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class="gkFeaturedItemTitle" Mme Hiroute Guébré Sélassié à Bamako : APPEL A UNE MEILLEURE COORDINATION DES STRATEGIES DE LUTTE CONTRE LES FLEAUX QUI MINENT LE SAHEL

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 17:00

L’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU pour le Sahel, Mme Hiroute Guébré Sélassié, a organisé une rencontre lundi avec les principaux partenaires de la Stratégie des Nations Unies pour le Sahel (SINUS). Il s’agit notamment de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de la Commission de l’Union africaine, du Haut-commissariat européen en charge du développement.
Cette rencontre marque le premier anniversaire de la visite de Ban-Ki-Moon dans la région. Lors de la conférence de presse qui a sanctionné cette rencontre de haut niveau à l’hôtel Salam lundi après-midi, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU a appelé à une meilleure coordination des stratégies de lutte contre les fléaux qui minent le Sahel.
La réunion s’est tenue à la veille de la troisième rencontre de la plateforme ministérielle de coordination des stratégies pour le Sahel. Elle a donné l’occasion aux représentants des institutions – qui figurent parmi les principaux partenaires du Sahel - de faire le point sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire dans le Sahel et de réaffirmer leur engagement en faveur de la région.
Interrogée sur l’apport de l’ONU à notre pays dans le combat engagé contre le virus hémorragique Ebola, Mme Hiroute Guébré Sélassié a rappelé que les Nations Unies ont déjà une mission basée à Dakar qui travaille avec d’autres partenaires sur la question. Concrètement, précise-t-elle, des actions sont en cours pour appuyer les pays touchés et aider ceux qui ne le sont encore à préserver leurs populations de la contamination. L’envoyé spécial de l’Union européenne, Michel Reveyrand de Menthon, a pour sa part précisé que son institution travaille d’arrache-pied en collaboration avec l’OMS pour juguler le fléau. Les conférenciers ont tous appelé les populations du Sahel à rester mobilisées contre le virus et les ont invitées à collaborer avec les services de santé en acceptant de se faire soigner et à sauver ainsi d’autres vies.
Sur l’épineuse question des négociations en cours à Alger, Michel Reveyrand-de-Menthon a affiché son optimisme malgré la complication du processus. « Nous sommes tous préoccupés et nous condamnons les attaques contre les populations civiles et les forces de la Minusma », a indiqué Mme Hiroute Guébré Sélassié pour qui les négociations d’Alger sont pour le moment encourageants. Pour elle, la responsabilité première est celle des autorités maliennes qui restent très favorables à l’aboutissement du processus.
Pierre Buyoya, Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, a pour sa part remarqué que la violence n’a jamais cessé au nord malgré les engagements pris. Les attaques terroristes, les embuscades ont amené les acteurs à prendre des dispositions à Niamey en renforçant notamment le dispositif de la Minusma.
Le combat est de longue haleine, a analysé Pierre Buyoya qui a indiqué qu’un accord pourrait être signé avant la fin de l’année. Cependant, tempère-t-il, il reste du chemin à faire. Parlant du Sahel, il a précisé que le groupe de travail mis en place a le devoir de mieux coordonner les activités dans l’espace Sahel, afin d’avoir des résultats.
Dans le communiqué conjoint rendu public à la conférence de presse, les participants ont insisté sur la nécessité d’assurer un ancrage régional des différentes stratégies tout en affirmant leur engagement à travailler avec les autres partenaires de la région.
La situation au Burkina Faso a aussi interpellé les envoyés spéciaux qui ont salué le sens des responsabilités et les efforts du peuple burkinabè pour préserver l’unité, la paix et la sécurité du pays.
A. M. CISSE

class="gkFeaturedItemTitle" Plateforme ministérielle de coordination des stratégies au Sahel : UNE VOLONTE INEBRANLABLE DE FAIRE FACE AUX MENACES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 16:31

Bamako appelle à une meilleure mobilisation des ressources et des énergies en vue de répondre efficacement aux besoins à long terme de la région du Sahel dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance, du développement et de l’humanitaire
La 3è réunion de la Plateforme ministérielle de coordination des stratégies Sahel a comblé les attentes en réaffirmant la volonté inébranlable des Etats du Sahel à combattre les maux qui assaillent leur région. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui présidait les travaux hier au Centre international de conférences, a transmis les remerciements du gouvernement à Mme Hiroute Guébré Sélassié, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahel, et Pierre Buyoya, Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. Par la même occasion, Abdoulaye Diop a salué tous les partenaires techniques et financiers pour leur contribution remarquable aux efforts de développement et l’intérêt constant qu’ils portent à la région du Sahel.
Cette rencontre de haut niveau se tient chez nous parce que la présidence biennale tournante a été confiée, pour les deux premières années, à notre pays. Elle a pour but de « permettre une durabilité raisonnable dans la prise en charge des problèmes à résoudre, de maintenir l’attention sur les défis importants auxquels la région du Sahel est confrontée, d’adopter les priorités communes pour les initiatives régionales au Sahel et d’assurer le suivi des progrès réalisés, notamment à travers l’appui coordonné de la Communauté internationale ».
A l’ouverture des travaux, le ministre Diop a fixé le décor en indiquant qu’en application de la Résolution 2056 (2012) du Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations Unies a élaboré une stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, destinée à établir la cohérence et l’intégration des démarches de l’ONU à l’appui des gouvernements et des peuples des pays de la région du Sahel, pour une perspective de développement durable.
Quel est le contenu de cette stratégie ? Elle comporte trois volets, énumère le ministre : la gouvernance, la sécurité et la résilience. Cette stratégie vient en complément des initiatives et mesures prises, soit par les Etats du Sahel, soit par d’autres organismes ou entités, notamment l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe, la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CENSAD), l’Union européenne. Elle souligne également la nécessité de coordination des différentes initiatives pour le Sahel.
PRESIDENCE ROTATIVE. « Ainsi, à la faveur de la visite de haut niveau, effectuée dans les pays du Sahel par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, le gouvernement de la République du Mali a organisé, le 5 novembre 2013 à Bamako, la première réunion ministérielle sur la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel », a rappelé le ministre Diop. Il a précisé que cette « réunion a établi une plateforme ministérielle de coordination avec une présidence rotative dotée d’un secrétariat technique co-présidé par l’Union africaine et les Nations Unies. Il a été également convenu de tenir des réunions semestrielles ».
Ce n’est pas la première fois qu’une telle rencontre se passe à Bamako. En mai dernier, la 2è réunion a travaillé sur la Feuille de route de la présidence malienne. Celle-ci s’inscrit aussi dans le cadre de la recherche d’une paix durable dans la région, gage d’un développement durable. « Le Mali estime que la résilience des populations du Sahel doit être assurée en éliminant les causes sous-jacentes et autres conséquences de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et par la promotion du développement à travers la réalisation de projets régionaux dans les domaines prioritaires comme l’énergie solaire, les infrastructures, les routes, l’agriculture, la santé et l’éducation », a développé le ministre des Affaires étrangères.
La 3è réunion de la plateforme, comme les deux premières, a rempli toutes ses promesses. Elle a, en effet, permis de faire le point de la mise en œuvre de la Feuille de route de la présidence malienne, des activités du secrétariat technique, de la finalisation de la cartographie des stratégies Sahel, de la désignation des points focaux, de l’élaboration des termes de référence de la plateforme et du secrétariat technique, de la définition des modalités d’un partenariat avec le secrétariat du G5 Sahel, etc.
L’argent, nerf de la guerre, n’est pas toujours au rendez-vous pour financer les stratégies. Le ministre des Affaires étrangères a, par conséquent, renouvelé son « appel à la Communauté internationale, y compris le Système des Nations Unies, les institutions financières internationales dont la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, l’Union africaine à travers le NEPAD, pour une meilleure mobilisation des ressources et des énergies en vue de répondre efficacement aux besoins à long terme de la région du Sahel dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance, du développement et de l’humanitaire ».
Avant lui, Pierre Buyoya s’est inquiété de la recrudescence des actes terroristes, des trafics en tous genres et de la prévalence de la criminalité́ transfrontalière organisée. Les attaques sporadiques, mais persistantes au nord du Mali, les sévices du groupe Boko Haram au Nigeria et au Cameroun et la situation d’instabilité généralisée en Libye illustrent bien ce constat, a analysé l’envoyé spécial de l’Union africaine. A ces préoccupations d’ordre sécuritaire, il faut ajouter la crise socio-économique représentée par la propagation de la maladie à virus Ebola qui constitue une menace sérieuse pour plusieurs pays de la région ouest-africaine, y compris des pays du Sahel. Pour le Haut représentant de l’UA, tout cela nous interpelle à continuer de conjuguer nos efforts, afin de faire face à ces menaces et bien gérer leurs conséquences politiques, humaines, sociales, et économiques.
A. M. CISSE

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre Ebola : LE POINT AU JOUR LE JOUR

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 19 novembre 2014 16:00

Au lendemain du briefing des partenaires, le Premier ministre Moussa Mara a présidé hier après-midi, la 4è réunion du comité interministériel de gestion des épidémies consacré à la fièvre Ebola.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a confirmé l’application effective ou en cours des recommandations antérieures et la nomination du Pr Samba Sow  comme coordonnateur du centre opérationnel. Le centre d’isolement de Kouremalé,  à la frontière de la Guinée, sera fonctionnel dans la semaine courante. La sensibilisation et l’information ont été densifiées, avec notamment la production de bulletins d’information quotidiens et la poursuite de la sensibilisation dans les écoles. Plusieurs compagnies de transport se sont engagées à produire les manifestes des passagers avec les indications de température. Les forces de sécurité et l’armée ont été mobilisés pour appuyer les services de santé, notamment à Kouremalé, tandis qu’une formation est organisée à l’intention des hygiénistes de Bamako. La désinfection des morgues et des cadavres est envisagée rapidement avec l’ensemble des acteurs de cette tâche (hôpitaux, cliniques, offices de culte, familles…). La formation des agents de santé se déroule normalement et les équipements de protection individuels seront renforcés.
Le Gouvernement a aussi décidé de motiver le personnel de terrain à travers le Centre opérationnel d’urgence.  « Ces motivations sont fonction des niveaux de risques encourues », indique un communiqué de presse de la Primature.
Le texte annonce aussi une amélioration du fonctionnement des numéros verts et un renforcement des postes de contrôle routiers fixes par des postes de contrôle mobiles. Autre annonce : les gels désinfectants vendus dans les pharmacies seront inspectés par les services compétents alors même que la fabrication locale du produit va démarrer dans les jours à venir.
Le communiqué confirme la mise en quarantaine de la clinique Pasteur. Les responsables des cliniques et des laboratoires ont, eux, tenu une réunion sur les directives particulières du Département de la santé. Le Premier ministre Moussa Mara a averti qu’aucun laxisme ne sera toléré sur l’ensemble de la chaîne surtout de la part des personnels de santé. Des visites inopinées seront ainsi conduites par des membres du gouvernement sur la base de la carte de prévention élaborée par le ministère de la Santé. Le département de la santé n’exclut pas de mettre en congé tous les agents de santé identifiés comme étant une personne contact.
À la date d’hier, il est recensé : 10 cas suspects, 4 cas confirmés, 3 décès (sans la fillette de Kayes). Un seul  cas confirmé est en traitement au Cnam, un autre cas suspect est en observation. La recherche de certaines personnes contacts se poursuit. Sur ce point, 577 personnes contacts sont suivies actuellement, en comptabilisant celles de Kayes.
Les derniers prélèvements n’ont pas détecté jusqu’ici de cas de fièvre sur les personnes contacts.
Les prochaines réunions se pencheront sur le point d’exécution  du plan de contingence. Celle d’hier a enregistré la participation de Bruce Aylward assistant du directeur général en chargé de l’Ebola à Genève.
(Source Primature)

class="gkFeaturedItemTitle" Coopération Mali Espagne Le Premier reçoit l’Ambassadeur pour le Sahel

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 20:00

Le Premier ministre Moussa Mara a reçu ce mardi 18 novembre en début de soirée   SE Angel Losada, Ambassadeur du Royaume d’Espagne pour le Sahel. Le diplomate espagnol qui a déjà servi au Koweït puis au Nigeria séjourne au Mali dans le cadre du suivi de certains dossiers importants dont l’EUTM à Koulikoro.  Avant son séjour, Bamako et certaines villes du Nord du Mali avaient accueilli le Secrétaire d’Etat à la Coopération, le Ministre de la Défense et le Ministre des Affaires étrangères.

Le Premier ministre a salué la qualité de la coopération bilatérale entre le Mali et l’Espagne dans de nombreux domaines, puis a abordé avec son hôte de la plateforme sur le Sahel, du G5, des menaces du terrorisme  pour la région et pour le monde.  Il estime que des efforts importants doivent être fournis pour combattre le phénomène en investissant dans le développement. Selon Moussa Mara, les nouvelles rebellions de la région ne constituent que la tête de pont du terrorisme.

Le Premier ministre a également informé son interlocuteur sur l’évolution du processus de paix d’Alger.  A ce sujet, le Gouvernement malien organise présentement des concertations avec les forces vives de la nation. Il ressort des remontées que les Maliens sont fermement attachés à l’unité nationale, la république souveraine et variée, la laïcité et la démocratie.   

M. Losada pour sa part marque son intérêt pour cette vision en indiquant que si l’intégrité du Mali venait à se dégrader plusieurs pays de la région courraient le risque de voir se développer des instincts dangereux pour la cohésion. Il recommande plus d’investissement dans l’éducation et la formation en condamnant énergiquement les actes des groupes dont Boko haram.

Le Mali et l’Espagne ont une coopération très riche dans de nombreux domaines dont l’enseignement, la santé, l’agriculture, la migration et les affaires.  

CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre Ebola La quatrième réunion de crise accélère la cadence

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 19:30

Le Premier ministre Moussa Mara vient de présider cet après-midi du 18 novembre, au lendemain du briefing des partenaires, la 4ème réunion du comité interministériel de gestion des épidémies axé sur la fièvre Ebola. Il ressort de l'exposé du ministre de la santé et de l'hygiène publique que les recommandations antérieures sont effectivement appliquées en en cours de l’être. 
Ainsi le coordonnateur du centre opérationnel a été nommée en la personne du Pr Samba Sow, le centre d'isolement de Kouremalé  à la frontière de la Guinée sera fonctionnel dans la semaine courante, la sensibilisation et l'information ont été densifiées, plusieurs compagnies de transport se sont engagées à produire les manifestes des passagers avec des indications de température, les bulletins d'information quotidiens sont produits, les forces de sécurité et l'armée ont été mobilisés pour appuyer les services de santé notamment à Kouremalé, les hygiénistes de Bamako bénéficieront d'une formation à partir du mardi 18 novembre.
Quant à la désinfection des morgues et des cadavres, sa mise en œuvre est envisagée rapidement avec l'ensemble des acteurs de cette tâche (hôpitaux, cliniques, offices de culte, familles…). La formation des agents de santé se déroule normalement.
Le Gouvernement a aussi décidé de motiver les personnels de terrain à travers le centre opérationnel d'urgence.  Ces motivations sont fonction des niveaux de risques encourues. Les équipements de protection individuels seront renforcés. Par ailleurs, la clinique Pasteur est effectivement mise en quarantaine, le fonctionnement des numéros verts a été amélioré en terme de positions de réception des téléopérateurs, les postes de contrôle routiers fixes sont renforcés par des postes de contrôle mobiles. Autre mesure : les gels désinfectants vendus dans les pharmacies seront inspectés par les services compétents alors même que la fabrication locale du produit va démarrer dans les jours à venir. Dans les écoles, la sensibilisation se poursuit au quotidien.
Les responsables des cliniques et des laboratoires ont tenu une réunion sur des directives particulières du Département de la santé.
Le Premier ministre Moussa Mara a indiqué qu'aucun laxisme ne sera toléré sur l'ensemble de la chaîne surtout de la part des personnels de santé. Ainsi des visites inopinées seront entreprises par des membres du gouvernement sur la base de la carte de prévention mise en place par le ministre de la santé. Le Département de la santé n'exclut pas de mettre en congé tous les agents de santé identifiés comme étant une personne contact.
La visite du Président de la République le lundi 17 novembre au centre d'isolement de Bamako et à Kouremalé  à la frontière de la Guinée a permis d'attirer une nouvelle fois l'attention des populations sur l'épidémie.
À la date d'aujourd'hui, il est recensé : 10 cas suspects, 4 cas confirmés, 3 cas décès sans le sujet de Kayes. Un seul  cas confirmé est en traitement au Cnam, un autre cas suspect est en observation. La recherche de certaines personnes contacts se poursuit. A ce niveau 413 contacts sont suivies présentement soit 577 si celles de Kayes sont comptabilisées. Les derniers prélèvements n'ont pas encore détecté de cas de fièvre sur les personnes contacts.

De nombreuses initiatives sont signalées au niveau des femmes, des jeunes et des chefs religieux dans le cadre de la mobilisation et de la sensibilisation.  Les prochaines réunions se pencheront sur le point d'exécution  du plan de contingence. Celle d’aujourd’hui a enregistré la participation de M. Bruce Aylward Assistant du Directeur Général en chargé de l’Ebola à Genève.
CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" SITUATION DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA AU MALI A LA DATE DU LUNDI 17 NOVEMBRE 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:16

Dans un souci de transparence, le Gouvernement informe l’opinion publique nationale et internationale, à travers le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, sur l’évolution de la maladie à virus Ebola au Mali.
A la date du 17 novembre 2014, la situation se présente comme suit :
-        Le nombre de personnes-contacts suivies par les services de santé  atteint 577. Elles ont toutes été mises en observation pour contrôle sanitaire ;
-        Parmi ces personnes-contacts, un cas suspect a été testé négatif ce jour ;
-        Le bilan n’a pas évolué, et reste toujours de trois (3) décès liés au patient guinéen, et un (1) décès à Kayes (fillette de 2 ans), soit un total de quatre (4) ;
-        Parmi les personnes en contact avec le patient guinéen, une (1) personne a été déclarée positive, et est en traitement par les services spécialisés.
Le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, s’investissant personnellement dans la lutte contre Ebola, s’est rendu le lundi 17 novembre au CNAM, sis à Djicoroni Para, pour observer le centre d’isolement mis en place. Il s’est félicité de la qualité des infrastructures, « et du travail sérieux, fabuleux, mené par une équipe responsable, et consciente des enjeux ». Au cours de cette visite, il a pu échanger à distance avec la personne contaminée, actuellement en traitement, à qui il a présenté ses meilleurs vœux de rétablissement, et apporté tout le soutien de la nation.
Dans l’après-midi, Le Président de la République est allé inspecter le dispositif mis en place par le Gouvernement à Kourémalé, localité située à la frontière guinéenne. Ce fut l’occasion pour le chef de l’Etat d’appeler à la mobilisation générale, et d’encourager les agents sanitaires et les forces de sécurité à la vigilance, et à la rigueur dans le travail.
Le Gouvernement appelle au calme et à la sérénité, et à la mobilisation générale de l’ensemble des populations, pour véhiculer les messages de prévention et faire respecter les mesures d’hygiène et les consignes sanitaires, qui demeurent des conditions essentielles de prévention de cette maladie.
Le Gouvernement invite toutes les personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec les personnes déclarées positives à se faire identifier pour un contrôle sanitaire en appelant les numéros verts : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.

Bamako, le 17 novembre 2014
Le Coordinateur du Centre Opérationnel d’Urgence
Pr Samba O. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" Pourparlers inter-maliens d’Alger : JOURNEES D’INFORMATION A L’INTENTION DES FORCES VIVES DE LA NATION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:11

Pendant deux jours, les participants seront largement informés du contenu du document de synthèse de la médiation internationale et des propositions du gouvernement
Informer et sensibiliser les forces vives de la nation sur les pourparlers inter-maliens inclusifs de paix d’Alger, tel est l’objectif d’un atelier ouvert hier au CICB sous la présence du Premier ministre, Moussa Mara. C’était en présence des ambassadeurs et représentants des organisations internationales accrédités dans notre pays.

Au cours des deux jours des travaux, les participants seront informés du processus des négociations et particulièrement du document de synthèse élaboré par l’équipe de la médiation internationale et qui s’intitule «Éléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali».
Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, chef de la délégation gouvernementale, Abdoulaye Diop, a confirmé que le document de synthèse de la médiation constituait une bonne base pour aller à un préaccord dans la mesure où il prend en compte le respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et laïque. Par ailleurs, le document intègre la lutte contre le terrorisme et le trafic de tout genre, le rejet de la violence comme moyen d’expression politique, le respect des droits de l’Homme, de la dignité humaine et des libertés fondamentales et religieuses, la promotion d’un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali, la participation effective des populations à la gestion de leurs propres affaires à travers un système de gouvernance prenant en compte leurs aspirations et leurs besoins spécifiques.

A ce niveau, il est question de doter les collectivités territoriales d’organes élus au suffrage universel, bénéficiant d’un très large transfert de compétences et jouissant des pouvoirs juridiques, administratifs et financiers nécessaires. Dans ce cadre, la région sera dotée d’une Assemblée régionale élue au suffrage universel direct et élira à son tour son président, qui est également le chef de l’exécutif et de l’administration de la région. Il est aussi question d’une zone de développement des régions du nord du Mali, appelée par certains « Azawad », dotée d’un conseil consultatif interrégional constitué des représentants des Assemblées régionales concernées et chargé exclusivement de la coordination des efforts visant à accélérer le développement socio-économique local et d’autres questions connexes. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, le document de la médiation prévoit la création d’une force de sécurité intérieure (police territoriale) qui sera placée sous l’autorité des collectivités locales, dans le cadre de leurs pouvoirs de police.

Au niveau national, il est prévu de favoriser une plus grande représentation des populations locales au sein des institutions nationales, à travers la mise en place d’une deuxième chambre (Sénat), représentant les collectivités territoriales et les notabilités traditionnelles et religieuses et constituant, avec l’Assemblée nationale, le parlement. Le Sénat pourrait créer, en son sein, une commission chargée de la défense des spécificités culturelles régionales. Un quota de sénateurs pourrait être réservé aux notabilités traditionnelles régionales et aux femmes.

DES OBSERVATIONS ET DES PROPOSITIONS. Après réception du document, la délégation malienne a formulé des observations et fait des propositions, a expliqué Abdoulaye Diop. Parmi ces propositions, l’ouverture du Haut conseil des collectivités pour assurer une grande représentation des communautés au lieu de passer par la révision de la Constitution dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de Sénat.
La délégation gouvernementale propose aussi de remplacer l’expression « régions intégrées » par des instances mises en place, dans le cadre de la coopération entre collectivités territoriales, qui offrent à celles-ci l’opportunité et la possibilité de mutualiser leurs moyens pour la réalisation de projets communs dans leur domaine de compétences. Il propose également que la « zone de développement » soit comprise comme un espace au potentiel de développement homogène, soumis à un régime fiscal et douanier préférentiel et circonscrit à l’intérieur d’une même région pour faciliter la programmation et la contractualisation de la réalisation des investissements entre l’Etat et la région.

Au niveau institutionnel, la délégation du gouvernement propose que l’expression « mesures constitutionnelles » soit supprimée et remplacée par « mesures législatives et règlementaires». S’agissant du transfert des moyens de l’Etat aux collectivités territoriales, la délégation du gouvernement propose 30% de ressources à transférer au lieu de 33, et à partir de 2018 au lieu de 2017.

En matière de défense et de sécurité, la délégation gouvernementale propose une meilleure appropriation de la Commission technique mixte de sécurité (CTMS) et des Equipes mobiles d’observation et de vérification (EMOV) institués par l’accord préliminaire de Ouagadougou. A cet égard, la CTMS devra être élargie à tous les mouvements signataires de l’accord et à la médiation et voir son mandat élargi à la planification et à la conduite des missions de sécurisation pendant la période intérimaire.
Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a parlé des enjeux des pourparlers d’Alger dont la finalité est la signature d’un accord de paix global et définitif entraînant des innovations majeures dans le système de gouvernance dans notre pays. A ce propos, le chef du gouvernement a mis l’accent sur le bienfait de la régionalisation qui pourrait être une réponse à la crise de gouvernance dans notre pays si elle est correctement mise en œuvre. Selon Moussa Mara, les difficultés d’accès à l’eau, à la santé, à la sécurité, de désenclavement ne touchent pas seulement les régions du nord, mais l’ensemble du pays. Le chef du gouvernement a ainsi appelé tous les fils du pays à s’unir dans la diversité pour faire face aux défis de développement du Mali.
Tout en condamnant les actes de banditisme et de violence, le Premier ministre a insisté sur l’unité nationale et le vivre ensemble. Moussa Mara a également appelé la communauté internationale à continuer son combat contre le terrorisme et le trafic de tout genre dans le nord du Mali et dans tout le Sahel.

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Pourparlers d’Alger : REMARQUES ET SUGGESTIONS REMONTENT DES RÉGIONS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:09

Des membres du gouvernement ont sillonné la semaine dernière les capitales régionales dans le cadre de la campagne d’information des populations sur la teneur du document de synthèse intitulé «Elément pour un accord de paix et de réconciliation au Mali» devant servir de base à un préaccord de paix à l’issue des pourparlers d’Alger. Le but de la démarche était de présenter le document aux dirigeants régionaux et aux représentants des populations, et de recueillir des avis et suggestions à même d’enrichir les amendements que le gouvernement apportera au texte lors de la reprise des pourparlers dans la capitale algérienne.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké, était à Ségou, vendredi, pour y rencontrer les responsables politico-administratifs, les organisations socio-professionnelles et la société civile.

Après des exposés sur les grands axes du document et l’ouverture du débat, des intervenants ont demandé que justice soit rendue aux victimes des exactions des groupes armés. D’autres ont recommandé une présence accrue de l’armée dans le nord du pays, un audit des ressources financières déjà mobilisées et plus de précautions dans l’intégration et la réintégration des combattants des groupes armés dans les corps des forces armées et de sécurité.

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a présenté le document vendredi à Koulikoro aux responsables politiques et administratifs, aux représentants des populations. Le document a suscité des inquiétudes sur la gestion des régions par spécificité, l’intégration des mouvements armées dans l’armée malienne, le retard dans le redéploiement des services sociaux de base et de l’armée malienne, l’organisation des élections au nord, le rôle des cadis, entre autres.

Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, était le même jour à Mopti pour y expliciter le document aux dirigeants régionaux et aux représentants des populations. Les échanges ont permis aux uns et autres de soulever des préoccupations relatives à la dénomination Azawad, à la création d’une Force de sécurité intérieure (police territoriale), à la mise en place d’une deuxième chambre (Sénat) représentant les collectivités territoriales, à la revalorisation du rôle des cadis dans la distribution de la justice et à la réservation de 50% des effectifs de recrutement dans la Fonction publique territoriale aux ressortissants des régions du Nord.

Quant au ministre de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane Sy, il était à Kayes, ce même vendredi. Les discussions avec les responsables régionaux ont permis à ceux-ci de lui faire part de leur souci principal de tout négocier sauf l’intégrité, l’unicité et la laïcité du pays. Les Kayésiens ont exprimé aussi leur scepticisme quant à la sincérité des groupes armés. Ils ont ainsi demandé au gouvernement de réfléchir à deux fois avant d’accepter la réintégration dans l’armée des combattants déserteurs.
Tombouctou a reçu dimanche le ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté. Les habitants et responsables de la Cité mystérieuse ont salué la prise en compte par le document de la médiation de l’intégrité territoriale, du respect de la constitution et du caractère laïc de l’Etat. Ils ont surtout émis des réserves sur la création du sénat qui, selon certains, sera budgétivore. Ils ont insisté sur la préparation du retour des refugiés, la représentativité dans les institutions politiques et les questions de défense et de sécurité sous l’angle surtout de la démobilisation et de l’intégration des combattants. Nombre d’intervenants ont demandé de faire attention à ne pas tomber dans les erreurs du passé et d’éviter que les armes destinées à protéger les citoyens ne se retournent contre eux.

Partout les ministres ont écouté, expliqué, noté et promis que les preoccupations des habitants des régions seront prises en compte dans les arguments du gouvernement à la reprise des pourparlers.

A.O. DOLO, O NIANE, M. SAYAH, D. COULIBALY, A. MAIGA (AMAP Ségou, Kayes, Tombouctou, Mopti et Koulikoro)

class="gkFeaturedItemTitle" Signature de conventions : LA FRANCE REPREND SON AIDE BUDGETAIRE DIRECTE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:07

Les quatre conventions totalisent un montant total de 72,3 milliards de Fcfa et matérialisent les engagements français pris lors de la conférence des donateurs de Bruxelles en 2013
La France, par l’entremise de l’Agence française de développement, et notre pays viennent de signer quatre conventions de financement d’un montant total de 72,3 milliards de Fcfa soit 110,3 millions d’euros. Ces conventions ont été signées, côté malien, par Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des Finances, et son homologue des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. C’est l’ambassadeur Gilles Huberson, et le directeur Afrique de l’Agence française de développement (AFD), Jean Pierre Marcelli, qui ont paraphé, au nom de la France, les documents qui concrétisent l’engagement du gouvernement français d’aider notre pays à relever les défis du développement.

A travers la première convention, la France concrétise une initiative consensuelle importante en mettant à la disposition de notre pays un appui à l’assainissement du secteur de la micro-finance d’un montant de 983,9 millions de Fcfa soit 1,5 million d’euro. Cet appui permettra d’insuffler un dynamisme nouveau au secteur de la micro-finance grâce à la mise en place d’institutions de qualité fournissant des services financiers de façon pérenne et sécurisée. Ce projet permettra en outre à l’Etat de renforcer ses capacités dans son rôle de superviseur du secteur de la micro-finance.
La deuxième convention est relative à l’appui budgétaire global. La France met à la disposition de notre pays 4 millions d’euros soit environ 2,6 milliards de Fcfa. Ce montant permettra le financement partiel du programme économique et financier pour les années 2014 et 2015. Sa mise en œuvre contribuera à l’apurement des arriérés de l’Etat à l’égard de ses fournisseurs.

L’avantage de cet appui budgétaire est qu’il contribue à accroitre la marge de manœuvre des autorités maliennes en les aidant à répondre au mieux aux besoins d’investissement mais aussi de fonctionnement de l’ensemble des secteurs qu’elles jugent opportun de financer. Il convient également de souligner que cet appui budgétaire répond mieux aux principes d’harmonisation, d’alignement et de renforcement des systèmes nationaux.
La troisième convention porte sur la conversion de la dette monétaire d’un montant de 64,8 millions d’euros soit environ 42,5 milliards de Fcfa pour le quinquennat 2014-2019. Cette convention s’inscrit dans le cadre de l’annulation de la dette. La présente tranche sera affectée au financement des politiques publiques en faveur de la croissance et de la réduction de la pauvreté. A cet effet, trois domaines ont été retenus d’un commun accord. Il s’agit du financement du budget de l’Etat sous la forme d’une aide budgétaire globale non affectée en appui à la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Il y a aussi l’appui au renforcement du secteur privé en ciblant les efforts en faveur des reformes des structures, du renforcement des capacités. Le troisième domaine retenu c’est le développement économique et social des régions du Nord-Mali.

La quatrième et dernière convention porte sur la notification d’octroi de prêt de soutien budgétaire pour les années 2014 et 2015 pour une enveloppe de 40 millions d’euros soit 26,2 milliards de Fcfa. Ce prêt de soutien budgétaire permettra de mettre en œuvre les différentes politiques et stratégies de réduction de la pauvreté, de stabilisation macroéconomique et d’amélioration de la gestion des finances publiques. La mise à disposition de notre pays de cet appui, explique le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, aidera à amorcer un grand pas dans l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement à l’horizon 2015.
Le ministre Diop a remercié le gouvernement français pour son soutien et réaffirmé la haute appréciation des autorités maliennes pour les efforts que déploie au quotidien la coopération française dans notre pays. Le chef de la diplomatie a apprécié la constante disponibilité dont fait montre le gouvernement français pour l’accompagnement de notre pays dans ses efforts de développement.

L’ambassadeur de la France au Mali, Gilles Huberson, a expliqué que la subvention d’appui à l’assainissement du secteur de la micro-finance répondait à une demande formulée par notre pays en 2013. Les objectifs spécifiques des financements d’appui budgétaire consistent principalement à contribuer à la subvention d’équilibre de l’Etat à la société publique Energie du Mali (EDM). Il s’agit également de contribuer à la reconstitution du stock national de sécurité alimentaire et aux distributions gratuites en période de soudure. L’aide budgétaire contribuera enfin aux dépenses liées à la décentralisation et aux opérations visant la réinstallation des services de l’Etat au Nord.

Pour le diplomate français, ces conventions matérialisent l’engagement de la France souligné lors de la conférence des donateurs de Bruxelles en 2013, à accompagner le développement dans notre pays. Elles sont également le résultat de la confiance renouvelée du FMI suite aux efforts consentis par le Mali en matière de gestion macroéconomique et de gestion de ses finances publiques. Les décaissements seront opérés en totale cohérence avec le programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI en cours de mise en œuvre.

Dans un contexte de relance économique et de réconciliation nationale, indiquera Gilles Huberson, Paris contribue ainsi au processus de gouvernance démocratique et au développement économique et social. La France devient ainsi le premier pays à reprendre son aide budgétaire directe en faveur de notre pays.

M. A. TRAORE

class="gkFeaturedItemTitle" Le président de la République hier à Kourémalé : EN PREMIERE LIGNE CONTRE EBOLA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:05

Le chef de l’Etat s’est dit confiant dans le dispositif mis en place et a invité à la plus grande vigilance. La négligence ne doit plus avoir de place
Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta entend donner un tempo agressif à la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Mais il ne s’agit pas de tout remettre en cause mais plutôt de constater les insuffisances du dispositif de prévention, en vue les corriger et aussi de rassurer nos compatriotes sur les capacités réelles de notre pays à organiser une riposte efficace.
C’est dans la peau d’un « soldat anti-Ebola » que le chef de l’Etat, accompagné de membres du gouvernement dont le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, s’est rendu à hier dans l’après-midi à Kourémalé pour apprécier le dispositif de prévention.

Kourémalé est un village frontalier avec la Guinée sérieusement contaminée et d’où le virus a pénétré chez nous. Les risques de propagation du virus à partir de cette localité sont donc bien réels. Ce constat est partagé par les autorités sanitaires qui s’emploient à renforcer le dispositif de contrôle, au niveau de la frontière.
La vigilance doit être donc de mise à ce niveau pour qu’aucun voyageur en provenance de la Guinée n’échappe au contrôle. Le président de la République a ordonné d’y veiller. « Personne ne doit échapper au contrôle, quels que soient sa qualité et son âge. Pas même les bébés ». Ce message a été bien passé au niveau des cordons sanitaires installés dans la localité.
Au cordon sanitaire basé au niveau des douanes, Ibrahim Boubacar Keïta a donné l’exemple en se lavant les mains au savon avant de les passer au gel. Il se soumettra aussi à la prise de température à l’aide d’un thermomètre infrarouge qui afficha 36.3 degré, sous le regard curieux de jeunes Guinéens massés de l’autre côté de la frontière.

Le président de la République s’est ensuite rendu au centre de santé communautaire (Cscom) de la localité pour apprécier les efforts de lutte et encourager les équipes médicales. Il a donné des conseils pratiques aux agents de santé avant de les assurer de l’accompagnement de l’Etat. Là aussi, il observera les mêmes mesures élémentaires d’hygiène, notamment le lavage des mains au savon.

Au deuxième cordon sanitaire, basé au niveau du poste de contrôle de la police, les mots clés du message présidentiel ont été « vigilance », « rigueur » et « détermination ».
En d’autres mots, il ne faut pas baisser les bras et surtout ne commettre aucune négligence. Si l’on veut arrêter la transmission du virus Ebola, il faut rester extrêmement vigilant. Si chacun dans son segment, agit avec efficacité, rigueur et détermination, nous pouvons stopper le virus Ebola.
Par ailleurs, le président de la République a fait part de sa confiance dans le dispositif mis en place. « Pour l’instant ce que j’ai vu me rassure. Nous devons montrer à la face du monde que nous sommes sérieux dans la lutte contre le virus Ebola et aucun effort ne sera épargné », a précisé le chef de l’Etat.

Il est revenu sur le premier cas de contamination enregistré dans notre pays et l’épisode malheureux de l’imam guinéen qui a été l’origine de la récontamination de notre pays. « Il y a eu un manque de rigueur quelque part. Cela sera connu et les voies de droit y répondront », a martelé le président Ibrahim Boubacar Keïta.
Il faut rappeler que la région ouest-africaine connaît pour la première fois une flambée de fièvre hémorragique à virus Ebola partie de la Guinée il y a près de 9 mois. Cette redoutable épidémie a entraîné la mort de plus de 5160 personnes selon les dernières statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a expliqué que notre pays a enregistré à la suite de sa récontamination à partir de l’imam guinéen, admis en hospitalisation à la polyclinique Pasteur, 4 cas confirmés de fièvre hémorragique à virus Ebola dont 3 décès. Le médecin de la polyclinique Pasteur, contaminé aussi en soignant le malade guinéen est pour l’instant en vie.

Ousmane Koné a également souligné que de nombreuses personnes sont aujourd’hui en confinement pour éviter les risques de propagation du virus dans notre pays. A la suite du premier cas de contamination de notre pays, 108 personnes avaient été mises en isolement pendant 21 jours avant d’être déclarées indemnes de la maladie.

La visite du président de la République à Kourémalé atteste de la détermination des plus hautes autorités de se mettre en première ligne du combat contre Ebola. Il faut absolument mettre en œuvre des stratégies efficaces de prévention, en vue de briser la chaîne de transmission. Et cela passe par la mobilisation de tous.

B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Bonne gouvernance Le Premier ministre reçoit les propositions d’Arga Mali

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 18 novembre 2014 16:01

Après la journée du lundi 17 novembre consacrée aux activités d’information et de sensibilisation sur le processus d’Alger d’une part aux forces vices de la nation (au CICB) et d’autre part aux députés (à l’Assemblée Nationale), le Premier ministre a reçu ce mardi matin une délégation du Forum Multi Acteurs  sur la gouvernance au Mali coordonnée par Mme Traoré  Nènè Konaté de l'Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique (ARGA).

Les responsables de ARGA Mali étaient venus remettre au chef du Gouvernement deux ouvrages produits sur 16 foras tenus sur la bonne gouvernance. Ce projet a été mise en œuvre sous l'égide du Commissariat au développement institutionnel dans le cadre du projet de renforcement de la gouvernance démocratique au Mali, avec le soutien financier de l'Ambassade de France.  Ces documents offrent plusieurs pistes de réflexions sur les crises sociologiques et politiques constatées dans notre pays.  La crise de la gouvernance en Afrique est aussi une crise multiforme de la société qui va au-delà de l'État et concerne les relations entre les individus, les espaces domestiques (la famille) et les espaces publics. Ce qui est en cause, ce sont les formes de représentation, les structures, les processus, les institutions autour desquels les sociétés africaines contemporaines décident des modalités de gestion du pouvoir, de répartition des ressources publiques, d'arbitrage entre différents intérêts individuels et de groupes. Dans la phase actuelle de la mondialisation et de globalisation économique, notre continent ne pourra faire entendre sa voix que s’il parvient à construire son projet propre. L'Afrique va devoir inventer ou découvrir des modes de gouvernance appropriés et efficaces par rapport aux défis du XXIe siècle. Dans cette perspective, l'ambition de la Charte africaine pour une gouvernance légitime, qu'ARGA propose aux acteurs du continent, est de tracer des perspectives de refondation de la gouvernance, tant à l'échelle globale, qu'aux niveaux continental, régional et local.

Le Premier ministre a félicité l’organisation pour cet exercice utile pour les autorités et les décideurs locaux dont les critères doivent se résumer à la transparence, le patriotisme et le civisme.  
Le Forum multi-acteurs est un espace informel de dialogue, un processus d'examen minutieux des pratiques, de partage et d'échange des expériences, de consolidation des identités et d'ouverture à l'altérité. L’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA) est constituée d’acteurs africains et non africains convaincus que la paix et le développement du continent africain sont subordonnés à une profonde ré-interrogation des fondements et non à une simple réforme de la régulation des affaires publiques. L’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique contribue à l’élaboration d’une pensée africaine et d’un projet africain de gouvernance.

Source : CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Programme de volontariat national : LE DEUXIEME CONTINGENT PRETE SERMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 17 novembre 2014 15:52

Ils passeront 10 jours dans un camp pour une formation civique avant d’être déployés dans des structures et des communautés rurales
Au Mali, comme dans beaucoup d’autres pays, l’emploi des jeunes est une préoccupation majeure. En effet, de nombreux jeunes passent des années à la recherche d’un emploi après leur formation. Ayant pris la mesure de l’ampleur du phénomène, l’Etat et ses partenaires au développement ont décidé de faire de l’emploi des jeunes une priorité absolue. Cela s’est traduit par la création de plusieurs structures intervenant dans la promotion de l’emploi dans notre pays. Il s’agit de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ), l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) et le Centre national pour la promotion du volontariat (CNPV), créé en 2011.

Cette dernière structure a déjà accueilli et déployé de 2011 à 2013 le premier contingent de 100 jeunes volontaires qui ont brillamment accompli leur mission en appuyant leurs communautés d’accueil dans le sens du développement économique, social, éducatif et culturel de notre pays. Pour la pérennisation de cette initiative, le CNPV, le ministère de la Jeunesse et de la Construction citoyenne et ses partenaires ont lancé un nouveau programme de volontariat national pour la période 2014-2016. C’est dans ce cadre que le Premier ministre, Moussa Mara a présidé, samedi dernier, à Koulikoro, dans la salle de spectacle Siramory Diabaté, l’ouverture de la 2ème édition du camp de volontariat national et la prestation de serment du 2ème contingent des volontaires nationaux du CNPV.
Ils étaient tous là, populations de Koulikoro, gouverneur, maire, préfet, président du conseil régional, chefs de quartiers, cadres de l’administration, présidents des institutions, partenaires au développement et anciens et nouveaux stagiaires, pour réserver un accueil chaleureux au chef du gouvernement et sa délégation.
L’évènement a été marqué par l’exécution de l’hymne national, la prestation de serment des 150 nouveaux volontaires ainsi que le passage de témoin entre anciens et nouveaux.

Du 15 au 25 novembre, les 150 volontaires de la 2ème édition du camp mèneront plusieurs activités citoyennes, éducatives, culturelles et sociales avant leur déploiement dans des localités et des structures. De formation, ils sont comptables, enseignants, juristes, communicateurs, agents de santé, etc. Au cours de leur séjour au camp de volontariat national, ils seront initiés à la montée des couleurs et apprendront à entonner l’hymne national tout en se familiarisant avec les institutions de la République, les armoiries, etc.
Les stagiaires participeront également à des conférences débats sur le volontariat national, ses avantages pour les jeunes et pour la communauté ainsi que des causeries débats sur l’éducation civique et citoyenne. Des journées de salubrité, des dons de sang ainsi que des dépistages volontaires sur le VIH-Sida figurent également au programme qui prévoit des soirées culturelles et un sketch sur l’importance de la paix et la stabilité dans un pays.

RENFORCER LA CAPACITE DES CNPV. Après les mots de bienvenue du maire de la commune urbaine de Koulikoro, Youssouf Tata Traoré, le président du Conseil national de la jeunesse, Mohamed Salia Touré a salué l’initiative à sa juste valeur et réitéré l’engagement des jeunes à adhérer à toutes les actions de construction nationale. Il a invité les autorités à renforcer les capacités du CNPV, afin que celui-ci puisse augmenter le nombre de recrues à 1000 jeunes par contingent pour répondre aux attentes de 20.000 jeunes demandeurs répertoriés au sein de la base de données du conseil national de la jeunesse.

Le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne a, lui, salué les réalisations des 100 premiers volontaires déployés au cours des 2 ans de leur mission. « En matière de santé maternelle et infantile, de planification familiale, de malnutrition, d’assistance dans la pratique de la césarienne, de soins infirmiers, de consultations curatives et de vaccination, les volontaires nationaux ont contribué respectivement à la prise en charge de 550 accouchements assistés, 1030 femmes vues en consultations prénatales (CPN) et post-natales (CPON), 789 femmes bénéficiaires de système moderne de contraception de longue et de courte durées, participation à la prise en charge de 640 enfants, 350 femmes assistées à travers la référence évacuation au niveau CSREF, 450 traitements infirmiers et 1933 consultations réalisées », a-t-il énuméré.

Me Mamadou Gaoussou Diarra a ensuite indiqué qu’en matière de décentralisation/gouvernance, la régie des dépenses et des recettes de 18 collectivités (communes rurales) tenues par des volontaires régisseurs et 278 personnels communaux sont payés par des volontaires régisseurs suivant mandatement des ordonnateurs. Pour ce qui est de la promotion de l’éducation de base, 6 salles de classe du primaire sont tenues par des volontaires enseignants du premier cycle, 3 enseignants dispensent des cours (en français, histoire-géographie) au niveau de deux établissements du second cycle totalisant 690 élèves.
S’adressant aux nouveaux bénéficiaires, le ministre Diarra leur a dit ceux-ci : « vous vous inscrivez dans cette dynamique de volontariat au triple plan d’engagement solidaire, de conviction intime et d’attachement citoyen. Vous devez persévérez dans cette voie de construction et de partage. Il est important de partager et d’internaliser votre conviction et la valeur ajoutée apportée par votre engagement avec vos futures structures ou communautés d’accueil comme l’ont fait avec efficacité et efficience vos prédécesseurs du 1er contingent ».

Le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne ajoutera que l’affectation de ces 150 jeunes nouveaux volontaires nationaux auprès des structures d’accueil est conforme au plan d’action 2013-2018 de son département et s’inscrit aussi en parfaite adéquation avec le projet présidentiel ciblant la jeunesse au titre de 200.000 emplois à l’horizon 2018.
Me Mamadou Gaoussou Diarra a remercié le CNPV à travers son directeur général Ibrahim Ag Nock pour son combat au quotidien visant à faire du volontariat une véritable réponse aux besoins des communautés à la base dans tous les domaines de la vie sociale et économique y compris la résilience et le relèvement communautaire.

Le Premier ministre a expliqué sa présence à cette cérémonie par la nécessité de marquer la reconnaissance du président de la République ainsi que du peuple malien à l’endroit des initiateurs et es bénéficiaires.
Actualité oblige, Moussa Mara a exhorté les volontaires à être les ambassadeurs des autorités, le premier bataillon de la lutte contre Ebola en informant et sensibilisant les populations afin de prévenir et de bannir la maladie qui, selon lui, n’a pas de frontière.
Le Premier ministre a ensuite invité les stagiaires à se conformer à leur serment, à aider les populations des localités d’accueil à résoudre les problèmes sociaux, économiques, culturels et environnementaux, pour la construction d’une société plus juste et plus prospère.
Il n’a pas manqué d’inciter les jeunes à plus d’exemplarité tout en observant les valeurs morales et civiques. « Soyez travailleur, soyez courageux, ayez l’esprit de sacrifice pour votre pays », a encouragé le chef du gouvernement.

S. TANGARA

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre Ebola : UN DISPOSITIF DE CONTRÔLE BIEN EN PLACE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 17 novembre 2014 15:09

Le Premier ministre a visité ce dispositif pour s’assurer du bon fonctionnement des mesures de prévention arrêtées pour contrer la terrible épidémie
« En l’absence de traitement contre Ebola, les voyageurs sont priés de se soumettre aux contrôles de température à l’aide de caméras thermiques ou de thermomètres infra rouges ». Ce message sonore, audible toutes les 5 à 10 minutes à l’aéroport international de Sénou, rappelle aux voyageurs au départ ou l’arrivée de Bamako, l’urgence médicale du moment mais aussi l’obligation pour eux de passer par les filtres anti Ebola.
Le voyageur en partance de Bamako, une fois à l’aéroport, procède au lavage des mains au savon (des kits de lavage des mains y sont installés) avant de remplir une fiche d’identification qui comportera la température prise dans un premier temps à l’entrée. Après avoir aussi rempli les autres formalités et muni de sa carte d’embarquement, il est soumis à une deuxième prise de température qui sera mentionnée sur la carte d’embarquement pour autoriser l’accès à l’avion.
A l’inverse, les passagers en provenance d’autres pays sont également soumis au même contrôle de température à l’aide de caméras thermiques. Les températures élevées comme à par exemple partir de 38.5 degré (la température normale étant 37.5°), sont annoncées par la machine. Les personnes qui ont de la fièvre sont ensuite soumises à l’interrogatoire d’un  médecin. Toutes ces précautions élémentaires de prévention visent à circonscrire une éventuelle propagation de la fièvre hémorragique à virus Ebola dans notre pays.
Le Premier ministre Moussa Mara s’est rendu le week-end à l’aéroport pour s’assurer du fonctionnement du dispositif de contrôle des risques Ebola. Le chef du gouvernement a fait le parcours du voyageur dans les deux sens pour mieux comprendre le mécanisme. Il était accompagné de son staff technique, du secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le Pr Ousmane Doumbia.
Le Premier ministre a instruit aux équipes techniques de la santé, le renforcement du contrôle de température au niveau du salon d’honneur de l’aéroport, en déployant en plus de la caméra thermique, un thermomètre infra rouge.
Après l’aéroport Moussa Mara s’est rendu dans la famille de l’infirmier de la polyclinique Pasteur, contaminé au virus Ebola, en soignant un imam guinéen (tous les deux sont décédés) pour jauger la situation. Les contacts de l’infirmier, notamment dans sa famille à Daoudabougou, sont aujourd’hui confinés. Ils sont actuellement 82 personnes, sous observation médicale. Des équipes médicales passent pour la prise de leurs températures matin et soir.
Au passage du Premier ministre dans la famille aucun de ses contacts confinés ne présentait un quelconque signe (même pas le moindre malaise). Mais il faut simplement noter que l’isolement de la famille répond à un souci de circonscrire les risques de propagation éventuelle et d’une célérité dans la prise en charge au cas où l’un des contacts auraient contracté la maladie. Moussa Mara a présenté à la famille confinée, les condoléances du gouvernement et expliqué les raisons de cette surveillance médicale stricte.
La famille s’inscrit bien dans une dynamique de collaboration. Son porte-parole a expliqué que la lutte contre Ebola est aussi un devoir de génération. Il a ensuite adressé au Premier ministre des doléances relatives à la présence des policiers en faction devant la maison et à la possibilité pour certains universitaires confinés de reprendre des examens ou concours pour certains. La famille est d’accord pour la présence des policiers mais souhaite que ceux-ci ne portent pas la tenue.
UN STOCK IMPORTANT DE MEDICAMENTS. Moussa Mara a pris bonne note de la question et saisi l’opportunité pour sensibiliser le voisinage, notamment les jeunes et les enfants des conséquences de toute stigmatisation et discrimination sur la base de simples suspicions et cela au moment où nous devons tous aller en guerre contre Ebola.
Après Daoudabougou, le chef du gouvernement a mis le cap sur la polyclinique Pasteur où il s’est rendu au chevet des soldats de la Minusma et d’autres malades qui y étaient hospitalisés pour d’autres pathologies au moment de la période de contamination de l’infirmier. Avant de pénétrer dans l’enceinte de la polyclinique, l’hôte de marque et sa délégation observeront les mesures d’hygiène élémentaire et de protection en mettant des gants, des bavettes et des charlottes (bonnets de protection de la tête). Aujourd’hui plus d’une cinquantaine de personnes dont 34 malades sont mises en isolement pour éviter les risques de propagation. Ces malades continuent de recevoir les soins mais aucune autre consultation externe, analyse biomédicale ou autre prestation n’est réalisable pour l’instant.
Le Premier ministre a été aussi informé que la polyclinique dispose d’un stock important de médicaments et que les mêmes règles de contrôle de température sont observées chez le personnel soignant et les malades confinés à l’intérieur de la polyclinique. A l’issue de sa visite, le Premier ministre a proposé que tous les corps quelque soit le motif du décès, soient désinfectés.
Moussa Mara a expliqué que sa visite procède de l’expression de la volonté du chef de l’Etat qui a demandé à la réunion de haut niveau sur Ebola tenue la veille que le gouvernement s’assure du bon fonctionnement du dispositif de prévention afin de rassurer nos compatriotes. Il a indiqué qu’il fallait aussi en avoir le cœur net qu’aucune personne n’échappe au contrôle sur la plateforme aéroportuaire. Parce que l’objectif est de faire en sorte que le filtre de l’aéroport soit efficace et dissuasif, a souligné le chef du gouvernement.
Moussa Mara a expliqué qu’il faut continuer la sensibilisation pour que les personnes confinées ne subissent pas de rejet ni de stigmatisation. Dans le cadre de la communication, il est envisagé l’élaboration d’un bulletin quotidien qui relayera toutes les informations sur la gestion de l’épidémie à virus Ebola. Pour lui, le dispositif mis en place est capable de contenir cette maladie.
Rappelons que le front contre la fièvre hémorragique à virus Ebola était calme le week-end. Mais notre pays doit maintenir la garde haute parce que c’est une véritable guerre que nous devons mener contre Ebola, une redoutable maladie avec un énorme potentiel de destruction.
B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" CMP : SUR LE CHANTIER DE LA GOUVERNANCE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET SECURISE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 17 novembre 2014 15:00

S’il y a un chantier sur lequel le peuple attend nos dirigeants actuels, c’est bien celui de la gouvernance. La Convention des partis de la majorité présidentielle (CMP) a effectué samedi sa rentrée politique autour du thème « quelle gouvernance pour un développement durable et sécurisé ? ». La cérémonie d’ouverture de la rentrée était présidée par le président de la convention, le docteur Boulkassoun Haïdara Elle s’est déroulée en présence des délégués membres de la Conférence des ministres et députés issus des partis de la CMP et des représentants du corps diplomatique et consulaire accrédités auprès de notre pays.
D’entrée de jeu, Boulkassoun Haïdara a rappelé que c’est la première rentrée politique des partis de la majorité présidentielle. La CMP qui est née le 7 septembre dernier regroupe en son sein 65 partis politiques représentés ou non à l’Assemblée nationale. Ces partis politiques se reconnaissent dans les visions de changement qu’incarne le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Le thème de la rencontre ne pouvait pas être mieux choisi pour un pays submergé par des crises sécuritaire, institutionnelle, sociale et surtout sanitaire par ceux là mêmes qui ont pour mission de protéger les autres. La convention s’est dédiée au soutien sans faille d’une part au président IBK pour la réalisation de son projet politique pour le Mali et d’autre part, aux actions de développement de son gouvernement.
En prélude à l’événement de cette journée de rentrée politique, précise le secrétaire exécutif de la convention, la CMP a pris l’initiative d’organiser une conférence débats pour souligner l’importance et l’intérêt du renforcement de la démocratie, du civisme, de la solidarité et de la paix, facteurs qui sous tendent ensemble le développement qualitatif dans la durée. L’organisation d’une conférence consacrée au thème de la gouvernance, du développement durable et de la sécurité procède de la volonté ferme de la CMP de s’approprier les préoccupations du moment en même temps qu’elle appréhende les enjeux et les interpellations aux acteurs politiques. Elle exprime aussi les ambitions de la CMP de réaliser le progrès et la prospérité du Mali dans un climat de paix sociale, de confiance partagée et de sécurité. Relever ces défis ainsi que de nombreux autres, exige de la CMP, socle politique du pouvoir en place, de l’engagement et de la vigilance contre tous les risques de dérives et contre tous les esprits mal intentionnés sur le chemin de la construction d’un Mali où il fera bon vivre. Déjà, de la création de la CMP à nos jours, les partis membres ont posé des actes fort louables à travers la dynamique de synergie dans un élan patriotique notamment pour l’esprit de convergence et du don de soi a souligné Nancouman Keïta.
La rencontre s’est poursuivie dans l’après midi par une grande manifestation populaire.
S. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Résultats du concours d’entrée dans la Fonction publique : DANS LA TRANSPARENCE, L’EQUITE ET L’EGALITÉ

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 17 novembre 2014 14:54

Sur 21 524 candidats déclarés, 1034 ont été reçus, dont 16 personnes en situation de handicap. 98 postes sont restés non pourvus, par défaut de candidatures ou insuffisance de moyens.
Les épreuves du concours direct de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat au titre de l’année 2014 se sont déroulées du 8 au 18 septembre  sur toute l’étendue du territoire national, excepté la région de Kidal.
Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Relations avec les Institutions,  Bocar Moussa Diarra, a animé, jeudi, un point de presse dans les locaux de son département pour faire le point des résultats du concours et salué l’esprit d’équité et d’égalité dans lequel les opérations se sont déroulées.
Pour la circonstance, le ministre Diarra était accompagné du secrétaire général du département, Yaya Gologo, et du directeur du Centre national des concours de la Fonction publique, Mahamadou Tapha. Au total, 1034 postulants ont été déclarés admis sur 21 524 candidats, dont 9805 femmes (soit 45,5%), et 115 en situation de handicap, dont 32 femmes. 98 postes n’ont pu être pourvus par défaut de candidatures ou par insuffisance de moyens. La moyenne d’admission a été égale ou supérieure à 10. Il n’y a pas eu de repêchage.
Les candidats ont concouru dans différents corps : secrétaires d’administration, administrateurs et techniciens de l’action sociale, ingénieurs, techniciens et agents techniques de l’agriculture et du génie rural, de l’élevage, des eaux et forêts, de l’industrie, des constructions civiles.
Le recrutement concernait aussi les administrateurs et techniciens des arts et de la culture, les contrôleurs et agents de constatation des douanes, les contrôleurs des finances, les contrôleurs des impôts, les journalistes/réalisateurs, les ingénieurs informaticiens et les techniciens de l’informatique, les inspecteurs et instructeurs de la jeunesse et des sports, les médecins, les pharmaciens, les ingénieurs et techniciens de la statistique, les contrôleurs du travail et de la sécurité sociale, les contrôleurs du trésor, les agents de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée.
Dans son exposé liminaire, le ministre Diarra a apprécié les conditions dans lesquelles les concours se sont réalisés. « Les épreuves se sont déroulées dans de très bonnes conditions, dans la plus grande transparence, l’équité et l’égalité. Il n’y a eu aucun problème, tout s’est passé normalement », a estimé le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Relations avec les Institutions.
Il reconnaît tout de même quelques cas de fraude décelés lors de la vérification des dossiers. Ces fraudes ont porté sur la falsification de diplômes et d’actes de naissance (16 cas) et sur la détention de documents d’Etat civil malien par des candidats non maliens (1 cas). Le ministre a précisé que, conformément aux termes du communiqué ayant annoncé l’ouverture du concours, un quota de 12 postes a été réservé aux candidats en situation de handicap ayant obtenu la moyenne d’admission, et que 16 personnes en situation d’handicap seront, au final, recrutées par la Fonction publique.
« Nous pensons que tout le peuple malien doit s’en réjouir d’avoir une fonction publique qui se bat pour l’équité et l’égalité et que l’accessibilité soit ouverte à tous les Maliens qui ont les moyens et les capacités d’y accéder », a indiqué le ministre Diarra. Il a, au nom du gouvernement, remercié le directeur national ainsi que tous les acteurs impliqués dans l’organisation du concours, en l’occurrence les gouverneurs des régions qui ont su faire respecter les consignes.
Notons que les résultats sont disponibles dans les locaux du Centre national des concours de la fonction publique ainsi qu’au niveau des directions des ressources humaines (DRH) des différents départements ministériels.
S. TANGARA

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