son mandat, malgré un contexte national très difficile, caractérisé par des attaques terroristes et autres formes de crime organisé. 

Ces activités terroristes ont malheureusement coûté à la MINUSMA, à la Force française Barkhane et aux forces maliennes des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants. 

Au moment où nous célébrons le 70e anniversaire du maintien de la paix des Nations Unies, je voudrais ici rendre un hommage particulièrement appuyé aux 172 membres de personnel qui sont tombés sur le champ d’honneur dans notre pays. Je souhaite prompt rétablissement aux 536 blessés au cours de diverses opérations au Mali. A leur famille, je dirai que le peuple malien restera éternellement reconnaissant pour les sacrifices consentis par ces femmes et ces hommes des Nations Unies, qui font preuve de courage exceptionnel, de professionnalisme à toute épreuve et de sacrifice, souvent ultime, dans l’accomplissement de leur mission de paix et de stabilisation au Mali. 

J’associe à ces hommages toutes les autres victimes de la crise malienne tombées ou blessées au Mali. J’ai une pensée particulière pour les 22 soldats français ayant trouvé la mort au Mali, depuis 2013. Je m’incline également devant la mémoire de nos propres soldats et des victimes civiles maliennes, car je sais que ce sont l’Armée et les populations civiles maliennes qui ont payé le plus lourd tribu des attaques terroristes sur notre territoire.  

Monsieur le Secrétaire général,

En dépit de ce triste constat, nous avons de bonnes raisons d’apprécier le travail remarquable que la MINUSMA accomplit au quotidien pour créer la confiance entre les parties maliennes et pour protéger les populations civiles. Nous gardons encore à l’esprit l’appui multiforme de la MINUSMA dans le processus d’organisation des élections générales de 2013, les négociations, la signature et la mise en œuvre en cours de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, notamment dans l’installation des autorités intérimaires, l’organisation de la Conférence d’entente nationale et l’application du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Gao, Tombouctou et Kidal ; le processus de DDR et la Réforme du secteur de la sécurité, j’en  oublie volontiers.

Au demeurant, nos attentes restent fortes et portent principalement sur le renforcement de la coopération entre la MINUSMA et les Forces de défense et de sécurité du Mali, à travers notamment le soutien logistique et le partage de renseignements, un soutien plus accru au redéploiement de l’Administration, l’appui à la fourniture des services sociaux de base aux populations et, à très court terme, la sécurisation et le soutien logistique pour l’organisation réussie de l’élection présidentielle, du 29 juillet 2018.

C’est parce que le mandat confié à la MINUSMA est important que le Gouvernement continue de demander qu’elle soit dotée de moyens adéquats, afin qu’elle soit en mesure de réaliser pleinement sa mission au Mali. C’est à ce prix que la MINUSMA gagnera en efficacité et en crédibilité dans l’exécution de son mandat.

Pour notre part, je puis vous assurer, Monsieur le Secrétaire général, que le Gouvernement, sous l’autorité du Président de la République, n’épargnera aucun effort pour la mise en œuvre diligente et inclusive de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. C’est la première des quatre priorités du Gouvernement. Nous continuons donc de veiller à l’application en cours de l’Accord et celle-ci va s’intensifier après les élections. 

Faut-il rappeler que les trois autres priorités assignées au Gouvernement portent sur :

l’endiguement de l’insécurité grandissante dans le centre du pays ;

la satisfaction de la demande sociale, par l’accélération de la mise en œuvre du Programme Présidentiel d’Urgences Sociales ;

l’organisation d’élections transparentes, crédibles et apaisées.

Monsieur le Secrétaire général,

Je voudrais à présent aborder la dimension régionale, pour saluer votre engagement personnel en faveur du G5 Sahel et de ses initiatives de paix et de développement.  Votre dernier rapport, qui a été examiné, le 23 mai 2018, par le Conseil de sécurité, illustre encore votre détermination à soutenir la Force conjointe du Sahel, y compris à travers un mandat sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et un financement prévisible et pérenne des Nations Unies. Je vous invite à préserver dans vos efforts pour opérationnaliser la Force conjointe du G5 Sahel.

Je termine comme j’ai commencé, en vous renouvelant mes souhaits de bienvenue et de bon séjour sur cette terre historique et séculaire du Mali. Je réitère également la confiance totale du Gouvernement en la MINUSMA, sous la direction très appréciée de mon frère et ami Mohammed Saleh ANNADIF, Représentant spécial du Secrétaire général. 

Contributeur et bénéficiaire de la solidarité internationale qui a été mise en place depuis 2012, afin d’aider le Mali à sortir durablement cette crise complexe, le Gouvernement et le peuple du Mali adressent leurs vives et chaleureuses félicitations à tout le personnel des Nations Unies dans le monde, à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire des Opérations de Maintien de la Paix.

 

Je vous remercie./.

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Visite de travail du Premier ministre en Guinée

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 28 mai 2018 09:19

SOUMEYLOU BOUBÈYE MAIGA, PORTEUR DE MESSAGE DU PRÉSIDENT IBK,S’EST ENTRETENUAVEC LE PROFESSEUR  ALPHA CONDESUR LA SITUATION POLITIQUE ET SÉCURITAIRE AU MALI.

Jeudi 24 mai 2018, la pendule de l’aéroport International Gbessia de Conakry affiche 13heures 20 minutes, sous une température de 25 degré, lorsque l’avion transportant le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA (SBM) et sa délégation atterri à Conakry. Au bas de la passerelle, le Chef du Gouvernement guinéen, M. Ibrahima Kassory  FOFANA, venu tout droit de la cérémonie de passation de service avec son prédécesseur Mamadi Youla. Soumeylou Boubèye MAIGA y voit un symbole fort. En effet, SBM s’honore du hasard de calendrier faisant de lui le tout premier Chef de gouvernement à rencontrer Monsieur FOFANA, nommé le 21 mai 2018, et fraîchementinstallé dans de ses fonctions de Premier ministre de Guinée.A l’évidence, ce symbole pourrait être la traduction, quelque part, de la qualité exceptionnelle des relations Mali-Guinée, tant vantées, que la formule heureuse du Président Ahmed Sékou TOURE définit comme les « deux poumons d’un même corps ». 

De l’aéroport  de Conakry, le cortège des deux Premiers ministres s’ébranle en direction de Kaloum, la Commune abritant le palais présidentiel « Sékkoutouréya ». A son arrivée au palais, Soumeylou Boubèye MAIGA est accueilli par le professeur Alpha CONDE dans une ambiance empreinte de chaleur et de fraternité, traduisant la profondeur historique et la solidité des liens séculaires unissant le Mali et la Guinée.

La sécurité et la coopérationtransfrontalière au cœur des échanges

A sa sortie d’audience, Soumeylou Boubèye MAIGA a indiqué à la presse qu’il était porteur de message du Président Ibrahim Boubacar KEITA, à son aîné, frère et ami, le Président Alpha CONDE.Le Premier ministre malien a d’abord rendu hommage au Président Alpha CONDE dontl’action, a-t-il dit,fait partie de celles qui ont contribué, à son jeune âge, à structurer son propre engagement politique.

Il a, ensuite,indiqué avoir entretenu le Chef de l’Etat guinéen de la situation sécuritaire au Mali où la Guinée déploie un contingent militaire sous la bannière de la MINUSMA. Soumeylou Boubèye MAIGA a enfin affirmé qu’il a fait un point actualisé de la situation politique, sous l’angle de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali et de la préparation du processus électoral de 2018.

Pour le Premier ministre MAIGA, sa venue à Conakry se justifie par les liens indissolubles qui unissent les peuples guinéen et malien.Dans le contexte des défis à la sécurité et des menaces transnationales, le Mali et la Guinée sont déterminés à renforcer leur coopération transfrontalière pour mieux prendre en charge les dangers liés à l’explosion de l’orpaillage traditionnel à leur frontière commune, aux trafics illicites et à la lutte contre le terrorisme.

Evoquant les  incidents enregistrés ces dernières semaines entre communautés frontalières, le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA a indiqué que ces épisode regrettables ne peuvent altérer, fort heureusement, la qualité des relations bilatérales guinéo-maliennes. Toutefois, les deux gouvernement vont bientôt engager des actions concertées de manière à circonscrire ces situations fâcheuses  dont l’occurrence est de nature à influer négativement sur la politique de bon voisinage, si chère aux deux pays. 

Sur toutes les questions que le Premier ministre lui a exposées, le Président Alpha CONDE a estimé que le Mali est sur la bonne dynamique, et a rappelé la nécessité de renforcer la stabilité de notre pays dans la démocratie et la sécurité.

Dans cette optique, le professeur Alpha CONDE a réitéré son soutien au Mali pour tous les efforts qui sont faits et pour les progrès accomplis,a conclu le Chef du gouvernement.

Le Premier Ministre était accompagné par le Ministre des Mine et du Pétrole, Pr Tiémoko Sangaré, de la Sécurité et de la Protection civile, Général  de Division Salif TRAORE, du Président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, M. Habib SYLLA et du Directeur général de Sodigaz-Mali, M. Oudiari DIAWARA, représentant le Conseil malien du patronat.

Par cette visite à Conakry, Soumeylou Boubèye MAIGA boucle ainsi la tournée diplomatique qui l’a conduit depuis janvierau Maroc et dans les sept pays limitrophes du Mali. L’objectif de cette série de visitesest de  renforcer la concertation et le dialogueavec les hautes autorités des pays du voisinage sur les sujets d’intérêt commun, avec en toile de fond la redynamisation de la politique de bon voisinage sur la base de relations politiques et économiques fortes et confiantes, prenant en compte les enjeux stratégiques bilatéraux, régionaux et globaux.

Bamako, le 25 mai 2018

Cellule Communication de la Primature

 

class="gkFeaturedItemTitle" Communiqué de presse relatif à la visite en Guinée Conakry, le 24 mai 2018, du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 23 mai 2018 11:37

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga effectuera, demain jeudi, 24 mai 2018 une visite de travail de quelques heures à Conakry. Porteur d’un message de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République du Mali, Chef de l’État à Son Excellence Monsieur Alpha Condé, Président de la République de la Guinée Conakry, Chef de l’État, cette visite du Chef du Gouvernement Malien intervient après celle qu’il a effectuée respectivement à Alger, Rabat, Ouagadougou, Niamey, Abidjan, Nouakchott et Dakar, dont l’objet était de raffermir les relations de coopération bilatérale avec nos voisins. Cela dans le cadre de la coopération économique, commerciale, sécuritaire et la gestion concertée des frontières.

La dynamique nouvelle imprimée par le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga se veut de privilégier un dialogue direct et la concertation avec les voisins de notre pays sur les questions d’intérêt commun.

À Conakry, Soumeylou Boubèye Maïga aura un tête à tête avec son homologue guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, au cours duquel, les deux personnalités évoqueront le renforcement des relations de coopération et bon voisinage entre nos deux pays. Les Premiers ministres Malien et Guinéen échangeront également sur le défi commun de l’heure qu’est la lutte contre le terrorisme où les deux pays devront renforcer leur coopération sécuritaire.

Les deux Premiers ministres co-présideront une séance de travail élargie aux deux délégations où seront abordées des questions de coopération bilatérale dans le domaine économique, commercial, des mines et la sécurité à nos frontières.

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga sera reçu par Son Excellence Monsieur Alpha Condé, Président de la République sœur de Guinée Conakry, Chef de l’Etat à qui il remettra le message d’amitié et de fraternité de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République du Mali, Chef de l’État.

Le Premier ministre entretiendra le Président Condé de l’évolution globale de la situation sécuritaire dans notre pays et de la mise en œuvre de l’accord pour la Paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

Le Premier ministre sera accompagné des ministres des Mines et du Pétrole, Pr. Tiémoko Sangaré et de la Sécurité et de la protection civile, Général de Division Salif Traoré.

CIGMA – CCDN

 

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier ministre a reçu l'envoyé spécial du Président TRUMP .

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 15 mai 2018 19:35

L'ÉTAT DE LA COOPÉRATION MALI  - USA AU CŒUR DES ÉCHANGES.

 

Le Premier ministre, Soumeylou  Boubèye MAIGA a reçu ce lundi après-midi, M. Cyril SARTOR, membre du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis d’Amérique, venu au Mali en qualité d’Envoyé spécial du président Donald TRUMP.

Les deux personnalités ont échangé sur la situation au Mali, en particulier la situation sécuritaire et l’organisation des élections du 29 juillet 2018.

L’envoyé spécial américain a félicité le Premier ministre et le gouvernement pour les nombreuses initiatives engagées en vue de renforcer la sécurité et la stabilité dans le pays, ainsi que la transparence des élections à venir, dans un climat de confiance.

Le Premier ministre a rassuré son hôte du jour et lui  a indiqué que le gouvernement est pleinement engagé dans l’organisation d’élections crédibles et transparentes au regard de l’enjeu crucial que présente le scrutin du 29 juillet pour l’avenir du pays en termes de stabilité, de sécurité et de démocratie.

 

class="gkFeaturedItemTitle" Projet de réalisation d’une Zone Economique Spéciale (ZES) Entre les Gouvernements de la République du Burkina Faso, la République de Côte d’Ivoire et la République du Mali

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 14 mai 2018 19:46

Excellence, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement du Mali ;

Excellences, Messieurs les Premiers Ministres  de la République du Burkina  Faso et de la République de Côte d’Ivoire ;

Mesdames et Messieurs les Ministres membres des Délégations du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement du Mali et chers collègues ;

Mesdames, Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Coopération représentant les Partenaires techniques et financiers ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions et Organisations de coopération et d’intégration régionale et sous régionale;

Monsieur le Maire de la Commune Urbaine de Sikasso ;

Honorables Députés et Elus des Collectivités, Acteurs de la Société civile et du Secteur privé de la Région de Sikasso ;

Mesdames et Messieurs,

Honorables invités, en vos rangs, grades et qualités respectifs, tous protocoles observés ; 

Permettez-moi tout d’abord,Excellences, Messieurs les Premiers Ministres,  de vous exprimer notre reconnaissance et notre profonde gratitude pour votre présence personnelle au lancement de la Zone Economique Spéciale (ZES) entre les Gouvernements de la République du Burkina  Faso, la République de Côte d’Ivoire et la  République du Mali.

En coprésidant tous ensemble, la présente cérémonie,vous témoignez avec une ardente détermination, la forte volonté politique et la haute priorité que vous attachez à ce projet, sous le leadership éclairé de nos Chefs d’Etat respectifs. 

Je voudrais aussi vous remercier avec déférence, pour la confiance placée au Ministère de l’Economie et des Finances du Mali, pour organiser et conduire le processus de préparation et de lancement de cette activité.

C’est donc un agréable plaisir et un immense honneur pour moi, de présenter le Projet de Zone Economique Spéciale (ZES) entre les Gouvernements du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire et du Mali, à l’occasion de la cérémonie solennelle de lancement de ladite zone, ici, à Sikasso, capitale du Kénédougou.

Excellences, Messieurs les Premiers Ministres ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Honorables invités ;

Mesdames et Messieurs ;

En capitalisant sur les progrès réalisés dans le cadre des réformes et des dispositions pertinentes des traités instituant la CEDEAO et l’UEMOA auxquels nos pays ont souscrit, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali, envisagent la création et la mise en place effective d’une Zone Economique Spéciale (ZES) en vue de lever les obstacles résiduels à l’intégration régionale, notamment : la faible complémentarité des économies nationales,  l’insuffisance des infrastructures socioéconomiques de base, l’insécurité et un environnement économique et juridique peu incitatif à l’investissement privé.

L’initiativevisant à concrétiser la création de la Zone Economique Spéciale a connu une évolution décisive lors des visites de travail effectuées au Burkina Faso les 3 et 4 avril 2018 et en Côte d’Ivoire les 5 et 6 avril 2018 par le Premier Ministre du Mali.

Ces visites avaient pour objet de renforcer la coopération avec les pays voisins et d’apprécier les efforts de développement en vue de créer un environnement plus sécurisé, plus stable et plus propice à l’émergence d’une Zone Economique Spéciale (ZES).

Excellences, Messieurs les Premiers Ministres ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Honorables invités ;

Mesdames et Messieurs ;

L’aire géographique de la Zone Economique Spéciale (ZES) est comprise dans un triangle constitué par les localités de Sikasso au Mali, Bobo Dioulasso au Burkina Faso et Korhogo en Côte d’Ivoire.

La délimitation de la zone reste à matérialiser lors des études techniques et socioéconomiques ultérieures.

Cependant, elle devrait capitaliser sur les dynamiques économiques et socio-culturelles en cours dans cette zone géographique.

En effet, ces localités frontalières des trois pays entretiennent depuis longtemps des dynamiques d’échanges et de développement autonome sur les plans économique, social et culturel à travers notamment le festival du « Triangle du Balafon » organisé chaque année. 

Sikasso qui abrite cette manifestation illustre parfaitement la position stratégique à cheval sur les trois pays.

Située à 375 km au sud-est de Bamako, à 100 km de la frontière de la Côte d'Ivoire et à 45 km de celle du Burkina Faso, la ville de Sikasso, capitale de la région concernée au Mali, est une ville-carrefour entre les pays côtiers (Togo, Bénin, Ghana, Côte d’Ivoire) et les pays enclavés (Burkina Faso et Mali).

Avec une superficie de 71 790 km² (soit 5,8 % de la superficie totale du Mali) et une population de 3 434 000 habitants en 2017 (soit 18,2% de la population malienne), la région de Sikasso recèle d’énormes potentialités :

 

-existence de terres favorables à l’agriculture (6 000 000 d’ha) dont 14 079 ha de bas-fonds et plaines aménagées ;

-deuxième Région d’élevage du Mali avec 16% du cheptel national en 2017 :Bovins (1 913 598), Ovins (1 057 995) et Caprins (1 103 799) ; 

-potentiel forestier important avec des forêts classées, des périmètres de reboisement, des réserves de faune et des zones d’intérêt cynégétique ;

-existence d’un cheptel important et un pâturage favorable à l’élevage ;

-existence de sites miniers dont les plus importants sont : Morila, Kalana et des zones d’orpaillages tels : Nampala, Soumaya ;

-initiatives et dynamisme d’un secteur privé local et de la diaspora.

Malgré ces potentialités, la région de Sikasso s’illustre par une situation contradictoire où la production agricole importante est concomitante à une malnutrition infantile étendue d’où « le paradoxe de Sikasso ».

En effet, l’ampleur de la pauvreté est la plus élevée dans cette région avec une incidence qui était de 66,2% en 2016 contre 65,1% en 2015 (EMOP), soit une augmentation de 1,1%.

Excellences, Messieurs les Premiers Ministres ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

La concrétisation de la ZES est en phase avec les documents de planification de la Région de Sikasso notamment le Plan Stratégique de Développement Régional (PSDR 2011-2020) et le Schéma Régional d’Aménagement du Territoire (SRAT 2010-2035) et  cadre avec la vision de développement de la région, à savoir : 

« Faire de la Région de Sikasso, une grande mégapole ouest-africaine dont l’économie moderne, compétitive et diversifiée, fondée surtout sur l’agroforesterie, constitue un facteur de stabilité sociale et d’ouverture vers des espaces sous-régionaux et internationaux plus dynamiques avec comme plaque tournante le nouveau district de Sikasso ».

La création de cette ZES est en cohérence avec le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREDD 2016-2018), cadre unique de référence des politiques et stratégies nationales du Mali dont l’objectif global est :  « promouvoir un développement inclusif et durable en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans un Mali uni et apaisé, en se fondant sur les potentialités et les capacités de résilience en vue d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030 ».

Excellences, Messieurs les Premiers Ministres ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Honorables invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Korhogo en Côte d’Ivoire relève de la région du Poro qui couvre une superficie totale de 13.400 kilomètres carrés. 

Elle est située à l’extrême Nord de la Côte d’Ivoire et est limitée au Nord par la République du Mali, au Sud par la Région du Béré, à l’Est par les Régions du Tchologo et du Hambol et à l’Ouest par la Région de la Bagoué. 

La Région du Poro, selon les chiffres publiés par l’Institut National des Statistiques (INS) et datant de 2014, est peuplée de 396.767 habitants. Ceci constitue pour la région un important réservoir de main-d’œuvre et donc un atout au service de son développement. La région compte quatre (04) départements :Korhogo ; Sinématiali ; Dikodougou ; M’Bengué.

A l’image de l’ensemble des régions de Côte d’Ivoire, l’économie du Poro est basée essentiellement sur l’agriculture. Le climat de type tropical dont jouit cette région est propice à une variété de cultures dont le coton, l’anacarde et la mangue occupent une place de choix. 

A côté de ces trois (03) cultures en passe de devenir des cultures de rente, le maïs, l’igname, le riz et le tabac, produits jusqu’ici pour la consommation locale, pourraient eux aussi connaître un développement exponentiel, pour peu qu’un intérêt leur soit accordé. 

Deuxième secteur d’activité après l’agriculture, le commerce bénéficie d’une animation relativement dynamique grâce à un réseau routier assez dense (3 600 Km) mais qui reste quelque peu dégradé (seulement 169 Km de bitume). 

La mine de Tongon, exploitée par la Société Rand Gold fait partie des plus grandes mines d’or de Côte d’Ivoire. Elle est entrée en exploitation dans la région du Poro depuis 2007.

En ce qui concerne la ville de Bobo Dioulasso, elle est localisée dans la Région des Hauts-bassins. 

Située à l'ouest du Burkina Faso, la région des Hauts-Bassins, est limitée au nord par la région de la Boucle du Mouhoun, au sud par la Région des Cascades, à l’est par la Région du Sud-Ouest et à l’Ouest par la République du Mali. 

Elle couvre une superficie totale de 25 479 km² soit 9,4 % du territoire national. 

De par sa position géographique, la région des Hauts-Bassins et en l’occurrence Bobo-Dioulasso a toujours constitué une véritable plaque tournante en matière de transport international et national aussi bien pour les marchandises que pour les personnes. La population est estimée à 1 776 803 habitants en 2012.

Honorables invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Comme on peut aisément le constater, ces différentes villes et leurs territoires regorgent d’un potentiel en ressources naturelles peu exploitées et disposent de certains facteurs de production (électricité, pistes rurales, routes nationales, aéroports) favorisant la concentration d’entreprises dans les domaines de l’agrobusiness, de l’agro-industrie, de la logistique et le développement de chaînes de valeurs dans les filières disposant d’avantages comparatifs ou compétitifs. 

L’ambition de la ZES est de mettre en synergie toutes les opportunités de développement entre les trois (03) pays de manière à rendre leurs économies plus complémentaires, en particulier dans la zone transfrontalière. 

L’objectif visé par le projet de la ZES est de créer des opportunités d’investissements et un environnement juridique et commercial favorable notamment dans les domaines de l’agro-business, des technologies de l’information et de la communication, de la culture, du tourisme, des services médicaux, des industries manufacturières et des services financiers.

Il s’agira spécifiquement de :

-Bâtir une infrastructure résiliente ;

-Développer les chaines de valeur agricoles prioritaires allant  de la production, la conservation, le transport, la transformation à l’accès aux marchés afin de favoriser le développement économique ;

-Renforcer la productivité et la compétitivité des entreprises implantées dans la Zone ;

-Accroitre les échanges intra-communautaires et les exportations en s’appuyant sur une infrastructure qualité.

Telle que projetée, la ZES offrira un environnement propice pour réaliser l’intégration économique des trois pays concernés dans les chaînes des valeurs mondiales et réaliser des projets de développement qui leur permettront de régler toutes les problématiques liées aux différents défis industriels. 

Ceci parce qu’elle sera une région géographique dotée d’infrastructures adéquates dans laquelle les lois économiques sont plus libérales, c’est-à-dire plus avantageuses pour les entreprises, que celles pratiquées dans le reste du pays.

Elle permettra ainsi d’attirer les investissements étrangers, de créer des emplois et d’améliorer l’accès à la technologie. 

Excellences, Messieurs les Premiers Ministres ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Cet évènement, en plus de l’aspect économique, revêt une dimension socioculturelle qui mettra en exergue les relations séculaires de solidarité et de brassages culturels et sociaux impressionnants qu’entretiennent les localités concernées par la ZES.

L’implication de l’ensemble des acteurs concernés est souhaitable, c’est-à-dire les ministères et les structures techniques, la société civile, le secteur privé, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers.

L’opérationnalisation de la ZES nécessite des fonds financiers conséquents, et l’appui des partenaires techniques et financiers tels la Banque mondiale, la BAD, la BADEA, la BOAD, la BIDC, etc. est sollicité. Il en est aussi de nos institutions et organisations régionales et sous régionales d’intégration régionale et de coopération notamment la CEDEAO dont je salue l’accompagnement dans ce projet.

La mise en œuvre de ce projet nous permettra de relever ensemble les défis économiques, industriels  et socio-culturels actuels et futurs et de mettre en commun leurs ressources en vue de leur insertion rapide dans la chaine de valeur mondiale; d’encourager la création et le renforcement de projets industriels publics et prives a caractère multinational et intégrateur; de promouvoir les PME/PMI pour soutenir une croissance économique durable et inclusive et pour promouvoir la création d’emplois décents ;de privilégier une approche commune basée sur une mutualisation des ressources comme un meilleur moyen  pour alléger ce poids dans la réalisation de la ZES;d’accroitre les flux d’investissement dans leurs Etats et d’accélérer leur intégration économique;

Sous l’égide de nos Hautes Autorités, nous sommes à partir de ces moments solennels engagés pour mettre en place  un groupe inter Etats pour assurer le pilotage de sa réalisation.

Bon vent à la Zone économique et sociale du triangle Sikasso, Korhogo et Bobo Dioulasso.

Je vous remercie pour votre amiable attention

 

class="gkFeaturedItemTitle" DECLARATION D'ENGAGEMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 14 mai 2018 17:03

 POUR LE LANCEMENT DU PROJET DE CREATION DE LAZONE ECONOMIQUESIKASSO – KORHOGO - BOBO-DIOULASSO (SKBO)

 

Le Gouvernement du BURKINA FASO,

Le Gouvernement de la REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE,

Le Gouvernement de la REPUBLIQUE DU MALI,

Ci-après représentés par leurs Premiers Ministres respectifs, réunis à Sikasso le 14 Mai 2018 à l'occasion du lancement du projet de création de la Zone Economique (ZE) Sikasso (République du Mali) – Korhogo (République de Côte d’Ivoire) - Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).

Considérant les dispositions des Articles 3.2 (a etc.) et 26.2 (b) du Traité révisé de la CEDEAO sur   (i) l'harmonisation et la coordination des politiques nationales et la promotion de programmes, de projets et d'activités, notamment dans les domaines de l'agriculture et des ressources naturelles, de l'industrie, des transports et des télécommunications, de l'énergie, du commerce, de la monnaie et des finances, de la fiscalité, des réformes économiques, des ressources humaines, de l'éducation, de l'informationet de la communication, de la culture, de la science, de la technologie, des services, de la santé, du tourisme, de la justice ;  (ii) la promotion de la création d'entreprises conjointes de production ; (iii) la promotion des projets industriels conjoints ainsi que la création d'entreprises multinationales dans les sous-secteurs industriels prioritaires, susceptibles de contribuer au développement de l'agriculture, des transports et des télécommunications, des ressources naturelles et de l'énergie ;

Considérant, Le traité modifié de l’UEMOA, notamment en ses articles 4, 7 16, 17, 59, 60, 101 et 102 ;

Considérant, le Protocole Additionnel n°II relatif aux politiques communes de l’UEMOA, notamment en ses articles 5 et 6, sur le rôle fondamental de la décentralisation et de la gouvernance locale dans la satisfaction des aspirations des populations et la nécessité d’impliquer ces dernières dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique d’aménagement du territoire ;

Considérant l’adoption par l’UEMOA d’un Schéma d’Aménagement Transfrontalier Intégré (SATI) de la zone Sikasso-Korhogo-Bobo par les Ministres de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire de l’UEMOA ;

Appréciant à leur juste mesure le Programme Régional d’Appui à la Coopération Transfrontalière (PRACT) de la CEDEAO et le Programme de Coopération Transfrontalière Locale (PCTL) de l’UEMOA ayant reconnu la viabilité de l’espace SKBo ;

Ayant à l’esprit les résultats de « l’étude diagnostic des initiatives locales de coopération transfrontalière de la zone Sikasso, Korhogo et Bobo-Dioulasso (SKBo) » commanditée par l'Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma (ALG) et la CEDEAO et, réalisée par le Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) de Côte d’Ivoire en 2016 ;

Mesurant l'ampleur des obstacles résiduels à l'intégration régionale, notamment la faible complémentarité des économies nationales ;l'insuffisance des infrastructures socioéconomiques de base ; l'insécurité et un environnement économique et juridique peu incitatif à l'investissement privé ; ainsi que le niveau faible de la coopération transfrontalière ;

Considérant l'excellence des relations de coopération et d'intégration sous régionales existant entre les Gouvernements du Burkina Faso, de la République de Côte d'Ivoire et de la République du Mali ;

Considérant le Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire, cadre exemplaire de coopération sud-sud ;

Capitalisant les résultats des visites de travail effectuées au Burkina Faso,du 3 au4 avril 2018, en Côte d'Ivoire du 5 au 6 avril 2018, par le Premier Ministre du Mali qui avaient pour objet de renforcer la coopération avec les pays voisins et d'apprécier les efforts de développement en vue de créer un environnement plus sécurisé, plus stable et plus propice à l'émergence d'une Zone Economique (ZE) ;

Conscients de la vulnérabilité des territoires africains, en particulier ceux de la CEDEAO et de l’UEMOA et de leurs populations face aux multiples défis notamment sécuritaires, migratoires et climatiques ;

Reconnaissant la nécessité de relever ensemble les défis économiques, industriels, socio-culturels actuels et futurs et de mettre en commun leurs ressources en vue de leur insertion rapide dans la chaine de valeursous régionale et mondiale ;

Reconnaissant le poids des investissements requis pour la réalisation par un Etat d'une ZE et, convaincus qu'une approche commune basée sur une mutualisation des ressources peut constituer un meilleur moyen pour alléger ce poids dans la réalisation de ladite ZE ;

Conscients que la création d'une Zone Economique (ZE) vise à créer des opportunités d'investissements et un environnement juridique et commercial favorable, notamment dans les domaines de l'agro-industrie, des technologies de l'information et de la communication, de la culture, du tourisme, des services médicaux, des industries manufacturières, et des services financiers et des industries extractives ;

Convaincus que la ZE a pour but ultime l'augmentation des investissements et la création d'emplois grâce à la création d'«îlots d'excellence» pour les entreprises qui y investissent ;

Désireux d'accroitre les flux d'investissement dans leurs Etats et d'accélérer leur intégration économique ;

Adoptent la présente Déclaration d'engagement dont la teneur suit :

La Zone Economique se base sur les progrèsréalisés dans le cadre des réformes entreprises par la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie et du commerce des biens et des services.

Les Parties s’engagent à soutenir les programmes PRACT de la CEDEAO et PLCT de l’UEMOA. Elles invitent la CEDEAO et l’UEMOA à une meilleure coordination et à une synergie entre le PRACT et le PCTL.

L'aire géographique concernée par le projet est comprise dans un triangle délimitée par les localités de Sikasso (République du Mali), Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Korhogo (République de Côte d'Ivoire).

La ville de Sikasso, chef-lieu de la région concernée au Mali, est située à 375 km au sud-est de Bamako, à 100 km de la frontière de la Côte d'Ivoire et à 45 km de celle du Burkina Faso.Sikasso est une ville-carrefour entre les pays côtiers (Togo, Bénin, Ghana, Côte d'Ivoire) et les pays enclavés (Burkina Faso et Mali). La région de Sikasso couvre une superficie de 71 790 km2 (soit 5,8 % de la superficie totale du Mali).

La ville de Bobo-Dioulasso est située au sud-ouest du Burkina Faso, ancienne capitale coloniale de la Haute-Volta, est le chef-lieu de la région des Hauts-Bassins qui couvre une superficie de 25 479 km². Bobo-Dioulasso est la capitale économique du Burkina Faso et la deuxième  ville en population après Ouagadougou. Elle est située à 133,9 km de la frontière du Mali et à 155 km de la frontière de la Côte d’Ivoire ;

La ville de Korhogo,située à environ 290 km de Bobo-Dioulasso et à 235, km de la ville de Sikasso, est la quatrième ville de la Côte d'Ivoire, en termes de population (286 071 habitants en 2017) et d'économie. Elle est située au Nord de la Côte d'Ivoire à 635 km d'Abidjan, et est le chef-lieu du District des Savanes (frontalière du Mali et du Burkina Faso) qui couvre une superficie de 40 323 km².

Ces localités frontalières des trois (03) pays entretiennent depuis longtemps des dynamiques d'échanges et de développement autonome sur les plans social (« triangle sénoufo »), culturel (« triangle du balafon »,) et économique. Ces différentes villes regorgent d'un potentiel en ressources naturelles peu exploitées et disposent de certains facteurs de production (l’électricité, les pistes rurales, les routes nationales, les aéroports), favorisant la concentration d'entreprises dans les domaines de de l'agro-industrie, de la logistique et le développement de chaînes de valeurs dans les filières disposant d'avantages comparatifs. Ceci permettrait d'attirer les investissements étrangers, de créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes et d’accroître l’accès à la technologie et d’améliorer les conditions de vie des populations.

 

L'ambition de la ZE est de mettre en synergie toutes les opportunités de développement entre les trois (03) pays de manière à rendre leurs économies plus complémentaires, en particulier dans la zone transfrontalière.

Il s’agira plus spécifiquement de (i) bâtir une infrastructure résiliente ;(ii) développer les chaînes de valeurs agricoles prioritaires de la production, de la conservation, du transport, de la transformation et de l’accès aux marchés, afin de favoriser le développement économique ; (iii)promouvoir l'investissement à travers les partenariats publics-privés;  (iv) renforcer la productivité et la compétitivité des entreprises implantées dans la ZE ;(v)  accroître les échanges communautaires et les exportations en s'appuyant sur une infrastructure de qualité ;(vi)  contribuer à promouvoir le rayonnement socioculturel en renforçant les relations séculaires d'intégration des populations de la zone.

 

Les principes directeurs suivants seront respectés : transparence, équité, solidarité, subsidiarité et complémentarité.

 

Conformément aux bonnes pratiques internationales en matière de ZE, les parties s'engagent à s'entendre sur les points essentiels suivants :

 

la mise en place d'un Comité tripartite entre les trois (03) pays pour piloter le processus de préparation et de finalisation du projet de la ZE (chaque pays désignera les structures membres dudit Comité sous la coordination des Ministres en charge de l'Economie) ;

la délimitation de la ZE ;

la réalisation de l'ensemble des études techniques socio-économiques et financières ;

l'élaboration des textes portant création de la ZE et fixant les règles d'organisation et de fonctionnement de ses organes d'administration et de gestion ;

la construction et l'exploitation de la ZE ;

la mise en place de garanties et de facilités importantes et innovantes pour l'investissement ;

la mise en place d'un cadre juridique et règlementaire sécurisant pour les investisseurs ;

la mise en œuvre d'une bonne gestion de la zone grâce notamment aux mécanismes institutionnels, règlementaires et de coordination administrative ;

la définition des règles de coopération douanières et transfrontalières garantissant le commerce, une meilleure production industrielle et la libre circulation des biens et des personnes en lien avec les dispositions de la CEDEAO et de l’UEMOA.

 

Fait à Sikasso en République du Mali le 14 du mois de mai 2018 en langue française en Trois (3) exemplaires.

 

Signature

 

Pour le Gouvernement du Burkina Faso _________________________________________

 

Pour le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire____________________________

 

Pour le Gouvernement de la République du Mali__________________________________

 

class="gkFeaturedItemTitle" Projet d’Allocution de Monsieur Soumeylou Boubèye MAÏGA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 14 mai 2018 16:49

LANCEMENT DE LA ZONE ECONOMIQUE SPECIALE, HOTEL LE CINQUANTENAIRE

 

Monsieur le Premier ministre du Faso ;

Monsieur le Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République du Mali ;

Mesdames et Messieurs les membres des Gouvernements du Faso, de la République de Côte d’Ivoire et de la République du Mali ;

Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Membres du Corps diplomatique accrédité au Mali ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions internationales ; 

Monsieur le Gouverneur de la Région de Sikasso ;

Monsieur le Préfet du Cercle de Sikasso ;

Monsieur le Président du Conseil Régional de Sikasso ;

Monsieur le Président du Conseil de Cercle de Sikasso ;

Monsieur le Maire de la Commune Urbaine de Sikasso ;

Mesdames et Messieurs les Chefs de Services de la Région de Sikasso ;

Mesdames et Messieurs ;

Mes Chers frères Paul Kaba THIEBA et Amadou Gon COULIBALY, c’est un réel plaisir pour moi de vous recevoir ici chez vous à Sikasso dans le royaume du Kenedougou, en terre africaine du Mali pour le lancement de la Zone Economique Spéciale qui regroupera dorénavant les régions de Sikasso, Korhogo et Bobo-Dioulasso, « la ZES SIKOBO ». 

Vous recevoir chez vous disais-je, car nos trois pays, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali sont intimement liés par nos frontières communes ainsi que par les liens séculaires qu’ont tissés nos populations qui ont toujours vécu en parfaite harmonie.

Notre rencontre d’aujourd’hui vise alors à rétablir les réalités historiques, culturelles et économiques qui ont toujours uninos pays en général et les populations de ces régions cibles en particulier. En effet, nos concitoyens qui vivent sur ces différentes parties de nos territoires respectifs ont une histoire commune, partagent la même culture, comme l’illustre si bien le bel instrument en commun qu’est le balafon et ont développé entre elles des flux commerciaux antérieurs à l’ensemble des dynamiques d’intégration sous régionale.

Le lancement de cette Zone Economique Spéciale procède alors de notre volonté de donner un nouveau souffle à la dynamique d’intégration dans laquelle nos pays se sont engagés dans le cadre de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Il faut certainement le noter,malgré les avancées enregistrées en la matière, l’intégration économique tarde à atteindre l’envergure souhaitée. A titre illustratif, les échanges commerciaux entre les pays membres de la CEDEAO n’ont représenté que 11,5% de l’ensemble des échanges de la zone. 

Il s’agit alors pour nous, sur la base des avantages comparatifs de ces trois régions, de mutualiser nos moyens afin de desserrer les contraintes à l’investissement permettant ainsi de développer les nombreuses potentialités dont elles regorgent. 

La Zone Economique Spéciale offrira aux investisseurs les infrastructures de soutien nécessaires à la production (l’énergie, les routes, les services), des incitations y compris fiscales pour augmenter le rendement des capitaux investis, un bassin de main d’œuvre qualifié ainsi qu’une concentration d’entreprises, notamment de PME-PMI, qui bénéficieront des externalités positives les unes des autres. Elle sera un véritable accélérateur de la croissance économique permettant ainsi de réduire considérablement la pauvreté et d’asseoir les bases de l’émergence économique de nos pays.

L’approche choisie pour la mise en œuvre de la ZES SIKOBOest novatrice à plus d’un titre. A la différence de nombreuses zones, notamment franches, existant de par le monde et généralement localisées sur le territoire d’un seul pays, elle est bâtie autour de trois régions transfrontalières de trois pays frères. 

Novatrice, elle l’est aussi car bien qu’étant ancrée dans les politiques d’intégration entre nos Etats, elle confère un rôle prépondérant aux Collectivités Territoriales concernées, notamment dans la définition des filières porteuses et des moyens de les développer, les confortant ainsi dans leur rôle de maîtrise d’ouvrage du développement économique régional.

Elle est enfin novatrice, car privilégiant le partenariat entre nos Etats et nos Secteurs Privés. Il s’agit pour nos Secteurs Privés respectifs, dans le cadre de Partenariats Public-Privé de contribuer à créer les conditions propices au développement des affaires, d’implanter des unités de production dans la Zone et de les développer.

Mes Chers frères Paul et Amadou,

Cette Zone Economique Spéciale est, j’en suis convaincu, le départ d’une nouvelle ère de prospérité partagée pour nos pays et nos peuples. Je voudrai alors vous remercier, au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, pour l’honneur que vous faites au peuple malien d’abriter cette importante cérémonie mais aussi pour le choix porté sur la région de Sikasso pour être le cœur de la Zone.

L’histoire retiendra qu’un certain 14 mai 2018 à Sikasso, dans la Capitale du fier Royaume du Kénédougou, le Kenedougou de Tieba et Babemba TRAORE, que des frères venus du Burkina Faso, de la République de Côte d’Ivoire et de la République du Mali se sont retrouvés pour réconcilier nos pays avec notre histoire commune et posés les jalons d’un cycle vertueux de croissance et de développement.

Vive l’amitié et la fraternité entre le Burkina Faso, la République de Côte d’Ivoire et la République du Mali ;

Vive l’intégration africaine ;

Que la bénédiction divine soit avec nous pour le développement de cette importante initiative.

Je vous remercie.

 

class="gkFeaturedItemTitle" -NOTE D’INFORMATION-

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 14 mai 2018 15:51

LANCEMENT DU PROJET DE REALISATION DE LA ZONE ECONOMIQUE SPECIALE (ZES) COUVRANT SIKASSO (MALI), BOBO DIOULASSO (BURKINA FASO) ET KORHOGO (COTE D’IVOIRE)

Le Lundi 14 Mai 2018 à Sikasso 

Sous la coprésidence des Premiers Ministres du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Mali

1.Contexte et justification :

Dans le cadre de la coopération et de l’intégration sous régionale, les Gouvernements de la République du Burkina Faso, de la République de Côte d’Ivoire et de la République du Mali ont décidé la réalisation d’une Zone Economique Spéciale (ZES). Cette initiative quiqui s’inscrit dans le droit fil des réformes entreprises par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CECEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) vise la valorisation des opportunités de développement et d’industrialisation de nos pays dans la perspective d’une union économique et monétaire en vue d’élever le niveau de vie des populations des Etats membres.

Afin de réaliser ce but, l’action de la Communauté a porté sur l’harmonisation et la coordination des politiques et programmes nationaux, la création d’une zone de libres échanges et la création d’une union économique et monétaire.Dans ce cadre, plusieurs réformes ont été entreprises dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et du commerce, des biens et des services.

Conscients des progrès réalisés dans le cadre desdites réformes et les dispositions pertinentes des traités instituant la CEDEAO et l’UEMOA, le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire envisagent la création et la mise en place effective d’une Zone Economique Spéciale (ZES) en vue de lever les obstacles résiduels à l’intégration régionale, notamment : la faible complémentarité des économies nationales ; l’insuffisance des infrastructures socioéconomiques de base ; l’insécurité et un environnement économique et juridique peu incitatif à l’investissement privé.

Pour concrétiser cette initiative, les visites de travail effectuées au Burkina Faso (3 au 4 avril 2018) en Côte d’Ivoire (5 au 6 avril 2018) par le Premier Ministre, Soumeylou Boubeye Maiga avaient pour objet de renforcer la coopération avec les pays voisins et d’apprécier les efforts de développement en vue de créer un environnement plus sécurisé, plus stable et plus propice à l’émergence d’une Zone Economique Spéciale (ZES). Il faut noter que l’objectif visé par le projet de la ZES est de créer des opportunités d’investissements et un environnement juridique et commercial favorable notamment dans les domaines de l’agro-business, des technologies de l’information et de la communication, de la culture, du tourisme, des services médicaux, des industries manufacturières et des services financiers.

Il s’agira spécifiquement de :

-bâtir une infrastructure résiliente ;

-développer les chaînes de valeurs agricoles prioritaires de la production, de la conservation, du transport, de la transformation et de l’accès aux marchés afin de favoriser le développement économique ;

-promouvoir l’investissement à travers les partenariats publics-privés ;

-renforcer la productivité et la compétitivité des entreprises implantées dans la ZES ;

-accroître les échanges communautaires et les exportations en s’appuyant sur une infrastructure de qualité.

Sikasso, Bobo-Dioulasso, Korhogo, un véritable triangle géographique naturel, une  potentialité économique singulière favorisant la concentration d’entreprises dans les domaines de l’agrobusiness, de l’agro-industrie, de la logistique et le développement de chaînes de valeurs dans les filières disposant d’avantages comparatifs ou compétitifs

En effet, la création de cette ZES est en cohérence avec le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREDD 2016-2018), cadre unique de référence des politiques et stratégies nationales du Mali dont l’Objectif global est :  « promouvoir un développement inclusif et durable en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans un Mali uni et apaisé, en se fondant sur les potentialités et les capacités de résilience en vue d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030 ».

L’ambition de la ZES est de mettre en synergie toutes les opportunités de développement entre les trois (03) pays de manière à rendre leurs économies plus complémentaires, en particulier dans la zone transfrontalière. La ZES offrira ainsi un environnement propice pour réaliser l’intégration économique des trois pays concernés dans les chaînes des valeurs mondiales et réaliser des projets de développement qui leur permettront de régler toutes les problématiques liées aux différents défis industriels. Ceci parce qu’elle sera une région géographique dotée d’infrastructures adéquates dans laquelle les lois économiques sont plus libérales, c’est-à-dire plus avantageuses pour les entreprises, que celles pratiquées dans le reste du pays.

Elle permettra aussi d’attirer les investissements étrangers, de créer des emplois et surtout d’améliorer l’accès à la technologie. 

Ainsi, l’aire géographique concernée par le projet structurant est comprise dans un triangle constitué par les localités de Sikasso (Mali), Bobo Dioulasso (Burkina Faso) et Korhogo (Côte d’Ivoire). Ces localités frontalières des trois (03) pays entretiennent depuis longtemps des dynamiques d’échanges et de développement autonome sur les plans social, culturel (triangle du balafon ) et économique. 

Il faut dire que ces différentes villes regorgent d’un potentiel en ressources naturelles peu exploitées et disposent de certains facteurs de production (électricité, pistes rurales, routes nationales, aéroports) favorisant la concentration d’entreprises dans les domaines de l’agrobusiness, de l’agro-industrie, de la logistique et le développement de chaînes de valeurs dans les filières disposant d’avantages comparatifs ou compétitifs. Ceci permettra d’attirer les investissements étrangers, de créer des emplois et surtout d’améliorer l’accès à la technologie.

Les mesures incitatives à mettre en place au profit des entreprises seraient la réduction ou les exonérations fiscales temporaires, les aides directes comme les subventions à l’installation (prime à l’investissement, fourniture de terrains et de locaux à prix réduit).Il agira d’instaurer une combinaison d’incitations fiscales, de droits de douanes favorables, des procédures douanières simplifiées et des règlementations limitées pour accompagner la valorisation des opportunités existantes au sein de ladite zone.

 

SIKASSO, BIENTÔT LA PREMIERE ZONE ECONOMIQUE SPECIALE DU MALI

Située à 375 km au sud-est de Bamako, à 100 km de la frontière de la Côte d'Ivoire et à 45 km de celle du Burkina Faso, Sikasso a l’atout d’être un carrefour économique grâce à sa position géographique et constitue la première porte d’entrée de notre pays et son principal débouché avec les pays côtiers (Togo, Bénin, Ghana, Côte d’Ivoire). Au plan intérieur, la 3ème Région administrative fait frontière avec les régions de Mopti, Ségou, Koulikoro etregorge d’énormespotentialités agricoles, pastorales, forestières et commerciales.

Avec une superficie de 71 790 km² (soit 5,8 % de la superficie totale du Mali) et une population de 3 434 000 habitants en 2017 (soit 18,2% de la population malienne), la région de Sikasso présente des atouts immenses au plan agricole, minier et économique :

-existence de terres favorables à l’agriculture (6 000 000 d’ha) dont 14 079 ha de bas-fonds et plaines aménagées ;

-deuxième Région d’élevage du Mali avec 16% du cheptel national en 2017 : Bovins (1 913 598), Ovins (1 057 995) et Caprins (1 103 799) et un pâturage favorable à l’élevage; 

-potentiel forestier important avec des forêts classées, des périmètres de reboisement, des réserves de faune et des zones d’intérêt cynégétique ;

-existence de sites miniers dont les plus importants sont : Morfila, Kalana et des zones d’orpaillages tels : Nampala, Soumaya ;

-initiatives et dynamisme d’un secteur privé local et de la diaspora.

Malgré ces potentialités, la région de Sikasso s’illustre par une situation contradictoire où la production agricole importante est concomitante à une malnutrition infantile étendue d’où « le paradoxe de Sikasso ». En effet, l’ampleur de la pauvreté est la plus élevée dans cette région avec une incidence qui était de 66,2% en 2016 contre 65,1% en 2015 (EMOP), soit une augmentation de 1,1%.

Sur le plan historique, Sikasso a été fondée au début du 19èmesiècle par Mansa DaoulaTraoré. Elle fut la capitale du royaume du Kénédougou . Le royaume atteignit son apogée dans la seconde moitié du 19ème siècle sous le règne de Tieba Traoré, fils et successeur de Mansa DaoulaTraoré. Il  fit construire un « tata » (forteresse défensive autour de la ville) pour la protéger contre les envahisseurs. Grâce au « tata », la ville résista 18 mois au siège de Samory Touré. Son frère Babemba Traoré qui le succéda,  mena une résistance féroce aux troupes coloniales françaises qui s’achève avec la chute de Sikasso le 1er mai 1898. Il décida alors de se suicider, préférant la mort à la honte. Ce geste et la résistance qu’il oppose à l’armée coloniale font de lui un personnage emblématique de l’histoire du Mali.

La concrétisation de la ZES est en phase avec les documents de planification de la Région de Sikasso notamment le Plan Stratégique de Développement Régional (PSDR 2011-2020) et le Schéma Régional d’Aménagement du Territoire (SRAT 2010-2035) et  cadre avec la vision de développement de la région : « faire de la Région de Sikasso, une grande mégalopole ouest-africaine dont l’économie moderne, compétitive et diversifiée, fondée surtout sur l’agroforesterie, constitue un facteur de stabilité sociale et d’ouverture vers des espaces sous régionaux et internationaux plus dynamiques avec comme plaque tournante le nouveau district de Sikasso ».

LANCEMENT DE LA ZONE ÉCONOMIQUE SPÉCIALE SIKASSO (MALI), BOBO DIOULASSO (BURKINA FASO) ET KORHOGO (COTE D’IVOIRE)

Le lancement officiel de cet événement sous régional, placé sous la coprésidence des Premiers Ministres du Burkina Faso, SEM Paul Thiéba KABA, de la Côte d’Ivoire, SEM Amadou Gon Coulibaly et du Mali, SEM SoumeylouBoubeyeMaiga, aura lieu le 14 mai 2018 à Sikasso.

Outre son aspect économique, l’évènement revêt une dimension socioculturelle qui mettra en exergue les relations séculaires de solidarité et de brassages culturels et social féconds qu’entretiennent les localités concernées par la ZES.Il s’agira pour la partie malienne de prendre des dispositions idoines, tant au niveau national qu’au niveau de la région de Sikasso, pour le bon déroulement du lancement d’une Zone Economique Spéciale.

L’implication de l’ensemble des acteurs concernés est souhaitable, c’est-à-dire les ministères et les structures techniques, la société civile, le secteur privé, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers.L’opérationnalisation de la ZES nécessite des moyens financiers importants, et l’appui des partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale, la BAD, la BADEA, la BOAD, la BIDC, etc. est sollicité

De façon spécifique, il s’agira de :

-procéder à la signature de la déclaration d’engagement de la réalisation de la Zone Economique Spéciale ;

-susciter la participation et l’adhésion de tous les acteurs aux niveaux national, régional et sous régional à la réalisation de la Zone Economique Spéciale ;

-informer et sensibiliser les acteurs et les populations bénéficiaires sur la pertinence et l’importance du projet.

-

PARTICIPATION

 Niveau sous régional 

Les activités de lancement du projet de réalisation de la ZES réuniront des délégations de haut niveau, venues du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, conduites par leurs Premiers ministres respectifs en plus des représentants des organismes régionaux et sous régionaux. 

Niveau National

Une délégation conduite par le Premier Ministre et composée de représentants de l’Administration (quelques ministères et structures centrales), de la Société civile, du Secteur privé, des Collectivités Territoriales et des Partenaires Techniques et Financiers se rendra à Sikasso.

Synthèse CIGMA/CCDN

Source : Cellule Économie de la Primature

 

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Visite du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga à Ménaka :

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 9 mai 2018 17:14

UNE RÉPONSE À LA DIMENSION DES FORTES ATTENTES

 

500 tonnes de céréales, 1500 tonnes d’aliments bétail, 10 millions de francs CFA aux déplacés, 5 millions de francs CFA à la Coordination des Jeunes de Ménaka, 5 millions aux femmes et 5 autres millions de francs CFA aux notabilités, telles sont les retombées de la visite du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, à Ménaka, ce mercredi 9 mai 2018. 

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, accompagné d’une forte délégation, a effectué, ce mercredi 9 mai une visite d’une journée à Ménaka où il a été accueilli par le Gouverneur de la région Daouda Maïga, les autorités politiques, les autorités traditionnelles et une foule en liesse. 

Dans la 9ème région administrative du Mali nantie d’une superficie de 80 000 km2 et de 170 000 habitants, le chef de l’exécutif régional et le maire de la ville se sont réjouis de cette visite du Premier ministre qui est d’ailleurs la première du genre. Ils ont, tous les deux, évoquéles préoccupations des populations de Ménaka qui ont pour noms l’insécurité, le problème d’eau et d’électricité, la fermeture de certaines écoles par manque d’enseignants ou par faute d’insécurité, la construction d’un centre de santé de 2ème référence à Ménaka, etc.

En réponse, Soumeylou Boubèye Maïga a tout d’abord remercié les populations de Ménaka, les jeunes, les femmes, les chefs coutumiers et traditionnels et   et les autorités politiques et administratives pour leur accueil chaleureux et fraternel. Le Premier ministre a déclaré aux populations de Ménaka qu’il est porteur de deux messages de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République, Chef de l’État.  Le premier message est un message de condoléances aux familles endeuillées suite aux regrettables incidents survenus dans la localité, il y a quelques semaines. Le deuxième message du Président Kéïta dont le Premier ministre est porteur, est d’être à l’écoute des populations, recenser leurs besoins et préoccupations aux fins d’y apporter des solutions concrètes et immédiates. Sur ce dernier point, leChef du Gouvernement s’est montré très pragmatique et concret en offrant aux populations de Ménaka 500 tonnes de céréales, 1500 tonnes d’aliments bétail. Pour les populations déplacées, par fait d’insécurité, le Premier ministre Soumeyloulou Boubèye Maïga leur a apporté 10 millions de nos francs pour des besoins immédiats et urgents. À la coordination des jeunes, aux femmes et aux notabilités, le Premier ministre leurs a remis, chaque groupe, la somme de cinq millions (5 000 000) de francs CFA, en guise d’appui. 

Sur le plan de la sécurité, et dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les réseaux mafieux, le Premier ministre n’a pas manqué d’évoquer le partenariat entre les FAMAS, les forces internationales, le MSA et le GATIA. Toutefois, ce partenariat s’inscrit dans le strict respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme. En la matière, le Premier ministre a martelé qu’aucune forme d’exactions sur les populations civiles ne saura être tolérée par le Gouvernement du Mali. 

Il faut rappeler que cette visite du Premier ministre à Ménaka, intervient celle qu’il a effectuée respectivement àTessalit, à Kidal, à Gao, à Tombouctou, à Mopti, à Koro, à Bankass, à Bandjagara et à Djenné.

Dans chacune de ces localités, le Premier ministre a été à la rencontre des populations afin de s’imprégner de plus près de leurs préoccupations en vue d’y apporter des solutions idoines, conformément à sa feuille de route et au Programme présidentiel d’urgences sociales.

Le Chef du Gouvernement a eu également des rencontres avec les représentants de l’Etat, les élus locaux, les notabilités traditionnelles ainsi qu’avec les Forces armées et de sécurité déployées dans ces localités pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, et lutter contre le terrorisme. A ceux-ci, il a réaffirmé le soutien et les encouragements du Gouvernement.

 

CIGMA – CELLULE COMMUNICATION PRIMATURE

 

 

 

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Visite du Premier ministre en République Islamique de Mauritanie

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 9 mai 2018 09:38

LA SECURITE, L’ENERGIE ET LES TRANSPORTS AU MENU DES ECHANGES.

 

La coopération entre le Mali et la République islamique de Mauritanie seporte bien. C’est le constat fait par le Premier ministre Souleymane Boubèye MAIGA, suite à sa visite de quelques heures à Nouakchott où il était porteur de message du Président Ibrahim Boubacar KEITA, à son frère et ami, le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Arrivé tôt le matin du lundi 7 mai à Nouakchott, SoumeylouBoubèye, a été reçu avec les honneurs militaires et sous les youyous de la forte communauté malienne, par son homologue mauritanien, SEM YahyaOuld HADEMINE avec qui il a aussitôt eu un entretien en tête à tête. Le Chef du Gouvernement était accompagné du Ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité, M. Hamadoun KONATE, du Ministre de l’Energie et de l’Eau, M. MalickAlhousseiny, du Chef d’Etat-major Général des Armées, le Général Moussa M’bemba KEITA, le Président de la Commission DDR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion), M. ZahabiOuld Sidi Mohamed, du président du patronat malien, M. MamdouSinsy COULIBALY, et du président du Conseil des chargeurs maliens, M.Babalaye DAOU.

Le Chef du Gouvernement du malien a été reçu pendant son séjour par le président mauritanien à qui il a remis un message d’amitié et de fraternité du Président Ibrahim Boubacar KEITA. A sa sortie d’audience, il a déclaré avoir fait le point de la situation sécuritaire au Mali, marquée par des évolutions positives importantes et des défis que les deux pays entendent appréhender ensemble. Les deux personnalités ont également évoqué le rôle du G5 Sahel dans la stabilisation du Sahel ainsi que des questions d’intérêt bilatéral.

« Je suis porteur d’un message du président Keita auprès de son ami et frère, le président Aziz. Il m’a chargé de transmettre ses sentiments de fraternité et d’amitié et m’avait chargé de faire la situation du Mali en particulier sur tout ce qui concerne les questions relatives à la mise en œuvre de l’accord de paix vis avis duquel le président a un engagement que tout le monde connaît parce qu’en 2014 lorsque nous avions eu la situation de Kidal, il s’était déplacé jusque là-bas pour réconcilier les parties et nous permettre de créer un climat d’apaisement qui avait permis de mettre fin aux violences.

La sécurité de nos deux pays est indissociable. Tout ce qui touche à la sécurité d’une partie de notre zone a un impact forcement sur les voisins. Je voudrais rappeler que nous sommes tous deux membres du G5 Sahel dont nous avons été les précurseurs et qui aujourd’hui apparaît pour tous comme l’outil le plus pertinent que nous ayons pour notre sécurité collective.

« J’ai aussi fait au président Aziz le point de la coopération bilatérale et les domaines sur lesquels nous souhaitons aller beaucoup plus loin. Il s’agit notamment des domaines de l’énergie, le commerce et le transport. Nos opérateurs sont en échanges pour exploiter autant que possible les opportunités que le port mauritanien nous offre pour accroitre nos échanges et réduire notre dépendance ailleurs ».

Au cours d’une séance de travail bilatérale entre les deux Premiers ministres élargie aux membres de leur délégation, SoumeylouBoubèye MAIGA s’est réjoui de la spontanéité des réponses apportées par la partie mauritanienne aux requêtes du Mali. Il s’agit, dans le domaine de l’énergie, de la décision de céder au Mali l’équivalent de 40 à 50 mégawatts pour accroitre les capacités de de EDM SA dans la fourniture du service public de l’électricité.

Enfin, dans le domaine de lacoopération économique, la Mauritanie a marqué son accord pour la création d’un port à sec (enclave portuaire) du Mali, préalable à la création d’une zone de libre-échange dans la zone frontalière commune. Les ministères techniques des deux pays ont été instruits pour travailler ensemble dans les meilleurs délais pour donner corps au projet destiné à renforcer l’intégration des économies des deux pays.

 

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Rencontre entre le Premier ministre et la Troïka élargie

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le dimanche 6 mai 2018 12:36

LES QUESTION ELECTORALES, HUMANITAIRES ET  DE SECURITE AU CŒUR DES ECHANGES.

La réunion avec la Troïka, instituée en 2013, est un cadre de dialogue et de concertation entre le Gouvernement du Mali et ses Partenaires techniques et financiers visant à échanger sur des questions thématiques et des sujets d’actualité.

La réunion du 4 mai 2018 à la Primature a examiné plusieurs questions telles que :Le processus électoral, la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, le programme sécurité et développement dans les régions du Centre, la gouvernance et la situation humanitaire.

Sur les élections, les deux parties ont évoqué le processus préparatoire marqué par d’importantes évolutions, dont notamment le vote de la loi électorale et sa promulgation, l’audit du fichier électoral réalisé par l’OIF et la convocation du collègue électoral.

Des échanges de vues ont été engagés sur la sécurité des élections et sur le défi logistique nécessitant l’implication de l’Etat, des collectivités territoriales, des mouvements signataires de l’accord et des partenaires techniques et financiers 

Abordant la mise en œuvre de l’accord de paix, le gouvernement a informé du lancement du MOC de Kidal courant première décade du mois de mai, de l’affectation de moyens financiers pour le fonctionnement des autorités intérimaires et des avancées dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité et du DDR. 

La sécurité est au cœur des priorités du gouvernement et de ses partenaires. Les mesures en vigueur dans le Centre ont pour objet de rétablir la sécurité des personnes et de leurs biens,  la stabilité, la cohésion sociale, et de renforcer la confiance entre l’Etat et les populations.

Au plan de la gouvernance, les deux parties se sont félicitées de l’accord trouvé avec les syndicats sur la liste des personnes assujetties à la déclaration des biens, dans le cadre de l’opérationnalisation de l’Office central contre l’enrichissement illicite (OCLEI) ; et de la publication des rapports 2016 et 2017 du Bureau du Vérificateur général.

La situation humanitaire en cette période de soudure a été jugée préoccupante dans plusieurs communes du pays. En dépit de la situation de stress alimentaire dans certaines communes vulnérables, le gouvernement est déterminé a y faire face en ajustant sa riposte.Avec l’aide des partenaires, il est envisagé d’activer le système d’alerte précoce du Commissariat à la sécurité alimentaire et de renforcer les actions de distribution gratuite de vivres aux populations démunies. Au demeurant, l’excédent céréalier de près de trois millions de tonnes enregistré par le Mali au titre de la campagne agricole de 2017 met le pays à l’abri de risque de famine si une réponse ciblée et coordonnée est mise en œuvre.

Au terme de la réunion et dans un souci d’efficacité, le Premier ministre a recommandé la constitution de deux groupes thématiques pour assurer, d’une part,  le suivi adéquat des questions électorales et de sécurité et, d’autre part, la réponse humanitaire dans les zones de déficit céréalier.

 

Cellule Communication de la Primature

 

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