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class="gkFeaturedItemTitle" Education, Santé, Malnutrition L’Unicef poursuit son engagement auprès de l’Etat

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 14 janvier 2015 10:34

Le Premier ministre  Modibo KEITA a reçu ce matin M. Manual Fontaine, Directeur Régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’ouest et du Centre et M. Fran Equiza le nouveau Représentant de l’UNICEF au Mali.
Les deux hauts responsables de l’Unicef ont félicité le Premier ministre puis ont encouragé le Gouvernement malien à poursuivre les mesures favorables aux droits des enfants, la riposte contre l’épidémie Ebola, la malnutrition et la recherche d’un environnement de paix.  
M. Fontaine a indiqué au Premier ministre que le plan d’intervention quinquennal de l’Unicef au Mali est inscrit dans l’agenda du prochain conseil d’administration. Il est articulé autour de l’éducation de base,  l’humanitaire et la santé surtout au nord du Mali.
Le Premier ministre a exhorté l’Unicef à la promotion de la paix,  l’équité et la justice au Mali dans l’exécution de son programme. Le Gouvernement, a-t-il souligné, sera aux côtés de l’organisation onusienne.
En cette époque décisive de crises mondiales, l’UNICEF mène une réflexion stratégique : qui sommes-nous ? Qui touchons nous ? Et comment financer des initiatives de manière stratégique pour appuyer au mieux les plus vulnérables, les plus marginalisés pour qui la survie est une lutte quotidienne ?
Bien que l’UNICEF ait toujours donné la priorité aux enfants, un grand débat est en cours au sein de l’organisation pour recentrer les efforts avec davantage de force et de stratégie. Les recherches récentes indiquent que c’est en atteignant les couches les plus pauvres que seront obtenus les meilleurs résultats pour la survie et développement de l’enfant et le changement positif pour tous les enfants.
Malgré des progrès récents remarquables dans certains domaines, les fortes inégalités demeurent un défi au Mali : 47,7 pour cent des maliens vivent en dessous du seuil de pauvreté, les enfants et les femmes étant les plus affectés. En effet, les indicateurs du Mali figurent en général parmi les pires dans le monde : la mortalité infantile est de 191 pour 1 000 naissances vivantes, et la mortalité maternelle de 464 pour 100 000 naissances vivantes, par exemple. Selon les statistiques, le Mali est très loin d’atteindre des cibles des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en matière de santé et de survie de l’enfant d’ici 2015.
L’objectif final de la politique sociale et du cadre de développement de l’UNICEF Mali est d’influencer les politiques et les stratégies au niveau national en faveur des enfants et des femmes. Il s’agit d’une action en amont, visant une politique et un plaidoyer de haut niveau fondés sur des données factuelles, utilisant les résultats des recherches pour le plaidoyer relatif aux politiques, aux allocations budgétaires et aux réformes législatives, afin d’accélérer l’évolution vers la réalisation des OMD et le respect des droits des enfants.
Source : CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Nouveau gouvernement : UNE ÉQUIPE DE TAILLE RÉDUITE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 13 janvier 2015 12:37

La composition du nouveau gouvernement a été dévoilée samedi dernier tard dans la soirée. Un coup d’œil sur la liste permet de constater de nombreux changements aussi bien en qui concerne les personnalités qui la composent que la structure des départements ministériels.
Premier constat : la taille réduite de l’équipe du nouveau Premier ministre Modibo Keita (29 ministres) par rapport à l’ancien gouvernement (31 membres).
Le resserrement de la taille de l’attelage gouvernemental est le résultat du regroupement d’un certain nombre de départements du gouvernement sortant. L’Administration s’est séparée de la Sécurité pour retrouver la Décentralisation qui faisait binôme avec la Ville dans l’ancienne équipe. La Culture, l’Artisanat et le Tourisme ont été regroupés dans un seul portefeuille. Le Commerce s’est vu adjoindre l’Industrie
Aussi, l’Emploi s’est vu rattachées la Jeunesse et la Construction citoyenne. Le département de l’Environnement, qui comprend désormais le Développement durable, a été amputé du secteur de l’Eau, qui a retrouvé l’Energie. Quant au département des Investissements, il couvre désormais le Secteur privé.
Douze départements n’ont connu aucun changement ni de titulaire ni de dénomination. Il s’agit du Développement rural ; de la Solidarité, de la Réconciliation nationale, des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale ; de la Santé et de l’Hygiène publique ; de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement ; de l’Aménagement du territoire et de la Population ; des Mines ; de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ; des Affaires religieuses et du Culte ; des Sports.
Moins de ministres dans le nouveau gouvernement, cela s’est traduit aussi par le départ de 8 membres de l’équipe sortante. Les portefeuilles de la Défense et des Anciens combattants, de l’Economie numérique, le l’Information et de la Communication ; de l’Economie et des Finances, de la Justice et des Droits de l’Homme, de l’Education nationale, du Travail, de la Fonction publique et de Relations avec les institutions, des Investissements, des Domaines de l’Etat, de l’Urbanisme, de l’Environnement, ont changé de titulaire. Si pour la Communication, la Défense, les Finances, l’Education, le Travail, les Investissements, les titulaires ont quitté le gouvernement, pour l’Urbanisme, l’Environnement, les Domaines de l’Etat, la Justice, les ministres ont simplement changé de poste.
Autre remarque et non des moindres : le départ du gouvernement de personnalités citées dans le rapport du vérificateur général dans le cadre de l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel et du marché des équipements militaires.
Nous reviendrons sur les portraits des nouveaux entrants dans nos prochaines éditions.
—-
LE NOUVEAU GOUVERNEMENT
1. Ministre du Développement rural
 Bocari Tréta

2. Ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord


Hamadou Konaté
3. Ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires foncières


Mohamed Ali Bathily

4. Ministre de la Réconciliation nationale


-Zahabi Ould Sidi Mohamed

5. Ministre de la Défense et des Anciens Combattants


Tieman Hubert Coulibaly


6. Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale

Abdoulaye DIOP

7. Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation


Abdoulaye Idrissa Maiga


8. Ministre de l’Économie et des Finances

Mamadou Igor DIARRA

9. Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique


Ousmane KONÉ

10. 
Ministre de l’Économie numérique, de l’Information et de la Communication Porte-parole du gouvernement


Choguel Kokalla Maiga


11. Ministre de la Sécurité et de la Protection civile


Général Sada Samaké

12. Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux

Mahamadou Diarra

13. Ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne

Mahamane Baby


14. Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique


Maitre Mountaga Tall


15. Ministre de l’Éducation nationale

Kenékouo dit Barthelemy Togo


16. Ministre des Maliens de l’extérieur


Abdourhamane Sylla


17. Ministre de l’Équipement, des Transports et du Désenclavement


Mamadou Hachim Koumaré

18. Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat

Dramane Dembélé

19. Ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat chargé des Institutions

Mme Diarra Raki Tarra

20. Ministre du Commerce et de l’Industrie

Abdel Karim Konaté

21. Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population


Cheickna Seydi Ahamady Diawara

22. Ministre de l’Énergie et de l’Eau
Mamadou Frankaly Keïta


23. Ministre des Mines

Boubou Cissé


24. Ministre de la Promotion des Investissements et du Secteur privé

Maitre Mamadou Gaoussou Diarra

25. Ministre de la Culture de l‘Artisanat et du Tourisme


Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo

26. Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable

Mohamed Ag Erlaf

27. Ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille


Mme Sangaré Oumou Ba


28. Ministre des Affaires religieuses et du Culte


Thierno Amadou Omar Hass Diallo

29. Ministre des Sports

Housseïni Amion Guindo

class="gkFeaturedItemTitle" L’avenir politique du Mali : À LA RELANCE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 13 janvier 2015 12:29

C’est la position à laquelle se trouve l’actuel chef du gouvernement. Non seulement pour le dossier prioritaire du Nord, mais aussi pour d’autres attentes des Maliens
En 16 mois, les challenges n’ont guère varié pour les Premiers ministres qui se sont succédé à la tête du gouvernement. Mais les urgences, si. Lorsque Oumar Tatam Ly entrait en fonction le 5 septembre 2013, les analystes étaient quasi unanimes pour lui affecter comme priorité la relance économique. Non seulement parce que son profil le prédisposait tout naturellement à cette mission, mais aussi parce que les dossiers politiques majeurs – particulièrement celui de la question du Nord du Mali – paraissaient relever logiquement de la prérogative du président de la République et surtout parce que ces dossiers paraissaient s’acheminer plus ou moins rapidement vers un règlement apaisé. Il faudrait certainement rappeler qu’à l’époque la situation sécuritaire dans le Septentrion malien s’était notablement améliorée, l’armée malienne capitalisait de manière apparemment satisfaisante le début d’expérience acquis dans la participation à l’opération Serval et aucun signe du retour des djihadistes mis en déroute n’était encore perceptible.
La préoccupation principale concernant le Septentrion se concentrait alors sur le très laborieux rétablissement d’un début de normalité socio-économique dans les grandes villes du Nord du Mali et sur la difficile réhabilitation d’un vivre ensemble considérablement éprouvé au niveau des différentes communautés. La seule véritable épine dans le pied de la nation était alors la situation de Kidal où le MNLA s’était réinstallé à la faveur de la libération de la ville par les troupes françaises et où l’entrée des forces maliennes faisait l’objet de très complexes tractations.
Sept mois plus tard, à l’intronisation de Moussa Mara le 5 avril 2014, la résolution de la question de Kidal avait atteint le niveau d’exigence principale au sein d’une opinion nationale ulcérée par un épisode survenu quelques semaines plus tôt. Le Premier ministre Ly, qui devait se rendre en visite dans la capitale de la 8ème Région, avait été contraint d’annuler son déplacement à la suite d’une manifestation de femmes qui avait bloqué la piste de l’aéroport. Mesurant toute l’intensité de l’attente populaire, le nouveau chef du gouvernement choisit d’y répondre en tentant le 17 mai un séjour à haut risque dans la capitale des Ifoghas, séjour conclu par une rencontre avec les représentants de l’administration territoriale. L’exercice politique aurait pu constituer pour son auteur une réussite magistrale s’il avait été conduit avec doigté et prudence. Mais l’acte qui était apparu dans un premier temps comme l’affirmation de l’autorité de l’Etat sur une partie contestée du territoire national et qui avait été salué sans réserve par une très large majorité de nos compatriotes, fut rapidement endeuillé par le massacre au gouvernorat de Kidal de huit fonctionnaires innocents, puis entièrement anéanti le 21 mai par une terrible déroute des FAMas à Kidal.
UN FAIT D’ARMES REMARQUABLE. Alors qu’il s’installe dans sa fonction, le tout nouveau chef de l’Exécutif gouvernemental affronte un challenge plus compliqué que celui proposé d’emblée à son prédécesseur. Mais il dispose aussi d’un avantage appréciable pour relever le défi dévolu. Modibo Kéita a, en effet, pris l’exacte mesure des difficultés qui l’attendent dans le dénouement du dossier de la paix et de la réconciliation. Cette question a atteint un degré inattendu de complexité amené par le durcissement de certains groupes armés qui fondent leur intransigeance sur ce qu’ils estiment être leur supériorité militaire ; par la radicalisation et la récurrence des affrontements sur le terrain entre éléments de la Coordination et de la Plateforme ; par l’intensification des actions terroristes dirigées contre les forces internationales ; par le retour de l’insécurité dans les parties australes du pays que l’on croyait débarrassées de cette menace ; et enfin par une forte réticence populaire à un certain nombre de concessions qui pourraient être accordées à ceux des mouvements rebelles partisans de l’instauration du fédéralisme.
Modibo Kéita, qui a eu la possibilité de prendre le pouls des acteurs sociaux à travers toute une série de rencontres, mesure mieux que beaucoup comment dans une situation où l’inflammabilité passionnelle a atteint un niveau incroyable, les arguments les plus convaincants peuvent se fracasser sur le mur de la négation obstinée. Son expérience et son tempérament le mettent fondamentalement à l’opposé de la tentative impétueuse de son prédécesseur, tentative qui aurait pu être le fait d’armes politique le plus remarquable de l’ancien P.M., mais qui s’est vite transformée en accusation la plus utilisée par les contempteurs de ce dernier et qui a détourné de lui la faveur populaire.
Alors que Moussa Mara a quitté l’avant-scène publique, une question se pose inévitablement : était-il venu trop tôt dans une fonction trop grande pour lui ? Répondre de manière péremptoire par l’affirmative serait excessivement sévère. Nous étions de ceux qui, à l’entrée en fonction du plus jeune Premier ministre qu’un président la République ait donné à notre pays, pensaient que le nouveau patron de l’équipe gouvernementale pouvait habiter sa fonction. Nous ne sous-estimions pas le handicap que représentait sa méconnaissance de la machine de l’Etat, ni son inexpérience dans une haute responsabilité publique. Mais nous pensions qu’il avait pour lui la saine d’ambition de se montrer un politique novateur et entreprenant, une évaluation exhaustive des pesanteurs qui avaient engourdi, puis désagrégé la gouvernance malienne et une perception intuitive des grandes attentes populaires, perception forgée tout à la fois par sa pratique d’élu municipal et la rapidité avec laquelle il appréhendait les codes des univers sociaux qui ne lui étaient pas naturellement familiers et qu’il avait eu la curiosité d’explorer.
Nous pensions qu’il réussirait le double challenge d’avancer tout en se fortifiant dans son métier de P.M. (car c’en est un de métier) en sachant s’entourer et en développant une grosse capacité d’écoute. Malheureusement, tous les atouts énumérés plus haut se sont rapidement dissous dans trois erreurs. D’abord, une approche fougueuse des dossiers à cause de laquelle, trop souvent l’intendance ne suivait pas l’idée. Ensuite, un agenda politique personnel trop clairement affiché et mené tambour battant, ce qui non seulement avait attisé l’animosité du RPM à son égard, mais avait aussi provoqué à certains moments l’agacement du chef de l’Etat. Enfin – et cela constitue un échec paradoxal pour celui qui fut un excellent communicateur dans d’autres fonctions -, une communication maladroite basée sur l’omniprésence et qui a créé autour de l’image de Mara tout à la fois un effet de saturation, une sensation d’accaparement et une impression d’éparpillement.
LA FIN DE L’ÉMIETTEMENT. Le nouveau Premier ministre ne se perdra certainement pas au milieu des mêmes écueils. Aussi bien son tempérament que sa longue pratique des affaires publiques et le positionnement particulier qui est le sien sur la scène publique le préservent des périls auxquels a succombé son prédécesseur. Grand commis de l’Etat, sa principale ambition sera certainement de remplir à satisfaction une mission extrêmement difficile et de trouver dans cet accomplissement le couronnement d’une carrière enviable. Modibo Kéita n’encourra certainement pas l’hostilité que le parti présidentiel avait nourrie à l’égard de ses prédécesseurs, hostilité que les deux jeunes Premiers ministres avaient, par leurs maladresses, contribuer à alimenter. Oumar Tatam Ly avait commis l’erreur de croire que le chef du gouvernement était automatiquement le chef de la majorité présidentielle et il s’était pris les pieds dans le tapis en essayant de piloter l’élection du président de l’Assemblée nationale. Moussa Mara avait été, pour sa part, immédiatement perçu par les Tisserands comme un challenger politique qui ne devrait pas boxer dans la même catégorie qu’eux sur le ring national, mais qui chercherait à compenser son déficit en poids par l’avantage que lui assurait sa rallonge primatoriale.
Le nouveau chef du gouvernement a soigneusement veillé à neutraliser les motifs d’antagonisme. Au lendemain de sa nomination, il avait rendu une visite de courtoisie à la direction du RPM et avait eu droit en retour à un communiqué chaleureux de ses hôtes qui ont également favorablement réagi à la formation du gouvernement. Le Rassemblement a de bonnes raisons d’être satisfait du traitement qui lui a été fait puisqu’il obtient dans l’Exécutif une position plus conforme à son importance. En effet, son Secrétaire général (représentant hiérarchiquement le plus important du Bureau politique national de sa formation) et ministre du Développement rural, Bocary Tréta, est désormais le N° 2 du gouvernement derrière le Premier ministre alors que dans la précédente équipe il se trouvait au 7ème rang.
Avec ces actes posés en direction de son premier partenaire politique, le chef du gouvernement a donc la certitude de s’éviter un compagnonnage acrimonieux avec le parti le plus important de l’Assemblée nationale, avantage ne sera pas de trop dans la très délicate partie qu’il entame. Sur un autre point, Modibo Kéita ne s’épargnera pas entièrement les remarques sur la taille du gouvernement, remarques qui avaient surgi dès l’entrée en fonction de Oumar Tatam Ly et qui au fil du temps étaient devenus l’un des griefs majeurs formulés par le citoyen moyen. Lequel garde toujours une nette préférence pour une équipe commando serrée comme un poing.
Au regard de l’attente populaire, la cure d’amaigrissement opérée est donc modeste. Mais, telle que gérée par le P.M., elle a au moins deux utilités. D’une part, elle met fin à un émiettement de responsabilités qui plaçait certains ministres en situation de « super directeurs » et qui rendait donc quasi inévitables les ingérences des uns dans le domaine des autres. D’autre part, elle permet de récupérer une partie des « économies » ainsi réalisées pour consacrer un département « plein » à la sécurité devenue une exigence essentielle en cette période de montée des incertitudes.
Autre point à relever, le Premier ministre s’est évité d’affronter la polémique par l’éviction de ministres qui ont plus ou moins approché les dossiers d’acquisition de l’avion de commandement et des équipements militaires. A notre avis, ces personnalités ont payé tribut non pas au souhait de sanctions formulé par le FMI (les enquêtes judiciaires sont encore en cours et tous bénéficient donc de la présomption d’innocence), mais à la dégradation de leur image dans l’opinion, dégradation survenue à la suite des assauts médiatiques répétés. Leur reconduite dans un nouveau gouvernement aurait soulevé un tollé qui aurait rendu largement inaudible le discours de remobilisation que tiendra certainement le Premier ministre entrant et aurait fait démarrer la nouvelle équipe avec un fort préjugé défavorable. L’effet de relance recherché par le président de la République aurait donc été compromis.
UNE VRAIE ÉCOUTE SOCIALE. Ce qui aurait été très difficile à assumer dans notre situation actuelle. Notre pays expérimente en effet son troisième chef du gouvernement en l’espace de seize mois et le chef de l’Etat a dû reconnaître que la mise qu’il avait faite sur la promotion d’une nouvelle génération de leaders au plus haut sommet de l’Etat s’est soldée par deux échecs. Le technocrate sans attache avec le monde partisan qu’était Oumar Tatam Ly n’a pas accepté les contraintes de ce que Dominique de Villepin, personnalité sans parti comme lui, désignait comme « le job le plus dur de la République ». Moussa Mara, étoile montante parmi les plus actifs cadets politiques, n’a pas suffisamment perçu ce que le poste de PM exigeait d’abnégation, un poste qui représente à sa manière une « fonction sacrificielle » (l’expression est d’Edith Cresson qui connut, elle également, une brève expérience à la tête d’un gouvernement).
Avec Modibo Kéita, le chef de l’Etat modifie totalement ses critères de choix en faisant appel à une personnalité d’expérience, familière du fonctionnement de la haute administration et largement impliquée dans le dossier le plus complexe dont le gouvernement a la charge. Le nouveau P.M. devra, certes, tenter de donner une impulsion décisive aux négociations sur l’avenir de notre Septentrion, mais d’autres impératifs à peine moins pressants l’attendent. Comme la réaffirmation de l’autorité et de la présence de l’Etat face à la montée combinée de l’incivisme et de l’insécurité. Comme l’instauration d’une vraie écoute sociale qui préviendrait la prolifération des incendies corporatistes et la pratique des solutions d’urgence. Comme l’amorce d’une relance économique qui ferait office d’oxygénothérapie pour de larges couches de notre société à qui fait défaut non pas l’obstination à se battre, mais une voie vers des lendemains plus cléments.
Dans le contexte très particulier dont n’est pas entièrement sorti notre pays depuis janvier 2012, ce serait céder à une facilité d’analyse que de considérer la nomination du nouveau chef du gouvernement uniquement comme un retour à la sécurité après deux tentatives d’innovation. Il convient en effet de rappeler que notre pays vit une période de difficulté inédite dans son histoire récente et qu’il doit par conséquent se trouver des voies de sortie jamais pratiquées auparavant. Dans cette conjoncture, il ne peut donc y avoir a priori de profils absolument adaptés à la situation pour conduire l’action gouvernementale. Le seul choix qui vaille est de mettre en mission des femmes et des hommes prêts à se dépouiller pour remplir avec résolution et ouverture d’esprit la tâche quasi historique qui leur échoit. Des femmes et des hommes de fortes convictions, mais aussi en constante interrogation. Car refuser de se questionner, c’est abdiquer de la vigilance face à une réalité dont nous ne maitrisons malheureusement pas toutes les évolutions.
G. DRABO

class="gkFeaturedItemTitle" Sécurité en Afrique Le Premier ministre a reçu une délégation américaine du SGI

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 12 janvier 2015 20:00

Le Premier ministre Modibo KEITA a reçu ce lundi à 18h30 une importante délégation de la Nouvelle initiative d'Obama sur la sécurité, la justice et la gouvernance en Afrique, un programme d'assistance annoncé en août 2014 à Washington à l'occasion du sommet USA-Afrique. La délégation pluridisciplinaire a déjà eu plusieurs séances de travail avec ses interlocuteurs maliens.
Cette initiative du Président américain, Barack Obama cible six pays africains: le Ghana, le Kenya, le Mali, le Niger, le Nigeria et la Tunisie. Il s'agit d'offrir une méthode globale destinée à améliorer la gouvernance dans le secteur de la sécurité ainsi que la capacité de faire face aux menaces. Les Etats-Unis sont en effet engagés aux côtés de leurs partenaires africains pour relever les défis sécuritaires.
Avec M. Andrew R. YOUNG Chargé d'Affaires de l'Ambassade des États Unis et chef de la délégation de 9 membres, le Premier ministre a d'abord salué la qualité de la riche coopération entre le Mali et les États Unis. Il a indiqué que ses actions viseront trois objectifs: la sécurité et la paix, l'amélioration des conditions de vie des populations et la justice. En abordant la situation sécuritaire du Sahel et du Mali marquée par l'existence de groupes armés alimentés par l'économie criminelle, il a indexé la gouvernance et le développement. Pour lui, ses nouvelles responsabilités vont en droite ligne de la recherche de la paix à travers les pourparlers inclusifs qui sont en cours depuis juillet dernier en Algérie. Le Premier ministre a souhaité que l'aide matérielle puisse aussi annexer le domaine du renseignement et que la coopération internationale trouve une formule coalisée et durable de sécurité avec la dimension après conflit. Dans ce cadre, il estime que l'armée doit être reconstruite et que les réalisations doivent suivre pour asseoir le développement et la croissance.
M. Andrew R. YOUNG a essentiellement insisté sur la place du Mali dans la mise en œuvre du programme d'assistance qui comporte la poursuite d'une longue coopération dans le domaine de la sécurité. Il a indiqué que les interventions du programme porteront sur l'appui à la sécurité, la justice et la gouvernance. La coopération transfrontalière n'est pas exclue pour l'atteinte des objectifs.
En effet, dans le cadre de la SGI, les Etats-Unis aideront à développer des stratégies conjointes basées sur des évaluations et la détermination des priorités et des objectifs et dans le but de réaliser cette initiative et d'assurer l'efficacité maximum de l'aide. Les Etats-Unis formeront une équipe SGI spéciale qui sera logée au Département d'Etat avec le soutien du ministère de la Défense et de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), le Département de la Justice et le Département de la sécurité intérieure.
La SGI devra permettre d'apporter de l'aide en matière de sécurité aux pays africains en commençant par six d'entre eux que sont le Ghana, le Kenya, le Niger, le Nigeria, la Tunisie et le Mali dans un programme de long terme.
Ces pays font face ces dernières années à de sérieuses menaces sur leur sécurité. Elles ont pour nom groupes terroristes, tels que Boko Haram, les Shebab, AI-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), activités illicites, traite des personnes, trafic de la drogue, des armes et d'espèces sauvages, et piraterie, par exemple, voire terroristes dans certains cas. Et enfin, les conflits nationaux et régionaux. Les États redoublent de plus en plus d'efforts pour relever les défis sécuritaires mais les menaces transfrontalières et nationales entravent ces efforts, et les lacunes qui persistent dans la capacité sécuritaire compromettent le règlement des problèmes tant internes qu'externes.
Au cours de la première année, 65 millions de dollars soit plus de 32 milliards de FCFA sont alloués à l'initiative. Dans les années suivantes, les États-Unis fourniront un financement additionnel proportionné aux besoins du programme et selon son élargissement à d'autres pays. Les États-Unis et les pays africains participant à l'initiative œuvreront en synergie pour améliorer les capacités des institutions du secteur de la sécurité afin de protéger la population civile et de contrer les défis et les menaces dans un souci d'intégrité et de responsabilité. Pour assurer sa viabilité à long terme, la SGI exigera des engagements financiers pluriannuels de la part des États-Unis ainsi que l'engagement durable des pays partenaires, aux plus hauts niveaux, d'adopter des politiques à l'appui des objectifs convenus. Les partenariats et les résultats sont au cœur de la SGI.
De concert avec leurs pays partenaires de la SGI, les États-Unis favoriseront l'élaboration de stratégies communes fondées sur des évaluations ainsi que les priorités et objectifs repérés.
Des évaluations régulières des programmes serviront à guider les ajustements à faire au niveau de l'aide, en fonction des résultats obtenus. Pour mettre en œuvre l'initiative et assurer l'efficacité maximum de l'aide américaine, les États-Unis établiront une équipe spéciale SGI qui sera abritée au département d'État et bénéficiera du soutien du Département de la Défense, de l'Agence des États-Unis pour le développement international, du département de la Justice et du Département de la sécurité intérieure.

CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Primature Le Premier ministre rencontre les cadres

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 12 janvier 2015 13:12

Trois jours après la passation des pouvoirs et au lendemain du Conseil de cabinet inaugural avec les membres de son Gouvernement, le Premier ministre Modibo KEÏTA a rencontré ce lundi en milieu de journée, les cadres de la Primature. Auparavant il a observé la montée habituelle des couleurs du lundi matin à la Cité administrative. 
Cette réunion de prise de contact a regroupé les membres du Cabinet et les  responsables des services et autorités indépendantes rattachés dont le Secrétariat Général du Gouvernement, la Commission de régulation de l'eau et de l'électricité, l'Ecole nationale d'administration, le Commissariat au développement institutionnel, etc.
D'entrée de jeu, le Premier ministre qui n’a pas manqué de saluer les profils techniques avertis de ses nouveaux collaborateurs a indiqué que son style de travail sera basé sur la combinaison entre l'animation et la rigueur sous le prisme d'une gestion objective et logique.
Comme il l'a dit lors du conseil inaugural de Cabinet avec les membres de son Gouvernement, il a invité ses collaborateurs à agir dans une vision claire des priorités hiérarchisées en vue de renforcer la légitimité du pouvoir politique. Et ce, en s'appuyant sur les nombreux acquis.
Il a invité que toutes les initiatives et actions se logent dans les objectifs de paix et de sécurité, de progrès social puis de justice. Ces actions seront à leur tour logées dans un chronogramme et une planification lisibles et réalistes. Il a enfin mis l'accent sur la capacité d'anticipation des services.
Prochainement, le Premier ministre rencontrera le personnel d’appui.
CCINT Primature 12 01 2015 12 :12

class="gkFeaturedItemTitle" Premier conseil de cabinet du nouveau gouvernement Les premières instructions de Modibo KEITA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le dimanche 11 janvier 2015 18:45

Le Premier ministre Modibo KEITA vient de réunir à la Primature ce dimanche 11 janvier 2015 le tout premier conseil de cabinet avec les membres du nouveau gouvernement.

Le Premier ministre a félicité les membres du Gouvernement pour la confiance placée en eux par le Président de la République Ibrahim Boubacar KEÏTA compte tenu de leurs qualités techniques. Il a insisté sur l'exigence de leurs charges dont il assumera la coordination et l'impulsion dans une philosophie d'animation et non de commandement. Il a dit attendre de chacun qu'il se mette à la tâche des aujourd'hui dans la collégialité et l'esprit d'équipe comme la marche du millepatte.

Parlant de l'architecture du Gouvernement, il a fait mention d'une équipe plus resserrée avec 29 membres au lieu de 31 auparavant par fusion par souci d'efficacité comme la Culture, l'Artisanat et le Tourisme ou de l'Industrie qui rejoint le Commerce. Il en est de même pour la  Jeunesse qui est cumulée avec l'Emploi et la Construction citoyenne avec  la Formation professionnelle implicite. La Sécurité a été détachée de l'Administration Territoriale. Le Premier ministre a fait également cas de la représentativité féminine qui est en baisse (de 5 à 3) mais que les questions d'équilibre n'ont pas permis de rehausser a un niveau escompté nonobstant les qualités reconnues aux femmes cadres de notre pays. Il a souhaité obtenir des organisations féminines de la compréhension.

Le Premier ministre a insisté sur les trois piliers de la légitimité d'un pouvoir : l'existence des textes juridiques, législatives et réglementaires ou encore légalité du pouvoir; l'adhésion de plus de la moitié du corps électoral ou confiance et sa capacité à apporter des réponses aux préoccupations des populations. Les deux premiers piliers sont généralement plus simples à construire que le dernier suivant le principe dialectique de progression. Ce troisième pilier mal pris en charge est à même d'effriter la confiance et d'attenter au premier pilier.

En terme de missions, le Premier ministre a indiqué qu'on attend de tout Gouvernement de créer un environnement protecteur de la vie et garantissant la  sécurité en promouvant  la paix; d'orienter l'action publique dans le sens du progrès socio-économique et culturel; de la promotion de la justice et de l'équité pour que la raison du plus fort ne soit pas toujours la meilleure.

Il a mis en garde contre le sentiment que rien n'a été fait avant le nouveau Gouvernement ou que le Gouvernement sortant n'a pas de mérite du moment où les acquis sont immenses et des chantiers sont à capitaliser et à poursuivre et pas toujours à créer. Dans ce cadre la fonction ministérielle sera revalorisée et située dans son rôle de coordination sectorielle.

Après avoir développé le fonctionnement régalien de l'exécutif, le Premier ministre admet que dans le fonctionnement des Départements ministériels, les courants politiques et techniques se complètent pour la réalisation des missions, le premier incarné par les Ministres et le second incarné par le Secrétariat général constitué du Secrétaire Général et des conseillers techniques.

Fort de ses grandes expériences, le Premier ministre n'a pas manqué de donner de nombreux conseils utiles à la bonne marche du travail gouvernemental et la réalisation d'un climat apaisé et positif avec les collaborateurs. La session a pris fin par des échanges entre les membres du Gouvernement.

CCINT Primature 11 01 2015 18:06

class="gkFeaturedItemTitle" DECRET N°2015-0004/P-RP du 10 Janvier 2015 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le dimanche 11 janvier 2015 16:13

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DECRETE,

Vu la Constitution
Vu le Décret N02015-0003/P-RM du 08 janvier 2015 portant nomination du Premier ministre ;

Sur proposition du Premier ministre,

DECRETE :

Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement en qualité de :

1. Ministre du Développement rural
Bocary Tréta

2. Ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord
Hamidou Konaté

3. Ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières
Me Mohamed Aly Bathily

4. Ministre de la Reconstruction nationale : Zahabi Ould Sidi Mohamed

5. Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Tiéman Hubert Coulibaly

6. Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale : Abdoulaye Diop

7. Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : Abdoulaye Idrissa Maïga

8. Ministre de l’Economie et des Finances : Mamadou Igor Diarra

9. Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Ousmane Koné

10. Ministre de l'Economie numérique, de l'Information et de la Communication, porte-parole du Gouvernement : Choguel Kokala Maïga

11. Ministre de la Sécurité et de la protection civile : Général Sada Samaké

12. Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux : Mahamadou Diarra

13. Ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne : Mahamane Baby

14. Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Me Mountaga Tall

15. Ministre de l’Education nationale : Kénékouo dit Barthélémy Togo

16. Ministre des Maliens de l’Extérieur : Abdourhamane Sylla

17. Ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement : Mamadou Hachim Koumaré

18. Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat : Dramane Dembélé

19. Ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions : Madame Diarra Raky Talla

20. Ministre du Commerce et de l’Industrie : Abdel Karim Konaté

21. Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population : Cheickna Seydi Ahamady Diawara

22. Ministre de l’Energie et de l’Eau : Mamadou Frankaly Kéïta

23. Ministre des Mines : Boubou Cissé

24. Ministre de la Promotion des Investissements et du Secteur privé : Me Mamadou Gaoussou Diarra

25. Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme : Madame N’Diaye Ramatoulaye Diallo

26. Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Mohamed Ag Erlaf

27. Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Madame Sangaré Oumou Bah

28. Ministre des Affaires religieuses et du Culte : Thierno Amadou Omar Hass Diallo
29. Ministre des Sports : Housseini Amion Guindo

Article 2 : Le présent décret sera enregistré et publié au Journal officiel

Bamako, le 10 janvier 2014

Le Président de la République
Ibrahim Boubacar KEITA

Le Premier ministre,
Modibo KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Gouvernement : MOUSSA MARA DEMISSIONNE, MODIBO KEITA AUX COMMANDES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 9 janvier 2015 11:42

Depuis des semaines, voire des mois, la rumeur revenait régulièrement pour vite faire le tour de la capitale. Cette fois-ci, c’est fait. Le Premier ministre Moussa Mara a présenté hier la démission du gouvernement. La rumeur qui était devenue de plus en plus persistante tout au long de la journée a été officiellement confirmée en début de soirée. Moussa Mara qui avait été nommé Premier ministre  le 5 avril 2014 a été aussitôt remplacé par Modibo Keita jusque-là Haut représentant du président de la République pour le dialogue inclusif inter-malien. Celui-ci retrouve ainsi la Primature pour la deuxième fois puisqu’il avait été le dernier Premier ministre du président Alpha Oumar Konaré en 2002.
Nommé par le décret N° 2015-000/P-RM du 8 janvier 2015, le nouveau chef du gouvernement est un professeur de lettres à la retraite. Il est né le 31 juillet 1942 à Koulikoro et a fait ses études primaires dans la même ville entre 1950 et 1957. Ses études secondaires l’amèneront à l’Ecole normale secondaire de Katibougou. En 1965, Modibo Keïta entame les études supérieures à l’Ecole normale supérieure qui furent sanctionnées par une maîtrise en lettres modernes en 1969.
Au titre des stages pédagogiques, le grand commis de l’Etat a fréquenté Montrouge-Montpellier, Marly-Le Roi et Saint-Cloud en France. Au titre de sa carrière professionnelle, l’ancien Premier ministre a occupé de nombreuses fonctions dans l’administration.
De 1963 à 1979, Modibo Keïta est instituteur à Kéniéba, professeur à l’Ecole normale secondaire de Bamako, directeur du Centre de recherche pédagogique et de production audiovisuelle, directeur général de l’Institut pédagogique et directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale.
Sa carrière ministérielle débute en 1982 quand il fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l’Emploi et de la Fonction publique. De 1986 à 1989, il est ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Durant sa carrière diplomatique, Modibo Keïta a été ambassadeur du Mali auprès de la RFA, de la Suisse, de la Suède, du Danemark, de l’Autriche, de la Norvège et auprès des organisations du système des Nations unies à Genève et à Vienne.
Rentré au bercail en 1992, il occupe successivement les postes de conseiller pédagogique à l’Institut pédagogique national, conseiller à l’éducation au secrétariat général de la présidence de la République, secrétaire général de la présidence de la République. En 2002, il est nommé Premier ministre.
C’est  le 22 avril 2014 qu’il avait été nommé Haut représentant du président de la République pour le dialogue inclusif inter-malien.

class="gkFeaturedItemTitle" Objectifs du millénaire pour le développement : LA JEUNESSE PLEINEMENT IMPLIQUEE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 8 janvier 2015 13:49

Une délégation du Réseau des organisations de jeunes leaders africains des Nations unies pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, OMD, (Rojalnu/OMD), conduite par son secrétaire exécutif, Dakou Sawadogo, a été reçue hier par le Premier ministre, Moussa Mara. Au cours de l’entretien, les responsables du réseau ont remercié le chef du gouvernement pour le soutien dont a bénéficié la section nationale de l’organisation. Ils ont également discuté avec Moussa Mara de certaines préoccupations de l’organisation panafricaine, notamment la nécessité de la renforcer, mais également de coordonner la mise en œuvre du plan stratégique commun au Mali et au Burkina Faso. Ce plan stratégique prévoit, entre autres, de renforcer les capacités des organisations au niveau des pays, d’accompagner l’initiative « 90-90-90 » de l’Onusida ou encore de renforcer les actions dans le cadre de la maîtrise de la démographie. La délégation du Rojalnu a aussi sollicité et obtenu la participation du Mali à la signature, très prochaine à Ouagadougou, d’un accord de siège de l’organisation avec les autorités du Faso.
Le Rojalnu entend impliquer les jeunes dans l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). En effet, il est apparu nécessaire pour les Nations Unies en 2004, à l’occasion de la journée mondiale des Nations Unies consacrée aux jeunes avec comme thème central : «La jeunesse, une nouvelle voie pour l’atteinte des OMD», de faire de la jeunesse le fer de lance de l’atteinte des OMD.
Soucieux d’honorer leurs engagements dans le cadre de la mobilisation des jeunes en faveur des OMD, les jeunes leaders des différents pays d’Afrique ont ainsi entamé la création de réseaux pays pour garantir une forte mobilisation des jeunes et leur pleine participation à l’accomplissement des OMD par le lobbying, le plaidoyer, la mobilisation des ressources et par des projets propres à accompagner les efforts des Etats et des organisations internationales dans l’atteinte des OMD.
C’est notre pays qui assure actuellement la présidence de l’organisation juvénile.
Be. COULIBALY

class="gkFeaturedItemTitle" Préaccord : LES OBSERVATIONS DES FORCES VIVES DE LA NATION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 8 janvier 2015 13:46

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L’UNTM et la CSTM ont proposé une autre rencontre avec le gouvernement pour accorder les violons sur le texte qui sera signé à Alger
Au moment où la Minusma rencontrait hier les partis politiques de la majorité présidentielle pour recueillir leurs observations sur le projet d’accord de réconciliation nationale (voir article M. Keïta), le Haut représentant du président de la République pour le dialogue inclusif intermalien, Modibo Keïta était face aux forces vives de la nation. Cette rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence du ministère du Travail, de la Fonction publique et des Relations avec les Institutions. C’était en présence du  titulaire de ce département, Bocar Moussa Diarra.
Un nouveau round du dialogue inclusif intermalien s’ouvre dans quelques jours  à Alger. C’est en prélude à ce moment crucial de la vie de la nation que Modibo Keïta a rencontré les forces vives de la nation, notamment les organisations de la société civile et les centrales syndicales pour recueillir leurs observations, critiques et propositions, afin d’en rendre compte à qui de droit.
Pour le Haut représentant  du président de la République, « c’est un débat d’idées qu’il faut mener avec la force de l’argumentaire » pour améliorer le document dit « Projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ». Avant de donner la parole  à ses interlocuteurs, Modibo Keita avait assuré qu’il n’y a  « pas de sujet tabou ».
Aucun des intervenants ayant pris la parole n’a validé le contenu du projet d’accord en l’état. Certains ont relevé des points qu’ils jugent dangereux pour la stabilité du pays, une fois l’accord signé. Il s’agit, entre autres, de l’intégration d’éléments des groupes armés dans les forces armées et de sécurité au nom de la réconciliation nationale et de la paix. Ainsi pour Siaka Kontaga de l’UNTM (l’Union nationale des travailleurs du Mali), l’intégration des groupes armés est inacceptable. Mais si le gouvernement tient à le faire, il faudrait éviter les « pièges du passé ». C’est-à-dire que les intégrés ne doivent plus rester dans les régiments militaires basés au nord où dans leurs régions d’origine.
Son camarade Mahmoud Ben Katra, partage la même observation. Et le déploiement des éléments qui seront intégrés dans les rangs des forces armées et de sécurité vers d’autres régions du pays, favorisera le brassage culturel. Les deux représentants de l’UNTM demandent aux autorités de revoir leur copie quant au quota d’intégration des groupes armés dans la Fonction publique. Pour eux, il faut éviter de frustrer ceux qui sont obligés de passer par le concours  pour entrer dans la fonction publique.
La CSTM, l’autre centrale syndicale, par la voix de son secrétaire général Hamadoun Amion Guindo a catégoriquement rejeté le document. « Nous rejetons le document. Parce que ça parle uniquement des régions du nord », a-t-il martelé. Pour la centrale syndicale, le document est élaboré pour « le nord et les séparatistes » et non pour le Mali. « Nous voulons des explications du gouvernement »,  a dit Hamadoun Guindo.
L’UNTM et la CSTM ont alors proposé une autre rencontre avec le gouvernement pour accorder les violons sur le texte qui sera signé à Alger. Le Haut Représentant du président de la République est favorable à une telle démarche car il aimerait bien que la partie malienne parle d’une même voix à Alger.
Dans ses propos liminaires, Modibo Keita avait déploré les derniers développements dans la partie septentrionale du pays « Aujourd’hui, la situation sécuritaire se dégrade au nord. Il y a une guerre de positionnement », a-t-il dit et pour lui, la route de la drogue et l’économie criminelle ne sont pas étrangères aux vives tensions qui prévalent dans cette partie du pays.
C’est pourquoi, Fanta Sidibé de la CTM (Confédération des travailleurs du mali) se demande si la signature d’un accord de paix pourra faire baisser la tension. Pour elle, le gouvernement gagnerait plus à mieux communiquer sur la situation du pays auprès des populations. « Aujourd’hui, la plupart des Maliens s’informent d’abord à travers les médias étrangers », a-t-elle relevé.
Pour ce qui est de la Minusma, le Haut représentant souhaite que son attitude soit offensive après le renforcement de son mandat. Mais la solution  durable est du ressort de l’armée malienne qui doit assurer la sécurité des personnes et  de leurs biens.
A. DIARRA

class="gkFeaturedItemTitle" Charlie Hebdo: choc et horreur dans le monde après la sanglante attaque

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 8 janvier 2015 13:44

La sanglante attaque contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo suscitait mercredi l’horreur au sein de la communauté internationale, politiques et médias confondus fustigeant une atteinte à la liberté d’expression.
De Tokyo à Washington, de Moscou au Qatar, les responsables et chefs d’Etat ont multiplié les messages de soutien à la France et exprimé leur répulsion.
Politiques, têtes couronnées telles la reine Elizabeth II et le roi des Belges, organisations internationales et médias ont rendu hommage aux victimes (12 morts, 11 blessés) de cette « journée noire pour la liberté d’expression ».
« La France, et la merveilleuse ville de Paris où cette attaque scandaleuse a eu lieu, sont pour le monde une référence intemporelle qui demeurera bien au-delà de la vision haineuse de ces tueurs », a écrit le président américain Barack Obama.
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est adressé en français aux familles des victimes et au peuple français pour exprimer sa compassion et sa solidarité.
« On est tous Français », s’est exclamé le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, en visite à l’ambassade de France à Rome.
Le chef du gouvernement britannique David Cameron a dénoncé des « meurtres révoltants ». « Nous nous tenons aux côtés du peuple français dans le combat contre le terrorisme et pour la défense de la liberté de la presse. Ces gens ne pourront jamais nous ôter ces valeurs », a-t-il insisté.
Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé le terrorisme « sous toutes ses formes », tandis que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a évoqué « un acte intolérable, une barbarie » qui « nous interpelle tous en tant qu’êtres humains et Européens ».
La chancelière allemande Angela Merkel s’est dite « bouleversée » par un « attentat abominable ».
De la Belgique au Canada, de l’Italie au Japon, les messages de soutien ont afflué.
Au Vatican le pape François a condamné avec « la plus grande fermeté l’horrible attentat » ajoutant que « quelle que puisse être la motivation, la violence meurtrière est abominable, elle n’est jamais justifiée ».
En Norvège, endeuillée en 2011 par le carnage provoqué par l’extrémiste de droite Anders Behring Breivik (77 morts) les responsables politiques ont fait part en français de leur horreur sur Twitter.
La réaction a aussi été très forte dans le monde des médias internationaux.
« La tuerie perpétrée dans les locaux de l’hebdomadaire français Charlie Hebdo, à Paris, relève de l’horreur absolue », a estimé la Fédération européenne des journalistes (FEJ), dont le siège est à Bruxelles.
« Une attaque barbare comme celle-là, c’est une affaire sans précédent », selon Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) qui a lancé un appel aux journaux dans le monde à publier les dessins de Charlie Hebdo.
– « Jour noir pour la liberté d’expression » –
Amnesty International a parlé d’un « jour noir pour la liberté d’expression ».
L’Association de la Presse Internationale y voit « une attaque non seulement contre les journalistes, mais aussi contre la liberté des médias en général ».
Tim Wolff, rédacteur en chef du journal satirique allemand « Titanic », qui a aussi publié quelques caricatures de Mahomet, a déclaré : « si un thème est important pour nous et que nous trouvons les blagues drôles, alors nous l’imprimons ».
La sécurité a été renforcée mercredi autour du journal danois Jyllands-Posten qui avait créé la polémique en 2005 en publiant des caricatures de Mahomet, reproduites par Charlie Hebdo quelques mois plus tard.
Kurt Westergaard, l’auteur de ces caricatures, qui avait échappé à une tentative d’assassinat en 2010, s’est dit choqué par l’attaque « effrayante et horrible ».
Pour l’écrivain Salman Rushdie la satire doit s’appliquer aux religions. L’auteur des « Versets sataniques », contraint de vivre près de dix ans dans la clandestinité après une fatwa émise contre lui par l’ayatollah Khomeini en 1989, a appelé à « défendre l’art de la satire ».
L’Iran a souligné que « tout acte terroriste contre des innocents est étranger à la pensée et aux enseignements de l’islam ». Rappelant l’affaire des caricatures de Mahomet qui avait provoqué des manifestations de colère à Téhéran, l’Iran ajouté que « se servir de la liberté d’expression et des idées radicales (…) et humilier les religions divines ainsi que leurs valeurs et leurs symboles est inacceptable ».
En Turquie, le gouvernement islamo-conservateur a fermement condamné l’attentat tout en mettant en garde contre le péril de l’islamophobie. « Nous espérons que les auteurs de l’attaque seront capturés et présentés à la justice aussi vite que possible », a souhaité le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan.
« Il y a aussi des attaques terroristes commises par des fidèles d’autres religions », a souligné son ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, qualifiant l’islam de « religion de paix ».
La Ligue arabe et nombre de ses pays membres ainsi qu’Al-Azhar, principale autorité de l’islam sunnite, ont condamné avec force l’attentat. Al-Azhar a déploré une attaque « criminelle », soulignant que « l’islam dénonce toute violence », tandis que la Ligue arabe, également basée au Caire, a condamné « avec force cette attaque terroriste ».
Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé « un acte horrible qui va à l’encontre des principes de la religion et de la morale ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui averti que « si nous ne luttons pas de manière cohérente, déterminée et unie, les actes horribles comme ceux qui ont été commis aujourd’hui à Paris continueront ». « Le terrorisme islamiste n’a pas de frontières (…) et vise à déraciner toute culture humaniste pour imposer à la place la tyrannie ».
Pour le Mali cet attentat est une « attaque contre la démocratie et la liberté ». Le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall a « exprimé la solidarité du gouvernement sénégalais au peuple français, tout en réaffirmant l’engagement du Sénégal dans la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme sous toutes ses formes ».
En Afrique du Sud, le caricaturiste Zapiro, qui a lui-même eu de nombreux ennuis avec les régimes successifs dans son pays, a estimé que l’attentat contre Charlie Hebdo mettait « gravement en danger la liberté d’expression ».
Le Premier ministre australien Tony Abbott a condamné « l’acte barbare » à Paris ajoutant « l’Australie se tient aux côtés du peuple et du gouvernement de la France dans cette période difficile ».
AFP

class="gkFeaturedItemTitle" Echanges MINUSMA-Majorité présidentielle sur le projet d’Accord pour la paix et la réconciliation: LES PARTIS FONT ENTENDRE LEURS RÉSERVES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 8 janvier 2015 13:42

La Mouvance présidentielle estime qu’il faudra revoir plusieurs parties dans le document avant que celui-ci soit acceptable
De nettes réticences et des remarques de fond, c’est ce qu’a entendu la MINUSMA lors de l’échange qu’elle a eu hier avec les partis de la majorité présidentielle sur le projet d’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali proposé au gouvernement et aux groupes armés du Nord par la Médiation le 26 novembre dernier à Alger. Cette rencontre était la première d’une série qui va ensuite concerner les formations de l’opposition, les hommes d’affaires, les femmes et les jeunes.
Dans sa déclaration introductive, le représentant spécial par intérim du Secrétaire général des Nations unies au Mali a expliqué que la rencontre a été initiée afin de recueillir les observations et, si nécessaire, les suggestions des partis politiques, des femmes et des jeunes dans le but d’améliorer le contenu du texte remis aux différents protagonistes lors de la rencontre de novembre dernier à Alger. Selon Arnauld Akodjenou, l’objectif recherché est de faire avancer le processus de dialogue entamé par les Parties (gouvernement et groupes armés) dans la capitale algérienne. «Ce document n’est pas un produit sorti du cerveau des membres de la Médiation. Il constitue la synthèse des propositions faites par le gouvernement malien et les autres parties à la négociation. Ce document est un projet qui permettra à la Médiation d’aller au fond des choses pour que l’accord final puisse être soumis aux autorités maliennes et aux autres Parties», a-t-il déclaré. En outre, le patron de la MINUSMA a tenu à préciser que l’accord qui sera signé entrainera un changement institutionnel dans notre pays. «Le document que la Médiation a proposé aux parties est une refondation de l’Etat malien et cela ne doit choquer personne. Ce n’est qu’un projet d’accord et les discussions vont continuer afin d’améliorer son contenu», a clarifié Arnauld Akodjenou.
L’intervention du patron de la MINUSMA a été suivie par les réactions des représentants des partis de la mouvance présidentielle. Le président intérimaire du RPM et président de la Convention des partis de la majorité présidentielle a estimé qu’il faut revoir plusieurs points dans le projet d’accord. «Nous sommes entrain d’éplucher le document en profondeur. Il y a beaucoup de dispositions qui pourraient être dénoncées éventuellement par les partis politiques. Il s’agit des dispositions discriminatoires d’ordre institutionnel, administratif et politique que nous allons porter à la connaissance de la MINUSMA», a déclaré Boulkassoum Haïdara, ajoutant que les concessions sont possibles si les lignes rouges tracées par le gouvernement sont respectées.
PAS D’ACCORD AVEC L’INTRODUCTION. Après avoir salué les efforts de la MINUSMA pour son implication dans la médiation, le président par intérim de l’ADEMA a indiqué que son parti est en train de travailler sur le projet d’accord dans le but de formuler éventuellement des observations. «D’ores et déjà, nous estimons que dans le document, les principes de base  qui constituent les lignes rouges pour les autorités ont été observées. Cependant à l’intérieur du texte se trouve un certain nombre de dispositions dont nous pensons qu’ils doivent être revus pour faire en sorte que l’unité nationale, l’intégrité territoriale, la laïcité et la démocratie soient effectivement reconnues et prises en compte à l’intérieur du document », a dit Tiémoko Sangaré. Pour lui, il ne s’agit pas de signer un accord, mais il faut faire en sorte que son contenu soit applicable. «S’il se trouve qu’il y a des dispositions dans l’Accord qui ne peuvent pas être mises en œuvre, alors il y aura un moment où le blocage va venir», a-t-il déclaré.
Comme le président Boulkassoum Haïdara, le leader par intérim de l’ADEMA a jugé que des dispositions énoncées au niveau institutionnel, ainsi qu’à celui de la défense et de la sécurité doivent être revues. Un autre ténor du parti de l’Abeille en la personne d’Assarid Imbarcaouane n’a pas cherché à dissimuler un fort sentiment de rejet par rapport au projet d’accord établi par la Médiation. « Je n’ai pas absolument une lecture favorable de ce projet d’accord, a-t-il fait observer. Je ne partage même pas l’introduction qui a été faite et qui affirme que le document a été confectionné sur la base des propositions du gouvernement et des autres parties. Je ne suis pas sûr que ce se soit passé ainsi. Pour moi, ce document cautionne une forme d’autonomie, de séparation, une forme de stigmatisation qui n’est pas bonne pour notre pays. De toute façon, nous avons notre point de vue sur ce document et nous l’exprimerons, car nous sommes venus pour cela. Je pense qu’on doit travailler très honnêtement. Quand le gouvernement malien fait des observations, on doit les prendre en compte. Or tel n’a pas été le cas. Le gouvernement a fait un mémorandum et les points soulevés n’ont pas été pris en compte lors de l’élaboration de ce projet d’accord. Cependant on a l’impression que probablement la position des groupes armés a été très excessive. Ils sont toujours dans leur fédéralisme, dans leur autonomie », a-t-il fait observer.
Pour le représentant de la Convention sociale démocrate (CDS), il est très difficile de signer le document dans son état actuel. « Dans ce document, j’ai vu des parties qui me laissent vraiment dans le doute. Il y a le mot Azawad. On a aussi priorisé les régions du Nord. Ce qui ne m’a pas du tout enchanté. C’est pourquoi j’ai dit qu’il faut revoir certaines parties dans ce document », a insisté Daouda N’Tji Togola.
Le président du Rassemblement pour la justice sociale (RJS), Boubacar Diallo, s’est dit lui aussi gêné  par le fait que dans le projet d’Accord, l’on fait une séparation explicite entre les populations du sud et celles du nord du Mali en terme des avantages qui seront octroyés dans le cadre du développement. « Le fait que le document fait référence à ces aspects représente une manière de séparer le Nord et le Sud du pays. Nous ne devons jamais accepter cela. Nous préférons qu’on parle dans le document de la région de Kidal,  de la région de Gao, de la région de Tombouctou qui ont leur existence propre à l’image des autres Régions du pays. Par ailleurs, par rapport au volet Justice et réconciliation, il faut faire extrêmement attention pour que certaines personnes ne soient lésées en raison de leur statut social dans le Nord », a-t-il souhaité.
M. KÉITA

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention et riposte contre la fièvre Ebola, la 11è réunion de crise recommande la vigilance

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 7 janvier 2015 10:21

La 11ème  réunion du Comité interministériel de gestion des épidémies axée sur l'épidémie de fièvre  à virus Ebola vient de prendre fin à la Primature sous la présidence du Premier ministre avec la participation des ministres en charge de la santé et  de la jeunesse, des représentants de plusieurs Départements ministériels, du Conseiller spécial du Président de la République en charge de la question et des représentants de plusieurs services techniques.

Cette haute instance amende et adopte le compte rendu des réunions précédentes, contrôle les tâches issues des décisions prises lors des réunions précédentes, fait le point de l'épidémie et arrête les décisions.

Conformément aux recommandations issues de la dernière réunion du 29 décembre, la dotation des structures médicales en équipements de prévention anti Ebola se poursuit avec la mise en place de dispositifs de prévention à l'entrée des agglomérations urbaines et  l'accès aux postes de péage de l'Autorité routière partout sur le territoire. Le dispositif type de prévention sera inspecté dans les structures privées.

Pour venir en appui aux comités locaux de gestion (communes, cercles, régions)  sur les charges de communication et sensibilisation, l'Etat et ses partenaires (OMS, UNICEF) étudient la faisabilité d'un concours matériel. Une plateforme téléphonique est ainsi fonctionnelle au centre opérationnel.

Au cours de la semaine dernière, des  patrouilles mixtes ont été menées au niveau des cordons frontaliers à Kouremalé, Keniéba et Zégoua avec par équipes les services de douane, de gendarmerie, de police et de santé.  Les  centres opérationnels d'urgence du Mali et de la Guinée se sont rencontrés à nouveau  à Kouremalé à la frontière entre le Mali et la Guinée. Quant aux casernes militaires, le plan de contingence stratégique est en cours de conception.

Au cours de la même période, la sensibilisation s'est poursuivie sur les supports média et hors média dont la presse nationale et la célébration du Maouloud. Des équipes de 600 agents formés spécialement et affectés à la célébration du Maouloud resteront en veille jusqu'au 12 janvier. L'accent sera maintenu autour de la prévention, la sensibilisation et contre la stigmatisation et les distorsions véhiculées çà et là.

Concernant les contrôles de routine, les autorités les mènent sur le terrain au cours des missions de terrain. Les membres du gouvernement poursuivront cet exercice.  Au cours de la semaine dernière, 2 569 véhicules ont été contrôlés pour 21 612 passagers ainsi que 8 vols aériens pour 1 130 passagers.  Le service infoline a enregistré 38 483 appels téléphoniques du 28 décembre 2014 au 02 janvier 2015.

Par ailleurs, l'OMS a remis au centre opérationnel un premier lot d'une douzaine de véhicules pickup commandés pour renforcer les capacités d'intervention des services de santé. Viennent s'ajouter à ces équipements deux motos sanili et des équipements, produits et matériels apportés par le MCD de Kangaba et l'OMS.

La situation actuelle de l'épidémie est calme et se présente comme il suit : zéro nouveau cas suspect, sept cas testés positifs depuis octobre dont cinq décès et deux cas de guérison. Tous les contacts suivis au nombre total des 433 ont été levés. En tout 62 cas suspects ont été testés.

Quant au dossier de la Clinique Pasteur, le rapport produit par l'inspection de la santé a été déposé et est en cours d'examen.

 

Source : CCINT Primature 06 01 2015 17:25

 

class="gkFeaturedItemTitle" Visite de Jean-Yves Le Drian au Mali : L’ETAPE DE KOULOUBA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 6 janvier 2015 10:48

En visite dans notre pays, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a été reçu en audience, samedi par le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Comme l’année dernière, à la même période, Le Drian était en tournée dans le Sahel pour passer les fêtes de fin d’année avec les troupes françaises en opération extérieure.

Le ministre français de la Défense a saisi l’opportunité de ce déplacement pour avoir des discussions au plus haut niveau avec les autorités politiques des pays visités. C’est tout naturellement que Jean-Yves Le Drian a fait le point avec ses interlocuteurs de la situation sécuritaire au Mali, et dans la région où opère l’opération Barkhane, notamment au Tchad et au Niger d’où il revenait.

Jean-Yves Le Drian était en tournée dans les trois pays cibles de l’opération Barkhane qu’il estime efficace pour dissuader les terroristes. Il a déclaré que l’opération sera davantage renforcée, afin d’atteindre les résultats. Selon lui, cette montée en puissance de l’opération Barkhane devrait faire avancer la paix et la sécurité sur l’ensemble de la zone couverte.

Enfin, le président Ibrahim Boubacar Keïta et le ministre français de la Défense ont évoqué les pourparlers inclusifs inter-maliens d’Alger. Le chef de l’Etat a réitéré son souhait pour une sortie définitive de la crise à travers la signature d’un accord entre l’Etat et les groupes armés, souhait partagé par le visiteur.

 

(Source : Présidence de la République)

class="gkFeaturedItemTitle" Consommation d’alcool au Mali : UNE MAUVAISE INTERPRETATION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 6 janvier 2015 10:43

Le Premier ministre a profité de la tribune offerte par les assises du 3 ème congres de l’AISLAM pour expliquer devant le millier de fidèles une inquiétude évoquée, la semaine dernière, par le président du Haut conseil islamique Mahmoud Dicko, lors de ses présentations de vœux au président de la République. Celle-ci est liée à une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la consommation d’alcool dans notre pays. En reprenant le relai de certains médias, Mahmoud Dicko s’inquiétait que le Mali puisse être classé 3 ème en Afrique, après la Gambie et le Tchad en matière de consommation d’alcool. Ce qui fait de notre pays un champion en la matière.

Le Premier ministre a tenu à lever toute équivoque. Moussa Mara a expliqué que l’OMS a commandité une enquête sur le degré de consommation d’alcool sur beaucoup de pays dont le nôtre. L’enquête a d’abord déterminé la consommation globale dans tous le pays à travers la production locale et les importations. En appliquant ce taux à l’ensemble de la population le Mali a expliqué le chef du gouvernement, est classé plutôt parmi les derniers. Dans un second temps, l’enquête a voulu déterminer les buveurs d’alcool du pays. Au cours d’un sondage il a été demandé aux uns et aux autres s’ils boivent ou pas. 97% des personnes sondées se sont déclarées non buveurs et seulement 3% ont déclaré qu’elles boivent. C’est en rapportant la consommation globale du pays aux 3% que le résultat de 29 litres par buveur a été obtenu. Ce qui classe notre pays indubitablement dans la troisième position.

Moussa Mara a insisté sur le fait qu’il ne s’agit donc pas de la consommation d’alcool du pays, mais plutôt de celle des buveurs du pays. Le chef du gouvernement juge que le résultat de l’enquête de l’OMS doit être bien compris et expliqué pour échapper à l’amalgame.

Par ailleurs Moussa Mara estime que même 1 litre de consommation est de trop et il entend travailler à réduire cela pour la préservation de l’avenir de notre jeunesse et inciter par la même veine, les parents à bien éduquer les enfants.

En se prêtant à cet exercice, Moussa Mara dit vouloir faire comprendre deux choses: c’est que dans notre pays il y a sans doute plus de buveurs d’alcool que ceux qui se sont déclarés buveurs, et d’autre part il reconnaît malgré tout que le résultat est intolérable pour notre pays.

Concernant la consommation d’alcool en milieu universitaire le Premier ministre a promis que très prochainement des mesures vigoureuses seront entreprises pour que cela cesse. Déjà rappelle t-il, un gros travail de fermeture de plus 153 bars et autres établissements de tourisme ne répondant pas aux normes est en train d’être menée. Moussa Mara a promis qu’avec l’implication de tous, le Mali sera champion ailleurs que dans la consommation d’alcool.

Selon des études qui nous sont parvenues, la consommation d’alcool au Mali n’a quasiment évolué depuis 1961. Elle reste donc très basse. Dans la période étudiée par l’OMS (2008-2010), la consommation moyenne au Mali est de 2.2 litres par personne, alors que la moyenne est de 6 en Afrique. Notre pays se classe ainsi parmi les derniers au niveau africain et même mondial.

Le chiffre qui a été commenté dans la presse est de 29 litres par personne qui déclare boire de l’alcool. Il est discutable, car peu de Maliens reconnaissent boire de l’alcool. La conséquence est que le nombre de litres par personne qui déclare boire est mécaniquement élevé.

 

L. A

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