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class="gkFeaturedItemTitle" Journée mondiale de l’urbanisme : LE CASSE-TÊTE DES QUARTIERS SPONTANES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 11 novembre 2014 11:53

Les habitants de ces zones vivent le plus souvent dans des conditions précaires, sans accès à l’eau potable et dans un environnement difficile
A l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré samedi, la Journée mondiale de l’urbanisme placée sous le thème : «l’égalité urbaine, comment créer des villes intégratrices ».  Ce 8 novembre a été marqué par une conférence-débat organisée par le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat au Centre international de conférences de Bamako. La rencontre était animée par trois professionnels du secteur : Alpha B. Traoré, Mamadou Ouologuème et Ousmane Sow.
La cérémonie d’ouverture présidée par le chef de cabinet du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, Gaoussou Coulibaly, s’est déroulée en présence du président de l’Ordre des urbanistes, Diarra Sissoko, et de nombreux invités.
Notre pays compte plus de 3 274 727 citadins sur 14.528 662 habitants, soit un taux de 22,5% d’urbanisation. Le Mali est donc l’un des pays les moins urbanisés de la sous-région. Le rythme d’accroissement de la capitale est cependant de 5,4%, le plus élevé en Afrique et le 6è dans le monde. On comprend pourquoi « Sauvons notre quartier » est désormais le leitmotiv de la Journée de l’urbanisme et la principale préoccupation de notre pays à travers le département de l’Urbanisme et de l’Habitat.
Gaoussou Coulibaly a ainsi souligné l’importance de cette journée qui permet de réfléchir et sensibiliser sur la prolifération des quartiers spontanés et des bidonvilles dans les grandes agglomérations. La préoccupation des décideurs est de réduire les inégalités dans les villes et d’instaurer un climat de paix et de quiétude. Les habitants des quartiers spontanés vivent souvent dans des conditions précaires, sans accès à l’eau potable et dans un environnement difficile.
La Journée mondiale de l’urbanisme revêt, de surcroit, un caractère particulier pour notre pays du fait de la crise sécuritaire qu’il a connue. L’insécurité a, en effet, favorisé l’accroissement des bidonvilles et de la précarité avec l’arrivée des populations déplacées du Septentrion sous occupation jihadiste.
Cet aspect particulier se greffe à l’objectif général de la journée qui est de provoquer une prise de conscience chez le citoyen ordinaire et les collectivités des impacts environnementaux liés au développement des villes et des territoires. Le thème de cette année, « l’égalité urbaine, comment créer des villes intégratrices », interpelle les décideurs et les professionnels qui doivent faire face aux problèmes liés à l’expansion rapide de la démographie et à l’avènement des quartiers spontanés et des bidonvilles qui ne répondent pas à la réglementation présidant la création d’une ville moderne.
Malgré la mise en œuvre de politique, programmes et projets soutenus par la Banque mondiale et la création de l’Ordre des urbanistes du Mali en 1997, le problème de la prolifération des habitats spontanés demeure une préoccupation majeure. L’absence de zones de recasement en cas de calamité naturelle demeure une autre préoccupation des pouvoirs publics.
Le président de l’Ordre des urbanistes a regretté que ces professionnels soient victimes de la concurrence déloyale des agents de l’administration. « Sans l’implication forte d’urbanistes bien formés, qualifiés et expérimentés tant en conception qu’en suivi de réalisation de projets sur les villes, aucune politique urbaine véritable n’est possible», a estimé Diarra Sissoko.
Trois thèmes ont été débattus lors de cette conférence : « les bidonvilles » développé par Alpha B Traoré, « l’urbanisation de Bamako » par Mamadou Ouologuème et « Bamako en 2030 » par Ousmane Sow.
La Journée mondiale de l’urbanisme a été instituée en 1947 par le professeur Carlos Della Paolera de l’université de Buenos Aires. Elle est célébrée par une trentaine de pays à travers le monde. Quant au nombre d’habitants des bidonvilles dans le monde, il aurait dépassé la barre du milliard, selon les estimations.
A. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" Mines : LES DEPUTES SE FAMILIARISENT AVEC LA DIRECTIVE DE LA CEDEAO

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 11 novembre 2014 11:47

Dans le cadre de ses activités, la Fondation pour le développement au Sahel (FDS) a organisé le 28 octobre, grâce à l’appui financier d’Oxfam America, une rencontre d’échanges et d’informations avec les députés de l’Assemblée nationale sur la directive minière de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). La séance s’est déroulée dans la salle Kadari Bamba sous la présidence du président de la Commission de l’eau, de l’énergie, des mines, de l’artisanat et du tourisme, Bakary Fomba. C’était en présence du directeur exécutif de la fondation, Tiémoko Souleymane Sangaré, du représentant de la Direction nationale de la géologie et des mines, Lassana Guindo, et de celui d’Oxfam, Soumaïla Sogoba.
Le contenu du document de la CEDEAO et ses difficultés de publication dans le Journal Officiel qui était prévue en juin 2009, ont été expliqués aux élus.
L’objectif de la directive minière est de doter les Etats membres de la CEDEAO d’un code minier sous-régional. La directive assure également l’harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur et ambitionne de créer un environnement minier favorable au développement macroéconomique durable. Elle contribue à améliorer la transparence dans le processus de formulation et de mise en œuvre de la politique minière dans la sous région ; à promouvoir la participation et renforcer les capacités des communautés minières.
Dans son exposé le directeur exécutif de la FDS, Tiémoko Souleymane Sangaré, a évoqué les différents chapitres qui subdivisent la directive. Il s’agit des chapitres : « Substances minérales en tant que ressources de l’Etat » ; « Protection de l’environnement » ; « Protection  de l’intérêt national » ; « Accès à l’information, obligations relatives aux droits de l’homme et activités minières », « Règlement des différends », « Dispositions institutionnelles et mise en œuvre » et « dispositions générales et finales ».
Le chapitre « Substances minérales » consacre la propriété de l’Etat sur toutes les ressources minérales à l’état naturel, dont la gestion doit profiter aux communautés. Pour la protection de l’environnement, en plus de l’obtention des permis et des autorisations nécessaires à toute activité minière auprès des autorités nationales compétentes, les détenteurs de titre ou de permis doivent se conformer à la législation nationale et aux pratiques internationales admises en la matière. Ils doivent élaborer des plans de réhabilitation qui prennent en compte les besoins environnementaux.
Evoquant la protection de l’intérêt national, le directeur exécutif de la FDS a affirmé que nonobstant un accord de stabilité reflétant les intérêts nationaux et ceux de l’investisseur, les Etats membres doivent adopter des lois en vue d’optimiser et de protéger les recettes dues au titre de l’activité minière. « En outre, ils sont tenus d’assurer une répartition équitable et un transfert d’une partie de ces revenus vers les communautés », a précisé Tiémoko Sangaré.
Au titre des dispositions générales et finales, le directeur exécutif de la FDS a rappelé que la directive doit, dans les 30 jours suivant son adoption par le Conseil des ministres, être publiée au Journal officiel de la Commission de la CEDEAO et dans celui de chaque Etat membre. Elle entre en vigueur après cette publication dans chaque Etat membre.
La directive constitue une avancée notable vers une plus grande responsabilisation des gouvernements et la prise en charge des préoccupations des communautés dans les politiques minières, a estimé Souleymane Sangaré. Il a, par conséquent, souhaité que les autorités interviennent pour que le texte puisse être insérée dans le Journal officiel.
« Cette rencontre nous permet de partager une vision communautaire qui reste dans l’ombre pour beaucoup de décideurs », a indiqué le président de la Commission de l’eau, l’énergie, des mines, de l’artisanat et du tourisme de l’Assemblée nationale. Il a réitéré l’engagement de sa commission à entreprendre des actions auprès du gouvernement pour la publication de la directive minière de la CEDEAO le plus tôt possible. Finalisée en mai 2009, la directive aurait dû être publiée le 30 juin 2009.
Aminata Dindi SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Démonstration des moines du Temple de Shaolin : PROMOUVOIR LA CULTURE DE LA PAIX A TRAVERS LES ARTS MARTIAUX

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:55

Durant trois semaines, ces moines ont inculqué, à travers l’enseignement et la demonstration, l’esprit de paix et de non violence aux jeunes
Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita a assisté samedi au palais des sports à une démonstration des moines du Temple chinois de Shaolin, actuellement en visite dans notre pays. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Moussa Mara, du président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, de la secrétaire générale de la Fondation chinoise pour la paix mondiale, Xiao Kejian et du chargé d’affaires de l’ambassade de Chine au Mali, Guo Xueli. Plusieurs ministres du gouvernement étaient aussi presents.
Sensibiliser et responsabiliser la jeunesse malienne sur les questions de paix et de non violence, susciter sa participation active au processus de paix et de tolérance, s’entretenir avec les plus hautes autorités gouvernementales et les chefs religieux locaux pour véhiculer les préceptes de paix et de réconciliation auprès de ces groupes, inculquer les valeurs de paix et de tolérance aux jeunes maliens à travers la méditation bouddhiste, la philosophie de la paix et le contrôle de soi mais également initier les groupes de jeunes maliens issus de clubs d’arts martiaux aux techniques d’arts martiaux et de contrôle de soi utilisé par les moines de Shaolin, sont, entre autres, les objectifs de cette séance de demonstration de 5 moines de Shaolin de la République populaire de Chine, qui séjourne dans notre pays depuis le 25 octobre dernier.
La secrétaire générale de la Fondation chinoise pour la paix mondiale, Xiao Kejian, a indiqué que c’est un honneur pour sa fondation et pour les moines du Temple de Shaolin, de séjourner au Mali dans le cadre de la promotion de la paix. Elle a révélé que les moines du Temple de Shaolin ont plus de 1000 ans d’histoire et ont une grande expérience dans le domaine du développement de l’esprit de la culture de la paix. «Nous sommes au Mali pour apporter notre petite contribution à la consolidation de la paix. Durant trois semaines, ces moines ont inculqué, à travers l’enseignement et la demonstration, l’esprit de paix et de non violence aux jeunes maliens », a-t-elle souligné.
Quant au chargé d’affaires de l’ambassade de Chine au Mali, Guo Xueli, il a indiqué que le Kung Fu constitue un patrimoine culturel de la Chine et que le Temple de Shaolinjouit d’une réputation à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine. « Les moines du Temple de Shaolin s’engagent à soutenir le Mali pour la paix », a-t-il assuré. Avant d’ajouter que cette visite devrait être une source d’inspiration pour la jeunesse malienne pour rétablir un Mali nouveau, un Mali de paix et de pardon. Il a ajouté que le Mali constitue une priorité pour la Chine dans la promotion de la culture de la paix.
Après ces deux discours place sera faite aux séances de démonstrations des pratiquants de Kung Fu Wushu du Mali. Ces jeunes ont plus que séduit les spectateurs notamment les trois jeunes champions du Mali, Mahamadou Konté, Amadou Coulibaly et Molobaly Sidibé. Après ces jeunes, ce fut le tour du double champion du monde (2010 et 2012), Vamara Sanogo de faire des exhibitions. Pendant plus de 10 minutes, ce jeune homme qui est aujourd’hui une fierté pour le Kung Fu Wushu malien, a démontré tout son savoir-faire. L’un des moments forts de cette démonstration sera sans doute la partie du jeune handicapé physique, Moussa Haïdara qui malgré son handicap a séduit toute la salle.
Evidemment le moment le plus attendu fut le tour des cinq moines (trois chinois et deux Ivoiriens) de faire des exhibitions pour véhiculer des messages de paix et de tolérance. Les moines ont ensuite remis au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, visiblement très ému, des cadeaux composés d’un livre de leur trésor et d’un tableau dédié à la culture de la paix et à la non violence. Ce tableau est une réplique d’une stèle qui se trouve dans leur temple en Chine et qui exprime l’union et la tolérance entre les régions et l’harmonie dans la société. « Ce que j’ai vu ce soir (samedi soir, ndlr) m’a beaucoup séduit et je suis aussi sûr que les messages que les jeunes bouddhistes du Temple de Shaolin ont été bien reçus par la jeunesse malienne en particulier et le peuple malien en général. J’ai été surpris de voir que notre pays possède aussi autant de talents cachés. Cette pépinière malienne brillante à souhait constitue les prémisses d’une école shaolienne du Mali. Et cela est dans l’ordre des choses, dans l’ordre de l’amitié profonde entre les peuples de la Chine et du Mali », s’est réjoui le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta
D. COULIBALY

class="gkFeaturedItemTitle" Sommet extraordinaire de la Cedeao : SOUTIEN À UNE TRANSITION APAISÉE AU BURKINA FASO

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:47

Les dirigeants ouest-africains ont apporté leur appui à la dynamique du consensus en cours entre les acteurs de la crise burkinabé
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) appuie fermement les efforts des Burkinabé pour trouver un terrain d’entente sur la gestion de la transition dans leur pays. Du coup, l’organisation régionale ne semble pas s’inscrire dans la logique de sanction à l’instar de l’Union africaine qui a donné deux semaines aux militaires pour remettre le pouvoir aux civils. Y en a-t-il besoin ? Car la classe politique, la société civile et les militaires, qui se sont installés au pouvoir après la chute de Blaise Compaoré, sont arrivés à un consensus sur une charte qui servira de base législatif pour gérer la période de transition devant aboutir à des élections.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao ont donc décidé d’accompagner cette dynamique qui s’inscrit en droite ligne des points d’accords entre la mission régionale et l’armée burkinabè pour l’entame d’une transition civile dans le pays. Le sommet extraordinaire a adopté un plan qui prévoit la levée de la suspension de la Constitution, la constatation de la vacance du pouvoir par la Cour constitutionnelle et la désignation d’un civil pour conduire la transition qui organisera dans un délai raisonnable des élections libres et transparentes. Le lieutenant-colonel Isaac Zida remettra le pouvoir au civil qui sera désigné par consensus pour conduire la transition.
Après plus de 10 heures d’horloge de discussions à huis-clos entre le président ghanéen, John Dramani Mahama, président en exercice de la Cedeao et ses pairs, le sommet a pris des décisions très courageuses saluées par les nombreux observateurs présents ainsi que la représentante du Burkina Faso, Mme Clémence Traoré Somé, ambassadrice au Ghana.
Dans le communiqué final lu par le président de la Commission de la Cedeao, Kadré Désiré Ouédraogo, il ressort que les chefs d’Etat et de gouvernement présents au sommet ont examiné avec une attention particulière la situation politique et sécuritaire du pays des hommes intègres, suite aux événements du 30 octobre 2014 consécutifs au projet de révision de la Constitution programmé par le président Blaise Compaoré.
Le patron de la commission de la Cedeao annoncera que les chefs d’Etat et de gouvernement, après avoir pris note des conclusions de la visite le 5 novembre dernier à Ouagadougou de John Dramani Mahama (Ghana), Goodluck Ebele Jonathan (Nigéria) et Macky Sall (Sénégal), afin de faciliter le dialogue politique, les acteurs de la crise burkinabè, ont décidé de réaffirmer leur engagement pour la préservation des institutions démocratiques et les principes de convergence constitutionnels et d’élections démocratiques tels que contenus dans le protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance. « A cet égard, les chefs d’Etat et de gouvernement entérinent l’accord atteint par toutes les parties prenantes burkinabè en particulier au regard de la nécessité de la levée immédiate de la suspension de la Constitution pour permettre au Conseil constitutionnel de déclarer la vacance du pouvoir et faciliter la mise en place d’un gouvernement de transition, la nomination urgente d’une éminente personnalité civile pour présider la transition ainsi que la conduite de consultations inclusives entre les leaders des partis politiques, les représentants de la société civile, les leaders religieux et traditionnels ainsi que les forces armées nationales, afin d’arrêter la composition du gouvernement de transition », a t-il détaillé.
PAS DE SANCTIONS. Kadré Désiré Ouédraogo invitera ainsi les nouvelles autorités du pays à la garantie de la sécurité de tous les Burkinabè y compris les leaders politiques, les membres du gouvernement et de l’Assemblée nationale, ainsi que la protection des droits des personnes et de leurs biens. Il annoncera que le sommet a décidé de mettre en place un groupe de contact présidé par le président sénégalais, Macky Sall et appuyé par le président en exercice de la Cedeao, le Ghanéen John Dramani Mahama pour accompagner les Burkinabè dans la facilitation du processus de transition ainsi que la nomination d’un envoyé spécial pour faciliter le processus de dialogue entre les parties prenantes.
Tout en rendant un hommage appuyé au lieutenant colonel Isaac Zida et à l’ensemble des forces armées du Burkina Faso pour leur professionnalisme dans le maintien de la sécurité, de la loi et de l’ordre ainsi que pour leur rôle positif dans la mise en place d’un processus de transition dirigé par une personnalité civile, les chefs de l’Etat ont exprimé leurs sincères condoléances aux familles éplorées et leur sympathie aux victimes de l’insurrection. Mieux, le sommet a salué l’excellent travail entrepris par la mission conjointe d’évaluation des Nations Unies, de l’Union africaine et de la Cedeao pour accompagner le Burkina Faso dans sa quête de stabilité.
«Le sommet encourage les trois organisations à poursuivre leurs efforts de coordination en vue de garantir le succès de la transition. Dans cette perspective, la conférence lance un appel à la Communauté internationale et aux partenaires afin qu’ils n’imposent pas de sanctions au Burkina Faso, compte tenu des efforts en cours au niveau de région et qu’ils continuent à soutenir ce pays en cette période délicate », indique le communiqué publié à l’issue de la rencontre d’Accra.
Dans le cadre du soutien au Burkina Faso, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao décident de rester saisis de la situation et prendront d’autres décisions en cas de besoin. Les dirigeants ouest-africains lancent un appel à tous les Etats membres, afin qu’ils s’assurent que la préparation et le déroulement des élections au Burkina Faso aient lieu de façon paisible, libre, équitable et crédible.
Le président de la République Ibrahim Boubacar Keita présent au sommet a salué les actions entreprises par la Cedeao pour accompagner le peuple du Burkina Faso dans cette phase difficile de son histoire. « Il s’agit de faire confiance au peuple frère burkinabè, ce peuple sait ce qu’il veut. Nous, nous devons les accompagner pour faire en sorte que cette période délicate se passe dans la stabilité, le calme et la sérénité et conformément à ce qui est attendu aujourd’hui par tous, à savoir l’apaisement et la transparence dans le choix qu’ils auront fait et que cela soit conforme au vœu du peuple burkinabè », a t-il indiqué. Il a réitéré son engagement à soutenir et accompagner le processus de sortie de crise amorcé.
D. DJIRE

class="gkFeaturedItemTitle" Gestion des stocks d’armes et de munitions : COUP DE MAIN POUR LA LOGISTIQUE ET LE TRAÇAGE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:44

L’ambassade d’Allemagne a offert, hier, un véhicule et du matériel informatique à la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNLPAL). La remise officielle du don, dans la salle de conférence de l’ECOSAP, a précédé l’ouverture d’un atelier organisé par la CNLPAL, en partenariat avec le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), sur l’identification et le traçage des armes légères.
Procédant à l’ouverture des travaux de cet atelier, le secrétaire général de la présidence, Mohamed Alfousseyni Touré, en a souligné la pertinence dans le contexte d’un Mali, qui aspire à la paix, la sécurité et au développement. Tout en insistant sur l’esprit de patriotisme, indispensable pour ramener la quiétude et la stabilité dans notre pays, le secrétaire général de la présidence de la République a remercié l’ambassade d’Allemagne pour son geste qui intervient à l’aube d’une nouvelle phase des pourparlers d’Alger.
Mohamed Alfousseyni Touré, qui a séjourné au Rwanda dans le cadre de la participation du contingent malien aux opérations de désarmement au Rwanda (2003 à 2006), a rappelé à son auditoire le contre-exemple d’enfants soldats rwandais circulant avec des armes légères.
Pour ce qui est du véhicule et du matériel informatique, ils font, comme l’atelier, partie de la réponse de la communauté internationale aux préoccupations exprimées par la CNLPAL sur la gestion de la problématique des armes légères. Conformément à son plan d’actions 2014-2018, la CNLPAL avait déjà organisé, le 13 octobre, une table-ronde à l’intention des partenaires techniques et financiers.
L’accent a été mis à cette occasion sur la formation et le renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des stocks d’armes légères et de leur enregistrement, a indiqué la présidente de la CNLPAL, le général Coulibaly Kani Diabaté. Les nouveaux dons, a-t-elle assuré, vont appuyer la commission dans ses activités d’information, d’éducation et de sensibilisation relatives à la gestion de la problématique des armes légères.
Jens Urban, le premier conseiller représentant l’ambassadeur d’Allemagne, a insisté sur le renforcement de la coopération entre son pays et le Mali et sur la nécessité d’aider notre pays dans la gestion du problème des armes légères.
Pendant la formation, les experts de la MINUSMA vont discuter avec les 25 participants des instruments internationaux de traçage des armes et du Traité sur le commerce des armes. A noter que l’article 32 de la Résolution 2164 du Conseil de sécurité recommande à la MINUSMA d’aider notre pays dans la gestion des armes légères, conformément à la convention de la CEDEAO.
B. M. SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Communication et paix : LES TOASTMASTERS EN PREMIERE LIGNE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:42

La conférence bi-annuelle 2014 du District 94 de l’organisation Toastmasters international s’est tenue vendredi et samedi à l’hôtel Olympe de Bamako sur le thème « Construire une passerelle de paix à travers la communication de leadership ». Cette rencontre, la première de genre du District 94 Toastmasters international dans notre pays, a regroupé des délégations de l’organisation venues de plusieurs pays de la CEDEAO. La cérémonie d’ouverture des travaux, présidée par Mahamadou Camara, le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, s’est déroulée en présence du directeur international de Toastmasters international, Khaled Mutlagaitu, et du gouverneur du District 94 de l’organisation, Mme Dunstanette Macauley.
Toastmasters International est une association internationale à but non lucratif dont l’objectif est d’aider ses membres à améliorer leurs compétences en matière de communication et de leadership par la prise de parole en public. TMI s’emploie à nourrir la confiance en soi de ses membres et encourager leur progression. Les membres se réunissent toutes les semaines pendant une à deux heures pour apprendre à pratiquer la prise de parole en public. La particularité de la méthode est qu’il n’y a pas de formateur : les membres s’évaluent et s’aident mutuellement à s’améliorer suivant une collaboration communautaire. L’organisation compte de nos jours plus de 350 000 membres inscrits dans 13 000 clubs présents dans 116 pays à travers le monde.
Toastmasters offre à tous, la possibilité de maîtriser l’art d’écouter, de penser et de parler – des compétences vitales qui facilitent la réalisation personnelle, accroissent le potentiel de leader en chacun de nous, stimulent la compréhension entre humains et contribuent ainsi à l’amélioration de notre société.
Dans l’esprit de cette mission, il est essentiel que TMI continue d’étendre constamment son réseau de clubs afin d’offrir à un plus grand nombre de personnes le bénéfice de ses programmes.
La mission d’un club Toastmasters est d’offrir un milieu d’apprentissage positif dans lequel les membres peuvent développer en toute confiance leurs connaissances en communication et en leadership, ce qui génèrera estime de soi et croissance personnelle.
Au cours de la rencontre de Bamako, les 200 participants se sont formés, ont discuté des affaires organisationnelles et engagé des joutes oratoires.
Khaled Mutlagaitu et Mme Dunstanette Macauley ont, tour à tour, salué la tenue de la rencontre de Bamako qui témoigne de la solidarité des membres de l’organisation et de leur volonté de participer au rayonnement du continent. Ils ont remercié le président Ibrahim Boubacar Kéïta pour s’être rendu en Guinée et au Libéria et y apporter la solidarité du peuple malien. Les Toastmasters sont des acteurs de la paix qu’ils véhiculent, a expliqué à ce propos Khaled Mutlagaitu.
Le ministre Mahamadou Camara a confirmé que la communication est un aspect important dans notre monde où tout change très vite. « La bonne communication est un vecteur fondamental de la paix et de la cohésion sociale », a constaté ministre qui a souhaité une multiplication des clubs de Toastmasters  à travers notre pays.
Be. COULIBALY

class="gkFeaturedItemTitle" Concours d’entrée à la police nationale : LA GRANDE RUEE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:38

Ils sont des centaines de jeunes (filles et garçons) à prendre d’assaut depuis le matin les installations de la Brigade spéciale d’intervention, seul centre de dépôt de candidatures
Au regard des missions régaliennes qui lui sont dévolues, la police nationale joue un rôle extrêmement important dans la sécurisation des personnes et des  biens. Ce qui suppose qu’elle ait en son sein, des ressources humaines de qualité ayant pour seule vocation, de servir la patrie avec dévouement et conscience. Cette année, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité va procéder par voie de concours direct, au recrutement de 700 élèves sous-officiers au compte de la police nationale. Le dépôt des dossiers de candidatures est ouvert depuis le 1er de ce mois et se poursuivra jusqu’au 10 c’est à dire aujourd’hui.
En plus des conditions d’éligibilité relatives à la nationalité, la jouissance des droits civiques, la bonne moralité, l’âge et le niveau d’études, une panoplie de documents administratifs sont exigés pour pouvoir faire acte de candidature. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sont pas les candidats qui manquent,  car le centre de dépôt de candidature est noir de monde, depuis le début de l’opération. Pour avoir une bonne place, certains n’hésitent pas à se présenter aux aurores. Mais trouvent d’autres candidats déjà installés, certains prétendant avoir passé la nuit. Cela s’explique naturellement par la hausse excessive du taux de chômage des jeunes dans notre pays. L’enceinte de l’ex-commissariat du 4ème arrondissement (actuelle Brigade spéciale d’intervention) est le seul centre de dépôt sur la rive droite. Depuis le début des dépôts, la rue d’en face fait le plein chaque matin et ne désemplit pas, car certains y passent la nuit pour pouvoir déposer leur dossier le lendemain témoigne un vendeur de café situé à coté qui lui se frotte les mains.
Au passage de notre équipe de reportage vendredi, malgré le nombre impressionnant de jeunes candidats, certains dégoulinant de sueur, tout se passait dans un bon état d’esprit. Le commissaire principal Oumar Samaké et ses hommes ont instauré un dispositif d’ordre adéquat pour maitriser le groupe de jeunes aspirant de tout coeur à porter la tenue de la police.
TRANSPARENCE ET EGALITE DE CHANCE: Le maitre mot des autorités pour le recrutement de cette année, réside dans le souci d’instaurer des critères stricts de transparence tout au long du processus. Toutes choses qui suscitent un malaise général au sein des réseaux habituels de malversation autour de l’organisation de ce concours. La lutte contre la corruption et la délinquance financière semble être passée par là
Le dispositif instauré au niveau de ce centre de dépôt exige à ce que le candidat procède en personne au dépôt de son dossier. « Cette foi il n’y a pas d’intervention  possible, même ceux qui ont des parents ou connaissances dans les rangs de la police doivent se plier à cette obligation » martèle le commissaire Bèh Dakouo. « Entre 400 à 500 candidats arrivent à déposer leurs dossiers par jour, cela grâce à l’ordre que nous tenons ici » se félicite t-il. Toujours par souci de transparence lors du dépôt des dossiers, les candidats sont invités à présenter les originaux de toutes les pièces demandées, un expert en la matière se charge de procéder à une première conformité avant les vérifications qui seront effectuées à la direction générale de la police a expliqué l’officier de police.
Au sortir de la cour après avoir effectué le dépôts certains des candidats ont bien voulu répondre à nos questions. Moussa Doumbia fait partie de ceux-là. Il explique qu’il a pu déposer ses dossiers sans problème majeur, et cela, grâce à l’ordre qui régnait ici. A la question de savoir pourquoi il aspire à être policier, le postulant répond que c’est juste dans le simple but de servir son pays. Notre interlocuteur poursuit en disant vouloir travailler pour les avantages du métier, tout en contribuant à lutter contre la corruption dans notre pays.
Etudiant en deuxième année à l’université des lettres et sciences humaines, Sory Ibrahim Konaté faisait partie du millier de postulants qui faisaient la queue au centre de Badalabougou pour déposer ses dossiers. Il a quant à lui une autre vision (plutôt personnelle) de ce concours. Pessimiste, à l’idée d’avoir du boulot à la fin de ses études il pense prendre de l’avance en tentant sa chance, d’où ses motivations et tout son espoir pour réussir à cet examen. Pour notre part nous souhaitons bonne chance à tous les candidats.
Lougaye ALMOULOUD

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention et riposte contre la fièvre Ebola La Chine a remis au Gouvernement un lot d’équipements

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 8 novembre 2014 00:00

La salle de conférence de la Primature a servi de cadre, ce samedi 8 novembre 2014,  à la remise d’un important don de la République Populaire de Chine à notre pays dans le cadre de la lutte contre la fièvre à virus hémorragique Ebola.  A ce titre une convention de don a été paraphée par les deux parties.
Cet important don d’une valeur de plus de 420 millions de FCFA, est composé de :
17 000 pièces de combinaisons de protection,
17 000 pièces de bavettes,
17 000 paires de gants en latex à usage unique,
17 000 paires de couvre chaussures,
17 000 pièces de lunette de protection,
200 pièces de pulvérisateurs,
200 pièces de thermomètre à infrarouge,
5 détecteurs de température du corps,
3 000 sacs mortuaires.
Comme on le constate, ce don est constitué majoritairement de matériel de protection du personnel de santé. Il permettra, selon M. Ousmane Koné, ministre de la santé et de l’hygiène publique, à ces hommes et femmes de la santé qui combattent en première ligne contre la maladie de s’armer d’avantage en vue d’une meilleure riposte. Tout en saluant la disponibilité constante et l’engagement sans faille de la République Populaire de Chine à l’endroit de notre pays, le ministre Ousmane KONE s’est engagé à une utilisation judicieuse du matériel acquis.
Pour le Chargé d’affaires de l’Ambassade de Chine à Bamako, le Mali n’est pas seul dans son combat contre Ebola. C’est pourquoi la Chine apportera son concours aux pays touchés par l’épidémie à travers des équipements, du personnel médical et la construction de postes techniques.
Le Premier ministre a salué l’initiative chinoise à sa juste valeur. Tout en se réjouissant de la coopération multidimensionnelle qui existe déjà entre nos deux pays dans tous les secteurs de développement, Moussa Mara a témoigné la reconnaissance du Chef de l’Etat, SE. Ibrahim Boubacar KEITA, et celle de l’ensemble du peuple Malien à la République populaire de Chine pour sa présence aux côtés du Mali dans ces moments de dures épreuves. En effet, cette contribution importante permettra d’assurer la sécurité du personnel médical malien et aidera à une meilleure prévention et une prise en charge plus appropriée. Une promesse est tenue de part et d’autre.

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention des incendies dans les marchés Dion-Communication joint l’utile à l’agréable

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 6 novembre 2014 20:38

Le Premier ministre Moussa Mara a lancé mardi 4 novembre à Bamako les activités des fora sur la prévention des incendies et la sécurité routière des marchés au Mali.
Pour une convivialité et moins d’incendie dans les marchés, le Premier ministre Moussa Mara et l’agence de communication Dion-communication et production tablent sur la collaboration des commerçants et de la protection civile.
C’est pourquoi le chef de département du Commerce a procédé, au marché des Halles Félix Houphouët-Boigny, au lancement de la campagne de sensibilisation, d’information et de formation sur la prévention des incendies dans les 30 marchés de Bamako et dans les sept régions sous contrôle sécuritaire.
Durant 6 mois, des activités de sensibilisation et d’information sur les risques d’incendie, couplées à des ateliers de formation sur la lutte contre l’insécurité dans les marchés à l’intention des commerçants et autres usagers seront organisées.
« Cette campagne de sensibilisation et de mobilisation des populations va réduire considérablement de façon active les incendies dans les marchés, à travers des journées citoyennes », a expliqué le colonel Faguimba Kéita, directeur régional de la protection civile de district.
Le Premier ministre a souligné que les acteurs doivent être formés pour une large sensibilisation des risques liés à l’incendie. Pour cela, des organisations sont ciblées pour servir de courroie de transmission à travers le renforcement de leurs capacités pour mieux aborder le sujet avec les autres.
Source : L'Indicateur du Renouveau

class="gkFeaturedItemTitle" Réconciliation nationale La place de la justice transitionnelle

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 6 novembre 2014 20:34

Un séminaire international se tient depuis ce matin au CICB sur la justice transitionnelle et la réconciliation nationale. Organisé par l’AMDH, la FIDH avec l’appui du le Ministère de la Justice et du Ministère de la Réconciliation nationale,  il dure 2 jours.
Dans son introduction, Me Moctar Mariko, Président de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) a salué toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réalisation de ce séminaire qui s’inspire de la lutte contre l’impunité en se constituant partie civile pour les victimes de la crise.
Ce séminaire vise donc à faire partager l'expérience de grands acteurs internationaux sur les enjeux de tels processus et réfléchir avec  les acteurs nationaux de la réconciliation, aux méthodologies et actions à mettre en place pour y parvenir. Plus de 200 participants venant de Bamako et de toutes les régions du Mali et représentants toutes les forces vives et acteurs de justice et de réconciliation prennent part aux travaux qui sont animés par des experts internationaux et nationaux.
Quant à la Présidente d’honneur de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) Mme Souhayr Belhassen, elle argumente que ce séminaire a pour but de faire profiter l’expérience triennale de la FIDH  au processus de  la réconciliation nationale malienne en termes de vérité et du pardon pour les parties, de la crédibilité, la compétence et la transparence pour les juges. Pour elle, la présence du Premier Ministre Moussa Mara et du Ministre de la Réconciliation Nationale traduit la volonté du Gouvernement malien à honorer ses engagements internationaux vers une justice équitable pour une paix durable.
La volonté des autorités maliennes est soutenue par la MINUSMA dont le représentant souhaite que ce séminaire contribuera à la réparation satisfaisante des  dommages causés aux différentes victimes pour une réconciliation nationale et une paix définitive. Le même engagement est affirmé par  le représentant de l’Union Européenne.
Le Premier ministre Moussa Mara a salué au nom du Président de la République,  les organisateurs de leur initiative combien importante pour l’actualité du Mali et le règlement durale de la crise. Tout en énumérant les attributions de la nouvelle Commission vérité-Dialogue et réconciliation, le Premier Ministre a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement à faire bon usage des résolutions de ce séminaire.
Source : CCINT Primature 06 11 2014 12:55

class="gkFeaturedItemTitle" Désinfectant : BIENTOT UNE SOLUTION HYDRO-ALCOOLIQUE MADE IN MALI

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 5 novembre 2014 22:45

Face à la peur de la propagation du virus Ebola (depuis que le premier cas de la maladie a été confirmé dans notre pays il y a deux semaines), les Bamakois se ruent sur les pharmacies, les supermarchés et même les boutiques à la recherche de gels antiseptiques servant à se désinfecter les mains. Ces produits sont actuellement en rupture de stock dans les points de vente et une pénurie s’est installée dans la capitale.
Les Bamakois ayant pris l’habitude de se nettoyer les mains facilement et régulièrement avec des désinfectants, ont aujourd’hui du mal à se procurer les produits. Leur rareté sur le marché a tout naturellement provoqué la spéculation. Tout le monde est devenu revendeur de gels antiseptiques et les prix font même rire tellement ils ont pris l’ascenseur.

Comment le pays est-il approvisionné en désinfectants ? Que font les pouvoirs publics pour garantir un approvisionnement correct ? La directrice du service approvisionnement de la Pharmacie populaire du Mali (PPM), le Dr Youma Boukanem, précise à ce propos : « la PPM ne commercialise pas du tout ce produit. Son circuit de vente ne concerne pas prioritairement les pharmacies et il n’existe pas de circuit de vente organisé par l’Etat ». Elle ajoute que ces gels sont généralement vendus dans les supermarchés.
Mais compte tenu de la demande pour ces produits, l’Etat vient de lancer une commande de 5000 litres à l’étranger, révèle la responsable du service approvisionnement de la PPM. Cette commande est destinée aux hôpitaux dans le cadre de la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Une solution interne devrait survenir sous peu car notre pays est en train de prendre des dispositions pour fabriquer, dans les plus brefs délais, une solution hydro-alcoolique. « Toutes les dispositions sont prises dans ce sens et c’est le Dr Losséni Bengaly, pharmacien hospitalier à l’hôpital Gabriel Touré qui a une grande expérience en la matière, qui va piloter cette opération, une première, au laboratoire Galenic de la PPM. C’est faisable, les délais de fabrication ne sont pas longs. Les produits entrant dans la fabrication sont accessibles. L’alcool est produit au Mali», explique notre interlocutrice. L’objectif est de produire en grande quantité et à des prix abordables pour satisfaire les besoins du grand public et barrer la route aux spéculateurs.

Le Dr Youma Boukanem rappelle que depuis longtemps, la solution hydro-alcoolique est fabriquée dans les hôpitaux publics pour lutter contre les maladies nosocomiales. Elle insiste sur la qualité du produit qui sera fabriqué chez nous. « La fabrication n’est pas compliquée, mais il faut être sûr de la stérilité et s’assurer du contrôle de la qualité car la solution est un milieu propice au développement des microbes. Il faut fabriquer mais veiller à mettre à la disposition de la population un produit sain d’où l’importance d’un contrôle rigoureux de la qualité », recommande-t-elle, en mettant en garde contre des contrefaçons susceptibles d’arriver sur le marché.
Le savon et l’eau de javel peuvent-ils servir de palliatifs à la pénurie de la solution hydro-alcoolique ? Le savon est un désinfectant, confirmera-t-elle en insistant le respect des mesures d’hygiène en se lavant régulièrement les mains. Elle conseille d’utiliser l’eau de javel avec précaution car elle irrite la peau.

F. MAÏGA

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention Ebola : C’EST LE GEL QUI MANQUE LE PLUS (EBOLA GEL)

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 5 novembre 2014 22:42

La ruée sur ce produit antiseptique ben a provoqué une rapide pénurie. Les solutions de substitution ne conviennent pas à tout le monde

Le phénomène était prévisible, mais la rapidité avec laquelle il est survenu étonne tout de même. Dès l’annonce du cas d’Ebola dans notre pays, on assiste à une ruée vers les pharmacies et les supermarchés de Bamako à la recherche du produit vedette de ces dernières semaines, le gel désinfectant. Les ventes ont donc assez vite un effet boule de neige et aujourd’hui la pénurie s’est installée.
A la pharmacie OMVS, sise au Quartier du fleuve, il n’est pas rare d’assister au désarroi de clients qui sortent de l’officine, la mine dépitée. Ces acheteurs contrariés sont ceux venus acquérir un flacon de gel désinfectant et qui à leur grande déception sont obligés de repartir bredouilles. Notre équipe de reportage, qui s’entretenait avec la vendeuse de la pharmacie, a été témoin de la réaction désorientée d’une vieille dame venue acquérir le précieux produit et qui s’est entendu indiquer que celui-ci était en rupture de stock. La vendeuse a conseillé à cette cliente – comme elle l’avait fait auparavant à d’autres acheteurs - d’utiliser le savon et l’eau de javel, en attendant l’arrivée de nouveaux stocks de gel.
« Le stock vient de s’épuiser, il y a juste quelques minutes. Nous avons fait une nouvelle commande auprès de Laborex Copharma, notre fournisseur et même ce futur arrivage a déjà entièrement trouvé preneur », nous explique l’auxiliaire de santé, Rebecca Guillogo de la pharmacie OMVS. La vitesse avec laquelle les stocks se sont épuisés a quelque chose d’étonnant quand on se rend compte que le produit n’est pas tout à fait bon marché. Le prix des antiseptiques varie en fonction de la taille du flacon et de la marque du désinfectant. Ainsi, le gel de main ‘’Valda’’ est vendu à 915 francs cfa la petite bouteille et à 2 100 la grande. Le Zéro Bacterial est cédé à 5 000 F cfa, le Sepkin à 1 550 et le produit Citrosyl à 1 775 F cfa. On comprend donc que ceux qui ont l’obsession des mains propres sont par moments obligés se rabattre vers le savon et l’eau de javel, solutions financièrement plus supportables.

La pénurie s’est étendue aussi aux supermarchés. A la boutique de la station Shell située prés de l’ancien ministère de la Justice, le gérant Boubacar Mariko a constaté les nouvelles habitudes de ses clients. « Nous proposions du gel désinfectant bien avant l’avènement de l’Ebola, explique-t-il, mais cela ne s’achetait pas beaucoup. Mais depuis l’apparition du premier cas de la maladie, il y a une vraie ruée sur le produit. Aujourd’hui, nous somme en rupture, nous en avons commandé avec notre fournisseur, la société Noor clean et l’entreprise Amadou Niangadou qui importe le produit de l’extérieur, notamment de France et des USA ».
Mais, même en ces temps de pénurie, l’acheteur persévérant peut avec un peu de chance trouver son bonheur. Par exemple à la pharmacie Boubacar Sidibé située à Djicoroni para. Ici, le vendeur nous assure que le très recherché gel est encore disponible dans ses rayons. « Il y a pas eu de rupture malgré la forte demande. Nous en avons encore suffisamment, mais pas trop en stock », indique notre interlocuteur qui reconnait avoir enregistré une forte hausse des commandes depuis la confirmation de l’unique cas d’Ebola.

LA PÉNURIE CHEZ LES FOURNISSEURS. Devant la relative lenteur du réapprovisionnement, les utilisateurs s’impatientent. La solution savon et eau de javel ne les satisfait pas entièrement. Car le flacon de gel est devenu le compagnon de tous les jours de nombreuses personnes et pratiquement un produit d’usage familial. Facile d’utilisation, il peut se dégainer facilement puisqu’il se glisse partout : dans les sacs à main des dames, dans les porte-documents des hommes, dans les boîtes à gants des voitures, dans les tiroirs des bureaux, à l’entrée de nombreux services et même dans certaines familles.
Mais la reconstitution des stocks peut s’avérer plus délicate que prévu. La forte demande en antiseptiques a entrainé une rupture du produit jusqu’au niveau des fournisseurs ou des laboratoires qui approvisionnent les pharmacies. A Laborex Mali, où de nombreuses officines pharmacies se ravitaillent, les réserves sont complètement épuisées.

Selon le responsable des achats de la société, avant l’apparition du seul cas que notre pays a connu, Laborex vendait à peine 10 boîtes d’antiseptiques par jour. « Actuellement nous avons des livraisons quotidiennes de plus de 324 boîtes de gel antiseptique. Nous faisons nos commandes depuis la France », affirme le responsable des achats, M. Traoré qui annonce un arrivage pour cette semaine.
Conséquence normale de la situation, certains de nos compatriotes ne croient pas à la réalité de la rupture du produit. Ils estiment que la pénurie a été délibérément organisée par les pharmacies et leurs fournisseurs. Et que le gel fera sa réapparition sous peu, mais avec un prix qui aura pris quelques dizaines ou quelques centaines de francs de plus. Ce soupçon est sans doute sans fondement. Mais il n’est guère étonnant dans un pays où la spéculation s’organise à la moindre opportunité.
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Anne-Marie KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Rentrée universitaire 2014-2015 : EN BON ORDRE (Rentrée instituts et universités)

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 5 novembre 2014 22:37

L’institution du début solennel de l’année universitaire met fin à l’ouverture en cascade des établissements d’enseignement supérieur et au chevauchement des années scolaires, qui caractérisaient depuis plus d’une décennie, les grandes écoles
Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, a présidé hier la rentrée solennelle des universités, grandes écoles et instituts. Cet événement, le premier genre dans notre pays, consacre l’ouverture des activités académiques et pédagogiques au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Moussa Mara, des membres de gouvernement, et des responsables d’institutions nationales et internationales.
Cette rentrée solennelle met fin à l’ouverture en cascade des établissements d’enseignement supérieur, mais aussi et surtout au chevauchement des années scolaires qui caractérisaient, depuis plus d’une décennie, les grandes écoles.
Pour l’occasion, une leçon inaugurale sur le thème « Quel enseignement supérieur pour le Mali ? » a été développée par le Pr Samba Diallo de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako. Cet exposé montre combien l’enseignement supérieur en Afrique a hérité du système colonial avec l’ouverture de l’Université de Dakar et de l’Institut français d’Afrique noire (IFAN) dans les années d’avant les indépendances. Après les indépendances, les grandes écoles africaines se sont développées sous le signe du nationalisme. Chaque pays voulant les siennes pour la formation de ses élites. Notre pays a ainsi créé l’Ecole nationale des ingénieurs (ENI) appelée auparavant Ecole des travaux publics, l’EnSup (Ecole normale supérieure) ou encore l’Ena (Ecole nationale d’administration).
Ce nationalisme a persisté jusqu’en 2000. Mais déjà dans les années 1980, l’enseignement supérieur au Mali s’est ouvert à d’autres pays à travers la formation des étudiants dans les universités d’Afrique et d’ailleurs, a souligné le conférencier. Suite à diverses difficultés, le Mali a basculé dans le système universitaire en 1996 avec la création de l’Université du Mali. En 2009, il sera procédé à la scission de l’université (qui était devenue entre-temps « Université de Bamako ») en 4 entités. Aujourd’hui, notre pays dispose de 5 universités dont une à Ségou, de 6 instituts et centres, 4 grandes écoles et 71 établissements privés d’enseignement supérieur.
L’une des difficultés de l’enseignement supérieur au Mali est l’inadéquation entre la formation et l’emploi. En 2008, notre pays comptait 54 000 diplômés sans emplois. Avec 100 000 étudiants, l’enseignement supérieur au Mali compte seulement 1314 enseignants. Dans 5 ans, 430 enseignants du supérieur, soit 30% du personnel, vont faire valoir leurs droits à la retraite.
UNE UNIVERSITE A GAO. Le conférencier a évoqué d’autres défis et non des moindres de l’enseignement supérieur : l’insuffisance et la vétusté des infrastructures, le manque de moyens pour la recherche scientifique, les effectifs pléthoriques. Notre pays octroie chaque année 17,3 milliards de Fcfa au titre des bourses pour les étudiants et dépense 658 millions de Fcfa pour la location de bâtiments servant de salles de classe.
Le Pr Samba Diallo a par ailleurs salué les efforts enregistrés par la recherche scientifique malgré les maigres moyens et souhaité l’adoption d’une approche claire pour notre système éducatif.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Me Mountaga Tall, s’est réjoui de la tenue en avril dernier des concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur dont les recommandations devraient permettre de redorer l’image des grandes écoles maliennes. Il a souhaité la pacification de l’espace universitaire et le renforcement de la confiance au sein de l’école.
Pour l’année scolaire écoulée, les bourses ont été attribuées dans la transparence sans aucune réclamation. De même les examens et les concours ont été organisés et les résultats proclamés sans contestation, s’est félicité le ministre Tall, avant d’annoncer que les bourses seront payées au plus tard le 30 de chaque mois. Toutes les mesures ont été prises pour accueillir les 17 000 nouveaux bacheliers. L’Etat entend également recruter 300 enseignants et poursuivre la mise en œuvre des différentes réformes dont le LMD.
Le président Ibrahim Boubacar Kéïta a rappelé les objectifs de son programme pour l’école. Ces objectifs sont centrés, entre autres, sur la revalorisation de la fonction enseignante, la rationalisation de la gestion administrative du personnel enseignant, la modernisation des programmes d’enseignement, le renforcement des infrastructures du réseau scolaire, le développement de l’enseignement des sciences et des techniques.
« Il s’agit de voir l’école malienne recouvrer le plus rapidement possible les deux vocations essentielles d’un bon système éducatif : construire un bon citoyen et lui procurer une formation qui puisse lui permettre d’avoir un emploi », a dit le chef de l’Etat. Exhortant les étudiants à cultiver l’excellence au quotidien, Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé la création de l’Université du Sahel à Gao dans le cadre de la décentralisation.

Be. COULIBALY

class="gkFeaturedItemTitle" Co-développement Le Premier Ministre reçoit le Maire de Montreuil

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 5 novembre 2014 22:32

Le Premier Ministre a reçu ce matin le Maire de Montreuil et sa délégation. Étaient présents à cette rencontre l’Ambassadeur de France, les élus (le maire et le député) de Yelimané un cercle jumelé à Montreuil.

Du retour de Yelimané dans la 1ère région, le Maire de Montreuil était venu faire le point du jumelage entre sa ville et cette collectivité malienne. Le Programme d'appui au développement durable de Yélimané (Paddy), par exemple est un programme de développement durable de grande ampleur, qui associe la ville de Montreuil, le gouvernement malien et Veoliaforce, pour améliorer de façon pérenne l'accès à l'eau dans le cercle de Yélimané. Les parties prenantes sont engagées pour lancer la seconde génération du Projet.

S'étendant sur 5 800 km², le cercle de Yélimané est composé de onze communes rurales, d'une commune urbaine et de quatre-vingt-quatorze villages, pour une population d'environ 160 000 habitants. Au Nord-Ouest du Mali, à la frontière avec la Mauritanie, il s'agit d'une région sèche, déficitaire en productions céréalières, où l'élevage occupe une place prépondérante. La clé de son développement passe donc avant tout par une meilleure maîtrise des crues de ses cours d'eau.

En 2004, la ville de Montreuil, où réside une importante communauté malienne issue de ce cercle a décidé de lancer le Paddy, Programme d'appui au développement durable de Yélimané. Ce programme exemplaire s'inscrit dans la politique de décentralisation de l'eau du Mali, en ayant pour objectif d'améliorer l'accès à l'eau dans les communes tout en renforçant les compétences locales pour une gestion pérenne des installations. D'autre part, l'originalité du Paddy est d'encourager, entre plusieurs villages, le partage de la ressource en eau et de la maîtrise d'ouvrage des installations. Ce cas de figure, peu répandu au Mali, encourage ainsi l'intercommunalité, à travers la gestion commune des infrastructures et le partage des responsabilités. Dans ce cadre, Veoliaforce est sollicitée pour mener un premier projet avec le Sedif, qui consiste à réhabiliter et étendre l'accès à l'eau potable de Yélimané, chef-lieu du cercle, et de trois villages limitrophes. En 2008, le programme s'est poursuivi avec un deuxième projet conduit par Veoliaforce et ses partenaires : la réalisation d'une interconnexion entre Gory Banda et Yaguiné Banda, deux autres villages du cercle. Au total, ce sont plus de 30 000 personnes qui ont désormais un accès à l'eau potable. Veoliaforce a pris en charge la coordination et le suivi du volet technique de l'ensemble du programme. Outre une coordination en France et des missions d'expertise à des moments précis de l'élaboration des différents projets, elle a choisi de placer régulièrement sur le terrain des équipes de suivi de chantier.

Pour le Paddy 2, l’Etat du Mali a déjà fourni une quotepart de 2,5 milliards de Fcfa. Le Maire de Yelimané estime que le gouvernement a pleinement joué sa partition dans cette collaboration tripartite. Quant à l’Ambassadeur de France, une telle collaboration bilatérale doit toucher les autres communes pour renforcer la coopération Franco-malienne.
Au nom du Président de la République, du Gouvernement et de l’ensemble des maliens, le Premier Ministre Moussa MARA salue les autorités municipales de la ville de Montreuil pour avoir honoré leur engagement dans le cadre du codéveloppement. En plus, elles viennent de se rendre à Yélimané en bravant les risques sécuritaires et sanitaires de la fièvre Ebola.

CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Fièvre Ebola Le Gouvernement ne baisse pas la garde

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 4 novembre 2014 10:38

Au lendemain d’une visite historique de solidarité du Chef de l’État en Guinée et au Liberia  et au moment où l’Organisation mondiale de la santé annonçait que le Mali ne comptait plus de cas de fièvre Ebola, le Comité interministériel  ad hoc était réuni ce lundi 3 novembre autour du Premier ministre Moussa Mara. Plusieurs membres du Gouvernement ont participé à cette importante réunion.
Il ressort de l’exposé du Coordinateur national de la lutte, le Pr Samba Sow, que la surveillance nationale est poursuivie et renforcée depuis la détection d’un cas importé du village de Bela (Guinée) le 21 octobre à Kayes. Idem pour le dispositif de prise en charge qui affiche aujourd’hui une capacité de 25 lits appelée à progresser rapidement en cas de nécessité. Une couverture totale du pays est envisagée dans les 4 semaines à venir.
Présentement 108 personnes contacts sont toujours placées sous surveillance à Bamako et Kayes. Pour le moment, les analyses d’échantillons de la sœur et de la grand-mère  qui ont eu le plus de contacts corporels avec le sujet sont négatives. La prise en charge rapide du premier cas pousse à l’optimise selon plusieurs spécialistes. 
Dans le cadre du plan de contingence, des efforts constants sont fournis pour couvrir la zone frontalière en termes de compétences et d’équipements. Par ailleurs les numéros verts mis à la disposition des populations fonctionnent correctement et seront renforcés par une cinquantaine de nouvelles positions de réception dans les centres d’appel. 
Il est important de signaler que de nombreux partenaires techniques et financiers dont l’OMS, MSF, CDC Atltanta, l’UNICEF et la Chine accompagnent les autorités maliennes à faire face à l’épidémie en termes de prévention et de lutte. Ainsi des kits de protection, des tentes, des gants, des thermomètres infrarouges et d’autres équipements sont disponibles notamment avec l’appui de la Présidence de la République et de l’Ambassade de la Chine notamment.
Au terme de la rencontre, il a été recommandé d’étoffer la sensibilisation et la communication y compris du personnel socio-sanitaire à travers les média classiques, les réseaux sociaux, les téléphones portables, les communicants traditionnels.  Quant au comité interministériel, il se réunira toutes les semaines.      

Source : CCINT Primature 03 11 2014 20:45

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