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class="gkFeaturedItemTitle" Préparation des communales et régionales : LE ROYAUME DE SUÈDE OFFRE 3,4 MILLIARDS DE FCFA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 décembre 2014 10:08

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sada Samaké, a présidé hier dans la salle de conférences du département en charge des élections la cérémonie de signature d’un accord de contribution au « basket fund », accord conclu entre le Royaume de Suède et le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). L’événement s’est situé lors de la réunion du Comité de pilotage du Projet d’appui au processus électoral du Mali (PAPEM). A la suite de la transmission de la requête de financement additionnel du PNUD aux partenaires techniques et financiers pour l’organisation des élections communales et régionales, l’ambassade du Royaume de Suède a manifesté son intérêt en octroyant des ressources additionnelles d’un montant de 3,4 milliards de F CFA.

Pour le représentant résident du PNUD, David Gressly, qui a remercié le partenaire suédois pour avoir encore une fois démontré son soutien au processus de démocratisation de notre pays, la signature de la convention témoigne également de la mobilisation et de l’engagement concret de la Suède pour la démocratie, la stabilité et le développement durable du Mali. Les travaux d’achèvement et de pérennisation du recensement administratif à vocation d’état civil ont été lancés le 1er octobre dernier à Sikasso par le ministre Sada Samaké. Il ressort des informations recueillies sur le terrain que les activités de la composante 3 du PAPEM se déroulent normalement avec quelques difficultés relativement inévitables au démarrage des opérations.

L’équipe d’assistance technique des Nations unies, selon David Gressly, apporte l’appui nécessaire, ce en fonction de son mandat et de la disponibilité des ressources mobilisées et planifiées à cet effet. Les effectifs du PNUD sont déployés aussi bien au niveau des gouverneurs de région qu’auprès des préfets. Ceci a permis de faciliter en grande partie la mise à disposition des imprimés et autres formulaires ainsi que le paiement à temps utile des agents recenseurs. David Gressly a saisi cette occasion pour poursuivre son plaidoyer auprès de tous les acteurs politiques et les responsables des organes de gestion des élections pour que soit accordée une importance particulière à la participation active des femmes.

L’ambassadeur de Suède au Mali, Eva Emneus, a rappelé que le Mali avait été félicité en 2013 pour avoir réussi la préparation, l’organisation et la gestion des élections présidentielles et législatives, élections qui avaient enregistré une participation significative des citoyens. La volonté d’améliorer l’organisation des élections communales et régionales ainsi que de les rendre plus inclusives a amené le gouvernement à proroger le mandat actuel des conseils communaux, des conseils de cercle et des assemblées régionales.

La Suède va donc soutenir un processus en faveur de l’ancrage de la démocratie et de l’approfondissement de la réconciliation nationale. Les prochaines élections communales et régionales au Mali constitueront en effet un exercice d’appropriation locale de la démocratie et offriront une chance pour le renforcement de la démocratie et de la décentralisation. Notons que la promotion de la démocratie et les droits de l’homme constituent un volet important du programme de coopération de la Suède avec le Mali.

 

S. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Droits de l’homme : LES REGIONS S’EVEILLENT A L’EID

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 décembre 2014 09:57

Les propositions d’interpellation reçues des régions sont, pour cette 19è session, beaucoup plus nombreuses et variées que lors des sessions passées

La tradition a été respectée. La célébration de la Journée internationale des droits de l’homme a été marquée hier dans notre pays par l’organisation de l’Espace d’interpellation démocratique (EID). C’est le Premier ministre Moussa Mara qui a présidé l’ouverture de la 19è session de l’Espace d’interpellation démocratique au Centre international de conférences de Bamako. C’était en présence de membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, des ambassadeurs, des membres du jury d’honneur et des représentants de la commission préparatoire.

En ouvrant les travaux de cette session, le médiateur de la République, Baba Akhib Haïdara, a salué et remercié les illustres invités venus de l’extérieur pour siéger au jury d’honneur. Il s’agit de Joseph N. Gnolofoun, ancien ministre de la Justice, médiateur du Bénin et président du jury d’honneur de la 18è session de l’EID ; Bachir Ali Souleyman, ministre du Territoire et médiateur de la République du Tchad, et Catherine Choquet de la Fédération internationale des droits de l’homme. Aux 4 membres nationaux du jury d’honneur, il a exprimé sa gratitude pour l’intérêt constant que leurs organisations d’origine manifestent à l’égard de l’EID.

L’année dernière, à la précédente session de l’EID, Baba Akhib Haïdara confirmait l’engagement du médiateur de la République à satisfaire, dans les meilleurs délais, une pertinente recommandation du jury d’honneur relative à la visibilité et à l’efficacité de ce forum. Cet engagement s’est concrétisé par deux importantes mesures structurelles et une nouvelle dynamique communicationnelle. Ainsi, au sein des services du médiateur de la République, un secrétariat permanent distinct, avec des moyens conséquents, prend désormais en charge la préparation et la tenue des sessions, ainsi que le suivi de la mise en oeuvre des recommandations du jury d’honneur.

Prolongeant l’action du secrétariat permanent, des délégations territoriales basées dans les capitales régionales ont été réaménagées de sorte à pouvoir prendre en charge la promotion effective des activités de l’EID au niveau régional. A cet effet, les délégations territoriales de 7 régions du pays (celle de Kidal étant en attente) ont été renforcées par l’apport de chargés de mission et par une dotation en matériel informatique et en moyens de déplacement.

L’action menée en faveur de l’EID, se félicite Baba Akhib Haïdara, a commencé à porter fruits. Les propositions d’interpellation reçues des régions sont, pour cette 19è session, beaucoup plus nombreuses et variées que lors des éditions passées. Sans viser une quelconque politique du chiffre, le secrétariat permanent de l’EID s’est plutôt appliqué à mieux informer et sensibiliser en sollicitant les ressorts citoyens de nos compatriotes. Le résultat est qu’il a enregistré 284 demandes d’interpellation contre 177 pour la 18è session en 2013 et 110 pour la 17è session en 2012.

Les organisateurs de l’événement relèvent avec grande satisfaction une forte participation de nos concitoyens vivant dans les régions. Pour la première fois, l’ensemble des interpellations reçues des régions dépasse le nombre d’interpellations reçues directement au siège bamakois de l’institution. En effet, sur les 284 dossiers enregistrés 50,70% proviennent des régions. Mais les organisateurs ont aussi relevé pour le regretter, qu’en terme de genre, la participation des femmes reste encore très faible : moins de 5%, alors que celle des hommes dépasse 95%. De même les organisateurs de l’EID regrettent que la participation des Maliens de l’extérieur reste insignifiante : un seul dossier a été reçu de nos ambassades et consulats à l’étranger.

Conformément aux critères appliqués par la commission préparatoire de cette 19è session pilotée par Mahamadou Sissoko, les 284 dossiers sont répartis en trois catégories : 23 dossiers retenus pour être lus publiquement au cours de cette session, 130 dossiers pour suite à donner et 131 dossiers qui n’ont pas été retenus au cours de cette édition.

Retraçant le bilan de la session précédente de l’EID, Mahamadou Sissoko a expliqué à propos des interpellations classées « pour être lues », qu’elles ont reçu le jour de l’EID des réponses de la part des ministres interpellés. Cependant, certaines promesses faites n’ont pas été suivies d’effets, telle l’épineuse question de délocalisation de l’usine construite par la Société des détergents du Mali (Sodema-sa) en zone d’habitation. Certaines interpellations dont le bien-fondé ne souffre d’aucune ambigüité peinent encore à trouver des solutions, a-t-il aussi déploré.

En ce qui concerne les interpellations classées « pour suite à donner », sur les 65 retenues, 49 ont fait l’objet de réponse des départements ministériels, soit 75,38%. Il est réconfortant de signaler que les réponses continuent toujours de parvenir chez le médiateur de la République. La commission préparatoire se réjouit des suites favorables données à certaines interpellations.

Après la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre a visité une exposition de 40 stands aménagés par les maisons d’arrêt des cercles, excepté Kidal. Les articles exposés vont des produits agropastoraux aux ornements confectionnés à partir de cornes de boeuf en passant par les meubles, les pagnes en bogolan, les chaises, paniers et balais. Les prix de ces produits oscillent entre 100 et 20.000 Fcfa.

Nous reviendrons sur les recommandations et les conclusions de ce 19è EID dans nos prochaines éditions.

 

S. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Pêche dans la région de Mopti : CODE DE CONDUITET ET PLAN D’ACTIONS EN CHANTIER

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 10 décembre 2014 11:52

La ville de Mopti abrite depuis hier, et cela pour deux jours, la Conférence régionale sur les conventions locales de pêche. La cérémonie d’ouverture de la session au gouvernorat, a été présidée par le ministre du Développement rural, le Dr Bokary Treta, qui était accompagné par plusieurs membres de son cabinet. Les autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de la Venise malienne ont assuré une mobilisation à la hauteur de l’événement.

La conférence réunit les délégations des gestionnaires coutumiers et les acteurs de la gestion des pêcheries des cercles de Mopti, Youwarou, Ténenkou, Djenné, Bankass et Douentza. Elle est conçue comme un cadre fédérateur d’échanges visant à renforcer le dispositif institutionnel relatif aux principes et conditions de la pêche et de l’aquaculture. L’objectif principal recherché étant de contribuer à la résolution des conflits de pêche à travers les règles locales de gestion des pêcheries en vue d’asseoir une paix sociale et définitive en milieu pêcheur. D’où le thème : « Les conventions locales dans la région de Mopti : leur rôle dans la prévention et la gestion des conflits ».

A partir de ce thème principal, les participants discuteront de plusieurs sous thèmes allant de l’explication des textes législatifs et réglementaires à l’origine des conflits, en passant par les synthèses d’exploitation. Des recommandations, des propositions de plan d’actions et un code de conduite devant régir l’activité de pêche, sont attendus.

UN SECTEUR PORTEUR. Le Mali est l’un des plus gros producteurs de poissons d’eau douce d’Afrique. A ce titre, le sous-secteur de la pêche constitue un pilier important du développement rural. En 5ème Région, la pêche est d’une importance capitale tant au niveau économique, politique que social. Le delta central du Niger est une vaste plaine inondable située au milieu d’un paysage sahélien riche en ressources naturelles et présentant des écosystèmes variés (lacs, mares, chenaux, forêts inondables, bourgoutières). La superficie inondée par le fleuve varie entre 200 000 et 300 000 km2.

De 1954 à 1994, 130 espèces de poissons y ont été signalées. La production annuelle est, en moyenne, estimée entre 50 000 et 100 000 tonnes de poissons. Dans l’ensemble de la région, la pêche s’effectue sur le fleuve et tous les autres cours d’eau. Mais l’amorce d’une tendance à la baisse du volume des captures annuelles de poissons est sensible ces 30 dernières années suite à la sécheresse récurrente, aux changements climatiques et surtout à l’introduction de méthodes inadéquates de pêche.

UN INTÉRÊT PARTICULIER. Le secteur du développement rural revêt un intérêt particulier pour les hautes autorités du pays. Cela se confirme notamment dans les grandes orientations données dans la Loi d’orientation agricole (LOA) et la Politique de développement agricole (PDA) dont les instruments de mise en œuvre sont le Programme national d’investissement prioritaire du secteur agricole (PNIP-SA) et le Plan national d’investissement du secteur agricole (PNISA) en cours de préparation. Le premier responsable du département, le Dr Bokary Treta, a rappelé que la ligne directrice de la Politique de développement agricole est la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

En ce qui concerne particulièrement le sous-secteur de la pêche, le ministre a indiqué que les stratégies d’intervention viseront à augmenter la contribution du sous-secteur à la croissance économique du pays, et ceci, dans une logique d’exploitation durable des ressources halieutiques et de développement de l’aquaculture. Pour ce faire, le ministre a particulièrement insisté sur l’implication de tous les acteurs dans une perspective de prise en charge des intérêts communs. C’est à ce prix, dira Bokary Treta, que nous pourrons relever les multiples défis liés à la pêche dans la région.

Enfin, le ministre a invité tous les participants à des réflexions poussées et une analyse critique sur le thème de cette conférence afin que se dégagent des recommandations pertinentes permettant d’atteindre les objectifs assignés au sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture dans le cadre du développement économique et social de notre pays.

 

Envoyé spécial

Lougaye ALMOULOUD

class="gkFeaturedItemTitle" Emploi et développement rural : PLUS DE 10 000 PERSONNES FORMEES DANS LE MONDE RURAL

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 10 décembre 2014 11:46
Le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mahamane Baby a présidé vendredi, les travaux, de la 2ème session ordinaire du comité de pilotage stratégique du Programme d’appui à la formation professionnelle (PAFP). La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du département en présence de la directrice résidente de la coopération suisse au Mali, Mme Béatrice Meyer, de l’ambassadeur du Danemark dans notre pays, Mme Birte Torp Pedersen ainsi que de nombreux acteurs intervenant dans l’exécution du programme. La rencontre a discuté des résultats d’une visite de terrain effectuée le 6 novembre, du bilan provisoire de l’année 2014 et de l’avenir du programme qui, pour rappel, sera étendu aux régions de Ségou et Tombouctou et au district de Bamako dès janvier 2015.
Conformément aux exigences de la décentralisation, le pilotage de l’exécution du PAFP est confié aux collectivités territoriales. Lancée officiellement en mars 2014, la 4ème phase du programme a démarré dans les régions de Mopti et Sikasso avec une antenne à Sévaré et trois autres à Bougouni, Sikasso et Kayes.
Pour la directrice de la coopération suisse, les résultats de cette première année correspondent à de bonnes perspectives en termes d’amélioration des conditions de vie des communautés et d’insertion professionnelle des jeunes et des personnes en recherche d’emploi.
Le PAFP a formé cette année plus de 10 260 personnes sur 40 000 à l’horizon 2017, dont 57% de femmes, pour un coût de 1,16 milliard Fcfa et un apport de plus de 10% des bénéficiaires.
Ces projets de formation concernent à 64% le secteur agro-pastoral, et à 17% autant la conservation-transformation des produits agricoles que l’artisanat. Ces pourcentages situent les secteurs qui se présentent de grands besoins de formation. Mme Béatrice Meyer a estimé que le PAFP devait faire porter ses efforts sur la « croissance verte » et mettre « un accent accru sur l’insertion professionnelle en milieu rural ». Ainsi en 2015, le programme étendra ses activités à la région de Ségou et au district de Bamako.
La directrice de la coopération suisse a rappelé que le PAFP est une initiative conjointe du Mali, du Danemark et de la Suisse destinée à relever le défi de la formation professionnelle, en occurrence celle des jeunes. Mme Béatrice Meyer a annoncé l’imminence de nouveaux financements et de nouveaux programmes en appui à la formation professionnelle au Mali et au bénéfice de tous les acteurs du secteur.
Le comité de pilotage, a expliqué le ministre Mahamane Baby, est un cadre d’échanges entre les différents partenaires institutionnels du programme qui définit les grandes orientations stratégiques et assure le suivi des activités qui en découlent. Le ministre a situé le programme dans le droit fil de l’engagement présidentiel de créer 200.000 emplois.
Le PAFP, relève-t-il, bénéficiant d’un financement de 11 milliards de francs Fcfa sur quatre ans (2014-2017), s’appuie sur les collectivités territoriales, notamment les conseils régionaux, pour installer des dispositifs décentralisés et pérennes de formation professionnelle pour l’emploi et le développement économique local. Les projets inscrits au programme touchent les domaines de l’aviculture, la production de savon artisanal à base de miel et de beurre de karité amélioré, l’aviculture et l’énergie solaire.
Safiatou KONÉ

class="gkFeaturedItemTitle" Le Ministre Diop à propos des pourparlers d’Alger : « NOUS NE SOMMES PAS LOIN D’UN ACCORD »

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 10 décembre 2014 11:42

Au cours d’une rencontre avec le corps diplomatique, le négociateur en chef de la délégation gouvernementale a salué les efforts de la communauté internationale et l’équipe de la médiation pour sa patience

« Je suis persuadé que nous ne sommes pas loin d’un accord. C’est le dernier 100 mètres et chacun de nous doit faire un maximum d’effort pour arriver au bout de ce processus». Cette déclaration a été faite hier par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, négociateur en chef de la délégation gouvernementale, Abdoulaye Diop, lors d’une rencontre d’information sur le processus des pourparlers d’Alger avec les représentants du corps diplomatique et ceux des organisations internationales accrédités dans notre pays.

Selon le ministre Diop, les négociateurs du gouvernement sont allés à la troisième phase des pourparlers d’Alger dans le but de discuter du contenu du document de synthèse élaboré par l’équipe de la médiation et qui s’intitule « Les éléments pour la paix et la réconciliation au Mali ». Mais au moment où les discussions de fond ont été engagées sous l’égide de l’équipe de la médiation et contre toute attente, l’une des parties à savoir la Coordination des mouvements de l’Azawad (MNLA, HCUA, MAA tendance radicale et CPA tendance Assaleh), a remis sur la table un document sur le fédéralisme alors que cette question avait été rejetée par les facilitateurs dès le départ du processus. Malgré cette attitude surprenante de la coordination, le chef de la délégation gouvernementale a estimé que cette étape des négociations d’Alger a permis aux parties de mener des débats de fond jugés utiles. « Il y a eu un débat franc, direct entre les parties et souvent dans une atmosphère très tendue », a-t-il indiqué. La suite, a-t-il ajouté, est qu’un document de préaccord a été produit par la médiation et remis à chacune des parties pour appréciation. « Le gouvernement ne rejette pas ce document car pour nous, c’est une base solide de négociation…Nous ne sommes pas totalement en phase sur certains points dans ce document et nous le ferons savoir à l’équipe de la médiation au moment opportun », a assuré le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale. Parmi les points du Projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali qui sont particulièrement gênants pour le gouvernement, le ministre Diop a cité la question de quotas, la révision constitutionnelle et surtout la notion de région intégrée. «C’est une poignée de questions qui nous opposent et je pense qu’elles peuvent être réglées au plus haut niveau », a-t-il souligné avec un brin d’optimisme.

Comme la notion de fédéralisme, le ministre Diop estime que le mot « Azawad » n’a pas sa place dans les pourparlers d’Alger et cela pour plusieurs raisons. « Nous reconnaissons que l’Azawad est une zone située non loin de Tombouctou mais elle ne pourrait aucunement être considérée comme une entité géographique ou politique. Tout comme le Kaarta dans la région de Kayes ou Bélédougou dans la région de Koulikoro. En plus, la plus grande majorité des populations du nord ne se reconnaissent pas dans l’Azawad. Le danger, c’est de voir ces populations se soulever si jamais il faut mentionner Azawad dans l’accord qui va être signé», a-t-il expliqué.

Le négociateur en chef de la délégation du gouvernement a expliqué à ses interlocuteurs le sérieux avec lequel les négociations sont en train d’être menées dans la capitale algérienne sous la houlette de l’ensemble de la communauté internationale. « Ce processus est sérieux et la communauté internationale y a investi beaucoup d’énergie. C’est le lieu pour moi de saluer encore la contribution de la communauté internationale, son soutien sans faille et tous les efforts qu’elle est en train de faire. Nous ferons tout pour que vous soyez fiers d’être à côté du Mali. Aussi, le gouvernement réitère sa confiance à l’équipe de la médiation pour sa patience», a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie malienne a saisi l’occasion pour saluer la libération de l’ex otage français, Serge Lazarevic et demandé la libération de tous les otages à travers le monde.

 

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Espace d’interpellation démocratique : 284 DOSSIERS REÇUS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 10 décembre 2014 11:38

L’Espace d’interpellation démocratique (EID) vivra aujourd’hui sa 19ème édition. L’EID est un instrument de promotion du dialogue social qui s’adresse à l’ensemble des populations maliennes à travers une forte médiatisation. La télévision nationale assure la retransmission en direct de la session relayée par les radios et la presse écrite nationale et internationale.

Créé aux termes du décret n° 96-159/P.RM du 31 mai 1996, l’Espace d’interpellation démocratique est un forum qui a pour objet d’informer les opinions publiques nationale et internationale sur l’état des droits de l’homme en République du Mali, et d’impulser de façon significative la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens. L’EID vise essentiellement à mettre en place un espace d’expression des attentes des citoyens et d’examen de leurs griefs contre la gestion des affaires publiques par les gouvernants, à renforcer de façon pédagogique l’ancrage de la culture démocratique et de l’Etat de droit par l’instauration d’une nouvelle forme de dialogue entre les gouvernants et les gouvernés et cultiver davantage la transparence dans la gestion des affaires de la cité.

L’espace permet aussi de montrer à la communauté internationale l’engagement et la détermination des autorités à respecter et à promouvoir les droits de l’homme et de développer le civisme des citoyens.

L’organisation de cette 19è session est placée sous le signe du 20ème anniversaire de l’EID. Pour marquer cet anniversaire, un film documentaire retraçant les grands moments de l’exercice a été réalisé. Il est ponctué par les témoignages des principaux acteurs qui sont intervenus dans la mise en œuvre de l’EID, notamment le président de la République Ibrahim Boubacar Keita, Cheickna Dettéba Kamissoko, Me Sidiki Kaba du Sénégal, Catherine Choquet de la FIDH, etc.

Cette année, la commission d’organisation a reçu 284 dossiers dont 144 en provenance de l’intérieur du pays. Elle a retenu 23 dossiers qui seront « lus » ce matin dans la salle. 130 dossiers ont été classés dans la catégorie « pour suite à donner » et 131 dossiers rejetés.

Les dossiers rejetés ne répondaient pas aux critères définis dans l’arrêté. Il s’agit de dossiers relatifs à des litiges pendants devant les juridictions, de dossiers qui ne mettent pas en cause un service public, de litiges privés et de dossiers rédigés avec un « ton discourtois ».

Pour s’approprier l’Espace d’interpellation démocratique, le médiateur de la République, qui est désormais chargée de son organisation, a créé un point focal responsable de l’exercice, baptisé secrétariat permanent de l’EID. Cette réforme vise à rendre plus visible l’EID et à renforcer l’efficacité recherchée qui a justifié le changement d’ancrage.

 

A. LAM

class="gkFeaturedItemTitle" Mali-BAD : 28,17 MILLIARDS DE FCFA CONTRE L’INSECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 9 décembre 2014 12:30

Les effets de la reprise de la coopération entre le Mali et ses partenaires techniques et financiers ne se font pas attendre. En effet, quelques jours seulement après l’approbation des conclusions des 1ère et 2ème revues du Programme économique et financier de notre pays par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), suivie de la tenue de la 8ème revue budgétaire conjointe (dont les travaux se sont achevés vendredi), le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, et la représentante résidente du Groupe de la Banque africaine de développement au Mali, Mme Hélène Ngarnim Nganga, ont signé hier un accord de prêt et un protocole de don pour le financement de la composante Mali du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS).

La cérémonie de signature s’est déroulée au département des Finances en présence de représentants du ministère du Développement rural. A cette occasion, Mme Hélène Ngarnim Nganga a précisé que la contribution de la BAD au financement du P2RS à travers le Fonds africain de développement (FAD), s’élève à 36.390.000 UC soit environ 28,17 milliards de Fcfa. Cette contribution du FAD est composée d’un don de 14,08 milliards de Fcfa et d’un prêt du même montant.

Elle a rappelé qu’en 2014, pour le seul secteur du développement rural, l’institution financière africaine a approuvé ou signé avec le Mali un engagement total de 103 millions d’UC soit environ 79,75 milliards de Fcfa au profit de trois opérations que sont : le PRESA-DCI (Projet de renforcement de la sécurité alimentaire par le développement des cultures irriguées), le PRESAN-KL (Projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Koulikoro) et le P2RS.

Le P2RS s’inscrit, lui, dans le cadre de la « Stratégie d’appui à la transition 2013-2014 » qui est le cadre formel d’intervention de la BAD au Mali, adopté en mai 2013. Stratégie qui s’appuie sur deux piliers : l’atténuation de l’impact de la crise et le renforcement de la résilience des populations d’une part et d’autre part, la consolidation de la stabilité de l’Etat de droit et des bases de la reprise économique. Le P2RS s’aligne parfaitement sur la stratégie de la BAD pour le secteur agricole ainsi que sur sa stratégie décennale (2013-2022) visant une croissance économique forte, inclusive et verte, a confirmé Mme Hélène Ngarnim Nganga.

D’une durée de cinq ans, le P2RS a pour objectifs sectoriels de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel ainsi qu’à une croissance inclusive en vue de l’élargissement des opportunités économiques pour les femmes et les jeunes. Spécifiquement, il s’agit d’accroître sur une base durable, la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques au Sahel par le développement des infrastructures rurales et celui des chaînes de valeur des filières porteuses.

L’impact attendu est l’amélioration de la résilience, c’est–à-dire la capacité à résister aux chocs des effets négatifs des changements climatiques de plus de 500 000 personnes des 34 communes ciblées parmi les 166 communes les plus vulnérables du Mali.

Pour terminer, la représentante résidente de la BAD a salué l’excellente qualité des relations de son institution avec notre pays. Elle remercié les autorités avant d’assurer que la BAD ne ménagera aucun effort pour aider à relever le défi de la mise en œuvre des différents projets.

Le ministre de l’Economie et des Finances a exprimé sa profonde gratitude à la BAD pour son accompagnement et son engagement constants auprès du Mali. Mme Bouaré Fily Sissoko a souhaité que ses interventions contribuent efficacement à l’amélioration de la résilience et du niveau de vie des populations vulnérables.

 

F. MAÏGA

class="gkFeaturedItemTitle" Journée nationale des communes : PLUS ET MIEUX DE DÉCENTRALISATION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 9 décembre 2014 12:23

Les élus locaux plaident pour le transfert des compétences et des ressources. L’Etat dit oui mais pas avant l’installation d’un système de contrôle efficace

Mossa Ag El Mouner et Lassine Coulibaly sont respectivement maires des communes rurales de Gossi (cercle de Gourma Rharous) et de Soulèye (cercle de Macina). Les deux édiles participent à la 13è Journée nationale des communes dont l’ouverture a eu lieu hier au Centre national de conférence de Bamako en présence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita.

Ayant pour thème : « La contribution des collectivités territoriales au processus de paix, dialogue et réconciliation », cette édition offre l’opportunité au maire de Gossi de faire le point de la situation de sa commune qui a durement souffert de l’occupation du nord par les djihadistes et narcotrafiquants. « Aujourd’hui à Gossi, la situation est calme. La plupart des refugiés qui étaient au Burkina Faso sont de retour et nous sommes en train de nous occuper d’eux avec l’aide de nos partenaires. La vie reprend petit à petit son cours normal là-bas. Certes, il y a parfois des actes de brigandage mais il n’y a pas de terroristes à Gossi », a assuré Mossa Ag El Mouner. Avec 31 743 habitants, la commune rurale de Gossi vit principalement d’élevage, d’agriculture, de commerce et d’artisanat. « Nos préoccupations d’aujourd’hui, c’est de développer ces différentes activités par des projets pérennes. Nous avons besoin des ressources pour réaliser ces projets», a soutenu l’élu.

Dans la commune rurale de Soulèye avec ses 12 000 âmes, l’agriculture, l’élevage et la pêche sont couramment pratiqués par les populations composées en grande partie par les Bambaras, Peuls et Bozos.

Lassine Coulibaly a été plusieurs fois réélu maire et, par conséquent, c’est un habitué de la Journée des communes à Bamako. Aujourd’hui, il se bat pour la réalisation d’un projet dans sa commune : l’aménagement de la plaine de Soulèye. Cette plaine qui s’étend sur 20 000 hectares a besoin d’être mise en valeur pour un financement évalué à 3 milliards de Fcfa. Pour le maire de Soulèye, il n’y a pas de développement sans la paix, c’est pourquoi il souhaite que la paix revienne rapidement dans notre pays et que l’unité nationale soit renforcée.

Paix, dialogue et renonciation, ce sont justement les trois mots sur lesquels tous les intervenants ont insisté à la cérémonie d’ouverture. A commencer par le président de l’Association des municipalités du Mali, Boubacar Bah dit Bill qui a salué la présence du maire de Tilemsi à cet évènement comme la preuve que le Mali est un et indivisible. Il a rappelé la solidarité adjacente dont ont fait preuve les élus des communes du sud envers leurs homologues du nord au plus fort de la crise, notamment dans le domaine scolaire. Cette solidarité a aussi bénéficié à ceux qui ont fui les atrocités pour aller se réfugier au Burkina et au Niger.

Boubacar Bah dit Bill a rappelé que notre pays compte aujourd’hui 703 communes et plus de 10 700 conseillers municipaux. Compte tenu du rôle important de ces collectivités dans le développement, il a soumis deux doléances aux plus hautes autorités : le transfert intégral des compétences et des ressources, et la mise en place de la police municipale afin de favoriser la paix et la stabilité dans les communes. Il a aussi évoqué les 16 800 projets élaborés par les collectivités territoriales. Il reste à trouver 189 milliards de Fcfa pour les mettre en œuvre.

REFORME DE LA DECENTRALISATION. Tout en saluant le rôle des élus locaux dans le processus de paix et de réconciliation dans notre pays, le ministre de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane Sy, présentera cette édition de la Journée nationale des communes comme une occasion de célébrer la relance de la réforme de la décentralisation dans notre pays. Après avoir rendu hommage aux pionniers de la décentralisation dans notre pays, le ministre Sy a estimé que notre décentralisation a besoin d’être améliorée aujourd’hui. Parmi les défis à révéler, il a cité un développement économique cohérent et équilibré pour soutenir la croissance et l’emploi des jeunes au niveau local. Un autre défi est d’instituer une gouvernance publique inclusive avec l’implication forte des autorités coutumières dans la gestion des ressources publiques. Par ailleurs, le ministre de la Décentralisation et de la Ville pense que le transfert de ressources tant demandé par les collectivités territoriales exige aussi plus de contrôle et plus de transparence.

La Journée des communes de cette année coïncide avec un autre problème auquel notre pays fait face, c’est la lutte contre la maladie à virus Ebola. Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans notre pays, Ibrahima S. Fall, a donc invité les élus locaux à s’impliquer dans la prévention de cette épidémie à travers l’information et la sensibilisation. Il a rappelé que le premier cas de maladie à virus Ebola a été détecté au Mali le 23 octobre dernier. Ensuite il y a eu au total 8 cas dont 6 décès, un cas traité et un cas qui est actuellement sous traitement.

Le moment le plus attendu de la cérémonie était évidemment l’intervention du chef de l’Etat. Selon Ibrahim Boubacar Kéita, cette journée est l’occasion de célébrer la décentralisation en dressant un bilan et en évoquant des perspectives. Le chef de l’Etat a rappelé que la décentralisation a été initiée par l’ancien président Alpha Oumar Konaré en vue d’appuyer la gouvernance à la base. A l’époque, le projet a tellement séduit les partenaires techniques et financiers qu’ils ont apporté des financements importants pour assurer sa mise en œuvre. Après deux décennies de pratique, le chef de l’Etat pense que la crise sécuritaire et politique que notre pays vient de traverser a démontré la nécessité d’améliorer notre système de décentralisation afin de prendre en compte réellement les préoccupations des populations locales. Parmi les actions qui sont envisagées par l’Etat, figurent la création des agences de développement régionales, le recrutement de plus de 4000 enseignants au niveau des collectivités territoriales, la création d’emplois pour les jeunes. D’autres actions consisteront à renforcer les ressources humaines et financières ainsi que les services techniques des collectivités territoriales.

Evoquant la situation du nord, le président de la République a jugé qu’il n’était pas normal que les enfants de Kidal n’aillent pas à l’école pendant que les autres enfants maliens sont en train d’étudier. « Nous nous retrouverons avec nos frères, Inchallah ! Le Mali est un et indivisible », a assuré le président Kéita en souhaitant que les pourparlers d’Alger puissent aboutir à une paix durable dans notre pays.

N’esquivant pas les affaires liées à la gouvernance, le chef de l’Etat a lancé : « je ne vous trahirai jamais ». Il y a actuellement beaucoup de problèmes auxquels le pays fait face, mais, a-t-il estimé, il faut de la méthode et de l’organisation pour les résoudre.

La cérémonie a été également marquée par la remise au président de la République du mémorandum des maires dans lequel figurent leurs préoccupations et attentes. Le chef de l’Etat a, à son tour, remis un kit sanitaire de prévention contre le virus Ebola au maire de Bengadi dans la commune de Kangaba.

Il a ensuite visité les stands d’exposition des produits locaux.

 

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" 8ème Revue budgétaire conjointe : PLUS DE 130 MILLIARDS DE FCFA POUR 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 8 décembre 2014 09:36

Au terme des travaux les partenaires techniques et financiers ont fait des annonces importantes Les travaux de la 8ème Revue budgétaire conjointe (RBC) Mali/PTF se sont achevés vendredi, en fin de journée à l’hôtel Salam. Au cours de deux jours de travaux, la session a passé en revue les conclusions de ses discussions techniques notamment les orientations de la politique budgétaire, les performances dans la gestion des finances publiques, le rythme d’exécution des réformes programmées.

En outre, elle a fait le point de l’appui budgétaire prévu pour 2014 et 2015 et permis d’échanger sur la problématique clé de la mobilisation des recettes intérieures et spécifiquement la fiscalité intérieure. Les discussions ont également porté sur l’état de mise en œuvre des recommandations des rapports de contrôles ainsi que le renforcement des capacités statistiques dans le cadre de la politique nationale de la gestion axée sur les résultats. Par ailleurs, la 8ème RBC a examiné les pistes d’amélioration et de renforcement de la gouvernance économique et financière et formulé des recommandations pertinentes pour les prochaines étapes. A la cérémonie de clôture, les partenaires techniques et financiers ont fait des annonces. Ainsi, pour le compte de l’année 2014, ils vont allouer au total 130,96 milliards de Fcfa d’aide budgétaire à notre pays contre un total de 95,14 milliards de Fcfa à titre indicatif au titre de 2015.

La représentante de la BAD, Mme Hélène Ngarnim Nganga qui a procédé à la lecture de ces annonces a précisé que le retour d’autres PTF dépendra en grande partie de la mise en œuvre des réformes que le gouvernement a déjà engagées en 2014 en matière de gestion des finances publiques et d’amélioration de la transparence. Par ailleurs, elle a estimé que l’élaboration en cours de la Stratégie commune d’assistance pays (SCAP 2015-2018) est une opportunité que notre pays doit saisir afin que cette modalité d’appui budgétaire soit examinée de façon plus réaliste par tous.

Au final, la mise en œuvre de ces réformes permettra de restaurer la confiance des PTF et sans nul doute contribuera à leur retour dans la dynamique des appuis budgétaires a t-elle estimé. Au nom des PTF, la Banque mondiale en tant que chef de file des partenaires, a souligné toute l’importance que les partenaires accordent à la RBC. Le directeur des opérations de la Banque pour le Mali, Paul Numba Um a fait remarquer que cette 8ème session s’est tenue dans un contexte à la fois difficile (les séquelles de la crise) et prometteur, marqué par le retour de la confiance et la reprise avec des annonces d’appui des partenaires.

Pour maintenir cette dynamique, une constance dans la mobilisation et l’amélioration de la gouvernance économique et financière est nécessaire, a-t-il souligné. Pour lui, les conclusions de la session constituent des signent encourageants, mais des défis importants demeurent et il appartient à tous d’y faire collectivement face. Il s’agit notamment de poursuivre les efforts en cours pour accélérer les réformes dans la gestion des finances publiques, afin de restaurer durablement la confiance des partenaires, de mettre en œuvre le calendrier harmonisé des revues par l’ensemble des acteurs et d’améliorer la redevabilité.

Paul Numba Um a également souhaité qu’à la prochaine revue, on discute davantage de résultats que des objectifs. Il a réitéré la volonté des PTF d’accompagner le gouvernement, afin de relever les défis qui pourraient être pris en charge au sein du groupe de travail dont la mise en place a été annoncée lors de la revue du CSCRP en juillet 2014. Le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko a, de son côté, remercié l’ensemble des participants pour la qualité du travail abattu et rassuré de la volonté du gouvernement à respecter ses engagements. Immédiatement après la revue, le ministre Mme Bouaré Fily Sissoko et le directeur des opérations de la Banque mondiale ont animé une conférence de presse.

Les questions des journalistes ont essentiellement porté sur l’importance de l’approbation du dossier du Mali par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), les sanctions, les conditions du retour des PTF, le transfert des ressources en matière de décentralisation. Mme Bouaré Fily Sissoko expliquera que l’approbation de notre dossier par le FMI est très important parce qu’elle a permis la sortie de crise.

L’autre avantage, c’est que le Mali attendait le quitus du Fonds et dès qu’il l’a eu, les choses ont changé positivement. Ainsi, l’ensemble des PTF vont apporter plus de 130 milliards de Fcfa d’aide budgétaire en 2014. Ce qui, pour elle, traduit le retour de la confiance. Concernant les sanctions, elle a estimé qu’il faut laisser la justice faire son travail. Toutes les dispositions seront prises pour bien gérer les dépenses publiques, a-t-elle ajouté. S’agissant des conditions du retour des PTF, le représentant de la Banque mondiale soulignera que les règles sont claires : « C’est au FMI de dire que le cadre macroéconomique permet de s’engager durablement dans les appuis. Et puis, il ne faut pas perdre de vue qu’il y a plusieurs types de financement en dehors de l’appui budgétaire », a-t-il précisé.

Selon Paul Numba Um, la Banque mondiale, par exemple, n’a jamais interrompu son appui au Mali. Les appuis ont été simplement retardés jusqu’à ce que les choses se rétablissent. Pour ce qui est des transferts des ressources aux collectivités dans le cadre de la décentralisation, Mme Bouaré a reconnu qu’il y a beaucoup de travail à faire dans le domaine en raison des difficultés.

En réponse à la question sur l’humiliation que le Mali a subie dans la gestion du dossier de l’achat de l’avion et du contrat militaire, le porte-parole du gouvernement Mahamane Baby qui était présent à la rencontre, répondra que le plus important, c’est la volonté de notre pays de faire des investigations dans la plus grande transparence et le retour de la confiance. « Il faut laisser la justice faire son travail et si la justice établit qu’il faut sanctionner, ce sera fait car nul ne saurait être au dessus de la loi », a-t-il assuré.

 

F. MAÏGA

 

PLUS DE RIGUEUR DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

La 8ème Revue budgétaire conjointe (RBC) a préconisé la reconduction de la recommandation sur la loi sur l’enrichissement illicite, la réactivation de tous les dossiers judiciaires au niveau des pools économiques, la création de la cour des comptes et la mise à disposition des informations complémentaires sur le programme de lutte contre la corruption.

En outre, la session a situé les défis à relever en matière d’amélioration des procédures et de la poursuite des réformes engagées en vue d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures. Recettes qui, à terme, sont sensées devenir le levier essentiel de financement des investissements en vue de soutenir la croissance économique. La RBC a également recommandé la poursuite de l’apurement de la dette intérieure ainsi que la mise en œuvre du plan de redressement de EDM.

Par ailleurs, elle a recommandé la révision du CSRCP à la lumière des nouveaux défis découlant de la crise de 2012 en y intégrant les nouvelles priorités. La session a salué la conclusion positive des deux revues par le conseil d’administration du FMI. Entre autres, les PTF ont invité le gouvernement à initier une nouvelle phase du PAGAM/GFP et à veiller à l’intégration dans le PAGAM de toutes les reformes sur la gestion des finances publiques. La réforme institutionnelle de la CARFIP a été saluée. En ce qui concerne le plan d’action relatif aux recommandations de l’audit de la chaine de dépenses, il a été convenu d’organiser en 2015, un séminaire en vue d’envisager le meilleur moyen de le mettre en œuvre.

La session a réaffirmé l’importance de l’ABG comme source de financement du budget d’Etat. Bien que le contexte des deux dernières années n’a pas favorisé son utilisation accrue, elle a recommandé de poursuive les réformes visant à s’inscrire dans une dynamique d’utilisation de l’ABG. Toutefois les instruments qui accompagnent sa bonne mise en œuvre tels que la matrice des déclencheurs et la faiblesse de la coordination restent des défis que les deux parties se sont engagées à relever. Entre autres, les arrangements spécifiques relatifs aux secteurs de l’éducation et de la santé sont arrivés à expiration et leur renouvellement doit être envisagé.

 

F. M.

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : EBOLA ET LE RAVEC ANIMENT LES DEBATS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 8 décembre 2014 09:24

Les députés ont souhaité plus de promptitude, d’esprit d’anticipation et de rigueur dans la riposte contre l’épidémie, notamment dans la prise en charge des risques de contamination à partir des localités frontalières de la Guinée

On constate actuellement, une accalmie apparente dans la progression du virus Ebola dans notre pays. Mais cela ne rassure pas tout le monde parce que la gestion de l’épidémie de fièvre hémorragique renvoie à des questionnements légitimes et à des appréhensions diffuses ou parfois prononcées.

La représentation nationale a voulu avoir le cœur net sur les dispositions prises par le gouvernement pour contenir l’épidémie dans le pays. Les députés ont donc interpelé le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique dans les questions d’actualité lors de la plénière de jeudi à l’Assemblée nationale.

Globalement les députés de tous bords politiques ont souhaité plus de promptitude, d’esprit d’anticipation et de rigueur dans la riposte contre l’épidémie, notamment dans la prise en charge des risques de contamination à partir des localités frontalières avec la Guinée voisine.

Notre pays a déjà enregistré 7 cas confirmés dont 6 liés à un patient guinéen, admis en hospitalisation à la polyclinique Pasteur le 25 octobre dernier et décédé deux jours après. Un infirmier et un médecin de l’établissement de soins (tous décédés) ont été contaminés en le soignant.

Présentement, le bilan de l’épidémie dans notre pays est de 5 décès dont 4 liés au défunt patient guinéen. Mais le premier cas de malade du virus Ebola a été importé aussi de Guinée. Il s’agit d’une fillette de 2 ans, décédée à Kayes.

Face à la gestion de l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, les députés ont rappelé la nécessité de travailler en synergie avec l’ensemble des acteurs capables de développer une expertise utile dans la prévention, la gestion des cas suspects et la prise en charge des malades infectés au virus Ebola. Ils ont également évoqué des inquiétudes relatives à la sécurisation même de nos frontières avec la Guinée. Les élus ont remis sur le tapis la sempiternelle question de la fermeture de nos frontières avec la Guinée, une question à laquelle les autorités ont toujours répondu par la négative.

Comme on pouvait s’y attendre, la polyclinique Pasteur a été pointée du doigt. Les parlementaires ont souhaité, sans équivoque que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient situées. Pour certains, des sanctions, même à titre conservatoire, devraient frapper la polyclinique.

La séance de questions d’actualité a aussi suggéré au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de saisir l’opportunité pour faire une évaluation des établissements de soins du secteur privé. D’autres préoccupations sur la situation de nos compatriotes vivant dans les pays d’Afrique de l’ouest touchés par la fièvre Ebola, la prise en charge alimentaire des cas contacts et les dispositions dans les morgues ont été recensées.

Le souci qui prévaut chez les députés et qui est largement partagé par nos compatriotes, est d’améliorer et renforcer le dispositif de prévention contre Ebola et, surtout, d’arrêter la propagation du mal grâce à des filtres anti Ebola efficaces.

En réponse à ces nombreuses interrogations ou préoccupations liées à la maladie, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, s’est efforcé d’être précis et apaisant. La lutte contre Ebola, a-t-il relevé, dépasse le seul cadre du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. L’implantation d’un site de prise en charge dans l’enceinte d’un hôpital répond parfaitement au protocole de prise en charge de la maladie, a-t-il tenu à préciser.

Autre information fournie aux députés : la restauration des cas contacts, c’est-à-dire des personnes confinées ou mises sous surveillance médicale pour éviter tout risque de propagation du virus, a coûté 8,5 millions de Fcfa dans la gestion du premier cas lié à la fillette de deux ans. 150 000 Fcfa ont été accordés à chaque contact confiné à l’hôpital Fousseyni Daou de Kayes, pour lui permettre de faire face aux charges familiales.

Les morgues sont régulièrement désinfectées et le département de la Santé a reçu instruction de ne pas rendre aux familles les dépouilles mortelles de cas de virus Ebola confirmés. Ceci afin de prendre toutes les dispositions utiles pour un enterrement sécurisé et circonscrire les risques. D’autres efforts sont accomplis dans la lutte contre Ebola. Ainsi, 650 thermomètres infrarouges sont déployés sur le terrain pour relever les températures et des dispositifs de lavage des mains sont installés un peu partout.

Le deuxième point de questions d’actualité était consacré au Recensement administratif à vocation d’état-civil (Ravec) destiné à constituer une base de données biométriques et à doter chaque citoyen d’un numéro d’identification appelé NINA. Cette opération coûte à l’Etat et à ses partenaires, un peu plus de 16,5 milliards de Fcfa. Pour l’opération, 686 valises sont déployées sur le terrain pour enrôler nos compatriotes. Elles seront renforcées cette semaine par des tablettes (des valises en miniature, chargeables à l’énergie solaire). Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké a détaillé aux élus les difficultés du terrain et les efforts en cours pour améliorer cette phase d’achèvement de l’enrôlement de nos compatriotes.

Le Premier ministre est revenu sur l’importance des deux thèmes pour notre pays. Pour la riposte contre Ebola, Moussa Mara a estimé que nous sommes en phase de maitriser l’épidémie, sans pour autant baisser la garde. Le dispositif de prévention et de prise en charge des risques de propagation se renforce, a constaté le chef du gouvernement en relevant que le meilleur dispositif demeure la prise en charge de la question par nos compatriotes avant de rassurer les élus sur la permanence du système de surveillance.

Moussa Mara a confirmé que le Ravec était un chantier majeur du gouvernement car l’identification et la maîtrise de la population demeurent le fondement même de l’Etat. Tous nos documents doivent avoir comme base l’état-civil. Cela permettra de les sécuriser, a souligné le Premier ministre.

A l’issue des débats sur la riposte contre Ebola et le Ravec, les députés semblaient globalement satisfaits des explications fournies par le gouvernement.

 

B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Kidal : LA MINUSMA INAUGURE LE QUARTIER GENERAL DE LA BRIGADE DU SECTEUR NORD

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 4 décembre 2014 10:44
Ce Quartier général couvre Kidal, Aguelhoc et Tessalit et dirigera, à terme, 2000 Casques bleus déployés dans son secteur

Le commandant en chef de la force de la MINUSMA, le général Jean-Bosco Kazura a présidé hier la cérémonie officielle de prise d’armes qui consacre désormais Kidal comme Quartier général de la Brigade du secteur Nord qui comprend Kidal, Aguelhoc et Tessalit.
A terme, c’est avec près de 2000 casques bleus appartenant aux différents contingents déployés sur place qu’un Etat-major d’une cinquantaine de personnes, va travailler à améliorer la situation sécuritaire dans la région de Kidal, en se dotant davantage de moyens pour accentuer la liberté de mouvement des troupes, et ainsi rassurer des populations en proie à une insécurité grandissante.
Ces populations constituent une priorité pour le Secteur Nord qui engagera des actions civiles-militaires à leur profit afin de renforcer les liens de confiance et de convivialité avec elles. Une confiance primordiale pour le succès de la mission de sécurisation de la partie nord du pays de la MINUSMA. Ainsi, des travaux d’intérêt public, comme la construction et la réfection d’infrastructures publiques, l’aide au fonctionnement des écoles et hôpitaux, et autres projets à impact rapide seront entrepris, avec pour objectif de soulager les habitants dans leur vie quotidienne.
Lors de la cérémonie d’hier, le général Jean-Bosco Kazura a remercié les troupes onusiennes pour leur sacrifice quotidien pour la cause de la paix au Mali, et les a encouragées à continuer leur travail avec courage et détermination, malgré les difficultés. Avant de faire observer une minute de silence en la mémoire des Casques bleus tombés dans le nord de notre pays, il leur a rendu un hommage vibrant devant leurs pairs, et exprimé sa peine et sa tristesse face aux douloureux événements n’ont malheureusement cessé d’endeuiller la mission : « Je ne peux oublier le souvenir de ces Casques bleus quand j’étais devant leurs cercueils pour les saluer une dernière fois … ni quand je les accompagnais chez eux… ni surtout quand je voyais leurs enfants et leurs femmes pleurer. C’était trop dur …».
Jean-Bosco Kazura, en fin de mission  à la MINUSMA, a salué le courage et le sérieux des troupes présentes sur place. Il les a exhortées à donner de la valeur à leur présence dans la région en faisant preuve de davantage de détermination, et surtout à ne jamais oublier où elles sont, car c’est un facteur déterminant pour la réussite de leur mission. «Je ne peux pas oublier que vous êtes encore ici malgré tout ce qui s’est passé, et qui s’est encore passé hier», a-t-il dit, pour saluer leur engagement, en faisant allusion à l’accident de mine dont un véhicule du contingent tchadien a été victime la veille à Aguelhoc.
Le commandant en chef de la force de la MINUSMA a tenu à rassurer ses hommes des dispositions qui sont en train d’être prises pour les doter de moyens conséquents  afin de leur permettre de mener à bien leur mission, sous le commandement de l’Etat-major du Secteur Nord, dont il a assuré du professionnalisme et de la compétence.
(Source Minusma)

class="gkFeaturedItemTitle" Programme d’appui au secteur de la justice au Mali : INSUFLER LA PERFORMANCE, INSPIRER LA CONFIANCE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 4 décembre 2014 10:36

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé hier un atelier de restitution du rapport final de la mission de démarrage du Programme d’appui au secteur de la justice au Mali (PAJM). La cérémonie d’ouverture, présidée par le chef de cabinet du département, Mme Fatoumata S. Dicko, s’est déroulée en présence du chef de la coopération à la délégation de l’Union européenne, Mme Cécile Tassin Pelzer, et du directeur du programme conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme, Mahamane A. Maïga.

La rencontre de deux jours va identifier les besoins actuels de la justice malienne en termes de ressources humaines, de renforcement des capacités, d’équipements et d’infrastructures. Après une présentation des résultats de la mission de démarrage et du projet de rapport final, les participants discuteront des orientations des actions du programme d’appui à la justice. Ils analyseront également les trois parties du rapport final : l’état des lieux du système judiciaire, les orientations majeures du PAJM, la traduction opérationnelle du PAJM en propositions et recommandations.

Le Programme d’appui au secteur de la justice au Mali s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement dans le Sahel. D’un montant de douze millions d’euros (7,87 milliards de Fcfa), le projet s’étend sur quatre ans, 2014-2018, et vise à améliorer les performances des structures judiciaires, à refonder des valeurs de la justice. Il a, pour autres objectifs, de lutter contre l’impunité et d’améliorer l’accessibilité à la justice. Les activités prévues couvrent un éventail très large et comprennent, entre autres, la modernisation de l’administration, la formation des professionnels du champ judiciaire, le renforcement des organes de contrôle interne et externe, la vulgarisation du droit à destination des justiciables, la réhabilitation ou la construction d’infrastructures judiciaires et la fourniture d’équipements.

Mme Cécile Tassin Pelzer a souligné que la justice était un secteur clé de la coopération de l’UE avec le Mali et que, dans un contexte de sortie de crise que traverse notre pays, la réforme du secteur de la justice était une priorité. La justice est, en effet, essentielle à la réconciliation et la paix pour le processus de refondation de l’Etat et pour la lutte contre la corruption. « Les citoyens ont soif de justice et demandent un secteur plus performant capable de faire face à leurs exigences et besoins. Il faut une justice capable de redonner confiance aux citoyens et qui puisse rassurer les investisseurs », a-t-elle estimé.

Mme Fatoumata S. Dicko perçoit dans la tenue de l’atelier un signal fort et rassurant de l’engagement indéniable des initiateurs du PAJM et des experts et acteurs de la justice. Les quatre axes d’intérêts du PAJM sont les problèmes les plus cruciaux des préoccupations du département, a-t-elle assuré. « Le PAJM se propose d’apporter des solutions à une partie des besoins de la justice. Il revient au regard des objectifs de réfléchir sur la pertinence des projets et axes d’intervention identifiés tout en veillant à leur caractère concret, réalisable, et à impacts utiles pour les citoyens », a-t-elle préconisé.

« La justice est une grande malade. Il faut savoir par quel bout commencer les soins avec les moyens proposés. Le ministère mise sur les acteurs de la justice pour l’aider dans sa volonté de mieux repenser le secteur », a ajouté Mme Fatoumata S. Dicko qui a réitéré l’engagement du ministère de la Justice à prendre en charge les segments et les sous sections non couverts par le PAJM et à assurer une meilleure mutualisation et utilisation des fonds à travers leur redéploiement efficient.

Aminata Dindi SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Reconstruction des régions de Tombouctou et Gao : UN NOUVEAU PROJET POUR ACCELERER LA RELANCE ECONOMIQUE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 3 décembre 2014 13:13
1,3 milliard de Fcfa alimenteront un fonds d’appui destiné aux groupements, coopératives et entreprises
Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mahamane Baby, a procédé  hier au lancement d’un Projet baptisé « Appui à la recapitalisation et à la reconstruction des moyens de production dans les régions de Tombouctou et Gao ». C’était en présence de  l’ambassadeur du Danemark au Mali, Mme Winnie Estrup Petersen, et du coordinateur du projet, Dominique Koffy Kouacou. La cérémonie a été organisée en prélude aux lancements prévus dans les tous prochains jours dans les deux régions concernées.
Le nouveau projet est financé par le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) à hauteur de 1,3 milliard de Fcfa et sera exécuté sur une durée d’un an. Il va contribuer à la relance économique du pays grâce à la mise en place d’un fonds d’appui aux groupements, coopératives et entreprises, spécifiquement dans les régions de Tombouctou et de Gao. Au moins 500  organisations (groupements, entreprises, coopératives) opérationnelles vont bénéficier de ce projet.
Pour atteindre les objectifs recherchés, le Conseil danois pour les refugiés prévoit trois grandes activités appelées « composantes ».  Celles-ci sont à leur tour déclinées en sous-activités.
La crise que notre pays a connue a contraint des centaines de milliers de personnes à quitter leur domicile, aggravant ainsi le sort des populations civiles, déjà rudement touchées par la sécheresse, la dégradation de leur environnement et l’insécurité alimentaire, a rappelé Mahamane Baby. Ainsi, plus de 400 000 déplacés intérieurs et réfugiés ont été recensés. Ils ont pratiquement tout perdu, leurs moyens d’existence, leurs outils de production.
Des sociétés et entreprises ont été fermées entrainant des pertes importantes d’emplois. 707 employeurs de Tombouctou, 933 employeurs de  Gao et Kidal ont arrêté leurs activités. Plus de 2000 travailleurs ont été licenciés. « C’est dire, l’importance que ce projet va avoir pour les opérateurs économiques, les producteurs agricoles, les transformateurs et les commerçants des régions de Tombouctou et de Gao », a relevé le ministre.
Dans toutes ses activités et dans le but d’assurer la pérennité de son intervention, DRC/Mali portera une attention particulière à l’implication des acteurs locaux (aux niveaux cercle et commune) grâce à la mise en place de comités de décision de financement et une étroite collaboration avec les services techniques de l’Etat dans l’élaboration des critères d’éligibilité et dans l’analyse des demandes de financement. « C’est là une approche novatrice à partager avec les autres intervenants pour une appropriation, une pérennisation des acquis et une meilleure visibilité de leurs actions », a souligné le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Il convient de rappeler que dans le cadre de son programme d’intervention au Mali dans les régions de Mopti, Gao et Tombouctou et dans le but de soutenir les communautés sur place et de faciliter le retour des rapatriés volontaires et spontanés, le Conseil danois pour les réfugiés intervient par des actions intégrées de protection, d’éducation, d’adduction d’eau, d’hygiène et d’assainissement ainsi que de résilience dans lesdites régions. Il le fait par l’entremise de transferts monétaires aux ménages vulnérables, d’appuis aux groupements de femmes et de jeunes pour la réalisation d’activités génératrices de revenus et « de cash for work ».
Dans la continuité de ces actions et conformément aux recommandations du Plan de relance durable au Mali (2013-2014), le Danemark a initié le projet « Appui à la recapitalisation et à la reconstruction des moyens de production pour le relèvement économique des populations affectées par les crises des régions de Tombouctou et de Gao au Mali »,  sur la base du diagnostic des besoins d’appui économique dans les régions de Gao et Tombouctou.
A. DIARRA

class="gkFeaturedItemTitle" Mali-Suède : DEUX FINANCEMENTS POUR L’EAU ET L’ENVIRONNEMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 3 décembre 2014 12:50
Notre pays et la Suède ont signé hier deux importants accords de financement. Le premier est relatif au Programme de gestion décentralisée des forêts (Gedefor II) et le deuxième au Projet d’appui à l’amélioration de la connaissance et de la gestion des ressources en eau (Pagire). Les deux accords ont été signés par le ministre de la Réconciliation, Zahabi Ould Sidi Mohamed, assurant l’intérim de son homologue des Affaires étrangères,  de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale et l’ambassadeur de Suède dans notre pays, Mme Eva Emnéus.  La cérémonie s’est déroulée en présence d’une délégation suédoise et des acteurs en charge de  l’environnement, de l’eau et de l’assainissement au Mali.
A travers le premier accord, le gouvernement suédois s’engage à fournir au Mali une assistance financière et technique d’un montant de près de 3,5 milliards de Fcfa. Ce montant viendra en complément à la contrepartie nationale estimée à 800  millions de Fcfa pour le financement du  Programme de gestion décentralisée des forêts.
Ce programme, a relevé Zahabi Ould Sidi Mohamed, est très important pour le Mali car il contribuera à la gestion décentralisée et durable des ressources forestières dans le cadre des changements climatiques grâce à l’amélioration de la gouvernance locale et au renforcement des capacités d’adaptation aux changements climatiques. En outre, il participera à l’accroissement des revenus tirés des arbres et des forêts pour les populations les plus vulnérables et rurales.
Par le second accord, le Mali et la Suède s’engagent à mettre en œuvre le Projet d’appui à l’amélioration de la connaissance et de la gestion des ressources en eau qui vise à améliorer la situation socio-économique et renforcer la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau.
Le montant du financement destiné à ce projet se chiffre à un peu plus de 1,4 milliard de Fcfa avec une assistance financière et technique suédoise de 1,2 milliard. Ce volet s’exécutera sur une période de deux ans (2014-2016).
Le ministre a souligné que par ces financements, le gouvernement suédois accompagne le Mali dans ses efforts visant à contrer les effets néfastes du changement climatique et à améliorer les conditions de vie de ses populations. « Ces deux accords s’insèrent dans le cadre du Plan national de gestion intégrée des ressources en eau adopté en avril 2008 et de la Politique nationale en matière d’assainissement adoptée en 2009 », a-t-il précisé.
« Cette cérémonie pour la Suède, est pleine de signification dans le sens qu’elle constitue la suite d’une démarche vers la gestion durable et décentralisée des ressources forestières d’un pays sahélien », a commenté l’ambassadeur de Suède ajoutant que « c’est fort des résultats de la première phase que la Suède s’est engagée au côté du gouvernement pour une nouvelle phase de consolidation des acquis et le développement d’activités économiques basées sur les chaines de valeur ».
Et Mme Eva Emnéus de relever que la signature  de ces deux accords intervient au moment où le monde entier se réunit pour la 20è session de négociation sur le changement climatique à Lima au Pérou. Ladite signature démontre qu’au-delà des agendas politiques, des actions concrètes de terrain sont aussi posées pour alléger la souffrance des victimes du changement climatique.
F. NAPHO

class="gkFeaturedItemTitle" Appui budgétaire : LE MALI REÇOIT 62,3 MILLIARDS DE FCFA DE L’UNION EUROPEENNE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 3 décembre 2014 12:34

Un paiement de 95 millions d’euros (62,32 milliards Fcfa) au titre du « Contrat d’appui à la consolidation de l’État » a été effectué mardi en faveur du Mali dans le cadre de l’appui budgétaire de l’Union européenne au Mali pour l’année 2014, annonce un communiqué de la représentation européenne à Bamako. A cette occasion, poursuit le communiqué, Richard Zink, l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, a indiqué : « L’Union européenne a confirmé son engagement substantiel aux côtés du peuple malien dans ses efforts de stabilisation et de reconstruction du pays. En recevant cette dernière tranche de 95 millions d’euros à l’issue d’une évaluation positive des critères d’éligibilité, le Mali a prouvé sa volonté de poursuivre les réformes engagées et de se confronter ainsi aux nombreux défis auxquels le pays fait face ».
En 2013, indique le communiqué « l’Union européenne avait déjà octroyé 120 millions d’euros d’appui budgétaire (78,71 milliards Fcfa) en faveur du Mali. Le pays, alors en pleine phase de transition et face au défi du  retour à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections présidentielles et législatives, avait bénéficié de la rapidité de l’appui de l’Union européenne qui avait fortement contribué à la réussite de ces étapes décisives ».
Le « Contrat d’appui à la consolidation de l’État du Mali » d’un montant de 225 millions d’euros a été signé entre la Commission européenne et notre pays le 15 mai 2013 lors de la conférence «Ensemble pour le renouveau du Mali » de Bruxelles. Trois décaissements ont eu lieu pendant la période de mise en œuvre 2013-2014. Ce programme d’appui budgétaire a pour objectif de soutenir le gouvernement du Mali dans la transition et la sortie de la crise en favorisant une relance économique durable. Il vise notamment à appuyer l’Etat malien à :
- Accroître les capacités financières du gouvernement pour renforcer la stabilité macroéconomique et ses capacités d’action en faveur du développement,
- Améliorer la gouvernance et notamment la gestion des finances publiques, y compris le contrôle et la transparence budgétaire,
- Accompagner le gouvernement du Mali dans la situation de transition et dans la réconciliation nationale,
- Soutenir les efforts du gouvernement pour assurer ses fonctions essentielles sur tout le territoire national, en particulier les services sociaux de base (santé et eau) et la relance économique à travers la création d’emplois.



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