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class="gkFeaturedItemTitle" VISITE DU PREMIER MINISTRE SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA A DAKAR

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 4 mai 2018 12:13

Le président Macky SALL réaffirme son soutien et sa solidarité au Mali

 

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA s’est rendu le 30 avril 2018 à Dakar où il était porteur de message du Président Ibrahim Boubacar KEITA à son frère et ami, le Président Macky Sall.

La visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié, de coopération et de bon voisinage entre le Mali et les pays limitrophes et amis. L’offensive diplomatique du Chef du Gouvernement en direction des pays du voisinage l’a conduit depuis la mi mi-janvier successivement à Alger, Rabat, Ouagadougou, Niamey et Abidjan. 

L’étape de Dakar se situe dans la même optique de consolidation de la coopération et de renforcement des relations fortes et confiantes entre le Mali et le Sénégal. A son arrivée au pays de la Terranga, Soumeylou Boubèye Maiga a été accueilli par son homologue sénégalais, Monsieur Mohamed Boun Abdallah Dionne. Après son installation à l’Hôtel Radisson Blu, le Premier ministre s’est rendu à la résidence du Président Macky SALL pour un déjeuner suivi d’un entretien qu’il a jugé très positif avec le Chef de l’Etat sénégalais.

Soumeylou Boubèye MAIGA a entretenu son hôte de l’évolution positive de la situation sécuritaire au Mali, notamment dans le Centre du pays.  La stabilisation du pays connait également des progrès indéniables suites aux initiatives du gouvernement visant à accélérer la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, dans ses volets défense et sécurité, politique et institutionnel. Le Chef du gouvernement malien a, à cet égard, remercié le Sénégal pour son appui et sa contribution de qualité dans le cadre du maintien de la paix au Mali à travers la MINUSMA.

Dans ce contexte, les deux personnalités ont également évoqué les préparatifs de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018. Le Chef du Gouvernement malien a saisi l’occasion pour informer le président SALL de la prise d’un train de mesures par le gouvernement destinées à renforcer la transparence et la crédibilité du scrutin ainsi que la confiance entre les acteurs politiques. 

Au plan de la coopération, les deux personnalités ont examiné la relation bilatérale Mali-Sénégal, notamment dans le domaine des transports terrestres et ferroviaires. Le président Malcky SALL a donné l’assurance au Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA que tout sera mis en œuvre pour lever les goulots d’étranglement et les entraves auxquels le secteur est confronté sur le corridor Dakar-Bamako. 

Au terme de la visite, Soumeylou Boubèye MAIGA a exprimé sa satisfaction et a chaleureusement remercié le Président Macky SALL pour sa sollicitude, sa solidarité et pour l’intérêt bienveillant qu’il accorde à tout ce qui touche le Mali.

Le Premier Ministre était accompagné du Ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Porte-parole du Gouvernement, M. Amadou KOITA, du Ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, M. Mohamed El Moctar, du Ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye DIALLO, du Ministre des Transports et du Désenclavement, M. Baba Moulaye Ahmed Boubacar, Du Président des Chargeurs du Mali, M. Babalaye DAOU, du Président du Conseil malien des transporteurs routiers, M Youssouf TRAORE, et du Président Directeur Général de Toguna SA, M. Seydou Nantoumé.

Cellule Communication de la Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Le Chronogramme d’actions prioritaires du Comité de Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation : LES ATTENTES FORTES ET VIGOUREUSES DU GOUVERNEMENT SUR DES PLANS D’ACTIONS CONCRETS ET RÉALISTES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 27 avril 2018 22:43

Au 2ème jour de l’atelier sur les aspects de défense et de sécurité de la feuille de route du Chronogramme d’actions prioritaires du CSA, le Premier ministre SoumeylouMaigay était, ce vendredi 27 avril 2018, pour réaffirmer les attentes du Gouvernement

En effet, après la tournée du Premier ministre dans le Nord et le Centre du Pays et la redynamisation du cadre de concertation de haut niveau avec les ex Groupes armés, le processus de paix connait une nouvelle impulsion. La tenue depuis jeudi de l’Atelier de haut niveau sur les aspects de défense et de sécurité de la feuille de route du Chronogramme d’actions prioritaires du Comité de Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger démontre à suffisance cette redynamisation du processus mais surtout l’avancée des différentes parties. Cette rencontre qui regroupe autour de la haute hiérarchie militaire, les responsables des groupes signataires ainsi que les autres parties prenantes de l’accord pour la Paix et la  Réconciliation vise à définir, sans ambigüité, les modalités pratiques du DDR notamment l’intégration des ex-combattants.

Le Premier ministre SoumeylouBoubeyeMaiga qui était venu exprimer les attentes de l’Etat par rapport à cette importante rencontre a tenu à rendre un vibrant hommage à tous les acteurs du processus pour leur engagement constant dans la mise en œuvre de cet accord et surtout pour les avancées déjà enregistrées. Il a ainsi rappelé l’impérieuse nécessité pour les acteurs de donner une nouvelle cadence au processus afin de favoriser le retour d’une paix durable dans notre pays. 

Parlant des attentes du Gouvernement par rapport à cette importante rencontre, le Chef du Gouvernement a invité les participants à se pencher véritablement sur les questions cruciales de défense et de sécurisation des régions du Nord de notre pays. 

« Il est impérieux aujourd’hui de mettre la défense et la sécurité au cœur des priorités du Chronogramme. De cette rencontre, nous n’attendons pas de recommandations mais de plans d’actions réels et vigoureux sur : 

Ccomment sécuriser les régions du Nord ? 

Comment mettre en mouvement le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) sur le terrain ? 

Nous avons donc voulu de cette rencontre inclusive que vous fassiez des propositions claires sur la création d’unités spéciales de défense et de sécurité inclusives comme le recommande l’accord pour la paix», a indiqué le chef du gouvernement.

Le Premier ministre, SoumeylouBoubeyeMaiga a ainsi invité les responsables des groupes signataires à mettre à profit cette rencontre pour faire des propositions concrètes pour permettre au processus d’engranger une véritable avancée. 

Tout en réaffirmant l’engagement et le soutien constant du Gouvernement aux différents acteurs du processus de pays, il a invité les participants à une implication de qualité afin d’aboutir à des plans d’actions concis et adéquats. 

Le Centre d’Information Gouvernementale du Mali (CIGMA)

 

class="gkFeaturedItemTitle" Remise au Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga du « Rapport de synthèse des travaux du Comité d’audit du fichier électoral 2018 du Mali » :

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 27 avril 2018 22:42

Selon le rapport, le fichier électoral du Mali « est suffisamment fiable pour permettre la tenue les élections générales de 2018 »

Sur la base de l’inventaire des forces et faiblesses du mécanisme de mise à jour du fichier électoral et de son système de gestion, le Comité national d’audit du fichier électoral appuyé par une équipé d’expert de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a formulé des recommandations dont la mise en œuvre est prévue à moyen terme et donné son feu vert au Fichier électoral audité.

Le comité national d’audit du fichier électoral présidé par monsieur DajiéSogoba, 1er vice président de la CENI a remis, ce matin, au Premier ministre, Chef du gouvernementSoumeylouBoubèyeMaïgale «rapport de synthèse des travaux du Comité d’audit du fichier électoral 2018 du Mali ».  C’était dans la salle de conférence de la Primature, en présence des treize (13)membres dudit comité représentant la Commission électorale nationale indépendante (CENI) 2, les partis politiques de la Majorité présidentielle (2), les partis politiques de l’opposition (2), les partis politiques non affiliés (1), le Conseil national de la société civile (1) etquatre (4) experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

L’initiative de l’audit du fichier électoral émane du Gouvernement du Mali dans le but de renforcer la confiance des acteurs dans le processus électoral en général et dans le fichier électoral en particulier, dans la perspective des élections générales de 2018.Dans le même sens, Premier ministre SoumeylouBoubèyeMaïgaa exprimé le souhait de son gouvernement et obtenu de l’Organisation de la Francophonieson expertise en matière d’audit du fichier électoral.

C’est dans ce cadre que le gouvernement a mis en place un un comité national dont la mission était : 

-d'analyser les opérations de révision des listes électorales, notamment la validation des électeurs potentiels, les opérations de radiation et de transfert ainsi que la création des centres et bureaux de vote et l'affectation des électeurs aux bureaux de vote en vue d'identifier les forces et les faiblesses du mécanisme de mise à jour du fichier électoral et définir les mesures correctives applicables ;

-d'analyser la base de données du fichier électoral dans ses dimensions juridique, administrative, technique, statistique, géographique et sécuritaire ; et

-de rédiger un rapport portant sur les constats, les résultats des analyses et les recommandations.

Le rapport de seize (16) pages remis, ce matin, au Chef du Gouvernement est articulé autour de sept (7) grandes parties : le rappel du contexte de la mission, le contexte de l’audit, la méthodologie, les limites des travaux, la synthèse et portée des travaux, les recommandations et la conclusion finale. 

Selon le rapport, les auditeurs internationaux, conformément à leur mandat et sur la base d’une méthodologie adoptée d’un commun accord, ont travaillé parallèlement aux auditeurs nationaux. Les deux équipes ont régulièrement présenté à l’ensemble du comité les résultats de leurs investigations. Des débats francs et constructifs s’en sont suivis et ont souvent abouti à d’autres investigations permettant de clarifier les doutes qui subsistaient. 

Le rapport ajoute qu’il y a lieu, par ailleurs de relever que le Comité a procédé, après chaque investigation tant par les auditeurs internationaux que les auditeurs nationaux, à une restitution d’étape pour s’accorder sur les constats et les recommandations. 

Pour ce qui est des recommandations, le comité national d’audit du fichier électoral appuyé par les experts de l’OIF, « sur la base de l’inventaire des forces et faiblesses du mécanisme de mise à jour du fichier électoral et de son système de gestion, a formulé des recommandations dont la mise en œuvre est prévue à moyen terme (dès la fin des échéances de 2018) et à plus long terme (autres recommandations). Le comité ne formule aucune recommandation à mettre en œuvre avant le prochain scrutin »

Conclusion finale du rapport :« sur la base des résultats des analyses et des investigations auxquels sont parvenus les experts, le Comité d'audit conclut que le fichier électoral du Mali, contenant 8 000 462 répartis dans 23 041 bureaux de vote, est suffisamment fiable pour permettre la tenue des élections générales de 2018. ».

Synthèse du Centre d’Information Gouvernementale du Mali (CIGMA)

 

class="gkFeaturedItemTitle" DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 25 avril 2018 16:20

Le Premier ministre SoumeylouBoubèye MAIGA décline la trame de fond de l’action du Gouvernement devant les députés en trois mots : « Protéger, Rassembler et Servir les Maliens ».

C’est un Premier ministre déjà dans l’action qui s’est présenté devant les députés le vendredi 20 avril 2018 pour la présentation de la Déclaration de politique générale (DPG) par laquelle il engage,comme le veut la constitution, la responsabilité de son gouvernement devant le Parlement. Confiant et déterminé, SoumeylouBoubèye MAIGA a voulu rassurer les sceptiques qui s’interrogent sur la brièveté du temps imparti en ces termes : « Notre volonté de travail peut faire reculer les limites du possible et, je puis vous l’assurer, elle les fera reculer ».

Le texte de DPG, un document synthétique de vingt pages, à la fois dense, méthodique et accessible, est inspiré des orientations que le président Président Ibrahim Boubacar KEITA a données au Gouvernement au cours du Conseil des ministres du 5 janvier 2018, axées sur les quatre piliers prioritaires suivants :  

Poursuivre la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ; 

Endiguer l’insécurité grandissante dans le Centre du pays ; 

Satisfaire la demande sociale par l’accélération de la mise en œuvre du Programme présidentiel d’urgences sociales ; 

Organiser des élections transparentes, crédibles et apaisées.

Prenant appui sur cette feuille de route présidentielle, le Premier Ministre, SoumeylouBoubèye MAIGA a indiqué devant les députés que l’action du Gouvernement qu’il dirige à une triple vocation : PROTEGER, SERVIR ET RASSEMBLER.

PROTEGER LES MALIENS : L’action de SBM et de son Gouvernement vise à bâtir un Etat protecteur capable de venir à bout de l’insécurité et de la guerre asymétrique imposées aux Maliens par les terroristes dont le projet funeste est de détruire les valeurs d’humanisme, de tolérance, de cohabitation pacifique et du Vivre Ensemble qui fondent la société malienne.

Pour faire échec aux ennemis de la Paix et à leur projet satanique, le Premier ministre a annoncé que son gouvernement poursuivra la mise en œuvre de l’accord pour la paix qui consacre l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays. Dans cette optique, SBM insiste sur la nécessité d’une présence de l’Etat partout sur le territoire national à travers le commandement local et les services techniques afin de délivrer les services de base aux populations.

Le redéploiement de l’armée se fera de manière progressive, méthodique et résolue, a affirmé le Chef du Gouvernement qui a annoncé également l’opérationnalisation des Mécanismes Opérationnels Conjoints (MOC) d’ici la fin du mois de mai à Kidal, Tombouctou et Taoudéni.

Très attentif à la situation dans le Centre de notre pays, le Gouvernement a initié des réponses politiques et militaires rapides et concrètes pour contrer aussi bien la montée du banditisme que l’extension de la ménace terroriste.

Parallèlement à la montée en puissance des forces armées et de sécurité, SoumeylouBouèye MAIGA a indiqué que le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), partie intégrante de l’accord de paix, sera accéléré d’autant qu’un consensus a été trouvé entre l’Etat et les mouvements signataires sur les critères d’intégration dans les différents corps et sur les principes d’éligibilité au programme de réinsertion.

L’Etat protecteur étant aussi un Etat reconnaissant, le Premier ministre a indiqué qu’une attention particulière sera portée aux victimes civiles et militaires des conflits. La création de la Fondation pour la Solidarité ainsi que le paiement d’indemnités aux Ayants-droits de soldats tombés sur le champ d’honneur participent de cela, de même que la mise en place d’un dispositif de pupilles de la nation destiné à prendre en charge les enfants mineurs des soldats tombés au front.

RASSEMBLER LES MALIENS

Conscient qu’aucune crise de l’ampleur et de la complexité de celle que le Mali affronte ne peut se résorber que par des solutions purement sécuritaires, et que la paix, la concorde et l’unité nationales ne se fortifieront qu’au travers de l’ENTENTE, le Premier ministre a appelé les Maliens et les Maliennes au Rassemblement. Se faisant l’écho du Chef de l’Etat, SoumeylouBoubèye MAIGA, dira que les défis auxquels le Malis fait face ne peuvent être relevés dans un climat de dissension permanente. Sur la base ces constats, le Gouvernement va bientôt déposer sur la table de l’Assemblée nationale un projet de loi sur l‘Entente nationale, avec des mesures spéciales d’amnistie ou de cessation de poursuite en faveur de certains acteurs. Toutefois, la future loi d’Entente nationale n’accordera aucune prime à l’impunité car n’offrant la possibilité de pardon que pour des personnes n’ayant pas commis l’irréparable tels que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les crimes sexuels ; et pour les protagonistes d’hier qui manifesteront un repentir sincère. Plus concrètement, tout acteur de la crise de 2012 qui souhaite bénéficier des mesures spéciales d’amnistie ou de cessation de poursuite doit se présenter personnellement devant les autorités compétentes pour reconnaître librement les faits qui lui sont reprochés, s’engager à ne plus y recourir et rendre les armes éventuellement en sa possession.

Dans cet esprit de rassemblement et de d’apaisement, le Gouvernement concentre un effort spécifique sur les contrées du Centre où il a initié un processus de dialogue de proximité ouvert à tous ceux qui renoncent à la violence.

Parallèlement à ces actions d'apaisement, des initiatives susceptibles d’empêcher les jeunes de s’engager dans les rangs des terroristes et d'aider ceux qui veulent en sortir de s'y soustraire seront mis en œuvre.

Enfin, le troisième axe du travail de rassemblement et d’apaisement du Gouvernement est relatif au processusélectoral. L’objectif visé est de parvenir à l’organisation d’élections transparentes, crédibles, apaisées et à bonne date. Dans cette quête, le Chef du Gouvernement a détaillé les innovations contenues dans le projet de loi électorale soumis l’Assemblée. La nouvelle loi électorale prend en compte l'essentiel des propositions d'amélioration du processus électoral, à savoir la réintroduction des cartes d'électeur avec photo pour faciliter la reconnaissance des votants, la limitation du phénomène des votes par procuration, la suppression des votes par anticipation, la fixation d'un nombre minimum d'électeurs pour ouvrir un bureau de vote.

Le rassemblement des Maliens, selon le Premier Ministre, se présente comme une impérieuse exigence à un moment ou les équilibres internes sont encore fragiles, afin de préserver l’avenir de notre nation, de renforcer la stabilité du pays et le projet démocratique national.

SERIVIR LES MALIENS

La raison d’être du Gouvernement SBM est d’être au service du peuple malien. Une dédicace profonde, dira SoumeylouBoubèye MAIGA, qui prend du relief dans le contexte actuel marqué par des défis de tous ordres, et qui répond à l’exhortation du Président de la République à ses compatriotes de n’abdiquer ni de l’espérance, ni de la confiance malgré les épreuves.

Le Programme présidentiel d’Urgences sociales dont l’exécution est pleinement engagée vise à restituer justement confiance et espérance aux Maliens, particulièrement aux plus vulnérables, en leur rendant accessible les services publics de l’eau, de l’électricité, de la santé, de l’éducation. Il vise également àpromouvoir l’emploi des jeunes, à asseoir la sécurité alimentaire, à faciliter l’accès au logement et à poursuivre le désenclavement intérieur et extérieur du Mali à travers la réalisation d’infrastructures en matière de transport, d’énergie et d’industrie.

Pour chacune des composantes du Programme présidentielle d’urgences sociales, le Premier ministre a fait des annonces concrètes, chiffrées, détaillées et déroulées dans le temps de manière à assurer les besoins fondamentaux et pressants des couches fragiles, à engager les réformes politiques, économiques et sociales nécessaires au renouveau du Mali, et à le placer sur la rampe d’un essor et d’une transformation économiques durables. Le lancement à Sikasso le 14 mai 2018 de la zone économique spéciale regroupant les régions frontalières de Sikasso (Mali), Korhogo (RCI) et Bobo-dioulasso (Burkina Faso), visant à renforcer l’intégration économique régionale, s’inscrit dans ce vison du Gouvernement malien.

Gouvernance : 

Le Premier ministre accorde la plus haute importance à l’amélioration continue de la gouvernance, gage de la réalisation correcte des actions inscrites dans la triple vocation qu’il a assignée à son gouvernement. Il est impératif, de l’avis du Chef du Gouvernement, de restaurer la confiance des citoyens en l’action publique. Il est tout aussi important que l’appareil administratif soit remis en ordre, que la gestion publique soit assainie, que la corruption soit combattue, que l’impunité soit bannie des mœurs administratives.

Dans ce cadre, le Chef du Gouvernement a réitéré son engagement à poursuivre les actions d’amélioration de la gouvernance publique, notamment la lutte contre la corruption et la délinquance financière et à accélérerl’opérationnalisation de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite. 

Conclusion

Le Premier ministre a tenu à préciser aux Députés que sa Déclaration de Politique Générale a pour ambition de coller au réel et d’apporter des solutions précises à des problèmes rigoureusement analysés. Il n’y a nulle place à la démagogie ni aux chimères. C’est pourquoi et par principe de réalité,elle n’annonce que ce qui sera tenu, réalisé.

Toutes les actions énoncées dans la DPG sont incontournables, aux yeux du Chef du Gouvernement, pour sortir des épreuves que le Mali connait.  Les actions déclinées dans la DPG ne peuvent être différées et cela pour quatre raisons : elles prennent en charge des initiatives qui doivent être engagées d’urgence ; elles se rattachent à des situations qu’il faut rectifier sans tarder ; elles résultent de décisions parfois difficiles à prendre, mais indispensables ; elles donneront dans le très court terme des motifs d’espoir à nos concitoyens et témoigneront de notre volonté de rester une Nation débout.

En sollicitant la confiance du Parlement, SoumeylouBouye MAIGA, a invité ses concitoyens au sursaut collectif, à la sauvegarde de la patrie, à la mise en commun des énergies et des intelligences face aux défis complexe et inédits. 

Les obstacles conjoncturels renforcent la détermination du gouvernement ainsi que l’engagement des Maliens à sortir leur pays des difficultés aux il fait face et à le repositionner sur une dynamique vertueuse faite de paix, de stabilité, de croissance et de développement. Selon le mot de conclusion de SoumeylouBoubèye MAIGA aux parlementaires,si « l’homme est le fils de l’obstacle », comme le dit un proverbe chinois,la nation malienne est d’une certaine manière la fille des obstacles victorieusement surmontées depuis cinquante huit ans.

 

class="gkFeaturedItemTitle" VOTE DE LA DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE Les députés donnent quitus au Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 23 avril 2018 21:35

C’est par un vote clair et massif de 109 voix pour que les députés ont exprimé au Premier ministre, SoumeylouBoubèye MAIGA, ce 23 avril 2018leur adhésion à la Déclaration de politique générale (DPG) qu’il leur a présentée le 20 avril.

Les 39 voix de l’opposition on beau être discordantes, elles firent crédit tout au long des débats au Premier ministre de l’engagement, la méthode et la compétence avec lesquels il dirige le gouvernement depuis le 30 décembre 2017.

Toujours centré sur l’essentiel, le Chef du Gouvernement a explicité aux honorables députés sa vision de la triple vocation assignée à l’Exécutif : Protéger, Rassembler et Servir. Au-delà, le Premier ministre a convaincu tant par son style fait d’écoute et de proximité que par la méthode impulsée par l’action.

Au terme d’un exercice démocratique qui aura duré 7 heures, SoumeylouBoubèye MAIGA a remercié tous les députés, y compris ceux qui ont voté contre le texte, les rassurant que le Gouvernement est tout dédié à promouvoir l’intérêt collectif.

Afin que nul ne se méprenne sur le cap qu’il s’est fixé, SBM a indiqué que son gouvernement n’est pas habité par le doute, loin s’en faut, qu’il ne vend pas de chimère et, surtout, qu’il s’évertuera à faire ce qu’il a décidé d’exécuter. Cela, d’autant que, a-t-il ajouté, les mesures annoncées dans la DPG sont des mesures qui ne peuvent être différées.

Dans sa volonté de redressement du pays, le Premier ministre s’est voulu rassurant quant au facteur temporel : le temps dont nous disposons d’ici le 29 juillet est suffisant pour faire ce que nous avons à faire. Ce disant, il a précisé que l’élection présidentielle du 29 juillet est un horizon, pas une fin, et que le Mali ne s’arrêtera pas après cette date.

C’est pourquoi SBM en a appelé à l’esprit de responsabilité de chacun et de tous, surtout de ceux qui sont tentés de capituler devant l’immensité des défis ou de cristalliser sur une hypothétique crise postélectorale. Le Gouvernement met tout en œuvre pour lutter contre l’insécurité dans le pays, y compris en s’attaquant désormais(changement de cap) aux groupes radicaux qui lui ont imposé la guerre. Il combat l’amalgame et se fait le garant impartial et le protecteur de chaque communauté, de tous les membres de la communauté nationale. De même, Il a annoncé que le gouvernement a pris un train de mesures destinées à renforcer la transparence et la crédibilité des élections à venir. 

L’esprit de responsabilité commande également, selon le Premier ministre, de se départir des dissentions permanentes quand l’essentiel est en jeu, de faire montre de discernement en matière de communication, et de redoubler de patriotisme autour des actions salvatrices de l’armée engagée dans la défense de la république et des libertés publiques.

Le Premier ministre a apporté des réponses détaillées aux questions des parlementaires, y compris celles pouvant s’apparenter à un mandat impératif que l’on sait nul par ailleurs, et celle plus pertinentes touchant pêle-mêle au découpage administratif, à la santé, l’éducation, le désenclavement, l’emploi des jeunes, l’énergie,la transhumance, ledeficit alimentaire pour les populations démunies et le bétail.

A l’issue du vote de confiance, le Premier ministre a magnifié la courtoisie des échanges, non sans se rappeler que, il y a 31 ans, dans cette même enceinte, dans un contexte autre, il se fit avec conviction et courtoisie, le porte-voix de ses camarades syndicalistes. La démocratie, a-t-il dit, que nous chérissons tant, doit se construire et se renforcer autour de ces valeurs.

SoumeylouBoubèye MAIGA a terminé en disant sa foi inébranlable en le Mali et en l’homme malien porteur, selon ses mots, de solutions et acteur de changement.

 

Cellule Communication de la Primature

 

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE DE MONSIEUR SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 20 avril 2018 17:13

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ;

Honorables Députés ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

 

Distingués invités, en vos rangs et qualités,

Qu’il me soit permis avant toute chose  de vous remercier pour l'accueil que vous nous avez réservé, à moi-même et aux membres de mon Gouvernement.

C’est pour moi un honneur de sacrifier à la pratique démocratique établie par l’article 78 de notre Constitution et de présenter aujourd’hui à l’Assemblée nationale, la Déclaration de Politique Générale qui balise l’action que je serai amené à conduire avec mon Gouvernement.

Je me soumets à cet exercice en ayant une claire conscience des exigences et des contraintes du moment, mais avec aussi la ferme conviction que la nation malienne recèle en elle la capacité d'y faire face.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

C’est le lieu pour moi d’exprimer au Président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, ma reconnaissance pour la confiance qu’il a placée en moi le 30 décembre 2017, pour conduire l'action du Gouvernement sous son autorité.

Je voudrais également rendre hommage à l'ensemble de mes prédécesseurs à ce poste. Ilsont tous donné le meilleur d’eux-mêmes pour le développement et la stabilité de ce pays.

Je voudrais aussi, Honorable Président, vous féliciter pour la confiance dont vous avez été investi par vos pairs pour diriger cette haute et prestigieuse Institution. Je suis persuadé que nous nous investirons de concert pour instaurer une saine et franche collaboration entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale.

Honorables Députés, permettez-moi également de vous féliciter pour la confiance que le Peuple a placée en vous. En tant que Représentants de la Nation, vous faites entendre la voix de nos populations, vous remontez et vous défendez les attentes exprimées par elles. J’espère pouvoir compter sur votre accompagnement et sur votre appui pour donner satisfaction à ces fortes et légitimes attentes.

Je voudrais, pour ma part, vous donner l’assurance que le Gouvernement sera extrêmement attentif à maintenir avec l’Assemblée nationale, des relations de bonne collaboration basées sur la confiance et le respect. 

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Lors de la session ordinaire du Conseil des ministres du 05 janvier 2018, le Président de la République a fixé des missions au Gouvernement.

L’action que le Gouvernement se propose de conduire, si votre auguste Assemblée lui accorde sa confiance, sera fondée sur ces orientations du Président de la République, déclinées en quatre axes majeurs :

1.poursuivre la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ; 

2.endiguer l’insécurité grandissante dans le Centre du pays ; 

3.satisfaire la demande sociale par l’accélération de la mise en œuvre du Programme présidentiel d’urgences sociales ; 

4.organiser des élections transparentes, crédibles et apaisées.

Profondément convaincu de l’urgence et de l’importance des missions qui nous sont assignées, le Gouvernement entend focaliser son action sur ces quatre axes. Il est conscient du poids des défis qui l’attendent. Qu’il s’agisse de la consolidation du processus de réconciliation nationale, de la restauration del'autorité de l’Etat, du renforcement du tissu économique, de la prise en charge des nombreux besoins sociaux, le Gouvernement entend s'appuyer sur les acquis qu'il s'agira de consolider et valoriser. 

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Pour exécuter la feuille de route délivrée par le Président de la République, le Gouvernement se donne une triple vocation : protéger, rassembler et servir.

Protéger, parce que nous avons le devoir de gagner la guerre asymétrique qui nous est imposée par le terrorisme et de préserver toutes les valeurs qui fondent notre vivre ensemble.

Nous prendrons en charge notre devoir de protection tout d’abord en poursuivant la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Cet Accord représente un vaste chantier de réformes dans les domaines clefs qu'il aborde, notamment en ce qui concerneles questions politiques et institutionnelles, ainsi que les questions de défense et de sécurité. Le Gouvernement dans sa mise en œuvre reste guidé par la nécessité fondamentale de préserver l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays, toutes deux largement consacrées par l’Accord et par les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la CEDEAO.

Compte tenu de l’importance des enjeux et de l'ampleur des réformes induites par l'Accord, mais aussi du retard pris pour diverses raisons dans la mise en œuvre des actions prévues dans l'Accord, il nous est désormais indispensable de faire preuve d’esprit de méthode et de pédagogie pour avancer et surtout rendre les acquis irréversibles. C'est pourquoi, sur la base du chronogramme issu de la 23ème session du Comité de Suivi de l'Accord, le Gouvernement a élaboré une feuille de route signée par toutes les parties prenantes, le 22 mars 2018 qui récapitule une liste d'actions prioritaires dont l'exécution permettra d'imprimer une nouvelle dynamique au processus de mise en œuvre.   

Dans cette mise en œuvre, nous ne faiblirons pas dans notre volonté de travailler à l’union et à la cohésion entre toutes les filles et tous les fils du Mali. C’est dans ce cadre qu'il faut situer nos déplacements dans les Régions du Nord, et particulièrement à Kidal pour porter le message de la paix, de l’unité, de la citoyenneté et prêcher le vivre-ensemble. 

Nous devrions aussi montrer à tous l'urgente nécessité d'une présence de l'Etat partout sur le territoire afin de livrer les services de base auxquels les populations ont droit, en quelque partie de notre pays qu'elles se trouvent. Toutes les parties signataires de l'Accord ont pleinement joué leur partition pour la réalisation de ce premier pas hautement symbolique etabsolument nécessaire au renforcement de la confiance. Premier pas qui sera suivi sans tarder par d'autres mesures plus décisives.

En définitive, dans le cadre de la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du Processus d'Alger, le Gouvernement accordera une attention particulière:

-à l’amélioration du fonctionnement des Autorités intérimaires et des Collèges transitoires en les dotant de moyens financiers et matériels adéquats en vue de la fourniture de services sociaux de base à la population et de leur participation dans l’organisation des élections à venir ;

-ainsi qu’à l’accélération du transfert effectif des compétences et des ressources de l’Etat aux Collectivités territoriales pour l’atteinte de l’objectif de 30% des ressources transférées aux collectivités territoriales en fin 2018.

A cet effet, le Gouvernement adoptera dans les prochains jours le décret consacrant le transfert aux collectivités territoriales des services déconcentrés relevant de leurs domaines de compétences.    

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Nous ne nous lasserons jamais de dire que le Gouvernement axera ses efforts sur le rétablissement de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, prioritairement dans les Régions du Nord et du Centre. Pour y arriver, nous déploierons des actions décisives pour restreindre, et à terme éradiquer les activités des Groupes Armés Terroristes (GAT), afin de favoriser un déploiement des Forces Armées Maliennes (FAMa), la réinstallation de l’Administration et le retour des réfugiés et des populations déplacées. 

C'est dans ce cadre qu'il faut inscrire le renforcement du personnel de commandement à travers la nomination de préfets et sous-préfets dans plusieurs circonscriptions administratives jusque-là vacantes dans différentes Régions. Cette dynamique se poursuivra pour doter dans les semaines qui viennent les circonscriptions administratives desRégions du Nord et du Centre, particulièrement Kidal, Ménaka et Taoudénit de préfets et de sous-préfets. Ceux-ci sont en effet la colonne vertébrale de l'administration territoriale et l’incarnation de la souveraineté de l'Etat sur le terrain. Leur présence enverra donc aux populations de ces zones le signal clair et sans équivoque du retour del'Etat protecteur.

Quant au redéploiement de l'armée, il se fera de façon progressive, méthodique et résolue. Pour cela, l'armée et les autres forces de sécurité recevront les moyens nécessaires tels que prévus dans la Loi de programmation militaire, qui reste un puissant outil de mise à niveau pluriannuel de notre outil de défense et de sécurité. Ainsi pour l'exercice budgétaire 2018, le budget d'Etat a réservé22%de nos ressources à la défense et à la sécurité. 

Ce redéploiementne retardera pas la réforme nécessaire qui permettra l'adaptation de notre armée et de nos forces de sécurité aux exigences de leur environnement. Un pas important a été fait dans cette dynamique de réforme avec la tenue de l'atelier de haut niveau sur la Réforme du Secteur de la Sécurité auquel ont participé les experts nationaux, ceux de la MINUSMA et des pays partenaires dans un souci d'appropriation et de partage de bonnes pratiques en la matière. 

En même temps qu’il sera procédé au redéploiement des forces armées, les Mécanismes Opérationnels de Coordination (MOC), véritable pilier du volet défense et sécurité de l'Accord, seront effectifs là où ils sont prévus d'ici la fin du mois de mai 2018. Nous allons tirer les leçons de la première tentative d'opérationnalisation decelui de Gao. A cet effet, l'Etat mettra à la disposition de chacun des MOC les moyens indispensables aux patrouilles. En outre, les Mécanismes Opérationnels de Coordination seront dotés d'armements conséquents qui en feront de véritables forces dissuasives au service de la paix et capables de relever le défi de la lutte contre le terrorisme et les trafics illicites.   

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

En même temps que nous procéderons à la montée en puissance et en efficacité de nos Forces Armées et de Sécurité, nous allons accélérer le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), qui est un aspect fondamental de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali. LeConseil National pour la Réforme du Secteur de la Sécurité, la Commission Nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et la Commission d'Intégration prévues par l'Accord ont en leur sein les représentants des mouvements armés signataires de l'Accord aux côtés des représentants de l'Etat qui sont à pied d'œuvre pour réussir le DDR. 

Il est ici important de rappeler quels seront les bénéficiaires du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR). Il s’agit des ex-combattants affiliés aux mouvements signataires de l’Accord, des ex-combattants relevant des groupes armés non signataires de l’Accord ainsi qued’éléments de groupes d’autodéfense qui renoncent à la violence dans le cadre du processus de dialogue et d’apaisement entamé depuis le mois de février dans le Centre.

Le processus DDR a déjà commencé avec la formation des chefs de base et les responsables des mouvements armés dans les Régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit et Ménaka. Tous ont été initiés à l'enregistrement des combattants et de leurs armements en vue de leur dénombrement et de leur identification précise pour les besoins du DDR et du contrôle des armements. Cet exercice qui a débuté en Février dernier a bénéficié de l'accompagnement de nos partenaires comme la MINUSMA etBarkhane. Il est important d’indiquer que sur le terrain il s’est appuyé aussi sur la pleine coopération des mouvements armés. 

En ce qui concerne l'intégration, il faut souligner que nous avons résolu une question qui a fait longtemps débat. En effet, le consensus a été obtenu sur les critères d'intégration dans les différents corps et sur les principes d'éligibilité au programme de réinsertion. 

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Notre vocation de protection nous fait aussi porter une attention toute particulière aux victimes civiles et militaires des conflits. L’importance accordée à la démobilisation des ex-combattants ne nous fait pas oublier notre devoir de solidarité et d’assistance envers ceux qui se retrouvent dans le dénuement et dans la détresse.

Ainsi, des projets de réinsertion sont prévus pour les communautés victimes de violences. De même, un volet spécial d’assistance concernera les familles des militaires tombés au champ d’honneur. C'est dans ce cadre qu'il faut situer l'opérationnalisation de la Fondation pour la Solidarité créée par la loi et le paiement d'indemnités aux ayants droit de soldats tombés au champ d'honneur. 

Les victimes civiles employées de l'Etat, notamment les préfets et sous-préfets qui ont perdu la vie lors des regrettables évènements de Kidal en 2014, bénéficieront elles aussi du dispositif de solidarité ainsi mis en place. En outre, et toujours pour marquer la reconnaissance de la nation toute entière envers ses fils qui ont fait le noble et difficile choix du métier des armes, il est mis en place un dispositif de pupilles de la nation pour prendre en charge les enfants mineurs des soldats tombés au front. Ces enfants se verront notamment assurer la couverture de leur scolarité jusqu'à leur majorité.

A court terme, un quota important des logements sociaux en voie de finition sera réservé aux ayants droit au cours de la prochaine distribution.     

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Dans notre mission de protection, et conformément aux instructions du Président de la République, nous déployons des efforts particuliers pour endiguer l’insécurité dans le Centre du pays. Le Gouvernement a déjà initié des réponses rapides et concrètes pour contrer aussi bien la montée du banditisme que l’extension des menaces terroristes dans cette partie du territoire national.

Vous ne l’ignorez pas, l’insécurité dans cette région se manifeste à travers la présence de bandits et de terroristes qui non seulement harcèlent nos forces de défense et de sécurité, maiségalement des attaques ciblées, des vols de bétail, des braquages de véhicules de transport de forains et de voyageurs. Le Gouvernement procédera donc à une rapide et véritable normalisation de la situation. C'est dans ce cadre que nous avons entamé le renforcementde l'effectif militaire sur le terrain à travers l'opération DAMBE qui aujourd'hui mobilise plusieurs milliers d'hommes. 

Nous allons continuer à accroitre cette présence dissuasive pour qu'aucune partie de la zone ne soit laissée vacanteet ne permetteà des groupes terroristes de s'installersur la durée. Cette présence physique sera accompagnéed’une forte mobilité de nos troupes, mobilité facilitée par d'importants moyens logistiques dont DAMBE sera dotée. La mutualisation des moyens de l’Opération « DAMBE » et du Plan de Sécurisation Intégrée des Régions du Centre, notamment la création de plusieurs dizaines de postes de sécurité qui a commencé et se poursuivra, permettra d’amplifier la pression sur les groupes terroristes et d’obtenir des résultats tangibles avant l’hivernage.

Cependant, et ainsi que j’ai eu à le souligner aux forces vives avec lesquelles j’ai échangé lors de mes tournées, le combat contre l’insécurité est arrivé à un point crucial. Il nécessite désormais que tous acceptent de s’y impliquer. En effet, la traque engagée par nos forces armées et de sécurité ne laisse le plus souvent aux terroristes et aux bandits de grand chemin d’autre alternative que celle de tenter de se fondre dans la population. C’est pourquoi le concours de la population nous est indispensable pour éradiquer définitivement un péril qui a prélevé à ce jour un tribut humain, social et économique très lourd. 

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Le Gouvernement s’est donné comme deuxièmevocation de rassembler les Maliens. Le Président de la République dans son adresse du Nouvel An à la Nation le 31 décembre 2017 a déclaré (je cite), « aucune crise de l’ampleur et de la complexité de celle que nous affrontons ne se résorbe par des solutions purement sécuritaires. La paix ne se maintiendra et ne se fortifiera que si se renforce aussi l’entente nationale » (fin de citation).

Ainsi que l’a diagnostiqué le Chef de l’Etat, les défis auxquels nous faisons face ne peuvent être relevés dans un climat de dissension permanente. Il est donc de la mission du Gouvernement de conduire un certain nombre d’initiatives concourant à la réconciliation et à l’apaisement. La première de ces initiatives constitue une prise en chargedes instructions présidentielles. Elle concerne la rédaction d’un projet de loi sur l’Entente nationale, proposant des mesures spéciales d’amnistie ou de cessation de poursuite en faveur de certains acteurs.

Le texte, qui sera sous peu sur la table de l’Assemblée nationale,s’inscrit dans la droite ligne des résolutions de la Conférence d’Entente Nationale et de la Charte issue des travaux de cette Conférence. Il a bénéficié pour son élaboration du précieux concours du Médiateur de la République qui nous a remis le 06 mars dernier une proposition d’avant-projet de loi. Je tiens à exprimer à cet égard notre reconnaissance au Médiateur de la République pour sa contribution avisée.

Nous n’ignorons pas les appréhensions et les inquiétudes autour du projet de Loi. Aussi nous paraît-il indispensable de rappeler certains principes essentiels qui ont présidé à son élaboration. Le projet de loi offre une possibilité de pardonuniquement à ceux qui se sont laissés entrainer dans la contestation armée, mais qui n’ont pas commis l’irréparable et qui manifestent un repentir sincère. Ainsi les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les crimes sexuels et tout autre crime réputé imprescriptible sont exclus du champ d’application du texte. En outre, tout acteur de la crise de 2012 qui souhaite bénéficier des mesures spéciales d’amnistie ou de cessation de poursuite doit se présenter personnellement devant les autorités compétentes pour reconnaître librement les faits qui lui sont reprochés, s’engager à ne plus y recourir et rendre les armes éventuellement en sa possession.

Les dispositions proposées excluent donc aussi bien l’instauration d’une prime à l’impunité que la possibilité d’un pardon accordé de manière indistincte. Le Gouvernement, pour sa part, procédera à des démarches d’information et de concertation auprès de tous les acteurs de la vie publique afin qu’aucun malentendu ne s’installe au sein de notre opinion nationale quant au contenu du projet de loi.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Le travail de rassemblement et d’apaisement que le Gouvernement entame concerne aussi de manière spécifique les acteurs de la situation au Centre de notre pays. Nous y avons initié un processus de dialogue de proximité ouvert à tous ceux qui renoncent à la violence. Ce processus est appuyé par un facilitateur professionnel, neutre et expérimenté, en l'occurrence leCentre Henri Dunant pour le Dialogue Humanitaire (HD). Cette Fondation conduit le même processus au Burkina Faso et au Niger, permettant ainsi une synergie d'action dans la mesure où nous partageons avec ces pays frères et voisins le même espace soumis aux mêmes défis et aux mêmes facteurs de menace sécuritaire.

Je tiens à le répéter, les violences intercommunautaires qui surgissent dans les Régions du Centre de notre pays sont loin d'être spontanées. Lorsque les forces du mal n'en sont pas les instigatrices, elles essaient d'en tirer profit.Le Gouvernement privilégie la voie du dialogue pour dénouer les tensions. C'est pourquoi, il a dépêché sur place une mission d'apaisement à laquelle ont participé les cadres des différentes communautés de la zone. Les élus des localités concernées se sont aussi largement impliqués pour circonscrire cette violence qui n'a pas sa raison d'être entre des communautés dont le vivre-ensemble en paixest séculaire, voire millénaire. 

Parallèlement à ces actions d'apaisement, nous déploierons des initiatives susceptibles d’empêcher les jeunes de s’engager dans les rangs des djihadistes et d'aider ceux qui veulent en sortir de s'y soustraire.Nous le ferons en nous appuyant sur différents leaders sociaux et communautaires. Ces partenaires nous aideront à poursuivre et à intensifier les actions de sensibilisation, d’information et de « déradicalisation ».

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Le troisième axe du travail de rassemblement et d’apaisement du Gouvernement est relatif au processusélectoral.Nous nous sommes donné comme objectif l’organisation d’élections transparentes, crédibles, apaisées et à bonne date.

A cet égard, nous prenons les mesures nécessaires pour fédérer toutes les bonnes volontés désireuses de s’impliquer en faveur d’un déroulement apaisé des élections. C'est dans ce cadre, que j’ai rencontré tous les acteurs concernés par le processus électoral. C’est dans ce cadre égalementque se situe la redynamisation du cadre de concertation entre le Gouvernement et les acteurs politiques que sont les Partis. 

Les échanges ont permis de proposer un projet de loi électorale prenant en compte l'essentiel des propositions d'amélioration du processus électoral, à savoir la réintroduction des cartes d'électeur avec photo pour faciliter la reconnaissance des votants, la limitation du phénomène des votes par procuration, la suppression des votes par anticipation, la fixation d'un nombre minimum d'électeurs pour ouvrir un bureau de vote.

Ces innovations doivent rassurer aussi bien les électeurs que les compétiteurs. Elles montrent notre détermination et notre bonne foi à réaliser des élections correctes, conformes aux souhaits de toute la classe politique et aux instructions du Président de la République. Le Gouvernement maintiendra, voire accentuera ses efforts sur un meilleur fonctionnement des principaux cadres de concertation et de suivi du processus électoral. Cela afin de prévenir les mésententes et de trouver des consensus raisonnables sur toutes les difficultés d’importance qui seront décelées. Il assurera également un suivi adéquat du cadre institutionnel de pilotage des élections.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Les élections nécessitent un environnement sécurisé. C'est pourquoi, le Gouvernement prendra toutes les mesures qui s’imposent pour une amélioration de la situation sécuritaire dans tout le pays. A cet effet, je puis vous assurer que les Forces Armées et de Sécurité joueront pleinement leur rôle pour que nos concitoyens puissent accomplir leur devoir civique dans la sérénité.

Mais au-delà des mesures nécessaires prises par le Gouvernementpour une bonne organisation des élections, l’implication de tous les acteurs est indispensable pour que les compétitions électorales se déroulent dans un environnement apaisé. L’avenir de notre nation, chère à nous tous,dépend de l’esprit de raison que chacun de nous observera pour le plus grand bénéfice de la stabilité de notre pays et de la qualité de notre démocratie.

Il s’agit pour chaque Malienne et pour chaque Malien, d’assumer sa part de responsabilité dans la préservation d’équilibres internes qui restent encore fragiles et qui ne doivent pas être remis en cause par des débordements injustifiables.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

La troisième vocation du Gouvernement est de servir le peuple malien.Notre dédicace prend une importance toute particulière dans le contexte actuel. Elle répond à l’exhortation du Président de la République qui demande à nos compatriotes de n’abdiquer ni de l’espérance, ni de la confiance malgré les épreuves. C’est cette confiance et cette espéranceque soutient le Programme Présidentiel d’Urgences Sociales dont l’exécution a déjà commencé. Ce Programme est constitué d’un ensemble de mesures et d'activités qui sont à mettre en œuvre dans le court terme avec un impact rapide et visible au bénéfice des populations, et particulièrement les plus vulnérables d’entre elles. 

Le Gouvernement déploiera tous les efforts nécessaires pour accélérer la mise en œuvre du Programme. Que ce soit dans le domaine de la santé, du désenclavement, de l’éducation ou de la fourniture d’eau et d’électricité, nous ferons en sorte que la prise en charge des besoins fondamentaux et pressants bénéficie en priorité aux couches fragiles et aux revenus modestes.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Dans le domaine de l’électricité et de l’eau, le Gouvernement se focalisera sur l'accélération de la finition des projets en chantier et la prise de mesures pour assurer la fourniture régulière d’électricité sur tout le réseau EDM, particulièrement pendant la période de pointe. Nous prêterons aussi une attention particulière à l’amélioration de la situation financière et de la gouvernance d'EDM. Pour le réseau non connecté, 12 localités seront dotées de centrales hybrides pour un coût de 5 034 265 546 de F CFA et 127 autres localités en système d'éclairage solaire pour un montant de 13, 750 milliards de F CFA. 

En ce qui concerne l'électricité, on peut notamment retenir :

-la réhabilitation des infrastructures énergétiques dans les régions du Nord du Mali ; la poursuite des travaux de réhabilitation des centrales hydroélectriques de Sélingué et de Sotuba ;

-la mise en œuvre du projet d'électrification de 15 localités dans les cercles de Kati et de Kangaba ;

-les projets d'extension et de réalisation des centrales hydroélectriques de Sotuba II (6 MW), de Kénié (42 MW) et de Gouina (140 MW) ;

-le projet de réalisation de la centrale thermique au fuel lourd à Kayes (92 MW) ;

-la poursuite du projet d'installation de lampadaires solaires à travers le territoire national ;

-la poursuite des projets de réalisation des centrales hybrides (solaire/thermique) ;

-la reprise du service public de l'électricité par le concessionnaire EDM-SA dans 13 localités.

En vue d’assurer un meilleur accès des populations à l’eau, le Gouvernement poursuivra les actions suivantes :

-la création de 2 507 équivalents points d’eau modernes (EPEM) en milieu urbain, semi-urbain et rural à travers des puits, des forages équipés de pompe à motricité humaine(PMH),desystèmes d’hydraulique villageoise/pastorale améliorés (SHVA/SHPA) et d’adductions d’eau potable/sommaires (AEP/AES);

-la réhabilitation de 670 équivalents-point-d’eau modernes ;

-la poursuite de la construction de la station de production et de traitement d’eau de Kabala ;

-la réalisation de 100 000 branchements sociaux ;

-la réalisation des infrastructures hydrauliques et le renforcement des capacités des différents acteurs du secteur de l’eau dans le cadre du Programme Sectoriel Eau Potable et Assainissement (PROSEA).

Il est également prévu l’achèvement de la réalisation de la phase 1 du Projet d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala qui permettra l’approvisionnement en eau potable de plus de 1 200 000 de nos concitoyens vivant dans la capitale, à partir du mois de décembre 2018.

Ce projet structurant est accompagné d'un important volet d'assainissement pour la gestion des eaux usées (440 000 000 litres/jour) et des boues de vidange.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

En matière d’éducation, il s'agira d’améliorer l’accès à l’éducation, d’augmenter la qualité des enseignements/apprentissages et de renforcer la gouvernance dans le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle.

A cet égard, le Gouvernement prévoit notamment :

-l’organisation des cours de soutien dans les classes d’examens du Fondamental (9ème année) et du Secondaire (Terminales) ;

-le recrutement (déjà en cours) de 2579 enseignants dont 1567 dans l’Enseignement fondamental ; de 600 dans l’Enseignement secondaire général ; de 297 dans l’Enseignement technique et professionnel et de 115 dans l’Enseignement normal ; 

-la dotation d’établissements du Secondaire général en matériels informatiques, en matériels de laboratoires et en tables-bancs ;

-l’acquisition d’un logiciel intégré de gestion des ressources humaines du secteur de l’Education.

Pour renforcer l'offre éducative et alléger les charges éducatives pour les familles des localités disposant d'écoles communautaires, le Gouvernement accélérerala transformation desdites écoles en écoles publiques et l'intégration de leur personnel enseignant dans la fonction publique des collectivités territoriales. Actuellement,les écoles concernées sont au nombre de 1764 pour 6089 enseignants recensés. Nous allons mettre en place un plan réaliste et budgétairement soutenable de transformation de leurstatut. 

Ce plan donnera la priorité aux établissements se trouvant dans les zones les plus frappées par la crise. C'est ainsi que d'ici fin 2018, toutes les écoles communautaires des Régions du Nord et du Centre seront transformées en écoles publiques. En outre,les membres deleurs personnels enseignants qui en remplissent les conditions et critères seront intégrés dans la fonction publique des collectivités territoriales.

Quant aux écoles coraniques qui constituent une dimension non négligeable de la formation dans notre pays, l'Etat ne peut continuer de les ignorer. Tout en conservant son caractère laïc, l'Etat, en rapport avec les promoteurs et les leaders religieux, proposera à ces structures un "partenariat de formation". Au terme de ce partenariat,ces écoles, en même temps qu’elles remplissent leur vocation première - l’enseignement religieux -, vont intégrer dans leur cursus des formations qualifiantes. Ainsiles jeunes apprenants pourront acquérir également des connaissances d'ordre pratique et professionnel leur permettant de s'insérer plus facilement dans la production ou éventuellement de continuer leur parcours dans les écoles classiques.  

Dans le domaine de l’Enseignement supérieur, le Gouvernement s’attachera à l’amélioration de l’environnement de la formation, notamment en améliorant la fonctionnalité de la Cité universitaire par l'élargissement de la voie d'accès, la construction d'une route secondaire en terre pour désengorger la route principale et réduire, voire supprimer, les risques d'accidents sur cette route. Le Gouvernement accroîtrala disponibilité d'eau potable à la Cité pour y accueillir 4 080 étudiants en internat dès la rentrée prochaine. 

La nouvelle Ecole Nationale d'Administration sera dotée des équipements nécessaires à sa pleine fonctionnalité pour la rentrée universitaire 2018-2019. Quant au projet de l'Université de Bandiagara, il franchira un pas décisif vers sa concrétisation à travers le démarrage courant 2018 de ses études architecturales.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Dans le domaine de la santé,  le Gouvernement procédera au démarrage du projet d’amélioration et de modernisation du plateau technique des hôpitaux de Bamako et des villes de Kita, Niono, Koulikoro, Bougouni, Koutiala, Markala et San. En outre, nous allons accélérer la mise en réseau des établissements hospitaliers dans la perspective du développement de la télémédecine.

Le Gouvernement, soucieux de la survie et de l’épanouissement de l’enfant, compte entreprendre d'ici la fin de l'année des études de faisabilité d’un hôpital pédiatrique de référence à Bamako. Par ailleurs, des ressources nécessaires vont être débloquées pour que des soins dans des spécialités comme l’ophtalmologie oul’odontostomatologie puissent être prodigués dans les hôpitaux qui sont encore dépourvus d’équipements idoines ou qui n’ont pu rendre fonctionnels ceux-ci. Ainsi sera épargné à de nombreux patients le déplacement jusqu'à Bamako.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Dans le domaine de la sécurité alimentaire, la situation de cette année est particulièrement difficile et délicate aussi bien pour les populations que pour le bétail à cause d'une pluviométrie déficitaire en plusieurs endroits. C'est pourquoi le Gouvernement procédera à des distributions gratuites età des distributions subventionnéesde vivres, d'aliment bétail et de vaccins pour animaux. En ce qui concerne les couches vulnérables,l'assistance alimentaire sera accompagnée d’un cash transfert.

Dans le domaine agricole, le Gouvernement poursuit l'exécution du Programme présidentiel d'Urgences sociales, à travers :

-l'équipement de 22 540 exploitations agricoles en matériels attelés (multiculteurs, charrues charrettes….), de 3 542 exploitations agricoles en matériels motorisés (tracteurs, motoculteurs, motopompes….) ;

-l'aménagement de69 971 ha soit environ 70 % des objectifs globaux du Programme de 100 000 ha; 

-la mise à la disposition des producteurs de 4 000 tonnes de semences céréalières et maraîchères ;

-la mise à la disposition des producteurs de 443 874 tonnes sur une prévision de 493 408 tonnes, soit 90% ;

-la réalisation d'une production prévisionnelle de 9 514 298 de tonnes (toutes céréales confondues) sur un objectif de 9 820 245 tonnes, soit un taux de réalisation de 96,88 % ;

-la réalisation d'une production prévisionnelle en coton graine de 706 000 tonnes ;

-l'installation en cours de 10 centres ruraux de prestation agricoles (CRP). La construction des sites est achevée ; les marchés pour l'acquisition des équipements sont déjà en cours d'exécution.

Les perspectives de l’année 2018 en termes d’actions à entreprendre, s’articulent autour des principaux axes suivants :

-la poursuite de la politique de subventions des intrants agricoles ; 

-la poursuite des aménagements dans le cadre des 100 000 ha fixés par le Programme présidentiel ;

-la poursuite de la mise en place de 300 commissions foncières aux niveaux des villages et fractions ;

-la poursuite de la mise en œuvre du Programme de Mécanisation et de Motorisation agricoles. 

Pour mieux s’assurer d'une bonne production agricole au terme de la prochaine saison hivernale, le Gouvernement maintiendra le dispositif de subvention des intrants agricoles pour un montant de 44 milliards de F CFA. Il procédera également à l'acquisition et à la distribution de matériels agricoles (tracteurs et autres) pour 8 719 000 000 deF CFA.

Dans les secteurs de l'élevage et de la pêche, le Gouvernement a entrepris les actions ci-après :

-l’équipement des éleveurs en botteleuses motorisées (500) et en haches paille motorisées pour l’alimentation du bétail ;

-l’équipement des pêcheurs en kits de conservation du poisson, cages flottantes et kits de pisciculture ;

-la réalisation d’une unité de transformation du lait cru local à Bamako ;

-la réalisation de deux marchés à bétail à Bamako, rive droite et rive gauche ;

-le bitumage de la route (tronçon hôpital du Mali-Sabalibougou) menant à l’abattoir frigorifique de Sabalibougou.

Le Gouvernement a élaboré un plan de réponse de gestion de la crise pastorale dont certaines actions sont mises en œuvre, à savoir : le déparasitage, la vaccination, les repositionnements de l'aliment bétail subventionné.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Dans le domaine de l'habitat, le Gouvernement procédera à la distribution très prochaine de plusieurs milliers de logements sociaux sur la base de critères objectifs et dans une transparence totale. 

En matièred'infrastructures, le Gouvernement s'emploiera à achever les principaux chantiers en cours. Il s’agit notamment de l'échangeur de Ségou et de ses voies d'accès ainsi que de la route Koulikoro-Bamako. En plus de ces chantiers majeurs, le Gouvernement réalisera un vaste programme d'entretien routier qui concernera des routes bitumées, des routes en terre etdes pistes rurales. 

Concernant toujours les infrastructures, le Gouvernement après l'acquisition et la mise en service de locomotives sur instruction du Président de la République, prendra des mesures afin que ce matériel reste fonctionnel pour améliorer la mobilité des populations sur l'axe ferroviaire et contribuer ainsi à relancer la dynamique sociale et économique que suscite le rail dans les bassins de vie concernés. On peutciter dans ce cadre, la réalisation de la voie d'accès à l'aéroport de Gao, de plus de 10 km de voirie àKidal. Ce qu'il faut noter, c'est la préférence qui sera accordée aux entreprises locales dans la réalisation de ces travaux.

Dans le domaine de l’emploi des jeunes, les activités du Projet « l’emploi des jeunes crée des opportunités ici au Mali » (Projet EJOM), financé par le fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique de l’Union Européenne, porteront sur 8 620 jeunes dont 2400 jeunes pour cette année 2018. 

En outre, 4500 jeunes âgés de 15 à 24 ans (filles et garçons) bénéficieront d’une formation de type dual dans les secteurs modernes et non structurés dans les localités de Bamako, Kayes, Kita, Koulikoro, Kati, Dioïla, Fana, Bougouni, Tominian, Mopti, Tombouctou et Gao. 

En matière de développement industriel, le Gouvernement poursuit la mise en œuvre du Plan d'action de la Politique de Développement industriel qui a permis la création de nouvelles unités industrielles et l'amélioration de la productivité et de la compétitivité des entreprises industrielles.

La mise en œuvre des contrats de performance entre l'Etat et certaines entreprises industrielles se poursuit ; elle a permis de les maintenir en activité et de renforcer leur compétitivité.

Le Gouvernement adoptera le projet de loi relatif au régime des Zones Economiques Spéciales (ZES) en juillet 2018. L'établissement d'un régime national de Zones Économiques Spéciales (« ZES ») sera un outil politique qui servira de catalyseur efficace pour la construction d'infrastructures, la diversification et la croissance économique par la valorisation des ressources et du potentiel industriel du Mali et le développement des exportations.

Cette initiative sera menée de concert avec les pays voisins et frères du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire, avec lesquels il s'agira de promouvoir un développement économique transfrontalier, facteur d'intégration. Le lancement se fera le 14 mai 2018 à Sikasso en présence de mes homologues Burkinabé et Ivoirien.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Les actions inscrites dans la triple vocation du Gouvernement ne porteront véritablement fruit que sinous nous attachons aussi à restaurerla confiance des citoyens en l’action publique. Ilest important que l’appareil administratif soit remis en ordre, que la gestion publique soit assainie, que la corruption soit combattue, que l’impunité soit bannie de nos mœurs administratives. 

Dans ce cadre, le Gouvernement réitère son engagement à poursuivre les actions d’amélioration de la gouvernance publique, notamment la lutte contre la corruption et la délinquance financière. A cet effet, l’opérationnalisation de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite sera accélérée. Les mesures idoines seront prises, en rapport avec la Représentation nationale, pour lever les obstacles liés à certaines dispositions de la Loi n°2014-015 du 17 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Un processus inclusif, ouvert et participatif sera engagé pour l’adoption d’une loi sur la transparence de la vie publique.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Les bonnes relations avec nos partenaires bilatéraux et multilatéraux sont déterminantes dans la réussite de nos actions, telles que celles-ci ont été exposées dans la présente Déclaration de Politique Générale. Ceci est un impératif que notre diplomatie garde constamment à l’esprit. En effet, les défis et les menaces auxquels notre pays est confronté sont transnationaux et mettent la mutualisation de nos capacités au cœur de notre réponse. Si nos amis et partenaires nous prêtent l’attention souhaitée, nous empêcherons ensemble l’extension du mal.

Il s’avère donc nécessaire de  renforcer la coopération avec nos différents partenaires pour mieux réussir l’opérationnalisation de certainespriorités du Gouvernement, à savoir la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, le déroulement apaisé des opérations électorales et la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel.

Le retour du Mali sur le devant de la scène internationale, qui est une réalité aujourd'hui, est dû principalement aux efforts personnels et inlassables du Président de la République. Ces efforts seront relayés par des services diplomatiques forts, dynamiques et agressifs dans le sens positif du terme.

Le rayonnement du Mali au-delà de ses frontières est aussi assuré par nos compatriotes établis à l’extérieur dont nous saluons icil’attachement à la patrie et l’apport précieux. Un apport reconnu de tous à l’économie nationale et à la prospérité de leurs terroirs d’origine.Mais aussi un apport importantconstitué par le plaidoyer ardent en faveur des grandes causes maliennes qu’ils développent dans les pays où ils sont installés. Le Gouvernementveillera à la préservation de leurs droits, de leur dignité et de leur plein épanouissement dans les pays d’accueil.Et pour valoriser davantage leur contribution au développement du pays et en tirer le meilleur parti, notamment pour l'investissement, le Gouvernement avec l'appui de la Banque africaine de Développement (BAD) propose le lancement de "Diaspora Bonds". 

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Les actions ci-dessus décrites ne sont pas exhaustives et le Gouvernement veillera rigoureusement à la mise en œuvre de tous les engagements qui n’ont pas été expressément évoqués dans cette déclaration, mais qui découlent du programme présidentiel ‘’Le Mali d’abord’’ dont nous abordons l’ultime phase de mise en œuvre.

Pour mener à bien sa mission, le Gouvernement entend faire de l’efficacité son credo et du terrain son champ d’action. Il est ouvert aux initiatives et propositions de nos illustres députés en vue de concrétiser son action.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

La Déclaration de Politique Générale que j’ai l’honneur de vous présenter a pour ambition de coller au réel et d’apporter des solutions précises à des problèmes rigoureusement analysés. En conséquence de quoi, elle n’annonce que ce qui sera tenu. Cependant certains pourraient nous trouver excessivement ambitieux dans nos objectifs au regard du laps de temps qui nous sépare de l’élection présidentielle. 

Je répondrai à ces réserves par deux remarques. Tout d’abord, le Gouvernement que je dirige appréhende la longévité qui lui est impartie non comme un handicap, mais comme un stimulant. Comme j’ai déjà eu à le dire, notre volonté de travail peut faire reculer les limites du possible et, je puis vous l’assurer, elle les fera reculer.

Ensuite-et cela est le plus important-, toutes les actions énoncées dans cette Déclaration de Politique Générale sont incontournables pour sortir des épreuves que nous affrontons. Elles ne peuvent être différées principalement pour quatre raisons : elles prennent en charge des initiatives qui doivent être engagées d’urgence ; elles se rattachent à des situations qu’il faut rectifier sans tarder ; elles résultent de décisions parfois difficiles à prendre, mais indispensables ; elles donneront dans le très court terme des motifs d’espoir à nos concitoyens et témoigneront de notre volonté de rester une Nation débout.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

A cet égard, je voudrais dire, sans aucuneambiguïté, que l’action que nous menons s’inscrit clairement dans la fidélité à notre Projet Démocratique National et à la profonde aspiration au changementquil’a sous-tendu durant des décennies de lutte politique opiniâtre, persévérante et courageuse. Nous n'épargnerons aucun effort en vue de parvenir à une démocratie de courtoisie, une démocratie de considération réciproque ; une démocratie qui n’édulcore pas nos divergences et qui ne nie pas nos différences. Mais en même temps une démocratie qui, en ces temps difficiles, favorise la recherche des voies de sortie à travers un idéal commun et une réflexion partagée. 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

L’idéal, c’est la sauvegarde de notre patrie, sauvegarde qui doit être placée au-dessus de toute autre considération. La réflexion partagée, c’est la mise en commun de nos intelligences et de nos énergies. C’est vers cette démocratie focalisée sur l’essentiel que nous devons nous tourner aujourd’hui. Car nos populations sont lasses des réquisitoires. Ce qu’elles demandent, c’est que leur soient présentées des solutions.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Ces solutions, mon Gouvernement les a identifiées et en applique déjà certaines. Si l’actuelle Déclaration de Politique Générale est adoptée par votre auguste Assemblée, nous prendrons soin de maintenir lors de sa mise en œuvre une méthode que nous pratiquons déjà : toujours rencontrer les principaux interlocuteurs politiques et sociaux pour expliquer nos actions les plus importantes, recueillir leurs attentes, construire des points de jonction entre les unes et les autres.

Il est en effet indispensable pour le Gouvernement de bâtir l’adhésion la plus large possible autour de ses initiatives. 

A cet égard, je peux vous assurer que notre investissement dans le rétablissement de la paix et de la sécurité n’amoindrira en rien nos efforts en faveur de la fourniture du minimum social aux populations les moins favorisées. Car l’accès des foyers démunis ou fragiles à l’éducation, aux soins de santé, à l’eau et à l’électricité constitue un gage de stabilité pour notre Nation.

J’estime tout autant important de souligner que la défense de l’indivisibilité et de l’unité du Mali n’est pas antinomique de l’amélioration de la gouvernance locale. En même temps que nous restaurerons la présence et l’autorité de l’Etat, nous veillerons à une plus grande implication des populations dans l’identification et la réalisation de leurs objectifs prioritaires de développement dans le cadre de la libre administration des collectivités territoriales.

La pérennité de notre redressement socio-économique et la solidité de notre démocratie dépendront en grande partie de la capacité des terroirs à structurer et à mettre en œuvre la vision qu’ils ont de leur devenir. Il est cependant important de souligner que cette capacité des terroirs ne se fortifiera que si les élites intellectuelles locales ont des opportunités réelles de rester sur place et d’œuvrer au mieux-être de leurs collectivités. 

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Les défis qu’aborde le Gouvernement sont d’une importance et d’une complexité sans doute inédites. La manière dont l’équipe que je dirige relèvera les différents challenges aura une importance certainement décisive sur le devenir de notre Nation. Un proverbe chinois affirme (je cite) que « l’homme est le fils de l’obstacle ». Notre Nation est d’une certaine manière la fille des obstacles victorieusement surmontés depuis cinquante-huit ans.

Je suis certain que nous maintiendrons cette spécificité malienne. Je ne sous-estime pas les difficultés qui se dressent devant le Gouvernement, mais je voudrai réitérer ici notre totale détermination à les surmonter et à remplir, avec votre précieux appui, le mandat que le Président de la République nous a confié.

 

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

J’ai l’honneur de solliciter, au nom du Gouvernement de la République du Mali, votre confiance et votre soutien.

Je vous remerciede votre attention.

 

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maiga recoit le Représentant spécial de INTERPOL auprès de l'Union européenne,

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 18 avril 2018 18:42

Le Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maiga a reçu ce matin le Représentant spécial de INTERPOL auprès de l'Union européenne, M. Pierre Saint-Hilaire, accompagné de M. Dominique Dupont, coordinateur du Système d’Information Policière d’Afrique de l’Ouest (WIPAS) et du Commissaire divisionnaire Abou SIDIBE, Chef du Bureau Central National d’INTERPOL Mali.

Le Chef du gouvernement a évoqué avec ses interlocuteurs la coopération entre le Mali et INTERPOL, les voies et moyens de renforcer la lutte contre les réseaux transnationaux de crime organisé et la nécessité de renforcer les capacités nationales en matière de collecte et d'exploitation des données.jhuik

 

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" LE PREMIER MINISTRE SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA, A PRESIDE CE MATIN, L’OUVERTURE DE LA SESSION DE FORMATION DE MILLE (1000) JEUNES EN TECHNIQUES DE RECHERCHE D’EMPLOIS ET EN MONTAGE DE PROJETS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 16 avril 2018 16:25

Cette session de formation, initiée par le Ministère de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, se déroulera du 16 au 21 avril 2018 au Centre des Collectivités Territoriales (sur la route de Kati).

S’adressant aux jeunes qui participeront à la formation, le Premier ministre les a encouragé à mieux se former et à s’engager dans la construction de leur pays.

class="gkFeaturedItemTitle" Réaction énergique du Gouvernement du Mali face aux dérives ethniques du Maire de la Commune de Koporona.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 14 avril 2018 23:09

Le Gouvernement du Mali a pris connaissance avec une profonde indignation des agissements du Maire de la commune de Koporona, cercle de Koro, M. Étienne POUDIOUGOU, dirigées contre la communauté peulh. Le Parquet a été saisi aux fins de diligenter les poursuites qui s'imposent.  En outre le Gouvernement du Mali a aussitot engagé une procédure de suspension du Maire de Koporona dont le comportement contrevient gravement aux lois de la République. 

Le gouvernement du Mali réitère son engagement à ne ménager aucun effort pour ramener la paix, pour renforcer  stabilité, la cohésion sociale et le Vivre Ensemble. 

Bamako, le 14 avril 2018.

class="gkFeaturedItemTitle" COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT DU 14 avril 2018.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 14 avril 2018 23:09

Face à la persistance de l’insécurité dans le centre de notre pays, particulièrement dans la zone de Koro, et ce malgré les efforts du Gouvernement et des personnes ressources pour ramener le calme, promouvoir la paix et le vivre-ensemble, le Premier ministre, Chef du Gouvernement ordonne aux Forces de défense et de sécurité de désarmer systématiquement tous les détenteurs d’armes, y compris ceux titulaires de permis de port d’arme, et aux autorités administratives régionales de suspendre la délivrance de permis de port d’arme, à compter de ce jour, jusqu’à nouvel ordre.

Parallèlement à ces mesures, des poursuites judiciaires seront engagées contre tous ceux qui seraient impliqués de près ou de loin dans les actions de violence, la diffusion de messages de haine ou d’incitation à la violence.

Bamako, le 14 avril 2018.

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Visite de travail et d’amitié de trois jours du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga à Ouaga, Niamey et Abidjan

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 7 avril 2018 21:14

La lutte contre le terrorisme, la sécurité et l’intégration économique sont les sujets phares abordés

Bamako, le 7 avril 2018 – En entreprenant, la semaine dernière (du 3 au 6 avril 2018) une visite de travail et d’amitié au Burkina Faso, au Niger et en Côte d’Ivoire, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a voulu imprimer une nouvelle dynamique à la coopération sécuritaire et économique et raffermir les relations avec nos voisins. Pour ce faire, le chef du Gouvernement a privilégié le dialogue direct et la concertation avec ses interlocuteurs. Une belle tradition ouest africaine bien ancrée. 

L’objet de la tournée du Premier ministre est de renforcer la coopération bilatérale et d’apprécier les différents efforts de développement en vue de créer un environnement plus sécurisé, plus stable et plus propice à l’émergence d’une zone économique spéciale. 

Après l’Algérie et le Maroc, le Premier ministre, Chef du gouvernement, Monsieur Soumeylou Boubèye Maïga, à l’invitation de ses homologues Paul Kaba Thiéba, Brigi Rafini et Amadou Gon Coulibaly, a effectué du 3 au 6 2018 une visite de travail et d’amitié au Burkina Faso, au Niger et en Cote d’Ivoire.

Avec chacun de ses homologues Burkinabè, Nigérien et Ivoirien, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a fait le point des relations bilatérales, aux fins d’envisager des pistes dans le but de donner un nouvel élan à la coopération ouest-africaine notamment dans le domaine sécuritaire, des échanges économiques, énergétiques et de la gestion transfrontalière.

Confrontés aux mêmes défis sécuritaires sur le fuseau-centre dans le cadre du G5 Sahel, les Chefs du gouvernement du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont fait la revue de leur coopération bilatérale et sous régionale dans le domaine sécuritaire et de lutte contre le terrorisme. « Parce que sur nos territoires respectifs, nous avons des groupes terroristes, des djihadistes, des groupes d’autodéfense, des différents groupes armés qui sont plus ou moins instrumentalisés par les forces que nous combattons. Faisant face aux mêmes problématiques, nous avons jugé nécessaire d’avoir une réponse concertée d’autant plus que nous avons une frontière commune. Nous avons des communautés de part et d’autre qui sont identiques » a expliqué le Premier ministre.

Soumeylou Boubèye Maïga et ses hôtes ont, à travers des entretiens en tête-à-tête et des séances de travail, exploré les voies les meilleures pour renforcer leur coopération en matière de mutualisation et d’échanges de renseignements, de stratégies et actions conjointes pour contrer le terrorisme et assurer la quiétude des populations, gage indispensable pour la relance des activités économiques et de développement. 

Plaidant pour une riposte militaire coordonnée au terrorisme dans le G5 Sahel et une coopération sécuritaire transfrontalière soutenue dans le cadre du Fuseau-centre, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a estimé à Ouaga et à Niamey que « la menace terroriste est un danger non seulement pour l'unité nationale, pour la cohésion sociale, mais aussi pour nos processus démocratiques et pour la stabilité de nos institutions étatiques. C'est fort de cela que nous avons développé de larges convergences et je pense que les recommandations issues de nos travaux seront utiles dans ce combat ».

Soumeylou Boubèye Maïga et ses homologues entendent traduire ce combat par des mesures fortes et immédiates à travers une concertation permanente entre autorités de part et d'autre de la frontière, des échanges d’information et de renseignement et la coordination des actions pour éradiquer le terrorisme et restaurer la sécurité au niveau du Fuseau centre.

 « Il est important, disent-ils, même vital que les gouverneurs, les hauts commissaires et les préfets puissent se parler un peu chaque fois que c’est nécessaire afin que nous puissions avoir des informations utiles, que nous puissions mutualiser nos moyens pour faire en sorte que les terroristes ne puissent pas avoir accès à nos territoires respectifs » reconnaissent les trois Premiers ministres

L’ambition légitime est de faire du fuseau la pièce maîtresse du G5 qui conduira la riposte militaire et sécuritaire concertée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre du Burkina Paul Kaba Thiéba résume bien, en ces termes, cette option commune : « Nous sommes confrontés à la même menace terroriste qui malheureusement frappe nos deux pays. En tant que frères, nous nous devons de renforcer nos liens, les moyens au sein de la structure sous régionale comme la force conjointe du G5 Sahel »

En effet, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et ses homologues ouest-africains sont bien conscients que l’option militaire est indispensable pour neutraliser les terroristes avérés. Toutefois, les Chefs du gouvernement estiment qu’il ne faut pas laisser les efforts développement absorbés par les questions sécuritaires. Les germes du radicalisme et du terrorisme se trouvant aussi dans la pauvreté des populations qui deviennent vulnérables. C’est pourquoi, il faut investir dans le bien-être des Burkinabè et des Maliens, surtout dans les zones à risque et jadis oubliées.

Conscients que la réponse au terrorisme est aussi une lutte contre les inégalités et l'injustice, la pauvreté et la désespérance qui poussent dans bien des cas les populations dans les griffes des terroristes et bandes mafieuses, Soumeylou Boubèye Maiga et ses homologues ont jugé important et urgent d’apporter de manière concertée, un peu plus de développement, un peu plus de mieux-être, un peu plus d'espérance à nos populations afin qu'elles puissent être à l'abri de l'influence des groupes criminels et terroristes de tous poils.

Aussi, ont-ils convenu d’entreprendre des actions transfrontalières pour améliorer les conditions de vie de nos populations, leur accès aux soins et à la scolarisation, pour couper les groupes terroristes et criminels de base de recrutement.

Il y a urgence préconise le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga à entreprendre des initiatives et actions fortes de développement pour offrir des perspectives d’accès à différentes opportunités économiques, d’espérance et d’épanouissement. « C’est pourquoi, a-t-il souligné, nous avons avancé cette idée d’avoir une zone économique spéciale à notre frontière commune dans le secteur Sikasso-Bobo et Korogho de manière à créer un environnement favorable à ce que des unités industrielles et semi-industrielles puissent prospérer dans cette zone et puis devenir une locomotive pour nos pays respectifs », a développé le Malien. 

Le but de cette zone économique spéciale est d’offrir plus d'opportunités à nos opérateurs économiques, ainsi qu'à nos entreprises et d’ouvrir des espaces de dialogue, d’échanges avec d’autres acteurs, de manière à ce que tous ceux qui renoncent à la violence puissent avoir d’autres perspectives.  

Cette zone économique spéciale qui sera implantée à la frontière commune, entre Sikasso (au Mali), Bobo-Dioulasso (au Burkina) et Korhogo (en Côte d'Ivoire) permettra de nourrir les échanges commerciaux qui vont créer de l'activité économique et de l'emploi, pour contrer le terrorisme qui se nourrit de la pauvreté.

L’ambition de la Zone économique spéciale, a dit le Premier Ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, est de mettre en synergie toutes les opportunités de développement, entre les trois pays, de manière à rendre nos économies encore plus complémentaires, en particulier dans la zone transfrontalière. Il s’agit de construire, un espace commun de sécurité, de promotion humaine et de développement. D’où le souhait que les relations économiques entre nos pays soient à la hauteur de leur complémentarité historique et géographique.

La tournée ouest-africaine a été aussi l’occasion d’échange avec ses homologues sur les sujets relatifs à la fourniture de l’énergie et au transport des produits pétroliers, la transformation des matières premières, le partage des expériences en matière d’orpaillage traditionnel mais aussi la gestion des populations réfugiées et l’immigration clandestine.

Rappelons que le Premier ministre, Chef du gouvernement Monsieur Soumeylou Boubèye Maïga, était accompagné au cours de sa tournée ouest-africaine d’une délégation de haut niveau comprenant notamment le ministre de l’économie et des finances, Dr Boubou Cissé (pour l’étape de la Cote d’Ivoire), le Ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé, Me Baber GANO (pour l’étape du Burkina et du Niger), Mme la ministre du tourisme et de l’artisanat, Nina Walett Intalou (pour l’étape du Niger et de la Cote d’Ivoire) et le Chef d’Etat major général des forces armées maliennes, le Général Bemba Keïta.

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Visite du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga en Côte d’Ivoire :Pour construire un espace commun de sécurité, de promotion humaine et de développement

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 6 avril 2018 14:48

Abidjan, le 5 avril 2018 - Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Monsieur Soumeylou Boubeye Maïga a bouclé, ce vendredi 6 avril, à Abidjan sa tournée ouest-africaine par la rencontre, à la mi-journée, avec le Président ivoirien, Son Excellence Alassane Dramane Ouattara.

Dans la capitale ivoirienne, le Premier ministre a eu un entretien en tête-à-tête avec son homologue ivoirien Amadou Gon Coulibaly suivi d’une séance de travail élargie aux deux délégations. Maliens et ivoiriens ont fait le tour d’horizon de leur coopération bilatérale notamment en matière énergétique, de transport de produits pétroliers, la transformation des matières premières, le partage des expériences en matière d’orpaillage clandestin. 

Ils ont aussi exploré les meilleures pistes pour renforcer leur coopération dans le domaine de la sécurité, du renseignement et de la lutte contre le terrorisme.

La création de zones économiques spéciales et les opportunités qu’offrent ces zones cibles, sont des sujets abordés entre Ivoiriens et Maliens.  Il se révèle que ces zones économiques spéciales regorgent de potentiel commun important en ressources naturelles, et possèdent de  capacités de transformation des produits agricoles et d’infrastructures routières et aéroportuaires.

L’ambition de la Zone économique spéciale est, a déclaré le Premier Ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, de mettre en synergie toutes les opportunités de développement, entre nos deux pays, de manière à rendre nos économies encore plus complémentaires, en particulier dans la zone transfrontalière. Il s’agit de construire avec la Côte d’Ivoire, un espace commun de sécurité, de promotion humaine et de développement. D’où son souhait que les relations économiques entre nos deux pays soient à la hauteur de leur complémentarité historique et géographique.

Sur le plan de l’énergie et des hydrocarbures, le Chef du gouvernement ivoirien Monsieur Amadou Gon Coulibaly a réitéré la volonté et la disponibilité de son pays d’honorer ses engagements dans la fourniture de l’énergie (soit60 Kw extensible à 80Kw) et du transport des produits pétroliers.

Sur le plan de la sécurité, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a fortement plaidé pour une convergence de vues dans la lutte contre le terrorisme à travers la force conjointe du G5 Sahel et aussi l’implication diligente et efficace des voisins immédiats. 

Pour sa part, le Premier ministre Ivoirien, monsieur Amadou Gon Coulibaly s’est félicité de « l’effectivité du G5 Sahel » et des progrès déjà réalisés avant de réitérer la solidarité et le soutien de son pays au nôtre dans cette lutte commune contre le terrorisme. 

Pour la dernière étape de sa tournée ouest-africaine, le Premier ministre, Chef du gouvernement Monsieur Soumeylou Boubèye Maïga, était accompagné à Abidjan d’une importante délégation comprenant le ministre de l’Economie et des finances, le Dr Boubou Cissé, la ministre du tourisme et de l’artisanat, Mme Nina Walett Intalou et le Chef d’état-major général des forces armées maliennes, le Général Bemba Keïta.

il faut rappeler  que la  visite d’amitié et de travail du Premier ministre en Cote d’Ivoire visait, entre autres, de faire la revue de la coopération bilatérale entre nos deux États. Et aussi d’engager des réflexions et échanges fructueux sur les perspectives de faire de notre espace sous régional, un environnement plus sécurisé, plus stable afin de voir se réaliser le chantier de la zone économique spéciale. 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga à Abidjan :La coopération économique domine les débats

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 5 avril 2018 16:32

Abidjan le 5 avril 2018 - En provenance de Niamey, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga est arrivé, ce jeudi 5 avril, dans la capitale Ivoirienne, Abidjan, où il a été accueilli par son homologue ivoirien le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly avec qui il a eu un tête à tête. 

Un second entretien élargi aux membres des deux délégations est prévu, ce jeudi, entre les deux chefs du Gouvernement. Au cours de cette rencontre, des questions économiques vont dominer les débats. Notamment la création des zones économiques spéciales dans trois villes frontalières de Korhogo (pour la Côte d’Ivoire), Sikasso (pour le Mali) et Bobo dioulasso (pour le Burkina Faso). Bien entendu, les sujets relatifs à la  sécurité et à la lutte contre le terrorisme seront également discutés entre Maliens et Ivoiriens. 

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga sera reçu, demain vendredi 6 avril, par le Président de la Côte d’Ivoire, Son Excellence Alassane Dramane Ouattara à qui il transmettra le message d’amitié et de fraternité du Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta. 

C’est ici à Abidjan que prend fin, demain vendredi 6 avril, la tournée du Premier ministre dans trois pays de la sous région : Burkina Faso, Niger et Côte d’Ivoire. 

Il faut rappeler que cette tournée du Premier ministre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines économiques et commerciaux, de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme et la gestion transfrontalière entre nos États. 

Centre d’Information gouvernementale du Mali (CIGMA)

 

 

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" VISITE DU PREMIER MINISTRE À NIAMEY: Soumeylou Boubèye Maïga et Brigi Rafini décident de travailler pour une victoire irréversible sur le terrorisme

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 5 avril 2018 16:25

Bamako, le 4 avril 2018 - Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Monsieur Soumeylou Boubèye Maïga, accompagné d’une importante délégation, a effectué à Niamey les 4 et 5 avril 2018 une visite de travail et d’amitié à l’invitation de son homologue du Niger, M. Brigi Rafini.

Après un premier tête-à-tête dans une ambiance fraternelle et un climat de parfaite compréhension, Soumeylou Boubèye Maïga et son homologue ont eu dans l’après-midi une séance de travail élargie aux membres de leurs délégations respectives. Cette séance de travail a été consacrée au renforcement de la coopération bilatérale, aux questions sécuritaires et humanitaires, à la lutte contre le terrorisme et à la gestion des populations de part et d'autre de notre frontière commune longue de 820 km.  

Au titre de la coopération bilatérale, les deux chefs du gouvernement se sont félicité de l’excellente qualité des relations séculaires empreintes de fraternité, d’amitié et de solidarité entre leurs pays et ont réaffirmé leur volonté de tout mettre en œuvre pour les renforcer et élargir davantage notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la gestion transfrontalière.

Saluant le leadership de son hôte pour les efforts importants en cours pour le retour de la paix et de l’administration au nord de notre pays, le Premier ministre Brigi Rafini estime que l’exposition aux mêmes types de menaces ainsi que la porosité des frontières engagent le Mali et le Niger à renforcer leur coopération en matière sécuritaire et des renseignements pour triompher des terroristes. 

Soumeylou Boubèye Maïga a tenu à exprimer à ses hôtes les salutations et la reconnaissance du Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta et du peuple malien au Président du Niger, Son Excellence Mahamadou Issoufi pour son engagement constant et sa solidarité à toutes les épreuves dans le cadre de la restauration de la souveraineté de notre pays et pour l’accueil et l’intégration de nos réfugiés. 

Saluant l’expérience nigérienne en matière de lutte contre le terrorisme, le Premier ministre a plaidé pour une coopération plus accrue entre nos forces de défense et de sécurité à travers une harmonisation de nos stratégies et une coordination plus poussée de nos actions anti-terroristes. Pour obtenir plus de résultats et une victoire irréversible contre le terrorisme, M. Maïga a plaidé pour le renforcement de la coopération transfrontalière et a émis le souhait que nos deux pays soient à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme dans la l’espace sahélien.

Dans le communiqué final rendu public à l’issue de la séance de travail élargie, les deux parties ont fermement condamné les attaques terroristes au Mali et Niger. Profondément préoccupés par la persistance des menaces sécuritaires dans leurs pays respectifs, Soumeylou Boubèye Maïga et Brigi Rafini ont aussi condamné le terrorisme sous toutes ses formes et réaffirmé leur engagement commun à le combattre ainsi que toutes les situations d’économie criminelle et d’extrémisme violent à travers une approche concertée, globale, inclusive et multidimensionnelle.

S’agissant de la gestion des refugiés maliens du Niger (plus de 50.000), le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga a remercié le Niger pour tous les efforts en vue de l’accueil et de l’intégration des réfugiés maliens à travers des programmes d’urbanisation pour assurer leur accès au foncier, au logement et aux activités d’autonomisation.

Au cours de sa visite de travail et d’amitié, le premier ministre, Chef du gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga a été reçu en audience ce mercredi après midi par le Président du Niger, Son Excellence Mahamadou Issoufou à qui il a transmis un message d’amitié et de fraternité du Président IBK.

Rappelons que cette visite s’inscrit dans le cadre des traditions de concertation et de dialogue entre les deux pays frères et traduit leur volonté d’imprimer une nouvelle dynamique pour une coopération multiforme.

Le Premier ministre, Chef du gouvernement Monsieur Soumeylou Boubèye Maïga, était accompagné à Niamey d’une importante délégation comprenant notamment le Ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé, Me Baber GANO et le Chef d’Etat major général des forces armées maliennes, le Général Bemba Keïta.

 

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga à Niamey : La coopération bilatérale et la lutte contre le terrorisme en point de mire

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 4 avril 2018 23:43

Niamey, le 4 avril 2018 – Après Ouagadougou, le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga est arrivé, ce mercredi 4 avril à Niamey où il poursuit son périple dans la sous région.

Niamey, seconde étape de sa tournée, Soumeylou Boubèye Maïga a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue nigérien Monsieur Brigi Rafini accompagné de plusieurs membres de son gouvernement.

Cet après midi, une séance de travail a réuni, à la Primature du Niger, les deux délégations Malienne et Nigérienne autour des deux chefs du gouvernement. 

Les questions abordées au cours de la rencontre sont relatives au renforcement de la coopération bilatérale entre nos deux États, à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme dans la sous région, en général, et à travers nos frontières communes, en particulier. Des questions non moins importantes, comme la migration ou la gestion nos frontières communes ont été également discutées entre Maliens et Nigériens.

Aux termes de la séance de travail le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga sera reçu en audience par le Président du Niger, Son Excellence Mahadou Issoufi.

Il faut rappeler que le Chef du gouvernement est accompagné d’une délégation de niveau niveau comprenant notamment le Ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé, Me Baber GANO et le Chef d’Etat major général des forces armées maliennes, le Général Bemba Keïta.

 

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