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class="gkFeaturedItemTitle" Coopération Cuba-Mali SE Carlos Gutierrez Corrales reçu par Moussa Mara

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 17 décembre 2014 17:32

Deux mois après l’audience de fin de mission accordée à son prédécesseur SE Monsieur Sidenio Acosta ADAY (le 23 octobre 2014), le Premier ministre vient de recevoir le nouvel Ambassadeur de Cuba à Bamako SE Carlos Gutierrez Corrales.

M. Corrales qui a présenté ses lettres de créances il y a quelques jours au Président de la République était venu échanger avec Moussa Mara des perspectives de la riche coopération entre les deux pays.

Les deux personnalités ont abordé notamment des contours de la coopération bilatérale dans le domaine de la formation et de la santé. Cuba accueille actuellement une centaine d’étudiants maliens en médecine, agronomie, métallurgie et chimie. Le Mali souhaite aujourd’hui une plus grande densification et diversification de l’offre de formation (sports, sciences et technologies).

Au-delà les Maliens ont toujours à l’esprit l'opération Milagro, programme ophtalmologique tripartite entre Cuba, le Venezuela et le Mali qui a permis d’apporter gratuitement des soins et des interventions de cataracte à de milliers de patients depuis 2007. Il est question aujourd’hui de relancer les activités de cette opération dans un cadre à revisiter. Les deux ministres de la santé des deux pays ont eu récemment un entretien à ce sujet à Genève.

Né le 22 avril 1952 à Granma (Cuba), le nouvel ambassadeur de Cuba au Mali est licencié en relations internationales à l’Institut supérieur « Raul Roa Garcia » de la Havane De 1977 à 2004, Carlos Gutierrez Corrales a été successivement attaché de presse, secrétaire et conseiller à l’ambassade de Cuba dans plusieurs pays à travers le monde. De 2004 à 2006, il est nommé ministre conseiller, 2è chef de mission à l’ambassade de Cuba en France. Carlos Gutierrez Corrales fut Ambassadeur en République de Guinée entre 2006 et 2011. Ensuite, il a été nommé fonctionnaire à la Direction Amérique latine et Caraïbes au ministère des Relations extérieures. Marié et père d’une fille, Carlos Gutierrez Corrales parle espagnol, français et anglais.

Le Mali et Cuba coopèrent ardemment depuis 1981 dans les domaines de l’éducation, la culture, la jeunesse, l’agriculture, l’énergie, le tourisme et le sport.

 

CCINT 17 12 2014 16:03

class="gkFeaturedItemTitle" Politique de l’accès au logement, le Gouvernement travaille à plus de lisibilité

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 17:40

Ce matin au Grand Hôtel de Bamako, le Premier ministre a présidé à l’ouverture des travaux de l’atelier sur le développent de l’accès au logement décent pour tous et de son architecture institutionnelle. Organisé par le Ministère de l’urbanisme et de l’habitat, ledit atelier a pour but de mieux cerner les difficultés autour de l’accès au logement et de proposer les solutions adéquates.

Le département de l’urbanisme et de l’habitat entend promouvoir l’accès au logement décent pour tous conformément à la vision politique du Président de la République Ibrahim Boubacar KEÏTA.

Pendant deux jours les spécialistes et les acteurs du secteur vont élaborer un cadre conceptuel en terme de service à offrir au malien, de bilan de performance global et d’améliorations à faire au niveau de l’architecture institutionnelle et organisationnelle.

Pour le ministre Mamadou Diarra, les orientations retenues vont permettre à l’Etat de se focaliser progressivement sur son véritablement rôle à savoir celui d’orienter, celui de faciliter, celui de réguler, et cela conformément aux orientations au programme de développement institutionnel … »

Le Premier ministre, a indiqué que ce premier atelier revêt une importance particulière en ce sens qu’il permettra la définition des éléments d’un nouveau cadre de référence de la politique de logement basée sur approche de performance collective et reflétant la dynamique dans laquelle s’inscrira la politique Gouvernementale.

Il a engagé le Gouvernement à la concrétisation opérationnelle des résultats de l’atelier, dans le souci bien compris de lutter contre la pauvreté et de l’amélioration constante des conditions de vie des populations.

 

CCINT Primature 16 12 2014 15:43

class="gkFeaturedItemTitle" 3è Congrès Ordinaire des Musulmanes du Mali, le Premier ministre a inauguré les travaux au nom du Président de la République

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 17:33

Placée sous le thème « Rôle de la femme musulmane dans la paix et la réconciliation nationale », l’inauguration des travaux de ces assises au CICB a enregistré la présence de plusieurs membres de l’exécutif dont les ministres en charge du Culte et de la Femme.

Premier acte, la lecture spirituelle du saint coran. Deuxième acte, l’exécution citoyenne de l’hymne national en langue nationale bambara. L’assistance a ensuite suivi les interventions du Maire de la Commune III de Bamako, de la Présidente de l’UNAFEM, du Président du Président du Haut Conseil Islamique et du chef du Gouvernement Moussa Mara.

Les différents intervenants ont salué l’avènement de ce congrès fédérateur à un moment où le besoin d’unité et de réconciliation est plus que jamais convoqué. Un hommage mérité a ainsi été rendu aux devanciers du mouvement qui revendique à la fois son appartenance à la foi musulmane, la promotion de la femme et l’affirmation d’une citoyenneté d’engagement. La présidente Hadja Kadia Togola a également insisté sur les hommages de son regroupements au Chef de l’Etat, à son épouse Kéïta Ami Attaher Maïga, au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement ; la détermination de l’Unafem à œuvrer pour une paix définitive et une nation débarrassée à jamais de la fièvre Ebola.

Le Premier ministre a, au nom du Chef de l’Etat en déplacement à l’étranger mais de cœur avec l’Unafem, salué la présence à la cérémonie des représentants de l’Eglise Catholique et de l’Eglise protestante. Au Mali, fort heureusement, toutes les trois confessions monothéistes en plus de coexister pacifiquement, collaborent conjointement dans de nombreux domaines, les dernier cas étant les prières pour le succès des pourparlers intermaliens et la prévention contre la fièvre Ebola. L’Eglise catholique a spontanément reporté à plus tard de nombreux regroupements notamment à Kita et Mopti pour éviter les risques liés à l’Ebola. Ensemble, musulmans et chrétiens prônent la tolérance, le respect mutuel et la convivialité y compris à l’occasion des joutes politico-électorales, des fêtes religieuses et de certains rituels comme le carême religieux.

Pour le Premier Ministre le thème choisi s’inscrit dans l’idéal de ce qu’on attend de la religion, à savoir la promotion d’une culture du dialogue, de la paix, la tolérance, le pardon et la réconciliation. Mieux le thème concorde avec la vision du changement portée par le Président de la République et traduite au niveau opérationnel par le Gouvernement notamment : la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi qu’une politique active de réconciliation nationale.

Le Premier ministre n’a pas manqué de féliciter et d’encourager le bureau de l’Unafem pour son leadership tout en l’invitant à multiplier les prières pour la nation.

L’Union nationale des femmes musulmanes du Mali compte aujourd’hui 180 associations membres. A sa création en 1996, elle en comptait 40. Sur un domaine attribué par le Gouvernement, elle a réalisé en commune IV de Bamako un siège financé par l’ONG Alfarouk. A présent, elle souhaite que l’Etat s’implique davantage dans la réalisation de son plan d’actions.

 

CCINT Primature 16 12 2014 15:20

class="gkFeaturedItemTitle" 46è sommet ordinaire de la CEDEAO : SOLIDARITÉ FACE AUX DÉFIS DU MOMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 12:30
L’organisation régionale met en avant la nécessité de s’entraider pour faire face aux problèmes conjoncturels
La 46è session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue hier à l’hôtel Transcorp Hilton d’Abuja sous la présidence du chef de l’Etat nigérian, Goodluck Ebele Jonathan. C’était en présence de plusieurs chefs d’Etat de la région dont le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.
Outre l’examen des grands sujets de préoccupation en Afrique de l’Ouest, la session s’est penchée sur le rapport annuel du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, les rapports de la 73ème session du Conseil des ministres et de la 33ème session du Conseil de médiation et de sécurité.
Des problèmes sécuritaires dans la région à la préparation des élections générales prévues en 2015 dans cinq Etats membres en passant par la lutte contre la maladie à virus Ebola, le Tarif extérieur commun (TEC), la carte d’identité biométrique de la CEDEAO, l’instabilité politique, la bonne gouvernance, la situation au Burkina Faso et au Mali, les efforts déployés pour soutenir la stabilisation et les réformes en Guinée Bissau et le développement des infrastructures, les responsables de la CEDEAO ont eu des échanges sur nombre de sujets. L’ordre du jour prévoyait également l’élection du président en exercice pour 2015 en remplacement du président nigérian.
Trois interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture : le discours de bienvenue du président Goodluck E. Jonathan, celui du président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen John Dramani Mahama, et l’intervention du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo. Le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambass, a également pris la parole.
Le président Goodluck Jonathan, après avoir souhaité la bienvenue à l’ensemble de ses hôtes, il a particulièrement salué la présence du président intérimaire du Burkina Faso, Michel Kafando. Il a remercié l’ensemble des partenaires et négociateurs qui ont contribué à la mise en place de la transition dans ce pays avant de réitérer l’engagement de l’organisation régionale de l’accompagner.
Le président nigérian s’est également réjoui de la croissance économique dynamique qu’affiche notre espace ces dernières années (7% en 2013 contre 6,5% en 2012) avant de déplorer les nombreux défis auxquels nous restons confrontés, et en particulier la maladie à virus Ebola qui a un impact négatif sur notre développement. A ce propos, il a attiré l’attention sur les questions de la criminalité, de l’insécurité, du terrorisme, avant d’exhorter à une synergie des efforts aux niveaux régional et international pour les combattre.
Par ailleurs, le président Jonathan a insisté sur l’urgence de mener des réformes institutionnelles au niveau de la CEDEAO en vue d’avancer pour le plus grand bien de nos communautés. « Surtout que notre espace commun a beaucoup d’atouts », a-t-il fait remarquer.
RESTAURER LA PAIX ET LA SECURITE. Le président en exercice de la CEDEAO, de son côté, a invité la session à faire le point des activités et réfléchir aux défis auxquels la région est confrontée. Notamment en ce qui concerne la maladie à virus Ebola qui a déjà fait plus de 6000 victimes et représente une menace pour le processus d’intégration.
John Dramani Mahama a jugé qu’en dépit des difficultés, la région CEDEAO a réalisé des avancées en matière de paix et de sécurité, mais aussi dans la lutte contre Ebola au Libéria et en Guinée. Evoquant les pourparlers de paix d’Alger entre le gouvernement de notre pays et les groupes armés, il a exhorté les Maliens à mettre de côté leurs différences en vue de restaurer la paix et la sécurité dans le pays avant de réitérer l’engagement de la CEDEAO à accompagner la Guinée Bissau. Le président sortant de la CEDEAO n’a pas manqué d’insister sur les efforts à faire en matière de bonne gouvernance.
En matière d’infrastructures, le chef de l’Etat ghanéen a souligné les efforts consentis, notamment les travaux en cours pour la réalisation du corridor Abidjan-Lagos, la Transgambie et autres. Il a réaffirmé la volonté de l’organisation à poursuivre ses efforts de promotion de l’intégration régionale et rappelé que la CEDEAO va célébrer son 40è anniversaire en 2015.
Le président de la Commission a, lui, plaidé la nécessité de renforcer la solidarité dans la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme au Nigeria. Kadré Désiré Ouédraogo a adressé au peuple capverdien la profonde compassion de notre communauté, suite à l’éruption volcanique qui a fait d’importants dégâts matériels dans l’île de Fogo.
S’agissant d’Ebola, le président de la Commission a salué la mobilisation en faveur des Etats membres affectés par la maladie notamment à travers la constitution d’un Fonds régional de solidarité et la mise en place de mécanismes de coordination des actions à mener dans les différents Etats membres.
Concernant les infrastructures, il a souligné le lancement des travaux de construction du poste frontalier juxtaposé de Semé entre le Bénin et le Nigéria en octobre dernier et l’inauguration, en novembre, de celui de Noepe entre le Ghana et le Togo. Tout ceci représente une avancée significative vers l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens dans notre espace communautaire, a-t-il jugé.
40è ANNIVERSAIRE DE LA COMMUNAUTE. Evoquant la Guinée Bissau, il a noté que la CEDEAO a continué à accompagner ce pays dans la phase de reconstruction post-électorale, non seulement pour ce qui est de la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, mais aussi, et plus fondamentalement, pour la réussite de l’ambitieux programme de développement dans l’unité, la paix et la stabilité engagé par ses nouvelles autorités.
Le président de la Commission s’est dit pleinement conscient des défis qui nous attendent avec l’entrée en vigueur du TEC le 1er janvier 2015, la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, le crime organisé, la tenue d’élections apaisées, transparentes et démocratiques dans cinq Etats membres et le suivi de la transition au Burkina Faso, sans oublier l’opérationnalisation de la Stratégie de sécurité pour le Sahel.
En ce qui concerne la célébration du 40ème anniversaire de la CEDEAO, il a confirmé que les préparatifs ont déjà débuté avant d’assurer que l’évènement sera célébré comme il se doit et permettra de poser de nouveaux jalons dans la construction de l’intégration. « En un mot, nous nous emploierons à clairement montrer que le passage à la CEDEAO des peuples n’est ni une simple proclamation, ni un vœu pieux », a-t-il promis.
Kadré Désiré Ouédraogo a remercié les partenaires pour leur solidarité agissante et les a exhortés à nous aider à consolider à nos acquis et à relever les défis.
Le clou de la cérémonie a été la remise du document sur le TEC, par le responsable de la Commission, au président en exercice de la CEDEAO et à l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement présents. Ce document, a expliqué Kadré Désiré Ouédraogo, est le résultat de neuf ans de travail continu et de négociations basées sur des études d’impact.
Quant à Mohamed Ibn Chambass, il a transmis les salutations du secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon au sommet et s’est félicité des efforts déployés par la région pour combattre Ebola. Il a également réitéré l’engagement des Nations Unies à aider la CEDEAO à lutter contre la maladie, l’extrémisme, la criminalité, la drogue et à appuyer les processus démocratique et de bonne gouvernance.
F. MAÏGA
CEDEAO : LA CARTE D’IDENTITE BIOMETRIQUE EN 2016
La CEDEAO va procéder au lancement effectif d’une carte d’identité biométrique dans l’ensemble des pays membres en 2016. L’information ressort du rapport du dernier Conseil des ministres de l’organisation, qui s’est s’achevé jeudi dernier à Abuja, en prélude au 46è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui s’est tenu hier dans la capitale nigériane.
La carte d’identité qui devra être adoptée par les 15 Etats membres va remplacer le certificat de voyage actuellement en vigueur dans l’espace. «La nouvelle carte d’identité biométrique sera mise en circulation dans chaque Etat membre à côté de la carte nationale d’identité pendant une certaine période jusqu’à l’opérationnalisation» du nouveau document dans un délai défini (2016), annonce le rapport.
Autre information importante : le rapport annuel du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, examiné au cours de la session prévoit des prévisions positives avec un taux de croissance économique appelé à progresser de 5,3% en 2014 contre 4,8% en 2013. « L’espace CEDEAO continue d’être la communauté économique régionale la plus dynamique du continent avec un taux de croissance attendu de 6,3% en 2014 ». La Côte d’Ivoire, avec un pourcentage de 9,1% devrait enregistrer le taux de croissance le plus élevé de la région, observe le rapport.
Pour l’entrée en vigueur de l’Union douanière, Kadré Désiré Ouédraogo a informé le Conseil de la réalisation de l’ensemble des activités nécessaires à la mise en œuvre du Tarif extérieur commun dans tous les Etats membres dès le 1er janvier 2015, de la finalisation des textes du Code communautaire des douanes et de l’adoption du mécanisme de suivi et d’orientation pour le programme de transition fiscale de la CEDEAO.
Le Conseil des ministres a examiné le rapport intérimaire 2014 du contrôleur financier et recommandé l’amélioration de la mise en œuvre du protocole sur le prélèvement communautaire.
F.M.

class="gkFeaturedItemTitle" Armée malienne : 45 OFFICIERS EN STAGE SUR LA LOGISTIQUE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 12:25

La perte des régions septentrionales en 2012 a révélé de grosses insuffisances dans le dispositif logistique qu’il s’agit, aujourd’hui, de combler

Quarante cinq officiers suivent depuis hier à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Beye un stage sur la logistique qui a pour thème : « La nouvelle approche organique de la logistique aux services des forces armées ». L’ouverture de la session était présidée par le directeur des matériels, des hydrocarbures et du transport des armées (DMHTA), le colonel-major Moustapha Drabo. C’était en présence du directeur de stage, le commandant Idrissa Bamba, et du représentant du l’Eutm, lieutenant colonel Philippe Vogel. Durant trois jours, les stagiaires étudieront les principaux axes de cette réforme : l’amélioration du dispositif de soutien organique ; le développement du soutien opérationnel ; la création d’un domaine des ressources humaines (RH) du soutien ; la rédaction d’un corpus doctrinal du soutien et ultérieurement la mise en place du SI log.

Le stage s’inscrit dans la phase d’appropriation de cette réforme du soutien à nos forces armées de sécurité. « Nous n’avons jamais connu de stage sur la logistique, donc c’est une chance que l’on doit prendre à bras le corps. Et qui va permettre la mise à niveau ceux-ci qui sont déployés dans le cadre organique », a estimé le commandant Idrissa Bamba.

 

La grave crise qu’a connue notre armée en 2012 et qui s’est traduite par la perte des régions du nord du pays, a révélé deux insuffisances dans notre dispositif de soutien logistique, a souligné le colonel major Moustapha Drabo. D’une part l’inexistence d’un soutien organique capable de maintenir en temps de paix la disponibilité opérationnelle des unités. C’est ainsi que le réservoir des forces qu’était l’armée de terre fut incapable de fournir des unités immédiatement engageables, faute d’équipements. Et d’autre part, l’inexistence d’une chaine de soutien opérationnelle en mesure d’acheminer les flux logistiques de l’arrière vers le théâtre. Ainsi, constate le colonel major Drabo, nos unités en première ligne ont manqué rapidement de vivres, de carburant et de munitions et sont tombées les unes après les autres.

Un groupe de travail sur la reforme du soutien a été mis en place dès février 2013, dans le souci de corriger ces graves insuffisances, a indiqué le colonel-major Drabo qui a invité ses camarades d’armes à suivre cette formation avec beaucoup d’attention. Il a remercié l’Eutm pour son expertise et son accompagnement constant qui permettront au groupe de travail d’avancer rapidement dans la mise en place d’une logistique temps de paix et d’opération efficace et adaptée à nos réalités.

 

A. TOURE

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : L’APE EXPLIQUE AUX DEPUTES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 12:21

Cet Accord de partenariat économique avec l’Union européenne va vers son aboutissement après un cheminement laborieux

L’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et l’Afrique de l’Ouest a fait l’objet d’un séminaire vendredi à l’Assemblée nationale. La rencontre organisée en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, visait à sensibiliser les élus sur l’accord en question.

Les négociateurs en chef ont, en effet, validé une mouture proposée par les hauts fonctionnaires. Ce projet de texte prend en compte les questions encore en suspens, lit-on dans un document distribué aux participants. Ils ont validé l’accord intervenu entre les parties sur les besoins prioritaires couvrant notamment le commerce, l’industrie, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et le renforcement des capacités des acteurs non étatiques et notamment les infrastructures de désenclavement. Les besoins prioritaires ont été évalués à 6,5 milliards d’euros pour le premier quinquennat couvrant la période 2015-2019. L’UE, ses membres et la Banque européenne d’investissement (BEI) assurent de leur engagement à réaliser l’adéquation entre les besoins ainsi exprimés et le financement et préciseront cet engagement lorsque les consultations nécessaires seront achevées. Les modalités d’exécution assurent un accès rapide, flexible et efficace des fonds pour les projets prioritaires. La partie européenne convient de maintenir un accompagnement financier adéquat au-delà de la présente période.

Par ailleurs les négociateurs en chef ont souligné l’importance de la mise en place par la région ouest africaine d’un fonds pour accueillir les ressources. Ils se sont engagés à prendre des dispositions diligentes pour la finalisation des modalités d’opérationnalisation et de gestion de ce fonds.

Les négociateurs en chef ont validé le texte du compromis obtenu par le Protocole règles d’origine, notamment l’accord sur la tolérance générale en valeur (15% pour l’Afrique de l’ouest et 10% pour l’UE), la dérogation automatique sur le thon (6000 tonnes), et la proposition UE sur la séparation comptable dans le protocole.

Concernant la coopération agricole et la sécurité alimentaire, les négociateurs en chef ont validé les compromis auxquels sont parvenues les parties et recommandé une instauration dans les meilleurs délais, du mécanisme de dialogue permanent devant œuvrer à la mise en œuvre de la coopération dans les domaines de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Les deux parties vont organiser la revue de la conformité des différents textes portant sur le présent accord.

Pendant dix ans nous avons travaillé à l’avènement d’un Accord de partenariat économique qui puisse consolider le processus d’intégration, structurer et moderniser notre économie régionale, promouvoir nos exportations de produits manufacturés et relancer de façon irréversible la compétitivité de nos produits et de nos entreprises, a souligné Bakary Coulibaly, conseiller technique au ministère des Affaires étrangères dans son intervention.

Les négociations auraient dû s’achever au plus tard fin 2007 pour permettre l’entrée en vigueur de l’accord le 1er janvier 2008, a-t-il rappelé. « Malgré les efforts et initiatives déployés par les parties, cette échéance initiale de même que celle du 30 juin 2009 n’ont pu être respectées ».

Suspendues depuis 2011, les négociations entre les deux parties ont été reprises sur instruction de la 12ème session extra ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenue à Dakar en octobre 2013, dans l’optique de conclure dans les meilleurs délais un accord global, régional, équilibré et porteur de développement.

« Les chefs d’Etat et de gouvernement ont demandé aux négociateurs en chef de l’Afrique de l’Ouest de reprendre diligemment les discussions avec la partie européenne, sur la base des nouvelles propositions, à eux, soumises par le comité ministériel de suivi des négociations APE et le Conseil des ministres de la CEDEAO », a commenté Bakary Coulibaly.

Dans son allocution d’ouverture, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Mamadou Tounkara, a relevé que cet accord de partenariat économique est un accord global, qui va à terme contribuer à protéger les industries fragiles de nos Etats. C’est un outil commercial dont l’un des objectifs est le développement. Il permettra de gagner en efficacité.

 

A. LAM

class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre le sida : LA STIGMATISATION RESTE UN OBSTACLE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 12:09

Les personnes atteintes du Vih sont toujours discriminées et stigmatisées dans notre pays, malgré les multiples efforts pédagogiques accomplis par les associations de lutte contre la pandémie, les actions de l’Etat et des partenaires

Dans notre pays, la volonté politique est avérée de lutter contre la pandémie du sida. Tous les efforts doivent être mis en commun pour atteindre l’objectif de trois zéros. Il s’agit de zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès lié au Vih. Mais ceci reste un immense défi pour les pays africains en général et pour le nôtre en particulier. Au Mali, les premières communications sur le Vih et le sida ont été catastrophiques. L’opinion avait même cru par moment que la maladie était uniquement liée à un comportement sexuel imprudent. Cette situation a été à l’origine de la stigmatisation des personnes atteintes de Vih et de sida. De gros efforts ont été accomplis pour combattre ce phénomène handicapant la mobilisation sociale contre la pandémie. La stigmatisation demeure une triste et navrante réalité dans notre pays pour les personnes vivant avec le Vih (PVVIH). Cette attitude impacte négativement la lutte contre la pandémie du sida qui se pose, à la fois, comme un problème de santé publique et de développement dans les pays du continent africain. Cette partie du monde abrite le plus gros contingent de PVVIH et de victimes liées à la maladie. Ces pays doivent accomplir des efforts pédagogiques pour que les communautés acceptent facilement les personnes atteintes du virus de la pandémie au même titre que les personnes atteintes d’ autres maladies. Mais la stigmatisation à l’encontre des personnes atteintes du Vih doit être combattue à l’échelle planétaire. C’est dans cet esprit que le 1er mars consacre,désormais, la journée mondiale de lutte contre la stigmatisation dans le monde. Cet éveil des consciences à la solidarité est cruciale pour éviter des tensions sociales inutiles. Les personnes infectées au Vih ont besoin d’un accompagnement médical, psycho-social et communautaire.

 

Mme Djerma Oumou Diarra, présidente du Réseau malien des personnes vivant avec le Vih (RMAP +) reconnaît que les PVVIH continuent d’essuyer des quolibets de personnes mal intentionnées. Elle souligne que la stigmatisation complique la lutte contre le sida. Notre interlocutrice partage au quotidien la réalité des personnes touchées par le Vih et le sida. Elle tire la sonnette d’alarme, car la stigmatisation contraint parfois des PVVIH à changer de site de traitement pour échapper au regard lourd de sens des autres. Dans la lutte contre le sida, les multiples actions déployées sont porteuses d’espoir. Malgré ces efforts, beaucoup reste à faire pour circonscrire davantage la stigmatisation des PVVIH. Mme Djerma Oumou Diarra constate que la stigmatisation engendre souvent de lourdes conséquences pour les PVVIH. Certaines femmes séropositives ont été stigmatisées et divorcées par leurs époux. Ces épouses sont injustement condamnées par la communauté pour leur infection au Vih. Certaines sont abandonnées au foyer, si elles ne sont pas exclues par la belle famille ou la famille. A cause de tant d’injustice à l’endroit des malades du sida, la stigmatisation est à combattre. Le Dr Aliou Sylla, président de l’Association de recherche, de communication et d’accompagnement à domicile des personnes vivant avec le Vih (Arcad-sida), et véritable pionnier de la lutte contre le sida dans notre pays, partage ce point de vue. Il estime que la stigmatisation est un phénomène de rejet inconscient et qu’elle reste l’obstacle majeur dans cette lutte contre le sida. Ce spécialiste conclut que cet état de fait est en partie lié aux premières images et à la peur que les gens ont eu des malades grabataires du sida. Il fallait avoir un cœur d’or pour surpasser sa peur et accepter les personnes atteintes du Vih et les malades du sida. Il y a urgence et nécessité d’inverser la tendance et de comprendre que dans nos sociétés les PVVIH ont le droit de vivre avec leur mal, sans en être systématiquement particularisées. La présidente du RMAP+ précise que la stigmatisation et la discrimination doivent être bannies, parce que constituant un handicap sérieux dans la l’acceptation de la maladie, non pas comme une fatalité mais au comme une maladie quelconque. Ainsi, la lutte contre la pandémie du sida engrangerait des bons points. Mme Djerma, souligne que les enfants de PVVIH, infectés ou affectés sont aujourd’hui discriminés et stigmatisés à l’école. Du fait de ces actions, les personnes qui étaient souvent en première ligne de la lutte contre le sida et qui acceptaient parfois de témoigner à visage découvert sont démoralisées. Elles n’osent même plus mener à visage découvert le combat contre le Vih et le sida dans notre pays. Le Dr Aliou Sylla estime que la lutte contre le sida est une lutte de transformation sociale. Il faut informer, sensibiliser et éduquer les gens pour qu’ils acceptent de manger, de boire et de tout partager avec les personnes atteintes du Vih. Notre interlocuteur en appelle à la contribution de toute la communauté. Il dit que dans d’autres pays, de grands médecins, enseignants, journalistes voire des imams ont témoigné à visage découvert de leur statut sérologique. Ces malades ont surtout mis l’accent sur la nécessité d’une unité d’action, en terme de prévention et de prise en charge des cas. Ces témoignages ont apporté un plus dans la lutte contre le Vih et le sida. Hélas! Au Mali, la stigmatisation demeure un casse-tête pour les personnes infectées ou affectées par le Vih et le sida. Le président de Arcad-sida note qu’il faut une société tolérante dans la lutte contre le sida. Malheureu-sement cette tolérance a un visage plus féminin. A titre d’exemple lorsque l’homme est atteint du Vih, la femme accepte cette fatalité. La situation inverse est rare . Les hommes sont moins tolérants quand leurs femmes sont malades du VIH .

Dans certains cas, la position sociale compte dans la lutte contre le sida. Par exemple, les personnes infectées au Vih, ayant une position sociale confortable sont bien acceptées. Les gens ne veulent même pas qu’on parle de leur statut sérologique. Cela est une bonne chose. Mais on devrait faire pareil avec les autres. A ce propos, le Dr Aliou Sylla souhaite l’émergence d’une société plus tolérante, qui condamne moins les personnes infectées au Vih. La lutte contre le sida est un devoir de génération. Elle requiert l’implication de tous pour une bonne mise en œuvre des politiques et des stratégies de lutte contre le sida dans notre pays. La chaîne de transmission du Vih sera ainsi brisée. Le phénomène sera circonscrit par une prise en charge des cas. Le Mali est bien dans cette posture. Il a mis en place des centaines de sites de prises en charge, de traitement et de prévention de la transmission mère-enfant. Dans la croisade contre le sida, les associations etles organisations non gouvernementales, l’Etat et les partenaires techniques et financiers sont bien engagés. Leurs efforts communs ont permis d’apporter une accalmie apparente sur le front de la lutte contre la pandémie dans notre pays. Ces actions doivent se poursuivre pour éviter que le Vih et le sida n’handicapent davantage nos pays.

 

B. DOUMBIA

Traitement antirétroviral : Un risque d’échec en deuxième ligne !

Les patients infectés au VIH et sous traitement antirétroviral (ARV) de deuxième ligne sont largement plus exposés au risque de connaître un échec thérapeutique que ceux sous ARV de première ligne, selon une nouvelle recherche menée par l’organisation non gouvernementale (ONG) Médecins sans frontières (MSF). Publiée dans le Journal of the American medical association (JAMA), l’étude de MSF s’est penchée sur les résultats du traitement de 632 patients de pays à ressources limitées en Afrique et en Asie. L’étude a révélé que les patients qui commençaient un traitement de deuxième ligne à un taux de CD4 (mesurant la résistance du système immunitaire) inférieur à 200, et qui observaient leur traitement à moins de 80 pour cent du temps, avaient davantage de risque de connaître un échec thérapeutique avec des ARV de deuxième ligne. La recherche a également montré que les patients qui se voyaient remplacer deux de leurs Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) en début de thérapie de deuxième ligne avaient moins de risque d’expérimenter un échec de traitement que ceux à qui l’on avait changé un seul de ces types d’ARV. Les INTI entravent la capacité du virus à se répliquer et sont généralement utilisés en association avec d’autres ARV. Les patients recevant une combinaison de médicaments, ou des inhibiteurs de protéase « boostés » – un ARV qui bloque un enzyme essentiel dans la réplication du virus –enregistrent eux aussi de meilleurs résultats de traitement. Au total, près de 20 pour cent des patients ayant reçu une thérapie de deuxième ligne pendant plus de six mois ont connu des échecs de traitement, et cinq pour cent d’entre eux sont décédés. A un moment où l’accès aux ARV s’améliore dans les pays en développement, un nombre croissant de patients aura un jour besoin de médicaments de deuxième ligne, qui sont prescrits lorsque les patients ne répondent plus aux schémas de traitement de première ligne. Selon les auteurs de l’étude, prévenir l’échec de traitement chez ces patients est d’autant plus primordial que les médicaments de troisième ligne sont inabordables, et souvent indisponibles, dans la plupart de ces pays. L’importance de certains ARV spécifiques dans le résultat du traitement des patients sous deuxième ligne réaffirme la nécessité de disposer d’un meilleur arsenal d’ARV plus variés dans les pays en développement, a dit le docteur Mar Pujades-Rodriguez, auteur principal et chercheur à MSF. Les patients sous traitement de deuxième ligne étaient 46 pour cent plus susceptibles de connaître un échec de traitement que ceux sous première ligne, ce que les chercheurs ont attribué à un nombre plus élevé d’effets secondaires associés aux médicaments de deuxième ligne, et à la plus grande probabilité que ces patients expérimentent des pharmaco-résistances et une lassitude du traitement, ayant été sous thérapie depuis plus longtemps. L’étude a également révélé que les patients des zones rurales, et ceux traités dans des centres de santé primaires, étaient moins susceptibles d’échouer dans leur traitement que ceux suivis dans des centres urbains et des hôpitaux. « Les sites urbains sont susceptibles de traiter davantage de patients, qui arrivent souvent avec des maladies plus graves, et il pourrait y avoir moins de temps pour le suivi des patients stables ». En raison de la probabilité d’une lassitude du traitement et d’expériences négatives avec des médicaments de première ligne, le soutien psycho-social est particulièrement important pour les patients sous traitement de deuxième ligne, a-t-elle dit. « Ces patients vont probablement connaître des périodes d’observance sous-optimales pour des raisons environnementales, personnelles ou médicales », a-t-elle souligné. « Comprendre les difficultés auxquelles sont confrontés ces patients est essentiel pour les aider à développer des stratégies leur permettant de prendre leur traitement correctement ». L’étude a entre autres recommandé d’améliorer la disponibilité d’ARV de deuxième ligne entraînant moins d’effets secondaires et dans des combinaisons à dose unique (plusieurs ARV

class="gkFeaturedItemTitle" Après Koulouba, les surveillants de prison à la Cité administrative

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 15 décembre 2014 15:51

Après le Président de la République samedi, le Premier ministre a reçu ce lundi matin, onze membres du bureau du comité syndical des surveillants de prison conduit par le contrôleur pénitentiaire Abdoulaye Fofana.

Au cours de la rencontre, les leaders syndicaux du personnel pénitentiaire ont exposé les motifs pour lesquels une grève avait été envisagée par leurs militants. Il s’agit essentiellement de l’adoption d’un statut particulier des surveillants de prison (nonobstant qu’une commission est en place depuis plusieurs mois), l’accélération du dédommagement des ayants droits de feu l’adjudant Kola Sofara victime d’une violente évasion survenue à la prison centrale de Bamako en juin 2014 et l’amélioration des conditions générales de vie et de travail.

Selon les syndicalistes, le corps des survivants de prisons depuis qu’il a été créé en 1996 n’a pas été doté d’un statut digne de ce nom en dehors du cadre de l’administration pénitentiaire qui ne prendrait point en compte la spécificité de leurs missions notamment le mode de recrutement et le code disciplinaire. La question du statut avait déjà été proposée par la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale suite à une visite dans les centres de détention en 2011.

Après 1994 et suite à la radiation de 800 élèves gendarmes ensuite reversés pour la plupart dans l’administration pénitentiaire, 7 autres promotions ont été formées. A l’emploi, les agents sont ainsi mis à la disposition pour les uns des magistrats et pour les autres des administrateurs civils ou des services sociaux. Le syndicat souhaite, un rattachement au Ministère en charge de la Sécurité en lieu et place de la tutelle actuelle du Ministère de la Justice commandé à l'époque par l'humanisation des prisons aux dires du syndicat.

Autres revendications :

§ la dotation régulièrement en tenue et paquetage complet,

§ la formation,

§ la participation aux activités organisées à l’étranger,

§ la dotation des centres en équipements de détection,

§ la dotation en armes et munitions adéquates.

En recevant le syndicat, le Premier ministre a souhaité confirmer la ferme volonté du Gouvernement d’examiner les doléances des surveillants de prisons exprimées devant le Président de la République le samedi dernier. La conduite des négociations et la mise en œuvre des engagements relèveront des Départements en charge de la Justice et de la Sécurité.

 

Source : CCINT Primature 15 12 2014 11:24

class="gkFeaturedItemTitle" Complexe universitaire de Kabala, le Premier ministre sur le chantier

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 15 décembre 2014 10:40

Le Chef du gouvernement a effectué ce 14 décembre 2014 dans la matinée une visite de terrain sur le chantier du complexe universitaire de Kabala (commune de Kalabancoro dans la préfecture de Kati). Les ministres en charge de l’enseignement supérieur, de l’Energie et de la Planification étaient également de la visite ainsi que Madame l’Ambassadeur de Chine et les représentants de plusieurs autres départements ministériels (Education nationale, Equipement, Economie, etc.). Les autorités régionales et locales de Koulikoro, Kati et Kalabancoro ont accueilli la délégation à partir de Kabala.

La visite qui a duré quelques trois heures d’horloge a concerné la voie d’accès Kabala-Ngolobougou sur 5,8 km, le chantier du futur siège du Centre national des œuvres universitaires en R+2, les voies de contours sur 4 kms, les voies intérieures bitumées de la cité universitaire sur 2,6 km puis les futurs blocs pédagogiques, internats, restaurants et infrastructures sportives. Elle a été émaillée à plusieurs étapes d’accueils populaires des riverains avec dans les bras quelques doléances locales.

Au terme de la visite, la séance de débriefing a répertorié quelques goulots d’étranglement :

§ la libération effective de l’emprise du projet ;

§ les difficultés de paiement des tranches annuelles dues aux entreprises constatées depuis 2010 ;

§ l’indisponibilité des ressources pour l’avenant n°1 à la convention d’un montant de 630 millions de FCFA ;

§ la nécessité de réaliser quelques travaux d’amélioration en termes de revêtement en double voie de la voie d’accès (2x9) et de réalisation d’une voie secondaire à partir de la zone aéroportuaire ;

§ la viabilisation du parking central ;

§ la fourniture de la cité en services modernes d’eau et d’électricité ;

§ la prise de dispositions sécuritaires permanentes ;

§ l’acheminement de la connectivité par fibre optique évaluée à 50 milliards de FCFA ;

§ les difficultés avec les services de la douane ;

§ le prolongement de la voie d’accès sur 250m souhaité par les populations du village de Ngolobougou qui jouxte la cité.

Après la visite, le Premier ministre Moussa Mara s’est dit impressionné par l’envergure du projet qui augure de lendemains meilleurs pour l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, donc pour l’avenir du pays. Tout en encourageants les entreprises nationales qui œuvrent sur le chantier, il a engagé le Gouvernement à examiner dès le 15 décembre les mesures idoines pour prendre en charge les difficultés signalées.

Le pôle universitaire de Kabala vise à améliorer l’environnement de la formation et de la recherche au Mali. Il s’agit d’un gigantesque chantier qui comprend des infrastructures pédagogiques et des logements. Elle offrira toutes les commodités aux étudiants et aux enseignants et permettra d’améliorer la qualité de la formation face à l’insuffisance d’amphis, de laboratoires et de salles de travaux pratiques notamment.

Fruit de l’amitié entre notre pays et la Chine, le pôle universitaire de Kabala occupe une superficie de 103 hectares. Le projet est né à la suite de la commission mixte de coopération économique, commerciale et technique tenue en juin 2010 à Beijing. La Chine s’est engagée, à cette occasion, à construire des infrastructures pédagogiques au profit de l’enseignement supérieur. La cité universitaire de Kabala est le plus gros investissement que la Chine ait jamais consenti dans le secteur de l’éducation en Afrique. Le projet prévoit la réalisation des travaux en deux phases : la 1ère phase porte sur la construction et l’équipement de 7 premiers blocs et la seconde phase, sur la construction de 7 autres blocs. Le premier bloc est composé d’une Faculté des sciences humaines, d’une Faculté de droit, d’un Centre multimédia, d’un Rectorat, d’une Ecole normale d’enseignement technique et professionnel, d’un amphithéâtre, d’un laboratoire pour l’Ecole doctorale des sciences et technologies et de salles spécialisées pour l’Ecole doctorale des sciences humaines et sociales. Le second bloc comprend un Institut universitaire de techniques industrielles, un Centre national de la recherche scientifique et technologiques (CNRST), une Presse universitaire, une maison des hôtes et son restaurant, un Centre des langues, une Faculté des sciences de la santé et une cantine. La capacité d’hébergement est de 4080 lits et la capacité des salles pédagogiques est de 7 500 places.

C’est la société Beijing Construction Engineering Group qui a été retenue pour réaliser les travaux de la phase 1. Le contrat d’exécution a été signé le 18 octobre 2013 sous la présidence du Premier ministre et concerne les 7 premiers blocs. Le 10 mars 2014 a eu lieu la pose de la 1ère pierre des infrastructures pédagogiques par le président de la République. Ce qui marque le démarrage effectif des travaux de construction des 7 blocs prévus dans la phase 1. Le coût global du projet est de 70 milliards Fcfa. En plus des infrastructures pédagogiques, le site de Kabala va accueillir des structures d’hébergement pour les étudiants pour un coût total de 25 milliards de Fcfa, entièrement financé par le budget national. Les travaux de la cité de Kabala sont réalisés à 91%.

A Bamako, les difficultés liées à l’insuffisance des places au niveau de l’enseignement supérieur public coûtent à l’Etat des locations pour près de 600 millions de FCFA l’an.

 

Source : CCINT 14 12 2014 16:08

class="gkFeaturedItemTitle" Koulouba : QUATRE NOUVEAUX AMBASSADEURS PRESENTENT LEURS LETTRES DE CREANCE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 décembre 2014 11:51

Quatre nouveaux ambassadeurs ont présenté leurs lettres de créance au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita hier à Koulouba. Il s’agit de Carlos Gutierrez Corrales de la République de Cuba, Mohamed Ould Mekhalle de la République islamique de Mauritanie, Mme Huiying Lu de la République populaire de Chine et Santo Gangemi du Vatican.

Né le 22 avril 1952 à Granma (Cuba), le nouvel ambassadeur de Cuba au Mali est licencié en relations internationales à l’Institut supérieur « Raul Roa Garcia » de la HavaneMauritanie. De 1977 à 2004, Carlos Gutierrez Corrales a été successivement attaché de presse, secrétaire et conseiller à l’ambassade de Cuba dans plusieurs pays à travers le monde. De 2004 à 2006, il est nommé ministre conseiller, 2è chef de mission à l’ambassade de Cuba en France. Carlos Gutierrez Corrales fut ambassadeur en République de Guinée entre 2006 et 2011. Ensuite, il a été nommé fonctionnaire à la direction d’Amérique latine et Caraïbes au ministère des Relations extérieures. Marié et père d’une fille, Carlos Gutierrez Corrales parle espagnol, français et anglais.

Le nouvel ambassadeur de la République islamique de Mauritanie s’appelle Mohamed Ould Mekhalle. Né en 1964 à Djiguenni, il est détenteur d’une maîtrise en philosophie obtenue à l’université de Nouakchott. Il a commencé à enseigner avant d’être nommé ambassadeur chargé de mission au secrétariat d’Etat au Maghreb arabe en 2004. Ensuite, Mohamed Ould Mekhalle est nommé successivement ambassadeur directeur du Maghreb arabe au ministère des Affaires étrangères et chef de mission à l’ambassade de Mauritanie à Rabat. Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique de Mauritanie au Mali est marié et père de quatre enfants. Il parle français, arabe et anglais.

Pour une première fois c’est une femme, Mme Huiying Lu qui est chargée de raffermir les riches relations de coopération existant entre notre pays et la Chine. Agée de 52 ans, ChineMme Huiying Lu est détentrice d’un diplôme d’études universitaires. Mme Huiying Lu débute sa carrière diplomatique en 1984 en qualité de fonctionnaire au département des Affaires étrangères. De 1986 à 2011, elle a travaillé à l’ambassade de la Chine dans plusieurs pays, notamment en Afrique comme fonctionnaire, attachée, secrétaire et conseillère. En 2011, Mme Huiying Lu est nommée conseillère au département des Affaires d’Afrique au sein du ministère des Affaires étrangères. Elle est mariée et mère d’un fils.

Le nouvel ambassadeur du Vatican au Mali avec résidence en Guinée, Monseigneur Santo Gangemi est né le 16 août 1961 à Messine en Italie. Docteur en histoire de l’église à l’université pontificale grégorienne de Rome, il est nommé vice-président du séminaire pontifical mineur du Vatican en 1987. Il deviendra plus tard secrétaire adjoint à la nonciature apostolique au Maroc puis en Italie, secrétaire de la nonciature apostolique en Roumanie, puis à Cuba. Entre 2003 et 2010, Monseigneur Santo Gangemi est devenu conseiller de la nonciature apostolique en France, en Espagne et en Egypte. En avril 2010, Monseigneur Santo Gangemi est nommé délégué adjoint du Saint siège auprès de l’Organisation de la ligue des pays arabes. Depuis novembre 2013, il nommé nonce apostolique au Mali et en Guinée par sa Sainteté le Pape François.

 

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Présentation de lettres de créance à l’UNESCO : OUMAR KEITA ACCREDITE COMME DELEGUE PERMANENT DU MALI

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 décembre 2014 11:48

Le Dr Oumar Kéita a présenté le 2 décembre à Paris à Mme Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, les lettres de créance l’accréditant en qualité de délégué permanent de la République du Mali auprès de l’UNESCO. La cérémonie a eu lieu au siège de l’institution à l’avenue Suffren dans le 7è arrondissement de Paris.

Agé de 42 ans, historien, politologue, chercheur associé à un centre de recherche, le Groupe de sociologie pragmatique et réflexive (GSPR), Oumar Kéita explique à la sortie de la cérémonie d’accréditation : « Ma priorité, en tant qu’ambassadeur de la Délégation malienne, est d’abord d’appuyer le plan d’action pour le Mali mis en place par l’UNESCO pour la réhabilitation du patrimoine culturel endommagé lors du conflit du Nord. Ensuite, la mise en place de mesures pour la sauvegarde durable des manuscrits conservés dans la région. Il s’agit aussi de renforcer les capacités en vue de rétablir les conditions appropriées pour la conservation, l’entretien, la gestion et la sauvegarde du patrimoine culturel, y compris des manuscrits et du patrimoine immatériel ».

La directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, une amie du Mali, a insisté sur les bons rapports d’amitié avec notre pays et a évoqué sa récente rencontre avec le président de la République Ibrahim Boubacar Keita lors du sommet de la francophonie de Dakar. Elle a discuté avec le Dr Oumar Kéita de l’éducation des filles qui lui tient à cœur. Le programme du président Ibrahim Boubacar Keita prévoit de revaloriser la fonction enseignante, rationnaliser la gestion administrative du personnel enseignant, moderniser les programmes d’enseignement tout en renforçant les infrastructures du réseau scolaire, favoriser la formation professionnelle à travers la création de plusieurs écoles de métiers réparties sur le territoire national et en fonction de chaque région du pays. « Il y a beaucoup de choses à faire pour lequel l’UNESCO peut nous appuyer », constate Oumar Keita en rappelant une importante instruction présidentielle relative à la création d’une grande bibliothèque dans notre pays. Oumar Kéita est une personne toute indiquée pour mener à bien ce projet, pour être le délégué chargé de la diffusion des publications universitaires en sciences humaines (France) et pour travailler à ce titre avec plus de 60 éditeurs institutionnels (librairies françaises et américaines).

Le nouveau délégué permanent du Mali à l’Unesco qui peut se prévaloir de 20 ans d’engagement associatif, entend donner de la visibilité aux actions de la Délégation malienne au sein de l’UNESCO et montrer à l’opinion nationale la pertinence de ses missions, notamment la réhabilitation des mausolées de Tombouctou. Il entend aussi, au delà de sa mission spécifique, se montrer utile à notre pays grâce à ses compétences et à sa connaissance approfondie des principes et méthodes du marketing appliqué aux produits d’édition et des circuits de commercialisation propres à l’édition.

L’ancien porte-parole en France-Europe du candidat Ibrahim Boubacar Keita est titulaire d’un Master 2 en marketing et communication des entreprises et d’un doctorat d’histoire et civilisation et d’anthropologie politique. Post-doctorant associé au Centre d’études africaines (EHESS, France), il est aussi le président de l’Association de la diaspora professionnelle, universitaire et scientifique malienne de France (APUMAF).

 

Correspondance particulière

Ely DICKO

class="gkFeaturedItemTitle" CEDEAO : LE CONSEIL DES MINISTRES PRECISE LE MENU DU SOMMET DE DIMANCHE A ABUJA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 décembre 2014 11:45

En prélude au 46ème sommet ordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), qui s’y tiendra les 14 et 15 décembre prochains, Abuja, la capitale nigériane, a abrité cette semaine d’importantes rencontres, dont la 16ème réunion du Comité d’administration et des finances, la 73ème session ordinaire du Conseil des ministres ainsi que la réunion du Conseil de médiation et de sécurité de l’organisation.

Les travaux du Conseil des ministres qui avaient débuté mardi, se sont achevés hier. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les discours de la présidente du Conseil des ministres, Hanna Serwaa Tetteh, et du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo. Ce dernier a ainsi présenté son rapport pour l’année en cours, assurant que sa fierté de diriger la Commission s’est encore plus renforcée au cours des derniers mois pour avoir pu mesurer toute la solidarité, mais aussi et surtout, le soutien agissant et le partage effectif de sacrifices dont font preuve les dirigeants de notre communauté. Le combat contre Ebola en offre un exemple frappant. En effet, dans ce combat, les actions menées au niveau national le sont en coordination avec les autres Etats membres et en parfaite synergie avec les initiatives régionales, a-t-il souligné. Celles-ci incluent, en plus de l’adoption et de l’opérationnalisation de mécanismes de mutualisation des moyens humains et logistiques, la mise à disposition de fonds au profit des pays les plus affectés.

Evoquant la situation politique au Burkina Faso, le président de la Commission s’est réjoui de la mobilisation conséquente des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Il a particulièrement salué la contribution décisive de la mission conjointe NU-UA-CEDEAO arrivée sur place dès le 30 octobre à l’initiative du président en exercice de l’organisation. Kadré Désiré Ouédraogo a rendu hommage au peuple du Burkina Faso dans ses différentes composantes, à sa classe politique et à ses forces armées et de sécurité pour la très grande maturité dont ils ont su faire preuve au cours des dernières semaines. Il a également adressé de vifs remerciements à Michel Kafando pour son accession à la présidence du Faso et ses encouragements aux autorités de transition avant d’assurer de sa ferme détermination à les accompagner dans leur importante mission de conduire le pays aux élections générales de novembre 2015.

S’agissant de la Guinée Bissau, il a expliqué que sur la base des décisions prises par le sommet extraordinaire du 30 mai 2014, la Commission a continué à apporter à ce pays le soutien de la Communauté afin d’y consolider la paix et la stabilité retrouvées et mettre ce pays sur la voie du développement harmonieux. Cet appui porte sur la conception des différentes réformes requises ainsi que sur la préparation de la Table ronde des bailleurs de fonds.

Pour ce qui est de notre espace commun, Kadré Désiré Ouédraogo s’est réjoui des avancées significatives vers une libre circulation effective avec l’achèvement de la construction des postes frontaliers juxtaposés entre le Ghana et le Togo et le lancement des travaux de réalisation des mêmes postes entre le Bénin et le Nigeria. En plus, tout a été mis en œuvre pour que le Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO entre en vigueur le 1er janvier 2015. Ce qui permettra de faire de notre Communauté une union douanière, a-t-il souligné.

En dehors de l’entrée en vigueur du TEC, 2015 consacrera également les 40 ans de la CEDEAO. A cet effet, l’événement sera célébré par des manifestations dont le point culminant se situera le jour anniversaire du 28 mai, a-t-il annoncé. Ce sera l’occasion, poursuivra-t-il, de mieux faire connaître aux jeunes de tous les Etats membres, les objectifs et réalisations de l’organisation, de rendre hommage aux pères fondateurs et à tous ceux qui ont contribué aux succès d’aujourd’hui. « Nous déclinerons, dans le même temps, les actions qui, à nos yeux, permettront à la Communauté d’accélérer et de rendre irréversible la marche de l’Afrique de l’Ouest vers son intégration effective. En d’autres termes, nous voulons faire de la célébration du 40ème anniversaire un tournant décisif dans la vie de la CEDEAO », a indiqué le président de la Commission.

La session du conseil des ministres a, entre autres, examiné un rapport sur la réforme institutionnelle élaboré par des consultants afin d’améliorer le fonctionnement des institutions de la Communauté.

Le président de la Commission a promis à ce propos que des efforts supplémentaires seront engagés au cours de l’année 2015 afin d’élever le niveau de reversement du prélèvement communautaire, étant entendu qu’en la matière, le succès dépendra, en grande partie, du respect scrupuleux par les Etats membres, des dispositions du protocole concerné. A cet égard, K. D. Ouédraogo a exhorté les Etats à prendre des décisions qui aideront à concrétiser les ambitions de la CEDEAO.

Quant au 46ème sommet de la CEDEAO prévu les 14 et 15 décembre, sa cérémonie d’ouverture sera marquée par les discours successifs du président du pays hôte, Goodluck Ebele Jonathan, du président en exercice de l’organisation et président du Ghana, John Dramani Mahama, et du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo.

Outre l’examen des grands sujets de préoccupation en Afrique de l’Ouest, les chefs d’Etat et de gouvernement se pencheront notamment sur le rapport annuel du président de la Commission et sur les rapports de la 73ème session du Conseil des ministres et de la 33ème session du Conseil de médiation et de sécurité. Ils procéderont ensuite à l’élection du président en exercice pour 2015.

 

Envoyée spéciale

F. MAÏGA

class="gkFeaturedItemTitle" Amélioration du climat des affaires : LA DYNAMIQUE SE MAINTIENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 décembre 2014 11:39

Les nombreuses réformes mises en œuvre ont valu au pays une progression constante dans le classement « Doing Business »

Le Comité interministériel de suivi des réformes du cadre des affaires s’est réuni hier pour sa 3è session. La rencontre qui s’est déroulée dans la salle de réunion de la Primature était présidée par le Premier ministre Moussa Mara. Rappelons que ce Comité interministériel regroupe les représentants de 16 ministères sectoriels impliqués dans la mise en œuvre des réformes et des services techniques. A l’ordre du jour de la rencontre d’hier : l’approbation du compte-rendu de la 2ème session du Comité interministériel et de la 10ème session du Comite mixte ; l’état de mise en œuvre des recommandations desdites sessions ; l’examen des points de blocages relatifs à la mise en œuvre de certaines réformes. La réunion a également procédé à la mise à jour du plan d’actions 2014 réalisé à 80%.

Ce plan comporte trois axes : la composante attractivité des investissements (climat des affaires), le volet pratique réelle des affaires (installation et réinvestissement) et l’aspect renforcement de la structure et reformes statuaires.

Ainsi au niveau du premier axe, l’objectif fixé est de réduire le capital minimum exigé pour la création d’une société à responsabilité limité (SARL) en accordant la latitude aux associés d’en convenir. L’Etat travaille également à la réduction des délais de raccordement aux services d’eau et d’électricité, une meilleure protection des investisseurs, la réduction des impôts et taxes, l’assouplissement des conditions des prêts, la création des entreprises en ligne (internet). Toujours au titre du premier axe, l’on retiendra aussi l’adoption de textes sur les transactions électroniques, la cryptologie, la cybercriminalité, la signature électronique et la protection des données à caractère personnel. Plusieurs projets de textes sont déjà à un niveau très avancé, assure-t-on.

Dans l’axe « pratique réelle des affaires et réinvestissements », il est surtout question de relire la réglementation du permis de construire et de mettre en place une structure de contrôle des entreprises en cessation d’activités en lien avec la centrale des risques de la Banque centrale. Des actions de formation et d’équipement ont été déjà menées dans ce sens par la Cellule technique du cadre des affaires alors que le TRIE transitoire s’applique progressivement sur les corridors allant à Abidjan et Dakar avec l’appui du projet de guichet unique électronique du commerce et des transports (en exportation et en importation). Dans ce volet, l’implication du secteur privé est activement recherchée.

Le projet d’élaboration d’un plan stratégique et opérationnel de la réforme du cadre des affaires sur la période 2015-2017 s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires afin d’augmenter l’attractivité de notre pays qui a été fortement affectée par la crise multidimensionnelle de 2012. Depuis cette date, les principaux indicateurs de l’économie n’ont cessé de décliner, suite à l’arrêt brutal des investissements tant étrangers que nationaux. Au regard de cette situation, la CTRCA s’est attelée à trouver des réponses aux questions suivantes : quelles mesures pour résorber cette diminution des investissements et créer une capacité d’attraction permanente d’une bonne partie des investissements directs étrangers ? Comment prendre en compte certains aspects de la problématique de l’attractivité du Mali ? Quel mécanisme permettrait de pallier les insuffisances constatées dans le fonctionnement des PME/PMI grandes créatrices d’emplois ?

Le gouvernement met en œuvre des réformes d’envergure qui ont valu au pays une progression constante dans le classement Doing Business. Selon la directrice de la Cellule technique de la réforme du cadre des affaires, Mme Kéïta Saïnabou Sacko, le plan d’actions prend en compte les réformes retenues dans le contrat de performance du ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements ainsi que celles pouvant être réalisées avant la fin de l’année en cours. Déjà, les réformes engagées ont permis à notre pays de prendre la 1ère place sur 8 au sein de l’UEMOA ; la 5ème sur 15 dans l’espace CEDEAO et la 19è sur 47 pays en Afrique au sud du Sahara.

Dans le classement général de Doing Business, le Mali a gagné 2 points en se hissant à la 146è place. De fait, depuis 2009, notre pays a progressé de plus de 16 places, ce qui est un très bon score pour favoriser l’investissement. Plusieurs réformes sont à la base de cette performance : la réduction du nombre d’étapes, de la durée et du capital requis d’une entreprise pour pouvoir démarrer ses activités. Il y a aussi des mesures sur la divulgation de l’information sur le crédit et des droits des débiteurs et créanciers, la réduction de la durée et des coûts des procédures collectives. La prochaine réunion du Comité mixte se tiendra la semaine prochaine.

 

A. O. DIALLO

class="gkFeaturedItemTitle" Réforme du cadre des affaires, le Gouvernement garde le cap

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 décembre 2014 15:46

La 3è réunion du Comité interministériel de suivi des reformes du cadre des affaires Etat-secteur privé s’est réuni ce jeudi matin sous la présidence du Premier ministre Moussa Mara.  Cette importante réunion a enregistré la participation des ministres en charge de l’Investissement et du Commerce ainsi qu’une quinzaine de représentants de Département ministériels et services techniques.

La réunion a essentiellement examiné le compte rendu de la 2è session du comité interministériel et celui de la 10è session du comité mixte, l’état de mise en œuvre des recommandations de ces deux précédentes réunions, les points de blocage relatifs à la mise en œuvre de certaines réformes et le suivi du plan d’action 2014 réalisé à près de 80%.

Le plan d’action comporte trois axes : la composante attractivité des investissements (climat des affaires), la composante pratique réelle des affaires (installation et réinvestissement) et la composante renforcement de la structure et reformes statuaires.

Ainsi au niveau du premier axe, il est recherché la réduction du capital minimum exigé pour la création de la SARL  en accordant la latitude aux associés d’en convenir. Dans le même axe, une appellation nationale du NINA sera déclinée concernant spécifiquement les entreprises. L’Etat travaille également à la réduction des délais de raccordement aux services d’eau et d’électricité, une meilleure protection des investisseurs, la réduction des impôts et taxes dont l’impôt sur les suscités, l’assouplissement des prêts, la création des entreprises en ligne (internet) et l’adoption de textes sur les transactions électroniques, la cryptologie, la cybercriminalité, la signature électronique et la protection des données à caractère personnel. Plusieurs projets de textes sont déjà à un niveau très avancée.

Dans l’axe pratique réelle des affaires et réinvestissement, il est surtout question de relire la réglementation du permis de construire et la mise en place d’une structure de contrôle des entreprises en cessation d’activités en lien avec la centrale des risques de la banque centrale. Des actions de formation et d’équipement ont été déjà menées dans ce sens par la Cellule technique du cadre des affaires alors que le TRIE transitoire s’applique progressivement sur les corridors Abidjan et Dakar avec à l’appui le projet d’un guichet unique électronique du commerce et des transports (en exportation puis en importation).  Dans ce volet, l’implication du secteur privé est activement recherchée après de nouvelles campagnes de sensibilisations pour gagner davantage leur adhésion.

Entre 2010 et 2012, le Mali a été désigné meilleur Etat réformateur de l’UEMOA. Ces efforts ont été récompensés par le classement de Doing Business, qui a valu à notre pays d’être en 2014 parmi les 50 économies qui ont le plus réduit la distance de la frontière depuis 2005 et partant les coûts d’approche.

Le projet d’élaboration d’un plan stratégique et opérationnel de la réforme du Cadre des affaires sur la période 2015-2017 s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, afin de booster l’attractivité de notre pays qui a été fortement affecté par la crise multidimensionnelle de 2012. Depuis cette date, les principaux indicateurs de notre économie n’ont cessé de décliner, suite à l’arrêt brutal des investissements tant étrangers que nationaux. Au regard de cette situation, la CTRCA s’est attelée à trouver les réponses aux questions suivantes : quelles mesures pour résorber cette diminution et créer une capacité d’attraction permanente d’une bonne partie des investissements directs étrangers ? Comment prendre en compte certains aspects de la problématique de l’attractivité du Mali ? Quel mécanisme permettrait de pallier les insuffisances constatées dans le fonctionnement des PME/PMI très créatrices d’emplois ?

Le Gouvernement met en œuvre des réformes d’envergure qui ont valu au pays une progression constante dans le classement Doing Business. Cette année, dans le classement général, le Mali a gagné 2 points en se hissant à la 146ème place loin devant le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso ou encore l’Algérie. Depuis 2009, le pays a gagné plus de 16 places, ce qui reste un très bon score pour favoriser l’investissement. Les réformes à la base de cet exploit sont : le nombre d’étapes, la durée et les coûts requis d’une entreprise pour pouvoir démarrer ses activités, les mesures sur la divulgation de l’information sur le crédit et des droits des débiteurs et créanciers, l'indice de fiabilité des garanties, la durée et les coûts des procédures collectives ou "solutionnement" de l’insolvabilité. La prochaine réunion du comité mixte se teindra dès la semaine prochaine.

 

Source : CCINT Primature 11 12 2014 13:43

class="gkFeaturedItemTitle" Aide budgétaire : EN COURS DEPUIS 2006 AU MALI

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 décembre 2014 10:23

Notre pays l’a adoptée, dans le but de s’inscrire dans le cadre des principes de la Déclaration de Paris

La semaine dernière, lors de la 8ème revue budgétaire conjointe qui a réuni le gouvernement et les partenaires financiers et techniques, le Secrétariat à l’harmonisation de l’aide a fait le bilan de l’appui budgétaire dans notre pays. C’est ainsi qu’il a rappelé que jusqu’au milieu des années 2000, le principal instrument d’acheminement de l’aide était l’aide projet. Dans la perspective de s’insérer dans le cadre des principes de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, adoptée par la communauté internationale en mars 2005, le Mali avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers (PTF), a adopté l’instrument « Appui budgétaire » en 2006.

Cette forme d’appui trouve son encrage juridique dans les différents arrangements cadre signés entre le pays et les partenaires concernés. Les arrangements cadre traduisent la volonté du gouvernement et des PTF de faire de l’aide budgétaire un instrument privilégié de leur coopération financière dans la mise en œuvre du CSLP ainsi que des politiques et programmes sectoriels. Aussi, l’arrangement cadre 2006- 2011 a été signé entre le gouvernement et les PTF qui étaient au nombre de 7 le 29 mars 2006. L’arrangement spécifique entre le gouvernement et les PTF relatif à l’aide budgétaire générale (ABG) en faveur du CSLP 3è génération (CSCRP 2012- 2017) a été signé le 9 février 2012.

De 33 milliards de Fcfa en 2006, les prévisions de l’aide budgétaire ont fortement augmenté, atteignant 229,46 milliards en 2013. L’ensemble des prévisions au titre de la période 2006-2014 est estimé à 867,8 milliards de Fcfa. Les décaissements aussi ont évolué dans le même sens atteignant 185 milliards en 2013. Le plus faible niveau a été enregistré en 2012 avec 4,6 milliards de Fcfa décaissés avant les évènements de Mars. Entre 2006 et le 31 octobre 2014, il a été décaissé 600,15 milliards de Fcfa. Le taux de décaissement moyen sur la période est évalué à 79,2%. Si l’on fait abstraction de l’année 2012, qui est une année exceptionnelle, ce taux se retrouvera à 87,4%. Par ailleurs, de six PTF utilisant l’ABG en 2006, leur nombre est passé à 10 en 2011. Le nombre moyen de PTF faisant l’ABG entre 2006 et 2013 est de huit. En 2014, les prévisions sont estimées à environ 146 milliards de Fcfa. La 8ème revue budgétaire conjointe Mali/PTF a enregistré des annonces de plus de 130 milliards de Fcfa au titre de l’appui budgétaire général 2014. Quant à la matrice, elle est composée de 7 chapitres subdivisés en 19 déclencheurs eux-mêmes déclinés en 43 sous déclencheurs. Sur ces 43 sous déclencheurs, 38 ont été mis en œuvre de façon satisfaisante. Sur les 5 restants, un déclencheur n’a pas été satisfaisant. En ce qui concerne les quatre autres déclencheurs, le ministère de l’Economie et des Finances dispose de peu d’éléments d’appréciation. Les PTF impliqués dans l’aide budgétaire, objet de la présente matrice, sont au nombre de six : la BAD, la Banque mondiale, le Danemark, la France, le FMI et l’Union européenne. Par ailleurs, le Mali et ses partenaires ont fait des progrès très importants en matière d’alignement des aides sur les procédures nationales. Toutefois, une certaine stagnation des décaissements a été constatée suite à la crise politico institutionnelle et aux problèmes de gouvernance financière que le pays a connus respectivement en 2012 et 2014.

Ce qui fait que la RBC de l’aide budgétaire a été préparée dans un contexte particulier marqué par les conclusions et recommandations de la mission du FMI de septembre 2014 et la suspension des décaissements de l’aide budgétaire générale.

Fort heureusement, elle s’est tenue quelques jours seulement après l’approbation du dossier du Mali par le conseil d’administration du FMI qui va permettre le décaissement de 6 milliards de Fcfa très prochainement au titre des 1ère et 2ème revues du programme économique et financier. Dans ce processus d’amélioration de la gouvernance économique et financière, certains partenaires comme la France, l’UE, la Banque mondiale et la BAD ont signé des conventions avec le Mali dans le cadre de l’appui budgétaire.

Le gouvernement s’est engagé à poursuivre avec rigueur non seulement la mise en œuvre des déclencheurs relatifs à l’ABG, mais aussi les réformes de politique économique et financière adoptées en rapport avec les PTF.

Dans ce contexte, le renforcement du dialogue avec les partenaires s’avère indispensable pour relancer l’appui budgétaire et s’inscrire dans la dynamique prônée par la Déclaration de Paris et le partenariat de Busan en matière d’alignement sur les procédures nationales des pays bénéficiaires d’aide.

 

F. MAÏGA

 

 

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