Primature

Switch to desktop Register Login

class="gkFeaturedItemTitle" Industrie : EN GRAND BESOIN DE FINANCEMENTS ALTERNATIFS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 25 novembre 2014 17:21

Cette nécessité a été fortement exprimée lors de la célébration de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique
Dans notre pays, le secteur de l’industrie est miné par de nombreux problèmes d’ordre structurel et conjoncturel qui expliquent son retard de croissance, voire sa stagnation. Pendant que des pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal affichent entre 3000 et 4000 entreprises industrielles, le Mali n’en enregistre que 300.
Cette situation défavorable était au centre des débats lors de la célébration, samedi, de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique. La cérémonie d’ouverture de la manifestation s’est déroulée au CICB sous la présidence du Premier ministre Moussa Mara.
Le thème central retenu cette année par notre pays était : « les sources de financement alternatives ». Au niveau international, c’était « le développement industriel inclusif et durable ». Cette célébration a mobilisé autour de la direction nationale de l’industrie, l’Organisation patronale des industries du Mali (OPI) et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industrielle (ONUDI). La journée d’échange a permis aux représentants des organisations du secteur privé, aux chefs d’entreprise, aux capitaines d’industrie et aux acteurs étatiques de débattre des problèmes liés au développement industriel de notre pays. En plus du thème principal retenu, d’autres sujets thématiques portant notamment, sur le développement inclusif et durable, le secteur de l’agro-industrie pour la sécurité alimentaire et le rôle de la commande publique dans le développement industriel ont enrichi les débats.
Des échanges, il ressort que notre pays est à la traine sur son développement industriel non seulement du fait de son enclavement, mais aussi par la faiblesse des politiques de développement industriel menées jusque là. Dans un livre blanc élaboré à la veille de l’élection présidentielle, l’OPI dresse un diagnostic consternant mais, surtout, propose des mesures énergiques visant le développement du secteur.
Selon le patron de cette organisation, Cyril Achcar, notre pays connaît un déficit de la balance commerciale de 400 milliards de Fcfa, un montant équivalent presque à l’aide publique au développement. De son point de vue, les politiques industrielles théoriques menées par le passé doivent nous convaincre que l’industrialisation est la voie obligée pour le développement.
21 solutions de relance de l’industrie sont proposées dans le livre blanc prenant en compte les difficultés rencontrées pendant 39 ans de pratique et de transformation industrielle. Cyril Achcar a insisté sur le profit que l’industrialisation accrue peut générer en terme de création d’emplois, d’accroissement des revenus et de la valeur des produits, surtout agricoles. Elle favorisera aussi les progrès technologiques avec des perspectives économiques aux femmes et jeunes pour sortir de la pauvreté.

UN ACCOMPAGNEMENT ENGAGE. Du côté des pouvoirs publics, des mesures vigoureuses sont engagées pour booster le secteur. Le gouvernement, pour atteindre un niveau de développement industriel soutenu, table en priorité sur le développement de l’agro-industrie. Selon le ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Moustapha Ben Barka, c’est un moyen inclusif qui permet, en se focalisant sur nos ressources propres, de résorber l’autosuffisance alimentaire et de générer plus de ressources financières.
C’est à cet effet que le gouvernement a décidé de réaliser des agropoles dans les zones de production qui reflètent l’articulation entre produits agricoles et activités de transformation. En gros, explique le ministre Ben Barka, la stratégie adoptée repose sur l’approche filière afin de tirer le meilleur parti des avantages compétitifs que nous avons. Elle s’appuie également sur la mobilisation d’importantes ressources financières à long terme nécessaires pour assurer le financement des projets industriels.
Cependant, Moustapha Ben Barka a fait remarquer que de tels financements font du tort à notre secteur industriel car le système bancaire classique a montré ses limites. Pour résoudre cet épineux problème qui entrave la marche de l’industrialisation de l’Afrique en général et de notre pays en particulier, le ministre a préconisé de se tourner vers la recherche de sources alternatives, d’où le thème de la présente journée.
Le chef du gouvernement, Moussa Mara, a rappelé que le volet concernant la mise en œuvre du livre blanc de l’OPI figure dans sa déclaration de politique générale, comme une priorité en matière de développement industriel. Le développement de notre pays passe nécessairement par celui de son industrie, nous devons tous nous y engager, a recommandé Moussa Mara qui a exhorté les acteurs en charge de la question à travailler d’arrache-pied pour aller vers la concrétisation des propositions contenues dans ce livre blanc. Aussi, a-t-il invité les industriels à explorer des domaines comme l’industrie culturelle et les nouvelles technologies qui sont porteurs d’un grand potentiel.
La célébration de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique dans notre pays, a été marquée aussi par une foire exposition de produits fabriqués au Mali. La visite des stands par le Premier ministre a mis fin à la cérémonie.
Lougaye ALMOULOUD

class="gkFeaturedItemTitle" Pourparlers d’Alger : LENTEUR DANS LES DISCUSSIONS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 25 novembre 2014 17:14

Les pourparlers entre le gouvernement et les groupes armés du nord se poursuivent dans la capitale algérienne. Cependant, les jours passent et se ressemblent. Ou presque. Les questions politiques et institutionnelles qui ont fait l’objet de discussions intenses depuis la reprise des pourparlers n’ont pas encore été épuisées. On a l’impression que les choses tournent en rond car depuis quatre jours il y a aucun signe d’évolution.
Il y a trop de divergences autour du document de synthèse de la médiation censé être la base du futur préaccord. Le MNLA et ses alliés de la Coordination des mouvements de l’Azawad s’accrochent à leur projet de fédéralisme alors que le document de synthèse ne fait aucune allusion à cette notion. Par contre, il ne prend en compte que la proposition du gouvernement relative à la décentralisation poussée ou la régionalisation. C’est un système de gouvernance qui permet aux collectivités locales de se développer sur le plan politique, économique, social et culturel. En réalité, le MNLA et ses alliés n’ont pas assez d’arguments pour défendre la faisabilité de leur projet de fédéralisme devant l’équipe de la médiation. Ils se contentent seulement de dire que le projet peut aboutir si les autorités maliennes ont la réelle volonté.
Du côté de la délégation gouvernementale, il n’y a pas question de s’attarder sur la notion de fédéralisme pour la simple raison que ce projet ne pourra jamais aboutir. La preuve, c’est que des milliers des Maliens ont manifesté dans toutes les grandes villes du pays pour dire non à l’indépendance, à l’autonomie, au fédéralisme. Cette démonstration de force démontre à suffisance que nos compatriotes s’opposent à tout changement du système étatique actuel.
La délégation du gouvernement s’étonne d’ailleurs que ce projet de fédéralisme soit aujourd’hui au centre des discussions alors qu’il n’apparait nulle part dans le document de synthèse de la médiation.  » Nous avons écarté ce qui n’est pas acceptable à ce stade de négociations en particulier les notions de fédéralisme et de l’Azawad et nous avons expliqué pourquoi… Il est important que la discussion se centre de plus en plus sur le document qui a été soumis par la médiation et qui constitue pour nous la seule base de la conversation à ce stade des pourparlers », avait déclaré à la presse le chef de la délégation gouvernementale, le ministre des Affaires, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Son propos est une interpellation à l’endroit de l’équipe de la médiation qui doit faire en sorte que les éléments de discussions soient seulement ceux qui sont dans le document de synthèse.
Cette étape de la troisième phase des pourparlers devrait prendre fin demain mercredi avec l’élaboration d’un préaccord. Mais à ce rythme, ce n’est pas évident que les choses puissent se dérouler comme prévu.
Envoyé spécial
M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" En séjour au Sénégal Moussa Mara rencontre ses compatriotes et s’exprime sur l’économie informelle

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 24 novembre 2014 17:33

A l’invitation de son homologue de la République du Sénégal, M. Mohamed Dionne, le Premier ministre Moussa Mara séjourne depuis ce dimanche 23 novembre 2014  à Saly  au Sénégal.
A son arrivée dimanche, le Premier ministre a été accueilli par son homologue Sénégalais  et une importante colonie des maliens du Sénégal.  
En début de soirée, le Premier ministre a rencontré à l’Ambassade du Mali  au Sénégal,   la communauté malienne. Au cours de cette grande assemblée, l’Ambassadeur du Mali, le Président de la communauté ont notamment évoqué le processus de paix, la situation de la prévention et de la lutte contre l’épidémie Ebola.
Dans son intervention, le chef du Gouvernement a développé les éléments de réponse à toutes ces préoccupations. Les débats ont également porté sur la situation des détenus maliens au Sénégal pour divers délits et l’accès aux logements sociaux au Mali.  La rencontre a ensuite pris fin par des prières pour le Mali et les maliens.  
Ce lundi 24 novembre, le Premier ministre Moussa Mara  a coprésidé à Saly, 80 km de Dakar, la cérémonie d’ouverture des 15è assises de la fédération internationale des experts comptables et commissaires aux comptes francophones (FIDEF) aux côtés de son homologue du Sénégal, M. Mohamed Dionne. Organisées en marge du XVè Sommet de la Francophonie en qualité d’évènement associé, les participants venus de divers horizons du monde débattront deux jours durant  du thème « Economie informelle, économie émergente, la profession comptable s’engage »  sous le haut patronage du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Dans son intervention, le Premier ministre malien lui-même du métier, s’est dit honoré d’avoir été invité à cette importante rencontre du donner et du recevoir. S’exprimant sur le thème de la rencontre, il a indiqué que nos pays doivent fournir des efforts pour réduire les méfaits liées au commerce informel nonobstant leur dynamisme.   Il a également exprimé sa gratitude aux autorités sénégalaises pour leur accueil de ces assises en marge du sommet de la Francophonie, mais surtout pour leur soutien au Mali dans le cadre du règlement définitif de la crise qui secoue sa partie septentrionale. Dans ce cadre, le contingent de la Minusma compte en son sein des soldats sénégalais qui ont pour certains payé de leur vie leur mission au Mali.   
Si la pratique de l'économie informelle procure des gains faciles, l'ampleur des conséquences est importante sur la société. L'évasion fiscale et le travail au noir pénalisent grandement les individus qui respectent les lois et doivent supporter un fardeau fiscal additionnel. Les travailleurs au noir ne bénéficient d'aucune protection sociale, les consommateurs d'aucune garantie. Les entreprises ont à faire face à une concurrence déloyale préjudiciable à l'emploi, de la part de ceux qui ne respectent pas les obligations générales fiscales et sociales. Les acteurs de l'économie informelle sont discriminés jusque dans le langage économique: les termes investissement et investisseurs ne couvrent en général que les opérateurs de l'économie dite moderne, et bien entendu les investissements extérieurs.

Source : CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Le président Ibrahim Boubacar Keïta à Niamey : TEMOIGNAGE DE RECONNAISSANCE ET PARFAITE IDENTITE DE VUES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 24 novembre 2014 13:13

Le Mali et le Niger sont deux pays liés par l’histoire et la géographie qui ont choisi de travailler ensemble pour faire face aux défis du moment
Pourparlers intermaliens d’Alger : LA MEDIATION TENTE DE RAPPROCHER LES POSITIONS
Le gouvernement et les Mouvements signataires de la plateforme d’Alger sont pour la régionalisation. Tandis que le MNLA et ses alliés soutiennent le fédéralisme
Tous les protagonistes sont d’accord que cette troisième phase des pourparlers d’Alger est une étape cruciale du processus, car il s’agit de s’accorder sur l’essentiel pour aller à un préaccord. Après l’ouverture des travaux, les discussions de fond ont aussitôt commencé. Le week-end a été dominé par les rencontres tripartites à huis clos à la Résidence El Mithak. L’équipe de la médiation a d’abord rencontré la délégation gouvernementale et la Coordination des mouvements de l’Azawad. Les médiateurs ont ensuite rencontré à la fois la délégation du gouvernement et les Mouvements signataires de la plateforme d’Alger. La tâche des facilitateurs est de rapprocher les positions des différentes parties autour du document de synthèse pour la paix et la réconciliation au Mali. Mais les choses ne sont pas faciles car les divergences sont bien réelles.
Le constat est qu’à ce stade des pourparlers, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA tendance radicale)  font  pression sur tout le monde en remettant sur la table leur projet de fédéralisme et refusent de faire des concessions. On peut dire que le MNLA tient vraiment à rester sur cette position. C’est pourquoi il a mis en avant les tenants de la ligne dure comme Mossa Ag Assarid et Mahamadou Djéri Maïga. Ce dernier était absent lors de l’élaboration du document de synthèse après avoir été écarté dès l’entame des pourparlers. Aujourd’hui, l’homme refait surface à un moment crucial du processus et attire l’attention de la presse.
C’est aussi le cas de Mossa Ag Assarid qui n’hésite pas, devant les cameras du monde entier, à rejeter à ce stade des négociations le système de gouvernance locale proposé par le gouvernement. Il feint d’ignorer que cette proposition figure en bonne place dans le document élaboré par l’équipe de la médiation pour la paix et la réconciliation. Il continue de soutenir mordicus que l’opportunité doit être maintenant donnée aux populations du Nord du Mali de gérer librement leur territoire. « Le thème Azawad ne doit pas être un tabou. Il ne doit pas non plus être un mot qui choque le gouvernement du Mali. Si nous avons reconnu l’intégrité territoriale du Mali, il ne faut pas qu’à l’intérieur de cette intégrité territoriale il y ait des choses qui nous empêchent de nous entendre », argumente-t-il, ajoutant : « nous cherchons à avoir un accord qui puisse être un contrat social entre les deux parties dans le seul intérêt général de nos populations. Si nous avons cette volonté, nous ne pouvons pas ne pas avoir un accord ».
La solution du fédéralisme est rejetée par les Mouvements signataires de la plateforme d’Alger composée de la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA), du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA tendance modérée), de la Coordination des mouvements et forces de résistance (CMFR) et du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et Alliés (GATIA). Leur position rejoint celle du gouvernement. Ces mouvements soutiennent que les pourparlers doivent aboutir à un accord qui peut être appliqué sur le terrain. « Nous avons abordé des questions très pertinentes se rapportant à la prise en charge des éléments de l’accord. Il s’agit des questions de sécurité, des questions politiques et institutionnelles, législatives et réglementaires, des questions de gouvernance. Nous n’avons pas demandé ce qui est impossible. Nous restons objectifs. Néanmoins, nous sommes convaincus que ce qui s’est passé dans le nord du Mali, oblige qu’il y ait nécessairement un changement dans la gouvernance et que la sécurité soit la priorité pour tout le monde…Tant que l’armée n’aura pas été capable de se déployer sur l’ensemble du territoire pour sécuriser l’ensemble des populations, il n’y aura de paix et de développement. C’est ça notre position. Je pense que notre message a été bien passé du coté de la médiation », souligne Me Harouna Toureh, le président des mouvements.

COMPROMIS, CONCESSIONS ET REALISME. Pour sa part, le chef de la délégation du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, assure que le gouvernement est prêt à faire un pas en avant et demande au MNLA et ses alliées de faire de même et surtout de faire preuve de réalisme et de retenue. « Chacune des parties a donné son point de vue sur le document de la médiation en toute franchise, avec les arguments nécessaires. Nous avons défendu la position du gouvernement tout en valorisant la qualité du travail qui a été fait par l’équipe de la médiation ; tout en mettant en avant les points qui sont les plus importants pour le gouvernement. Nous avons écarté ce qui n’est pas acceptable à ce stade des négociations en particulier les notions de fédéralisme et de l’Azawad et nous avons expliqué pourquoi. Je crois que l’équipe de la médiation a pris bonne note de ces différents éléments. Nous sommes venus dans ce processus avec la détermination d’aboutir à la paix. Nous pensons que chacun de nous doit faire un effort dans ce cadre, et faire preuve de retenue et d’un engagement réel », soutient-il.
Le ministre Diop rappelle que le document de la médiation prend en compte le mode de gouvernance locale proposé par le gouvernement et qui permet aux collectivités territoriales de se développer économiquement. « Il est important que la discussion soit centrée de plus en plus sur le document qui a été soumis par la médiation et qui constitue pour nous la seule base de la conversation à ce stade », fait-il remarquer. Par rapport aux accusations du MNLA et ses alliés contre l’Etat malien de 1960 à nos jours, le ministre Diop dira : « un accord de paix nous donnera un espace nécessaire pour rétablir la vérité et la justice ».
Les prochains jours seront très déterminants pour toutes les parties présentes dans la capitale algérienne. La chef de la délégation gouvernementale, Abdoulaye Diop, pense qu’il faut arriver à une paix sincère et non imposée au bout du fusil et que l’équipe de la médiation aura assez d’éléments pour bâtir une stratégie qui permet de rapprocher les parties.
Compromis, concessions, réalisme sont les mots sur lesquels les médiateurs ont beaucoup insisté lors de la cérémonie d’ouverture de ce troisième round. Si elle ne parvient pas à rapprocher les positions des protagonistes, la médiation sera de toute façon amenée à trancher tôt ou tard pour vraiment faire la paix dans notre pays.
Envoyé spécial
M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Le président Ibrahim Boubacar Keïta à Niamey : TEMOIGNAGE DE RECONNAISSANCE ET PARFAITE IDENTITE DE VUES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 24 novembre 2014 13:07

Le Mali et le Niger sont deux pays liés par l’histoire et la géographie qui ont choisi de travailler ensemble pour faire face aux défis du moment
Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta qui a pris part vendredi à l’investiture du président de la transition du Burkina Faso était samedi à Niamey pour une visite de travail et d’amitié d’une journée. Il était 10h24 minutes lorsque l’avion présidentiel à atterri à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Au bas de la passerelle, le président Mamadou Issoufou, le Premier ministre Brigi Rafini et l’ensemble des corps constitués. Le chef de l’Etat était accompagné d’une importante délégation comprenant le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Bah Daou, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Porte-parole du gouvernement Mahamane Baby et celui du Développement rural, Bocari Tréta.
Après le salon d’honneur, les deux personnalités ont eu un tête à tête dans un bureau du palais présidentiel avant de codiriger une séance de travail élargie aux deux délégations. A l’issue de cette séance, un communiqué conjoint a été publié et les deux chefs d’état ont animé un point de presse.
Dans toutes les interventions, comme dans le communiqué final, il apparait clairement une identité de vues entre les parties maliennes et nigérienne.
Le Mali et le Niger sont deux pays liés par l’histoire et la géographie, qui ont destin commun et qui ont choisi de travailler ensemble pour faire face aux défis du moment. Ces défis sont les questions de sécurité, la lutte contre les criminalités en tous genres, les trafics et l’instabilité dans la bande sahélo-saharienne.
. Ibrahim Boubacar Keïta a vivement remercié le président Mamadou Issoufou et le peuple nigérien pour leur appui depuis l’éclatement de la crise malienne. Il a longuement mis l’accent sur la constance de la position nigérienne. Il a ajouté que si tous les voisins du Mali avaient fait preuve de la même constance, il  y a longtemps que la crise serait réglée. « La sécurité du Mali est une question de sécurité intérieure du Niger », a répondu Mamadou Issoufou. Il a rédit ce qu’il avait au président de la transition Dioncounda Traoré. « Quand le Mali est attaqué, le Niger se sent attaqué ».
Le président Ibrahim Boubacar Keïta enchaîne en indiquant que la solidarité entre nos Etats est un impératif. Il suffit pour s’en convaincre de voir ce qui se fait ailleurs, avec la constitution de grands ensembles. Le président nigérien a soutenu que son pays reste aux côtés du Mali.
Ibrahim Boubacar Keïta est revenu sur les liens d’amitié qui le lient au président nigérien. C’est une amitié d’un quart de siècle dont l’un des points marquants a été la présence d’IBK au congrès constitutif du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, la formation de Mahamadou Issoufou en 1991. Depuis lors une amitié s’est nouée entre les deux hommes qui ont en charge la gestion des deux pays.
Ibrahim Boubacar Keïta a aussi relevé que les autorités nigériennes, notamment le ministre des Affaires étrangères défendent dans les tribunes internationales, une position dans laquelle, le Mali se reconnait. Le chef de l’Etat appelle à travailler à décoder les malices et à identifier les vraies menaces. Pour cela, il existe déjà une proximité idéologique.
Mahamadou Issoufou a dit avec fermeté que son pays est pour un Mali uni, démocratique et laïc. « Nous ne ferons jamais de concessions sur ces valeurs ».
Le Mali veut la paix. Il est engagé avec fermeté dans le processus de paix à Alger. Il aspire aujourd’hui à un nouveau départ. Pour lui, rien n’est compromis.
Il ajoute que tant que le Niger et le Mali restent sur cette voie, les deux pays iront assez  loin.
Ibrahim Boubacar Keïta qui a indiqué qu’en réalité même s’il a mis du temps à se rendre au Niger, il est en contact étroit avec son homologue et les deux pays même beaucoup de choses de concert.
Il a aussi rendu hommage aux soldats nigériens tombés en terre malienne et invité à  redoubler de vigilance pour mettre fin à cette situation. Il salue dans ce cadre le renforcement de la mission de la MINUSMA et invite à une riposte appropriée dace aux forces négatives.
A.      LAM

LE NIGER OUVRIRA UNE AMBASSADE A BAMAKO
A l’issue de la séance de travail que Maliens et Nigériens ont eu à l’occasion de la visite de travail et d’amitié à Niamey les deux parties ont rendu public un communiqué conjoint qui a été lu par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby.
Le texte indique que « les deux chefs d’Eta se sont félicités des liens historiques de fraternité et de solidarité agissantes existant entre les deux pays et ont exprimé leur volonté de redynamiser cette coopération ».
Il a été instruit aux deux ministres des Affaires étrangères de convoquer, dans les délais les meilleurs, la 8ème session de la Commission mixte nigéro-malienne de coopération. Mahamadou Issoufou s’est réjoui du bon déroulement des dernières législatives et saluer le peuple malien pour la maturité dont il a fait preuve.
IBK a remercié le président et le peuple nigériens pour l’accueil chaleureux, l’hospitalité et le soutien constant que le Niger continue d’apporter  à notre pays.
Les deux chefs d’Eta ont déploré et condamné les attaques sans cesse croissantes des terroristes au Mali et dans les régions frontalières du Niger. Ils se sont félicités du déploiement de la MINUSMA et appelé la communauté internationale à apporter son soutien matériel, financier et technique attendu par l’organisation des Nations unies. « Ils ont rendu un vibrant hommage aux hommes civils et militaires déployés au Mali dans le cadre de cette opération des Nations Unies », lit-on dans le texte.
Déplorant les évènements survenus à Kidal le 21 mai dernier, les deux chefs d’Etat ont souligné la nécessité du désarment de tous les groupes armés, conformément aux accords de Ouagadougou.
Mahamadou Issoufou et son hôte « exhortent vivement tous les mouvements armés maliens à renoncer  à  la lutte armée, à rompre avec AQMI, rejeter le terrorisme, à reconnaître l’intégrité et l’unité territoriale du Mali ainsi que la forme républicaine et laïque de l’Etat, en vue d’une issue négociée de la crise que connait le Mali ». Ils se félicitent de la poursuite à Alger, à l’initiative louable du président Abdel Aziz Boutéflika des discussions inter-maliennes et ont formulé le vœu qu’elles débouchent rapidement sur un accord définitif prenant en compte l’indivisibilité du Mali.
Les deux chefs d’Etat renouvellent leur engagement à promouvoir la coopération et le partenariat entre les forces de sécurité et de défense des deux pays, notamment dans la zone frontalière  pour combattre et  neutraliser les réseaux terroristes, les enlèvements crapuleux, les trafics illicites d’armes, de drogues et de substances toxiques ».
Au plan régional, IBK et Issoufou ont salué la création du G5 su Sahel et procédé à l’examen de la situation sociopolitique qui prévaut sur le continent. Ils expriment leur vive préoccupation face à la dégradation de la situation en Libye et réaffirment leur volonté de conjuguer les efforts en vue d’aider le peuple frère libyen à retrouver la paix, la stabilité et l’unité. Les deux présidents ont ensuite condamné le terrorisme et appelé à son éradication.
Sur un autre plan, ils ont exprimé leurs préoccupations face à l’épidémie de la maladie à virus Ebola et à ont convenu de mutualiser leurs efforts et les moyens pour combattre cette maladie et renforcer les mesures préventives.
Le Niger a décidé d’ouvrir très prochainement une ambassade à Bamako, indique le communiqué conjoint.
Le président IBK a invité son homologue nigérien à effectuer une visite officielle au Mali. L’invitation a été acceptée et la date sera précisée d’un commun accord par voie diplomatique.
Avant de quitter Niamey, le président Ibrahim Boubacar Keïta a rencontré la communauté malienne. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.
A.      L.

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre Ebola : LE FILTRE SE RESSERRE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 24 novembre 2014 13:01

Les équipes déployées au niveau des cordons sanitaires à Kourémalé ont été renforcées afin de ne plus laisser aucun malade entre sur le territoire malien
Les dernières instructions reçues par les équipes médicales au niveau des cordons sanitaires à Kourémalé, village frontalier de la Guinée Conakry, sont claires. Ne plus laisser aucun malade (quelque soit le diagnostic établi), sur le territoire malien. Ainsi, au niveau de ces filtres anti Ebola, la vigilance doit être de mise.
Pour apprécier, les efforts de contrôle des risques de propagation à partir de la frontière avec la Guinée et évaluer la riposte contre Ebola, le Premier ministre, Moussa Mara s’est rendu hier à Kourémalé, une semaine après la visite du chef de l’Etat dans cette localité. Il était accompagné du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique Ousmane Koné, du directeur exécutif de l’Onusida, notre compatriote Michel Sidibé et d’une délégation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires techniques et financiers.
Transparence oblige, notre pays a enregistré en fin de semaine un nouveau cas de fièvre Ebola confirmé. Il s’agit de la fiancée de l’infirmier de la polyclinique Pasteur, contaminé en soignant un patient guinéen : l’imam de Kourémalé du côté de la Guinée (tous deux décédés). Ce sujet contact de l’infirmier reçoit actuellement les soins au centre de traitement des malades Ebola, au sein du Centre national d’appui à la lutte contre la maladie (CNAM).  Il aurait une infime charge virale, selon de sources proches du dossier. Ce qui nourrit l’espoir d’une guérison éventuelle.
Cette nouvelle contamination rappelle l’urgence et la nécessité pour notre pays de maintenir la garde haute et de renforcer les activités de prévention des risques de contamination, mais aussi de prise en charge des cas. Des activités de prévention et de prise en charge des cas, sont déployées pour contenir la menace d’une éventuelle propagation.
Le constat général est que les équipes médicales ont été étoffées et les kits de lavage des mains multipliés. A Lougani, un village situé à une dizaine de kilomètres de Kourémalé, un cordon sanitaire est installé pour renforcer la surveillance épidémiologique, afin que les voyageurs qui échappent aux deux cordons déployés au niveau de la barrière douanière et du poste de contrôle de la police, puissent être identifiés et contrôlés aussi. Les véhicules qui passent à ce niveau sont enregistrés, tout comme le chauffeur et les autres occupants du véhicule. Pour les personnes qui présenteraient une température élevée au niveau de ce cordon, les équipes médicales procèdent à un test de diagnostic rapide (TDR) du paludisme pour circonscrire tous risques de propagation du virus Ebola. L’équipe médicale au niveau de ce cordon sanitaire, est renforcée par la direction régionale de la santé de Koulikoro. Il a été également suggéré à l’équipe médicale au niveau de ce cordon de mentionner systématiquement la date et l’heure du passage du véhicule.
Le cordon sanitaire au niveau de la barrière douanière a été aussi visité par le Premier ministre. Moussa Mara a pu constater de visu que les mêmes dispositions étaient prises pour contenir la maladie. Les voyageurs accueillis au niveau de ce filtre anti Ebola, sont aussi soumis aux recommandations du moment, c’est-à-dire le lavage des mains au savon et le contrôle de température. Ils sont également répertoriés dans un registré.
Sur les appréhensions diffuses liées à la partie guinéenne, le Premier ministre a souhaité avoir le cœur net. Il a franchi la frontière pour s’assurer que nos amis guinéens, poussent dans la même direction que nous. Kourémalé du côté guinéen a été pourvu en dispositifs de lavage des mains par la direction régionale de la santé de Koulikoro. Leur cordon sanitaire oblige aussi le voyageur à se soumettre au contrôle de température.
Dans cette localité, la clinique qui a accueilli préalablement le patient guinéen avant qu’il ne soit admis en hospitalisation à la polyclinique Pasteur, est sortie de la période d’observation. Elle aurait été totalement désinfectée. Ce patient guinéen qui a contaminé l’infirmier et un médecin de Pasteur a perdu, selon les informations du poste de contrôle de Kourémalé, côté guinéen, ses deux épouses et son fils (tous victimes du virus Ebola). De même que deux filles (mariées) dont la dernière dans la nuit du samedi au dimanche. Mais ces deux filles n’ont pas été prélevées pour analyses et le mari de l’une d’entre elles serait farouchement opposé à toute action allant dans ce sens.

UNE PRISE EN CHARGE COLLECTIVE. Le chef du gouvernement a souhaité que disparaissent les frontières dans la prise en charge de la maladie à virus Ebola. Si nous n’avons pas le même niveau de riposte à tous les niveaux de la frontière, cela risque de compliquer la situation. Il a souhaite donc une collaboration entre les deux parties. A ce propos, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a expliqué que notre pays a pris en charge la formation des agents de santé de la Guinée.
Le chef du gouvernement a aussi rendu une visite de courtoise aux notabilités de la localité, notamment le chef du village de Kourémalé malien avant de rallier le centre de santé communautaire de la localité. Ici, Moussa Mara a eu un bref échange avec le comité de crise, créé par le village pour mieux sensibiliser les familles sur les conséquences tragiques et la nécessité d’observer des mesures de prévention. La promesse des autorités sanitaires de faire un forage au niveau du Cscom de Kourémalé, connaît un début d’exécution. Des équipes sont à pied d’œuvre pour réaliser l’infrastructure.
Le cordon sanitaire, basé au niveau de la police a été aussi renforcé et reste exigeant sur l’application de la réglementation du moment, notamment la prévention.
Le dernier site vu par le Premier ministre, c’est le centre de transit, construit par l’Alliance médicale contre le paludisme (AMCP). Ce centre doit accueillir 48 heures maximum, les cas suspects à investiguer. Ceux qui se révéleront positifs seront transférés dans un centre de traitement des malades Ebola.
Le département de la Santé et de l’Hygiène publique, aurait souhaité décentraliser la prise en charge des malades. Pour ce faire il entendait mettre en place les capacités requises au niveau du centre de transit pour en faire un centre de traitement. Des partenaires techniques ont rappelé la complexité de créer un centre de traitement contre Ebola. Il nécessite au delà du site et du matériel, la disponibilité des compétences parce qu’il faut des médecins, infirmiers et hygiénistes, formés. Cette formation est requise pour éviter que les équipes ne contaminent pas surtout au moment de se débarrasser des combinaisons.
Le chef du gouvernement a noté une bonne implication du personnel sanitaire, de la population et des forces de sécurité. Notre réponse est en train de se renforcer et la riposte devient plus robuste. Moussa Mara a rappelé aussi la nécessité d’avoir une prise en charge collective avec le même le niveau de riposte pour éviter les complications. Pour lui, Kourémalé doit être considéré comme une zone à risque et doit être pris en charge dans sa globalité, en termes d’enjeux et de difficultés. Le Premier ministre a souligné l’éveil de conscience sur la maladie. « Si on veut arriver à contenir la maladie, il faut regarder les différentes zones frontalières pour mettre le même dispositif de prévention pour que la riposte soit globale et nationale » a indiqué Moussa Mara.
Par ailleurs, Michel Sidibé a témoigné du leadership du président de la République et du Premier ministre. « On a jamais gagné contre une épidémie sans leadership et sans coordination. Il faut établir des mécanismes qui permettent de travailler ensemble pour circonscrire la maladie ». Il a souligné que la communication est une des clés pour combattre le virus Ebola, avant de souligner que notre pays ne pourrait pas seul contenir la maladie et que les partenaires techniques et financiers, nous accompagneront.
B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" SITUATION DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA AU MALI A LA DATE DU DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le dimanche 23 novembre 2014 00:00

Conformément à ses engagements de transparence, le Gouvernement informe l’opinion publique nationale et internationale, à travers le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, sur l’évolution de la maladie à virus Ebola au Mali.
Le point de la situation à la date du 23 novembre 2014 est le suivant :
Le nombre de personnes-contacts comptabilisé par les services de santé, et sous surveillance, est de 271.
Le bilan est de :
- quatre (4) décès à Bamako liés au patient guinéen, et un (1) décès à Kayes (fillette de 2 ans), soit un total de cinq (5) décès ;
- un (1) échantillon de sang venu de Koutiala le samedi 22 novembre s’est révélé négatif ;
- un (1) cas confirmé suivi au centre de traitement se porte bien,
Un nouveau cas suspect a été détecté ce jour, dont l’examen du premier prélèvement sanguin s’est révélé négatif. Les autres tests sont en cours.
Le Gouvernement appelle les populations à la vigilance, et à ne surtout pas relâcher les efforts en matière de précautions et d’hygiène.
Il rappelle la nécessité d’une très forte mobilisation générale de l’ensemble des populations, dans toutes les régions, pour prévenir la maladie, en véhiculant les messages de sensibilisation.
Le Gouvernement renouvelle son soutien aux agents de la santé et aux services douaniers pour faire respecter avec rigueur les consignes de contrôle sanitaire.
Le Gouvernement remercie l’ensemble de la communauté internationale pour son appui conséquent dans la lutte contre la maladie, et ses témoignages de solidarité à l’endroit du Mali.
Le Gouvernement invite toutes les personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec les personnes déclarées positives à se faire identifier, pour un contrôle sanitaire, en appelant les numéros verts : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.

Bamako, le 23 novembre 2014
Le Coordinateur du Centre Opérationnel d’Urgence
Pr Samba O. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" Situation de la lutte contre la maladie a Virus Ebola au Mali à la date du Samedi 22 Novembre 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 22 novembre 2014 21:00

Conformément à ses engagements de transparence, le Gouvernement informe l’opinion publique nationale et internationale, à travers le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, sur l’évolution de la maladie à virus Ebola au Mali.

Le point de la situation à la date du 22 novembre 2014 est le suivant :
Le nombre de personnes-contacts comptabilisé par les services de santé, et sous surveillance, est de 310.
Le bilan reste de :
-      quatre (4) décès à Bamako liés au patient guinéen, et un (1) décès à Kayes (fillette de 2 ans), soit un total de cinq (5) décès ;
-      une (1) personne malade placée en centre d’isolement
Aucun nouveau cas suspect n’a été enregistré au cours de cette journée.
Le Gouvernement appelle les populations à la vigilance, et à ne surtout pas relâcher les efforts en matière de précautions et d’hygiène.
Il rappelle la nécessité d’une très forte mobilisation générale de l’ensemble des populations, dans toutes les régions, pour prévenir la maladie, en véhiculant les messages de sensibilisation.
Le Gouvernement renouvelle son soutien aux agents de la santé et aux services douaniers pour faire respecter avec rigueur les consignes de contrôle sanitaire.
Le Gouvernement remercie l’ensemble de la communauté internationale pour son appui conséquent dans la lutte contre la maladie, et ses témoignages de solidarité à l’endroit du Mali.
Le Gouvernement invite toutes les personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec les personnes déclarées positives à se faire identifier, pour un contrôle sanitaire, en appelant les numéros verts : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.

Bamako, le 22 novembre 2014
Le Coordinateur du Centre Opérationnel d’Urgence

Pr Samba O. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention et riposte contre la fièvre Ebola Le Premier ministre reçoit la patronne de l’OMS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 22 novembre 2014 18:22

Le Premier ministre a reçu cette après-midi du 22 novembre en compagnie du Ministre de la Santé, une délégation conjointe  composée du Dr Maragaret Chan, Directrice générale de l’OMS, notre compatriote Michel Sidibé, Directeur Exécutif d’ONUSIDA,  M. David Gresley de la Minusma et Coordinateur résident du système des Nations-unies au Mali, du Prof Jean-François Delfraissy, Coordinateur de l’ensemble des opérations internationales et nationales de réponses à l’épidémie d’Ebola du Gouvernement français.  SE Thiam Aya Diallo, Ambassadeur du Mali en Suisse et auprès des organisations internationales à Genève a également assisté à la rencontre.
Invitée par le Président de la République, cette importante délégation séjourne au Mali jusqu’au 25 novembre  afin d’exprimer la solidarité de la communauté internationale à l’endroit des autorités et de la population malienne et contribuer à la riposte nationale à l’épidémie d’Ebola.  Avec l’ensemble des acteurs nationaux, il sera mené une analyse conjointe de la situation, de l’identification des besoins et des modalités de renforcement coordonnés et urgents de la communauté internationale à la mise en œuvre du plan national de riposte. A cet effet, les partenaires du Mali sont disposés pour des appuis en ressources humaines qualifiées et en matériel.
Dans une totale convergence de vues, les membres de la délégation de l’OMS et de l’Onusida qui ont visité les dispositifs de prise en charge à Bamako notamment au CNAM se sont félicités du leadership politique porté par les plus hautes autorités nationales dont le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. Ils estiment que ce leadership doit être élargi également au niveau du plateau technique de prise en charge en collaboration étroite avec les partenaires techniques et financiers.  
Secundo, la délégation a mis l’accent sur la poursuite de la sensibilisation, l’implication de la société civile, des religieux et des acteurs régionaux et locaux. Les actions actuellement en cours sont assez satisfaisantes, le Mali étant à un taux de suivi des personnes contacts de 95% contre 20% dans un des pays foyers.  Quant à certaines pratiques culturelles néfastes à la prévention contrôlée, la société civile est restée très réceptive aux consignes des agents de la santé.  
En troisième lieu, le Président de la République et le Gouvernement ont fait montre de combativité contre toute sorte de stigmatisation en se rendant auprès des personnes prises en charge, des sites à risque et auprès des familles voisines de domiciles mis en quarantaine.  Quant à la coordination, elle se met progressivement en place avec un organigramme et des équipes régionales. 
A l’occasion de cette importante visite au Mali,  outre une rencontre du système onusien malien organisée ce matin autour de la patronne de l’OMS,  une grande réunion sur le renforcement du système de santé est prévue ce dimanche à la Primature entre la délégation et les autorités maliennes dont les Ministres en charge de la santé, de l’économie, de la communication, de la jeunesse puis de la femme. 
Sur décision du Secrétaire Général des Nations Unies, le Mali a accueilli depuis  le 21 novembre un bureau des Nations Unies pour les interventions d'urgence Ebola (UNMEER).
Les derniers chiffres de l’OMS font cas de 5 420 dans six pays d'Afrique, plus les Etats-Unis et l'Espagne. Le nombre total de personnes infectées par le virus est de 15 145, selon le dernier bilan de l'OMS publié mercredi. L'organisation estime que ces chiffres sont sous-estimés. L'épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, est partie de Guinée fin décembre 2013. Le 16 novembre, on enregistrait dans ce pays 1 192 décès sur 1 971 cas. Au Libéria, on comptabilisait 2964 morts sur 7069 cas. Le premier cas importé décelé au Mali remonte au 23 octobre 2014 à Kayes.
Demain dimanche, le Premier ministre se rendra à Kourémalé afin de s’assurer que les instructions données la semaine dernière par le Président de la République sont strictement et scrupuleusement appliquées. A partir de la semaine prochaine, le Gouvernement multipliera les visites inopinées, y compris sur la bande frontalière avec la Guinée  dans le cadre du contrôle des dispositifs de prévention et de prise en charge.
Cependant tout le monde s’accorde sur l’objectif d’éradiquer l’épidémie dans les trois pays foyers pour la vaincre efficacement tout risque dans les pays voisins.

Source : CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Culture du Civisme Le Premier ministre encourage l’Union des Jeunes pour l’Avenir du Mali

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 22 novembre 2014 17:54

Le Premier Ministre Moussa Mara était ce samedi matin  l’invité d’honneur de l’Union des Jeunes pour l’Avenir du Mali et de la communauté des jeunes arabes du Mali. A Torokorobougou où le beau monde s’était donné rendez-vous à 7h30, il a été procédé à la levée des couleurs dans la pure tradition républicaine avant de professer plusieurs messages allant dans le sens du civisme, de la paix,  de la réconciliation et de l’épidémie Ebola.

Le président de l’Ujam Sidaty Touré et Sidadi Ould Bagna son homologue de l’Union des jeunes arabes ont tous les deux  remercié le Premier ministre pour son soutien à la jeunesse avant d’inviter l’ensemble des Maliens à rester soudés derrière les plus hautes autorités pour tourner la page douloureuse de la crise et construire un nouveau Mali pacifié, réconcilié et prospère pour ses enfants. Pour leur part, les deux mouvements qui se sont en outre engagés à sensibiliser contre la propagation de la fièvre Ebola au Mali, ont décidé en collaboration avec les comités de jeunesse des six communes du district de Bamako de se retrouver tous les mois pour éduquer au civisme et au patriotisme.

Sidali Ould Bagna a justifié la participation de la communauté arabe à la cérémonie comme la matérialisation de la volonté de celle-ci d’accompagner le Gouvernement dans sa quête de solutions aux préoccupations collectives de tous les Maliens. La communauté arabe, poursuivra-t-il, démontre une fois de plus son engagement à soutenir le Mali, un pays multilingue et multi-ethnique, à retrouver son unité et à se hisser dans le concert des nations.

Dans son adresse aux jeunes, le Premier ministre a encouragé tous les citoyens qui s’impliquent activement  pour la réconciliation entre Maliens afin qu’unie, la nation puisse faire face avec plus d’atouts aux problématiques du moment. Parmi ces problématiques, la recherche de la paix, la réhabilitation du patriotisme mais également la prévention collective contre la fièvre hémorragique Ebola pour laquelle le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta fait montre d’une grande détermination. Le Premier ministre a ainsi prodigué les conseils utiles pour éviter les  contaminations.

Le civisme désigne le respect, l'attachement et le dévouement du citoyen pour son pays ou pour la collectivité dans laquelle il vit. Cela s'applique en particulier à l'institution qui représente cette collectivité, à ses conventions et à ses lois. Plus généralement, le civisme est le dévouement pour l'intérêt public, pour la "chose publique". Il nécessite une "conscience politique" et implique la connaissance de ses droits en tant que citoyen ainsi que de ses devoirs vis-à-vis de la collectivité. Le civisme, qui est l'état du citoyen respectueux de ses devoirs et des principes collectifs, se distingue de la citoyenneté qui n'est que la condition de citoyen et de de la civilité qui relève du respect des autres.

Source : CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Mouvement culturel Hip Hop et enjeux sociaux Le Premier ministre ouvre un atelier

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 20 novembre 2014 12:52

L’enceinte du Centre Conservatoire des Arts et Métiers Multimédias Balla Fasséké Kouyaté a servi de cadre pour l’ouverture d’un atelier de formation et d’échanges initié par la génération Hip Hop sur la société et la Génération RAP du Mali.
Placée sous la présidence du Premier ministre et le parrainage de Madame le Ministre de la culture, la cérémonie a été introduite par M. Hamed Pathé Directeur du Conservatoire et M. Mamou Daffé Directeur de la Fondation Festival sur le Niger de Ségou. Les deux intervenants ont salué la présence à cet atelier du Premier ministre et des ministres de la culture, du culte et aussi de la communication, en  témoignage de l’engagement du Gouvernement pour le développement de la culture en général et des activités du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédias Balla Fasséké Kouyaté à travers notamment la construction de plusieurs classes. Ils ont souhaité le bitumage de la voie de raccordement  qui mène au Conservatoire des Arts et Métiers à partir du parc zoologique de la capitale.
Après la présentation de quelques talents artistiques venus de divers pays de la sous-région et la prestation musicale de l’orchestre du centre, Madame le ministre de la Culture Ndiaye Ramatoulaye Diallo a indiqué que le Hip Hop est un vecteur de messages aux enjeux national et international que les autorités doivent accompagner. Par ailleurs, elle exhorte la  nouvelle génération à des prestations de sensibilisation dans le sens de la paix et de la lutte contre l’Ebola qui crée actuellement une psychose mondiale.
Le  Premier ministre qui avait reçu les animateurs du mouvement des arts urbains le 26 avril 2014, a souligné que le RAP est l’un des fils conducteurs du développement socio-économique qui doit être soutenu par le Gouvernement à travers le Ministère de la Culture.  Il a exhorté les participants à une démarche d'information et de sensibilisation sur les acquis de la formation.
Le hip-hop se définit comme un mouvement culturel, musical et artistique apparu aux États-Unis à New York, dans le South Bronx au début des années 1970. Originaire des ghettos noirs et latinos de New York, il se répandra rapidement dans l'ensemble du pays puis au monde entier au point de devenir une culture urbaine importante. La culture hip hop connaît plusieurs disciplines : le rap (ou MCing), le DJing, le break dancing (ou b-boying), le graffiti, le beatboxing. Ces disciplines, apparues avant le hip hop, seront intégrées dès la naissance du mouvement. Cette expression musicale
Source : Ccint Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Assises : LES SECONDS COUTEAUX TOMBENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 20 novembre 2014 12:50

Le réseau de faussaires avait fait de juteuses affaires. Les « petites mains » ont reconnu leur participation
La délinquance économique et financière a été peut-être le phénomène le plus mis en avant lors de la deuxième session de la Cour d’assises. Au deuxième jour des procès, le ministère public était confronté à Amadou Berthé dit Doudou, agent de saisie au BEMEX, Diakaridia Diarra dit Diack, secrétaire particulier du chef de bureau du BEMEX, Balikaly Camara dit Bakoroba et Modibo Coulibaly comptables bénévoles à la douane, Lassana Koné transitaire, et Boubacar Maïga, étalagiste. Les six personnes étaient accusées de faux en écriture, d’usage de faux et de complicité. A l’ouverture du procès, quatre d’entre elles se sont présentées à l’audience alors que les deux dernières – à savoir Diakaridia Diarra et Boubacar Maïga – avaient choisi de prendre le large.
Les faits dont répondait le groupe des accusés remontent à avril 2006. A l’époque, la direction générale des Douanes avait estimé que le nombre de véhicules immatriculés dans les séries P, Q et R ne correspondait pas en terme de recettes à leur rubrique. Du coup, la direction avait émis de sérieux doutes sur la régularité des opérations de dédouanement des véhicules de ces séries. Pour en avoir le cœur net, elle avait instruit en mai 2006 à la sous-direction des Enquêtes douanières de procéder à la vérification de la régularité des opérations de dédouanement des véhicules appartenant aux séries suspectes et dont les dossiers avaient été transmis par le BEMEX à la direction régionale des Transports terrestres, fluviaux et maritimes du district de Bamako.
Les investigations à peine commencées avaient produit des résultats éloquents. Rien que pour la période allant du 1er janvier au 31 mai 2006, il a été constaté que le bureau des exonérations a transmis à la direction régionale des Transports terrestres, fluviaux et maritimes du district de Bamako 264 dossiers de dédouanement de véhicules constitués de faux documents douaniers et comptables. Des faux documents qui comprenaient, entre autres, des déclarations de mise à la consommation et des certificats de mise à la consommation. Au terme des enquêtes, il a été enregistré 833 véhicules identifiés et immatriculés sur la base de faux documents, soit 57 pour l’année 2004, 512 pour l’année 2005 et 264 pour l’année 2006.
À CHACUN SA TÂCHE. A la barre, Amadou Berthé a avoué les faits sans ambages. Cet homme, qui avait toutes les apparences d’une nature naïve et n’a pas donné l’impression d’éprouver un quelconque embarras, a déclaré avoir été membre d’un réseau d’établissement de faux dossiers de dédouanement de véhicules au sein de la douane. Réseau qu’il avait intégré dès son arrivée à la douane. Le rôle qui lui avait été affecté ? Il procédait à des faux dédouanements en complicité avec Diakaridia Diarra, Balikaly Camara et Modibo Coulibaly. Chacun des membres remplissait une tâche déterminée et recevait tout naturellement sa part de gâteau à la fin de chaque processus de dédouanement. Ne voulant visiblement pas endosser seul la responsabilité de ce qui avait été commis, le suspect a donné des éclaircissements sur les fonctions de chaque membre du groupe.
D’après ses explications, lorsque le groupe était saisi par des propriétaires de véhicule ou par des transitaires, Balikaly Camara vérifiait et liquidait les dossiers en y portant la mention « Vu et Vérifié » au nom du vérificateur Ali Fofana dont il imitait en outre la signature. Amadou Berthé apposait sur ces mêmes dossiers le cachet de son patron qu’il subtilisait. Le rôle de Bakoroba et de Modibo Coulibaly était d’attribuer aux dossiers un numéro pour la déclaration de mise à la consommation avant de les faire parvenir à Diakaridia Diarra. Toujours selon Berthé, Diakaridja profitait de l’établissement des bordereaux d’envoi des dossiers réguliers du bureau pour glisser dans le lot les documents litigieux et faisait signer les dits bordereaux par le chef de bureau qui d’habitude s’abstenait d’une vérification a posteriori. Les faussaires se sont donc fait des rentrées substantielles sur le dos du service de Douanes jusqu’au jour où le pot-aux-roses a été découvert.
Un des points obscurs du procès concernait l’implication de Modibo. Amadou n’a jamais été très clair à ce sujet tout au long du procès. Après avoir indiqué au juge d’instruction qu’il « supposait » que Modibo faisait partie du réseau, il déclara à la barre « être sûr » de la participation de l’intéressé. Pour appuyer ses dires, il ajouta avoir sollicité les services de Modibo à plusieurs reprises pour mettre un numéro sur ses dossiers. Ce point assez bizarre fut abordé de front par Modibo qui comparut immédiatement après Amadou. L’accusé, habillé d’un demi-boubou gris, s’adressa aux jurés avec une certaine assurance. Il s’est dit surpris d’avoir été indexé par Amadou et nia énergiquement être en complicité avec qui que ce soit. Se présentant comme un fervent croyant, Modibo jura par tous les saints n’avoir jamais été au courant de l’existence d’un réseau quelconque, à plus forte raison d’en avoir été membre.
Troisième accusé à comparaitre, Balikaly Camara, qui avait nié sa complicité à l’enquête préliminaire, avoua à la barre avoir participé à l’infraction de faux et d’usage de faux. Il expliqua comment Amadou l’avait impliqué dans ce qu’il appelle « toute cette histoire ». L’agent de saisie lui aurait confié une mission au cours de laquelle il avait décelé la présence de faux dossiers. Camara expliqua avoir restitué ce constat à celui qui l’avait commis. Selon sa version, Amadou lui aurait demandé de jouer à l’homme qui n’a rien vu et que de toute façon, la responsabilité de ce qui se faisait lui revenait à lui, agent de saisie. C’est ainsi Balikaly continua à faire l’aveugle. Après avoir donné ces explications assez alambiquées, le suspect attira négativement l’attention des jurés en alignant des propos contradictoires, en niant aussi bien sa participation que l’existence d’un quelconque réseau.
UN RÉSEAU AUSSI INGÉNIEUX. Comparaissant vêtu d’un ensemble « trois poches » marron, Lassana Koné a vigoureusement contesté sa complicité. Cet homme assez âgé indiqua qu’il n’avait jamais imaginé qu’il se retrouverait un jour devant une cour en compagnie de son beau-fils. Sa réelle affliction a frappé toute l’assistance. Koné a raconté qu’il était constamment resté dans la légalité. Il remettait à son gendre les cartes grises des véhicules à dédouaner avec le montant des frais de la procédure. Quelques jours après, il appelait l’intéressé pour lui communiquer le numéro du bordereau d’envoi transmettant le dossier. Il n’était au courant de l’existence d’aucun réseau.
Le ministère public, dans son réquisitoire a demandé à la Cour de ne pas retenir Modibo dans les liens de l’accusation. Selon lui, l’intéressé a nié toujours les faits. De surcroit, Amadou qui l’a mis en cause n’a jamais apporté la moindre preuve à l’appui de ses accusations. Par contre, l’accusation a sollicité que la culpabilité de Balikaly soit retenue. « Celui-ci était au courant de l’usage de faux, mais il n’a pas pour autant arrêté de les couvrir », a indiqué le ministère public. Celui-ci a montré la même sévérité à l’égard de Amadou. Selon lui, ce dernier a pris la paternité de ce qui est arrivé. Il lui faut donc assumer.
Quant à Lassana Koné, l’accusation a demandé sans surprise qu’il soit acquitté. Car il « n’a rien à se reprocher. Il est un transitaire. Or selon le représentant de la douane, il n’y a rien de répréhensible dans le fait qu’un transitaire remette un dossier à un douanier ». En conclusion, le ministère public souhaité que la Cour dise à la majorité que Boubacar Maïga et Djakaridja sont coupables.
Prenant la parole, le conseil de Amadou a indiqué qu’un simple planton est incapable de mettre en place un réseau aussi ingénieux. Pour lui, son client n’a été qu’un un bouc émissaire, victime de sa naïveté. « Il a trouvé que le système était déjà en place. Il a pris le train alors que celui-ci était déjà en marche. Pour cela, je plaide la clémence de la cour », a conclu l’avocat. L’avocat de Balkali pour sa part a indiqué que l’infraction n’était pas consommée puisque l’intention n’existe pas. Aux jurés, il a demandé de revoir la position de son client en répondant à la majorité qu’il n’est pas coupable.
Dernier à faire sa plaidoirie, le conseil de Modibo s’est dit surpris de la comparution de son client devant les jurés de la Cour d’assises. Il a insisté sur le fait que le juge d’instruction avait déclaré son client non coupable. Par ailleurs, il a sollicité des jurés qu’ils acquittent un accusé pour lequel Amadou, qui s’est efforcé de le charger, n’a jamais pu apporter la moindre preuve de sa participation au réseau de faussaires.
La Cour dans sa sagacité a déclaré Amadou Berthé et Balikaly Camara coupables. Le premier est condamné à trois ans de prison avec sursis et le deuxième, à deux ans avec sursis. Quant à Diakaridia Diarra et Boubacar Maïga, ils ont été condamnés par contumace à 20 ans de réclusion ferme. Lassana Koné et Modibo Coulibaly ont été acquittés.
Aminata Dindi SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre Ebola : SCÈNES DE LA VIE QUOTIDIENNE À KOURÉMALÉ

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 20 novembre 2014 12:40

A cette ville-frontière, la vigilance et l’implication des policiers sont à saluer tout particulièrement
A Kourémalé, village frontalier de la Guinée, la scène est devenue courante, même si on peut par moments lui trouver un caractère ubuesque. Les policiers de service au niveau du poste de contrôle se montrent d’une vigilance exemplaire. Il leur arrive même d’interpeller littéralement les piétons pour que ceux-ci observent le lavage des mains et se soumettent au contrôle de température. Ces mesures de prévention, comme on le sait désormais, visent à circonscrire les risques de propagation du virus Ebola dans notre pays. Certains des passants semblent tout étonnés de s’entendre hélés ainsi, mais ils obtempèrent néanmoins, cédant à l’exigence du moment. Ils se lavent les mains au savon avant de les passer au gel. Ils se soumettent ensuite à une prise de température par les équipes médicales postées au niveau de la police et de la douane.
Dans cet exercice de contrôle de température à l’aide de thermomètres infrarouges, les équipes médicales répètent le geste deux ou trois fois pour certaines personnes. L’explication fournie à ce sujet par un agent de santé est qu’il se produit parfois un phénomène non pris en compte au départ : certaines élévations de température peuvent être liées à une forte exposition du sujet au soleil. Les personnes concernées par cette particularité sont alors mises au repos à l’ombre pendant quelques minutes, avant de se soumettre à une autre prise de température.
Le cas des motocyclistes est plus compliqué à gérer. Souvent certains de ceux-ci passent sans se soumettre à la recommandation du moment. Ils n’ont probablement pas pris la mesure des enjeux liés à une éventuelle propagation du virus Ebola dans notre pays. Peuvent-ils représenter un risque de propagation de la maladie ?
Par ailleurs, le visiteur peut facilement constater que le lavage des mains au savon n’est pas un réflexe absolument ancré à Kourémalé. Certains tentent même de s’y soustraire par tous les moyens. Pour les plus récalcitrants, il faut une intervention de la police comme pour ces deux jeunes Guinéens venus régler à la gendarmerie malienne à Kourémalé, une affaire qui les opposait à un transitaire. Ils tentaient obstinément de se soustraire à la règle au niveau du cordon sanitaire. Et dédaignaient ouvertement les approches conciliatrices. Mais les policiers de service ont su se montrer suffisamment dissuasifs et les deux « frondeurs » ont fini par se laver les mains et se soumettre à la prise de température. La police a procédé également au contrôle de leurs identités pour montrer qu’elle ne badinait dans ce genre de situation. Une fois l’incident clos, les jeunes gens sont repartis vers leur terre natale.
Dans la gestion de l’épidémie de fièvre Ebola, la police apporte donc un concours précieux. Elle veille à l’application des directives données par les autorités sanitaires dans la localité de Kourémalé. Les policiers de service se montrent d’une vigilance extrême, sachant déployer quand il le faut un gros effort pédagogique pour sensibiliser les passagers des divers véhicules sur l’urgence, mais surtout la nécessité d’observer ces mesures élémentaires d’hygiène et de gestion des risques de propagation. Les voyageurs sont aussi enregistrés au niveau de la police et des cordons sanitaires. Ils peuvent ainsi être identifiés et recherchés en cas de besoin.
L’observateur qui fait un tour de Kourémalé en dehors du parcours balisé de la délégation officielle se rend bien compte que le dispositif déployé comporte encore des insuffisances auxquelles il faut pallier au plus vite. Chacun doit jouer sa partition pour éviter que des négligences coupables ne soient à l’origine d’une éventuelle propagation de la maladie. Par exemple, les cordons sanitaires, à en croire les agents de santé, ont été dotés de gel (une solution hydro alcoolique qui permet de désinfecter les mains) et d’un deuxième thermomètre infrarouge pour chaque cordon, seulement la veille de l’arrivée du président de la République. Au niveau de l’autre cordon sanitaire, installé au niveau de la barrière douanière, un thermomètre infrarouge s’affole et signale de temps en temps des températures variables sur la même personne contrôlée. Un défaut de piles, nous précisera-t-on. Mais ici, et compte tenu de la complexité de la mission confiée aux acteurs impliqués, c’est surtout au défaut de vigilance qu’il faut veiller constamment.
B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre le virus « Ebola » : LES ÉCOLES SE METTENT AU PRINCIPE DE PRECAUTION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 19:29

Les mesures d’hygiène conseillées par les autorités sont appliquées à la lettre dans tous établissements scolaires que nous avons visités
La précaution s’y imposait d’évidence. En effet, le milieu scolaire figure parmi les lieux de regroupement les plus exposés aux maladies contagieuses.  Pour cette raison, après la mort d’une fillette à Kayes et d’un infirmier à la polyclinique Pasteur à Bamako, tous deux de la fièvre hémorragique à virus « Ebola », les mesures d’hygiène et les comportements préventifs exigés par les autorités y ont rapidement pris droit de cité. Un tour dans certaines écoles a permis à notre équipe de reportage de constater que la sensibilisation en cours n’était pas tombée dans des oreilles de sourds.

A « André Davesne » de Torokorobougou, « Mamadou Mouctar Ba » de Bougouba et « Kalanso 2 » de Djélibougou, tous des établissements scolaires privés, on  applique à la lettre les mesures d’hygiène et de protection arrêtées pour se protéger contre « Ebola ». A « A. Davesne », des équipements sanitaires pour le lavage des mains sont installés devant les toilettes. Ici, l’âge des élèves varie entre 6 à 15 ans, a expliqué le directeur et promoteur de l’école, Abdoulaye Dembélé. Outre les premières leçons sur « Ebola » prodiguées le jour de la rentrée scolaire 2014-2015, les enseignants donnent régulièrement des conseils à leurs élèves. Ils invitent les enfants prendre au sérieux l’existence de la maladie en question, et surtout le danger qu’elle représente. Ils veillent aussi à ce que les élèves en entrant et en sortant des toilettes utilisent les équipements sanitaires placés bien en évidence.
Les enfants doivent en outre se laver les mains au savon et à l’eau de javel avant d’entrer et en sortant des classes. Le désinfectant utilisé est un mélange d’eau du robinet et d’eau de javel. Le promoteur de l’établissement scolaire a par ailleurs précisé que ses visiteurs (les parents d’élèves ou des personnes étrangères) ont désormais le réflexe de se désinfecter les mains dès qu’ils franchissent la porte de son école. Abdoulaye Dembélé a par ailleurs interdit la vente de tous les aliments devant son établissement, à l’exception des oranges, des pommes, des bonbons.
DES DÉMONSTRATIONS POUR LES TOUT PETITS. Au complexe scolaire « Mamadou Mouctar Ba », nous avons été priés de laver les mains juste à l’entrée de la direction de l’établissement. Là, le matériel de lavage de mains est installé en plusieurs points de la cour. Tout comme à « Davesne », chaque élève, avant son entrée et après sa sortie de la classe est astreint au lavage des mains. Les classes, les bureaux administratifs, la cantine et les toilettes ont tous été désinfectés. Un appareil de contrôle de tension offert par un parent d’élève sert à contrôler la température de tout le monde. Cette procédure a commencé le vendredi 14 novembre. « Depuis qu’il a été annoncé que notre pays n’est pas épargné par la fièvre hémorragique à virus Ebola, notre complexe a mis les dispositifs sanitaires en place. Tous les matins quand j’arrive à l’école, je vérifie si le savon et l’eau de javel sont bien en place. Je rappelle constamment aux élèves la pratique quotidienne du lavage des mains au savon. Je charge les monitrices d’expliquer la dangerosité et les risques de la maladie aux tout petits », a assuré la directrice générale du complexe scolaire, Mme Ba Oumou Sankaré.
L’assistant administratif de l’école internationale privée « Kalanso  2», Soumaïla N’Diaye nous a indiqué que les poignées de mains et les accolades avaient été interdites dans son établissement bien avant l’enregistrement du premier cas d’Ebola dans notre pays. Cette mesure a été ajoutée à l’obligation de se laver les mains et à l’usage du gel bactéricide dans l’établissement. Ces dispositions sont complétées par démonstrations faites à l’intention des tout petits pour mettre en garde ces derniers sur les dangers et les risques qu’il y a dans l’inobservation des mesures d’hygiène et de protection.
Le directeur de l’école fondamentale publique « Mamadou Konaté I » du Quartier du fleuve, Iguéré Dolo, a, lui, précisé qu’une campagne de sensibilisation a été menée depuis les mois de mai et de juin derniers sur la fièvre Ebola. Cette campagne a été renforcée par les récents messages des enseignants délivrés en classe. Deux kits d’hygiène sont installés devant toutes les classes de l’établissement.
Au groupe scolaire « Dravéla II », Mohamed Maïga, le directeur explique que son école ne dispose que de bidons à robinet et de bassines en plastique dotées de bouilloire comme moyens d’hygiène. « Nous n’avons de problèmes d’eau, mais nous manquons de produits bactéricides pour le lavage des mains », a-t-il déploré. Mohamed Maïga a invité les parents à faire manger leurs enfants avant que ceux-ci ne quittent la maison, afin que les élèves ne soient pas tentés par les aliments vendus dans la rue. Une précaution supplémentaire, mais certainement pas superflue. Le plus réconfortant était de constater l’adhésion complète des enfants aux mesures de précautions qu’on leur recommande. Une adhésion qui est sans aucun doute le moteur essentiel des dispositifs mis en place.
S.Y. WAGUÉ

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : HUIS CLOS AUTOUR DES DOCUMENTS D’ALGER

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 17:30

A la demande du Premier ministre Moussa Mara, l’Assemblée nationale a tenu lundi après midi une séance à huis-clos pour parler des éléments du pré-accord relatif aux pourparlers d’Alger. Le chef du gouvernement était accompagné de quatre membres du gouvernement : le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, chef de la délégation nationale aux pourparlers ; celui de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté ; le ministre de la Planification, de l’Aménagement du Territoire  et de la population Cheickna Seydi Ahamady Diawara et celui de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane Sy.
Les membres du gouvernement et les députés se sont entretenus pendant longtemps du document de synthèse de la médiation et des propositions faites par le gouvernement. Le gouvernement a été entendu sur ces deux documents avant que les élus ne posent une série de questions. Il semble que les inquiétudes des députés étaient nombreuses car beaucoup avaient des réserves sur le document de la médiation. Dans ses réponses, le gouvernement s’est évertué à convaincre du bien-fondé de sa démarche et a mis en avant ses propres réserves et les nouvelles propositions faites au médiateur.
Au sortir de la salle, majorité et opposition avaient naturellement une vision différente de la question.
Seydou Diawara, député élu à Ségou, président du Groupe parlementaire RPM, donc chef de file de la mouvance présidentielle a soutenu que le gouvernement était dans son rôle avec cette séance avec les élus. Pour lui, il était tout à fait indiqué que le gouvernement échange avec les élus de la nation sur une question aussi importante. Il a ajouté que le document n’était pas définitif et rappelé qu’il y avait des « lignes rouges » à ne pas franchir. Pour Seydou Diawara certaines choses ne font pas l’objet de débat. Il s’agit de l’intégrité du territoire, de la laïcité, de la forme républicaine de l’Etat. Pour tout le reste, on peut trouver un terrain d’entente en restant dans le cadre de la feuille de route, a-t-il estimé.
Mody N’Diaye, président du Groupe parlementaire VRD (opposition) est d’un autre avis. Il estime que le document présenté est à relire sérieusement. Beaucoup de choses sont à revoir. Pour lui, le document de synthèse, tel que présenté consacre deux entités : le Nord et le Sud. Mody N’Diaye rappelle que beaucoup de points concernant notamment la régionalisation, le redécoupage avec de nouveaux cercles avaient été abordés avant l’éclatement de la crise. Le document de synthèse « ne rencontre pas l’agrément des populations », a-t-il assuré. Il reconnaît cependant qu’il s’agit bien de négociation entre deux parties. Le président du Groupe parlementaire VRD s’attend donc à des négociations difficiles et invite le gouvernement à jouer très serré.
A. LAM

Sous-catégories

Primature - Tous droits réservés

Top Desktop version