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class="gkFeaturedItemTitle" Décentralisation et déconcentration : LES CADD, CHEVILLES OUVRIERES DU TRANSFERT DES COMPETENCES ET DES RESSOURCES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 13 novembre 2014 16:10

Dans l’accomplissement de leurs missions, les Cellules d’appui à la décentralisation et à la déconcentration (CADD) sont confrontées à de grandes difficultés, notamment celles liées à leur statut et à leurs ressources. C’est ainsi que les Etats généraux de la décentralisation tenus en octobre 2013 ont recommandé de restructurer et regrouper les CADD par secteur et de les renforcer pour une mise en oeuvre efficace des plans de décentralisation et de déconcentration au niveau des ministères concernés par les transferts de compétences.
Dans le souci d’apporter des solutions à ces difficultés, le ministre de la Décentralisation et de la ville, Ousmane Sy, a présidé, hier, dans la salle de conférence du gouvernorat du district, un atelier d’échanges sur le thème « approfondissement du processus de décentralisation et de déconcentration : place et rôle des cellules d’appui à la décentralisation et à la déconcentration et les modalités de leur intervention ». C’était en présence du gouverneur du district, Hady Traoré, et de responsables du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.
Dans le souci de coordonner les actions et d’assurer une plus grande visibilité des activités des différents départements dans la mise en oeuvre de la décentralisation, le décret n°05-089/PR-RM créé une commission interministérielle de pilotage du transfert de compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités territoriales. Cette commission a charge l’impulsion, l’orientation, le contrôle et le suivi de la mise en oeuvre des transferts de compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités territoriales.
Après 3 ans de travaux, la commission a produit un rapport recensant les principales actions réalisées, les difficultés rencontrées et les perspectives à court terme. Ce rapport a fait l’objet d’une communication écrite examinée par le conseil des ministres en février 2008. Le conseil a recommandé au Premier ministre de prendre des mesures appropriées pour impulser le processus de décentralisation. Ce qui s’est traduit par l’instruction n°08-0003/PM-RM relative au transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités territoriales. L’instruction en question a défini les actions et les mesures à engager en 2008 et 2009 afin d’assurer, de façon progressive et concertée, une plus grande effectivité du transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités territoriales. Parmi ces mesures, figure la création des cellules d’appui à la décentralisation et à la déconcentration au sein des départements ministériels, une initiative qui procède de la volonté politique du gouvernement de mettre en oeuvre le programme de développement institutionnel. « La volonté d’aller à la décentralisation est une constante de tous les temps et, qui dit décentralisation dit déconcentration. Elle donne les responsabilités au niveau territorial », a estimé Ousmane Sy.
En effet, les CADD ont pour mission de suivre le processus de transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités territoriales, et cela, conformément à la mission du département. Une autre tâche des CADD est de proposer au ministre concerné toutes mesures tendant à assurer le transfert des ressources liées à l’exercice des compétences transférées aux niveaux de la commune, du cercle, de la région et du district de Bamako.
Les CADD ont aussi pour rôle de préparer les textes réglementaires devant fixer les détails des compétences à transférer aux collectivités territoriales, conformément à la mission du département concerné. Les CADD participent à l’identification des besoins de formation des agents des collectivités et des services techniques, en collaboration avec les directions des ressources humaines. Celles-ci sont  responsables de la formation des agents. En ce qui concerne les outils, leur conception et leur diffusion relèvent des compétences des CADD suivant les textes de création de celles-ci.
Perçue comme une révolution silencieuse, la décentralisation a, selon Ousmane Sy, donné un « visage et une langue » à notre pays.
S. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Autorité routière : LA RELANCE DE L’ENTRETIEN DES ROUTES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 13 novembre 2014 16:05

L’Autorité routière Fonds d’entretien routier (AR-FER) a tenu mardi dernier la 25ème session ordinaire de son conseil d’administration sous la direction de son président, Youssouf Traoré, en présence du directeur général par intérim de l’Autorité routière, le colonel Ousmane Dembélé. L’ordre du jour de cette session ordinaire comprenait plusieurs points, parmi lesquels l’état d’exécution des recommandations de la précédente session ; la présentation du rapport d’activités ; les états d’exécution provisoire du budget à la date du 30 septembre dernier et du programme d’entretien routier et l’adoption du budget au titre de l’exercice 2014.
Cette 25ème  session du CA était placée sous le signe de la relance de l’entretien routier et de la mobilisation des fonds. « En termes de perspectives, l’année 2015 sera particulière par une grande mobilisation et sécurisation des ressources à travers la prospection d’autres sources de financement de l’entretien routier d’une part, et le renforcement et la consolidation des acquis à travers une lutte sans merci contre toute forme de déperdition de recettes en général et celles issues du péage en particulier d’autre part », a souligné Youssouf Traoré. Il a indiqué que le réseau routier ayant fait l’objet d’investissement est prioritaire. Il s’agit, selon lui, du réseau routier structurant de base.
Au cours de la dernière réunion annuelle des routes tenues les 23 et 24 octobre derniers, le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement a demandé aux services compétents que le niveau de mobilisation des ressources destinées à l’entretien routier au titre de 2015 atteigne au moins 25 milliards de Fcfa. Le défi est de taille pour l’Autorité routière Fonds d’entretien routier et les membres de son conseil d’administration.
La présente session budgétaire a été légèrement avancée cette année pour favoriser une meilleure adéquation entre les différentes composantes de l’entretien routier au Mali. Elle a permis aux administrateurs de jeter un regard critique sur l’exécution du budget 2014 afin d’apprécier les performances et d’analyser les difficultés. Au titre des difficultés, l’année 2014 a connu un retard dans le démarrage du processus de l’entretien routier pour diverses raisons. Ce retard, selon le président du C.A. de l’AR-FER, a beaucoup pesé sur les performances du système non seulement dans l’exécution proprement dite des travaux d’entretien, mais aussi dans la mobilisation de certaines ressources. « Nous saluons donc à juste titre les dispositions prises et celles en cours au niveau de la tutelle afin que l’entretien routier puisse s’étaler sur deux semestres de l’année au regard du niveau de dégradation de notre réseau routier », a déclaré Youssouf Traoré.
Ousmane Dembélé a rappelé les missions de sa structure, notamment le financement des travaux d’entretien du réseau routier. Le rapport de la dernière session budgétaire fait état d’un investissement de 5 milliards de Fcfa pour la réhabilitation de la route n°1 corridor Bamako-Dakar via Kayes et le financement de la formation de plusieurs entreprises chargées de l’exécution des travaux d’entretien courant, ainsi que des activités liées au relevé de dégradation.
Baya TRAORE

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : LES PARLEMENTAIRES SENSIBILISES AU DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 12 novembre 2014 15:48

Le Comité international de la Croix rouge (CICR) a organisé samedi une journée de sensibilisation à l’intention des députés de l’Assemblée nationale. L’événement était essentiellement destiné à initier les parlementaires au droit international humanitaire (DIH). L’ouverture de la séance, présidée par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Mamadou Tounkara, s’est déroulée en présence du chef de la délégation du CICR au Mali, Christoph Luedi, nombre de ses collaborateurs et d’élus nationaux.
Le chef de la délégation du CICR a attiré l’attention des parlementaires sur l’importance de cette rencontre d’échange qui, a-t-il espéré, permettra de renforcer les efforts pour l’intégration des règles du droit international humanitaires dans la législation nationale, dans l’objectif de renforcer la protection de la population.
Constatant la participation massive des députés aux travaux de cette journée, Christoph Luedi a exprimé toute sa satisfaction : « Ceci est la preuve, s’il en était encore besoin, de la qualité des relations qui existent entre nos deux institutions, et au-delà, de la qualité des relations existantes entre le gouvernement du Mali et le CICR ».
Le chef de la délégation du CICR est alors entré dans le vif du sujet en expliquant aux parlementaires ce qu’est réellement le droit international humanitaire. Ce droit encore appelé droit des conflits est un ensemble de règles d’origines conventionnelles et coutumières applicables dans les situations de conflit armé. Il protège les personnes qui ne participent pas, ou plus, aux hostilités et limite les méthodes et les moyens de faire la guerre.
Le responsable du CICR a cité à ce propos les principaux instruments de ce droit que sont les quatre conventions de Genève du 12 août 1949, tous ratifiés par la totalité des Etats et leurs deux protocoles additionnels du 8 juin 1977. « En devenant partie aux quatre conventions de Genève et à leurs protocoles additionnels, les autorités maliennes se sont engagées à mettre en œuvre des lois qui assurent l’application de ces règles au niveau national. Les parlementaires que vous êtes, ont un rôle important à jouer dans ce sens. Car c’est à vous qu’il revient de voter les lois en vue de l’intégration effective des traités du droit international humanitaire dans la législation nationale », a insisté le patron du CICR-Mali. Celui-ci a rappelé aussi que depuis plusieurs années, son organisation s’est engagée aux côtés de l’Etat afin de l’accompagner dans ses efforts visant à ratifier et à mettre en œuvre les traités du droit international humanitaire. Depuis, a-t-il noté, beaucoup a été réalisé et à ce jour, nous sommes tous heureux de constater que le Mali a ratifié presque tous les traités du droit international humanitaire.
Christoph Luedi a ensuite persuadé les députés que malgré cet important acquis, beaucoup reste à faire. Il s’agit maintenant de voter les lois visant à rendre la législation nationale conforme à ces instruments juridiques internationaux. « Dans ce processus, votre implication et votre engagement sont essentiels. Pour y parvenir, vous pouvez compter sur le soutien technique du CICR qui ne ménagera aucun effort pour vous accompagner ».
Le premier vice-président l’Assemblée nationale a salué la présence massive de parlementaires à cette journée d’échange avec le CICR dont le thème est « le rôle du parlementaire dans la mise en œuvre du droit international humanitaire ». Cette présence, a indiqué Mamadou Tounkara, « témoigne de la volonté de notre Assemblée nationale à jouer pleinement son rôle dans le développement d’un dispositif législatif efficace qui renforce la protection des personnes pouvant être affectées par le conflit ».
Il a aussi exhorté les élus à tirer le meilleur des informations et à profiter au maximum de cette journée afin de constituer une force de proposition et d’action pour la promotion, le développement et la mise en œuvre du droit international humanitaire.
Mamadou Tounkara a décrit cette séance d’information comme une occasion de mieux comprendre le rôle que doit jouer une institution comme l’Assemblée nationale, en matière de protection des populations dans les situations de conflit armé.
La rencontre a permis aux députés de situer l’état de ratification des traités du droit international humanitaire par le Mali et les obligations juridiques qui en découlent, l’intégration des principes de droit pénal international dans la loi pénale malienne. Ils ont mesuré, au regard de l’histoire récente de notre pays, la nécessité d’intégrer les infractions graves au droit international humanitaire commises en temps de conflit armé non international (CANI) dans le code pénal malien.
Mh. TRAORE

class="gkFeaturedItemTitle" Parquets locaux et crimes internationaux : LE COMBAT CONTRE L’IMPUNITE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 12 novembre 2014 15:41

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mohamed Ali Bathily,  a pris part, du 4 au 8 novembre à Arusha en Tanzanie, aux activités  marquant le 20è anniversaire de la création du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Cette rencontre qui a regroupé de grandes personnalités, s’est penchée sur les aspects cruciaux et les enjeux liés à la justice pénale internationale.
En marge de l’anniversaire, le Garde des sceaux a assisté au 7ème colloque international des procureurs ainsi qu’au symposium international sur les questions relatives à l’héritage du TPIR. En outre, le ministre de la Justice a été reçu en audience par le président du TPIR.  Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur le bilan, l’expérience, la jurisprudence et l’accessibilité des données du TPIR à travers l’archivage et la numérisation.
Le ministre Bathily s’est réjoui d’avoir été l’invité d’honneur de cette rencontre qui lui a permis de s’inspirer de l’expérience du TPIR et de la partager avec les autres pays.
Les procureurs internationaux et nationaux de vingt pays ont organisé le 7è colloque à Arusha, du 4 à 6 novembre. L’objectif de la réunion était d’identifier les défis et les perspectives de poursuite locale des crimes internationaux et l’adoption de mesures visant à éradiquer l’impunité. La session a réuni les procureurs internationaux et nationaux, des représentants des tribunaux régionaux, des établissements universitaires et des organisations de la société civile.
Les participants ont eu des discussions et mené des consultations intensives sur les défis et les perspectives de poursuite locale des crimes internationaux. Les procureurs et les autres participants ont adopté une résolution soulignant l’importance de la reddition de comptes pour les crimes internationaux pour la justice, la paix, la sécurité et le bien-être du monde.
Le 7è colloque faisait partie d’une série d’événements marquant le 20è anniversaire de la célébration de la création du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Fatou Bensouda, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a souligné la pertinence du thème de discussion qui était intitulé : « parquets locaux et crimes internationaux : défis et perspectives ».  Un thème qui, relèvera-elle, sous-tend le système d’Etat de Rome. «  Ce système est construit sur le respect de la Cour pénale internationale de la souveraineté de ses Etats parties. En effet, le Statut de Rome dans son préambule rappelle le devoir de chaque État de soumettre à sa juridiction criminelle, les responsables de crimes internationaux, donnant ainsi aux États parties la responsabilité première de prévenir et réprimer les atrocités », a expliqué Fatou  Bensouda.
Dans le même sens, le juge Hassan B. Jallow, procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda et du Mécanisme pour les tribunaux internationaux, a rappelé que la responsabilité de l’enquête et de la poursuite des crimes internationaux revenait aux juridictions nationales. L’option internationale de justice pénale est retenue pour traiter les cas que les Etats ne peuvent pas ou ne veulent pas poursuivre.
Dans ses remarques de clôture au colloque, le sous-secrétaire général aux affaires juridiques et conseiller juridique des Nations Unies, Miguel de Serpa Soares, a souligné le rôle de plus en plus important des poursuites nationales de crimes internationaux.
Au terme des travaux de la rencontre, les procureurs ont appelé tous les États à adopter des mesures et des stratégies appropriées pour mettre fin à l’impunité et contribuer ainsi à la prévention des crimes internationaux. Ils demandent également à la communauté internationale de mettre en place et de soutenir  le mécanisme efficace existant pour la formation du personnel et le renforcement des capacités des systèmes locaux pour la poursuite des crimes internationaux. En outre, la communauté internationale devrait soutenir la poursuite des crimes locaux pour assurer le respect effectif des normes internationales.
(Source : ministère de  la Justice)

class="gkFeaturedItemTitle" Production d’or : BIENTOT LA RAFFINERIE KANKOU MOUSSA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 11 novembre 2014 11:59

Le PDG du groupe SBC A.G. annonce un projet de 40 milliards de Fcfa dont le chantier démarrera au 2è trimestre de l’année prochaine
Notre pays s’apprête à conforter sa place de grand producteur d’or africain. Le Mali est le troisième producteur d’or en Afrique mais reste dépourvu d’infrastructure de traitement du métal précieux. Bon an mal an, notre pays produit autour de 50 tonnes d’or qui, à ce jour, sont exportées à l’état brut. Avec le manque à gagner, pour le Trésor et pour les particuliers, que la méthode engendre. Le seul moyen d’y mettre fin est d’installer une raffinerie qui traite l’or produit sur place.
C’est à cette tâche que s’est attelée une entreprise du secteur, le groupe SBC A.G. (Swiss Bullion Company AG), qui prévoit d’installer très prochainement une raffinerie dans la zone aéroportuaire de Bamako Sénou. Lors d’une conférence de presse, dimanche au Parc national, le PDG du groupe, Dario Littera, a détaillé le projet de raffinerie et les ambitions de son groupe.
L’infrastructure qui portera le nom de raffinerie Kankou Moussa aura une capacité à plein régime de 600 tonnes d’or. Ce qui est largement au dessus de la production nationale. En clair, les initiateurs misent aussi sur le traitement d’une grande partie de la production de la sous-région. La raffinerie, dont les travaux seront lancés courant deuxième trimestre, sera, dit-on, une installation moderne à la disposition des producteurs d’or. Elle coûtera 60 millions d’euros (environ 40 milliards de Fcfa), a indiqué le conférencier.
Dario Littera assure que la raffinerie utilisera des technologies de dernière génération et promet qu’elle aura un impact significatif sur la légalité des opérations dans le secteur. Ce sera, en outre, un précieux support pour les travaux d’orpaillage dans notre pays.
L’ambition du groupe, a détaillé Dario Littera, est d’avoir un statut de raffinerie d’Etat. C’est dans cette optique que le groupe a offert 45% de ses actions à l’Etat malien. Cette présence dans le capital, pense-t-il, est un gage suffisant pour que l’Etat ait un droit de regard et qu’il lui accorde le statut souhaité. Point capital, c’est ce statut qui permettra d’obtenir la certification au plan international. Les responsables du groupe disent attendre à ce jour la réaction des autorités maliennes.
Avec cette raffinerie, notre pays n’exportera plus de l’or brut. Les propriétaires de l’or raffiné auront une plus value et disposeront des autres métaux (platine, argent …) associés à l’or brut.
Des responsables de la Fédération nationale des orpailleurs du Mali, présent à la conférence de presse, ont salué une initiative qui donnera une plus grande lisibilité à l’orpaillage.
La raffinerie n’est pas le seul projet du groupe SBC A.G. dans notre pays. Le groupe va ouvrir une école de formation professionnelle dédiée au secteur des mines. Cette école, dont le lancement est prévu pour fin janvier prochain, formera des spécialistes aptes à travailler pour les sociétés minières, la future raffinerie et pour tous ceux qui s’intéressent au secteur des mines et au traitement des métaux précieux. Les modules enseignés concerneront le raffinage, la fusion, la séparation des métaux, la bijouterie, ou encore le design.
Au total, pour le projet de raffinerie et la future école, Dario Littera estime que ce sont quelque 500 emplois, dont 220 directs, qui seront créés.
A. LAM

class="gkFeaturedItemTitle" Journée mondiale de l’urbanisme : LE CASSE-TÊTE DES QUARTIERS SPONTANES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 11 novembre 2014 11:53

Les habitants de ces zones vivent le plus souvent dans des conditions précaires, sans accès à l’eau potable et dans un environnement difficile
A l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré samedi, la Journée mondiale de l’urbanisme placée sous le thème : «l’égalité urbaine, comment créer des villes intégratrices ».  Ce 8 novembre a été marqué par une conférence-débat organisée par le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat au Centre international de conférences de Bamako. La rencontre était animée par trois professionnels du secteur : Alpha B. Traoré, Mamadou Ouologuème et Ousmane Sow.
La cérémonie d’ouverture présidée par le chef de cabinet du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, Gaoussou Coulibaly, s’est déroulée en présence du président de l’Ordre des urbanistes, Diarra Sissoko, et de nombreux invités.
Notre pays compte plus de 3 274 727 citadins sur 14.528 662 habitants, soit un taux de 22,5% d’urbanisation. Le Mali est donc l’un des pays les moins urbanisés de la sous-région. Le rythme d’accroissement de la capitale est cependant de 5,4%, le plus élevé en Afrique et le 6è dans le monde. On comprend pourquoi « Sauvons notre quartier » est désormais le leitmotiv de la Journée de l’urbanisme et la principale préoccupation de notre pays à travers le département de l’Urbanisme et de l’Habitat.
Gaoussou Coulibaly a ainsi souligné l’importance de cette journée qui permet de réfléchir et sensibiliser sur la prolifération des quartiers spontanés et des bidonvilles dans les grandes agglomérations. La préoccupation des décideurs est de réduire les inégalités dans les villes et d’instaurer un climat de paix et de quiétude. Les habitants des quartiers spontanés vivent souvent dans des conditions précaires, sans accès à l’eau potable et dans un environnement difficile.
La Journée mondiale de l’urbanisme revêt, de surcroit, un caractère particulier pour notre pays du fait de la crise sécuritaire qu’il a connue. L’insécurité a, en effet, favorisé l’accroissement des bidonvilles et de la précarité avec l’arrivée des populations déplacées du Septentrion sous occupation jihadiste.
Cet aspect particulier se greffe à l’objectif général de la journée qui est de provoquer une prise de conscience chez le citoyen ordinaire et les collectivités des impacts environnementaux liés au développement des villes et des territoires. Le thème de cette année, « l’égalité urbaine, comment créer des villes intégratrices », interpelle les décideurs et les professionnels qui doivent faire face aux problèmes liés à l’expansion rapide de la démographie et à l’avènement des quartiers spontanés et des bidonvilles qui ne répondent pas à la réglementation présidant la création d’une ville moderne.
Malgré la mise en œuvre de politique, programmes et projets soutenus par la Banque mondiale et la création de l’Ordre des urbanistes du Mali en 1997, le problème de la prolifération des habitats spontanés demeure une préoccupation majeure. L’absence de zones de recasement en cas de calamité naturelle demeure une autre préoccupation des pouvoirs publics.
Le président de l’Ordre des urbanistes a regretté que ces professionnels soient victimes de la concurrence déloyale des agents de l’administration. « Sans l’implication forte d’urbanistes bien formés, qualifiés et expérimentés tant en conception qu’en suivi de réalisation de projets sur les villes, aucune politique urbaine véritable n’est possible», a estimé Diarra Sissoko.
Trois thèmes ont été débattus lors de cette conférence : « les bidonvilles » développé par Alpha B Traoré, « l’urbanisation de Bamako » par Mamadou Ouologuème et « Bamako en 2030 » par Ousmane Sow.
La Journée mondiale de l’urbanisme a été instituée en 1947 par le professeur Carlos Della Paolera de l’université de Buenos Aires. Elle est célébrée par une trentaine de pays à travers le monde. Quant au nombre d’habitants des bidonvilles dans le monde, il aurait dépassé la barre du milliard, selon les estimations.
A. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" Mines : LES DEPUTES SE FAMILIARISENT AVEC LA DIRECTIVE DE LA CEDEAO

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 11 novembre 2014 11:47

Dans le cadre de ses activités, la Fondation pour le développement au Sahel (FDS) a organisé le 28 octobre, grâce à l’appui financier d’Oxfam America, une rencontre d’échanges et d’informations avec les députés de l’Assemblée nationale sur la directive minière de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). La séance s’est déroulée dans la salle Kadari Bamba sous la présidence du président de la Commission de l’eau, de l’énergie, des mines, de l’artisanat et du tourisme, Bakary Fomba. C’était en présence du directeur exécutif de la fondation, Tiémoko Souleymane Sangaré, du représentant de la Direction nationale de la géologie et des mines, Lassana Guindo, et de celui d’Oxfam, Soumaïla Sogoba.
Le contenu du document de la CEDEAO et ses difficultés de publication dans le Journal Officiel qui était prévue en juin 2009, ont été expliqués aux élus.
L’objectif de la directive minière est de doter les Etats membres de la CEDEAO d’un code minier sous-régional. La directive assure également l’harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur et ambitionne de créer un environnement minier favorable au développement macroéconomique durable. Elle contribue à améliorer la transparence dans le processus de formulation et de mise en œuvre de la politique minière dans la sous région ; à promouvoir la participation et renforcer les capacités des communautés minières.
Dans son exposé le directeur exécutif de la FDS, Tiémoko Souleymane Sangaré, a évoqué les différents chapitres qui subdivisent la directive. Il s’agit des chapitres : « Substances minérales en tant que ressources de l’Etat » ; « Protection de l’environnement » ; « Protection  de l’intérêt national » ; « Accès à l’information, obligations relatives aux droits de l’homme et activités minières », « Règlement des différends », « Dispositions institutionnelles et mise en œuvre » et « dispositions générales et finales ».
Le chapitre « Substances minérales » consacre la propriété de l’Etat sur toutes les ressources minérales à l’état naturel, dont la gestion doit profiter aux communautés. Pour la protection de l’environnement, en plus de l’obtention des permis et des autorisations nécessaires à toute activité minière auprès des autorités nationales compétentes, les détenteurs de titre ou de permis doivent se conformer à la législation nationale et aux pratiques internationales admises en la matière. Ils doivent élaborer des plans de réhabilitation qui prennent en compte les besoins environnementaux.
Evoquant la protection de l’intérêt national, le directeur exécutif de la FDS a affirmé que nonobstant un accord de stabilité reflétant les intérêts nationaux et ceux de l’investisseur, les Etats membres doivent adopter des lois en vue d’optimiser et de protéger les recettes dues au titre de l’activité minière. « En outre, ils sont tenus d’assurer une répartition équitable et un transfert d’une partie de ces revenus vers les communautés », a précisé Tiémoko Sangaré.
Au titre des dispositions générales et finales, le directeur exécutif de la FDS a rappelé que la directive doit, dans les 30 jours suivant son adoption par le Conseil des ministres, être publiée au Journal officiel de la Commission de la CEDEAO et dans celui de chaque Etat membre. Elle entre en vigueur après cette publication dans chaque Etat membre.
La directive constitue une avancée notable vers une plus grande responsabilisation des gouvernements et la prise en charge des préoccupations des communautés dans les politiques minières, a estimé Souleymane Sangaré. Il a, par conséquent, souhaité que les autorités interviennent pour que le texte puisse être insérée dans le Journal officiel.
« Cette rencontre nous permet de partager une vision communautaire qui reste dans l’ombre pour beaucoup de décideurs », a indiqué le président de la Commission de l’eau, l’énergie, des mines, de l’artisanat et du tourisme de l’Assemblée nationale. Il a réitéré l’engagement de sa commission à entreprendre des actions auprès du gouvernement pour la publication de la directive minière de la CEDEAO le plus tôt possible. Finalisée en mai 2009, la directive aurait dû être publiée le 30 juin 2009.
Aminata Dindi SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Démonstration des moines du Temple de Shaolin : PROMOUVOIR LA CULTURE DE LA PAIX A TRAVERS LES ARTS MARTIAUX

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:55

Durant trois semaines, ces moines ont inculqué, à travers l’enseignement et la demonstration, l’esprit de paix et de non violence aux jeunes
Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita a assisté samedi au palais des sports à une démonstration des moines du Temple chinois de Shaolin, actuellement en visite dans notre pays. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Moussa Mara, du président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, de la secrétaire générale de la Fondation chinoise pour la paix mondiale, Xiao Kejian et du chargé d’affaires de l’ambassade de Chine au Mali, Guo Xueli. Plusieurs ministres du gouvernement étaient aussi presents.
Sensibiliser et responsabiliser la jeunesse malienne sur les questions de paix et de non violence, susciter sa participation active au processus de paix et de tolérance, s’entretenir avec les plus hautes autorités gouvernementales et les chefs religieux locaux pour véhiculer les préceptes de paix et de réconciliation auprès de ces groupes, inculquer les valeurs de paix et de tolérance aux jeunes maliens à travers la méditation bouddhiste, la philosophie de la paix et le contrôle de soi mais également initier les groupes de jeunes maliens issus de clubs d’arts martiaux aux techniques d’arts martiaux et de contrôle de soi utilisé par les moines de Shaolin, sont, entre autres, les objectifs de cette séance de demonstration de 5 moines de Shaolin de la République populaire de Chine, qui séjourne dans notre pays depuis le 25 octobre dernier.
La secrétaire générale de la Fondation chinoise pour la paix mondiale, Xiao Kejian, a indiqué que c’est un honneur pour sa fondation et pour les moines du Temple de Shaolin, de séjourner au Mali dans le cadre de la promotion de la paix. Elle a révélé que les moines du Temple de Shaolin ont plus de 1000 ans d’histoire et ont une grande expérience dans le domaine du développement de l’esprit de la culture de la paix. «Nous sommes au Mali pour apporter notre petite contribution à la consolidation de la paix. Durant trois semaines, ces moines ont inculqué, à travers l’enseignement et la demonstration, l’esprit de paix et de non violence aux jeunes maliens », a-t-elle souligné.
Quant au chargé d’affaires de l’ambassade de Chine au Mali, Guo Xueli, il a indiqué que le Kung Fu constitue un patrimoine culturel de la Chine et que le Temple de Shaolinjouit d’une réputation à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine. « Les moines du Temple de Shaolin s’engagent à soutenir le Mali pour la paix », a-t-il assuré. Avant d’ajouter que cette visite devrait être une source d’inspiration pour la jeunesse malienne pour rétablir un Mali nouveau, un Mali de paix et de pardon. Il a ajouté que le Mali constitue une priorité pour la Chine dans la promotion de la culture de la paix.
Après ces deux discours place sera faite aux séances de démonstrations des pratiquants de Kung Fu Wushu du Mali. Ces jeunes ont plus que séduit les spectateurs notamment les trois jeunes champions du Mali, Mahamadou Konté, Amadou Coulibaly et Molobaly Sidibé. Après ces jeunes, ce fut le tour du double champion du monde (2010 et 2012), Vamara Sanogo de faire des exhibitions. Pendant plus de 10 minutes, ce jeune homme qui est aujourd’hui une fierté pour le Kung Fu Wushu malien, a démontré tout son savoir-faire. L’un des moments forts de cette démonstration sera sans doute la partie du jeune handicapé physique, Moussa Haïdara qui malgré son handicap a séduit toute la salle.
Evidemment le moment le plus attendu fut le tour des cinq moines (trois chinois et deux Ivoiriens) de faire des exhibitions pour véhiculer des messages de paix et de tolérance. Les moines ont ensuite remis au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, visiblement très ému, des cadeaux composés d’un livre de leur trésor et d’un tableau dédié à la culture de la paix et à la non violence. Ce tableau est une réplique d’une stèle qui se trouve dans leur temple en Chine et qui exprime l’union et la tolérance entre les régions et l’harmonie dans la société. « Ce que j’ai vu ce soir (samedi soir, ndlr) m’a beaucoup séduit et je suis aussi sûr que les messages que les jeunes bouddhistes du Temple de Shaolin ont été bien reçus par la jeunesse malienne en particulier et le peuple malien en général. J’ai été surpris de voir que notre pays possède aussi autant de talents cachés. Cette pépinière malienne brillante à souhait constitue les prémisses d’une école shaolienne du Mali. Et cela est dans l’ordre des choses, dans l’ordre de l’amitié profonde entre les peuples de la Chine et du Mali », s’est réjoui le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta
D. COULIBALY

class="gkFeaturedItemTitle" Sommet extraordinaire de la Cedeao : SOUTIEN À UNE TRANSITION APAISÉE AU BURKINA FASO

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:47

Les dirigeants ouest-africains ont apporté leur appui à la dynamique du consensus en cours entre les acteurs de la crise burkinabé
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) appuie fermement les efforts des Burkinabé pour trouver un terrain d’entente sur la gestion de la transition dans leur pays. Du coup, l’organisation régionale ne semble pas s’inscrire dans la logique de sanction à l’instar de l’Union africaine qui a donné deux semaines aux militaires pour remettre le pouvoir aux civils. Y en a-t-il besoin ? Car la classe politique, la société civile et les militaires, qui se sont installés au pouvoir après la chute de Blaise Compaoré, sont arrivés à un consensus sur une charte qui servira de base législatif pour gérer la période de transition devant aboutir à des élections.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao ont donc décidé d’accompagner cette dynamique qui s’inscrit en droite ligne des points d’accords entre la mission régionale et l’armée burkinabè pour l’entame d’une transition civile dans le pays. Le sommet extraordinaire a adopté un plan qui prévoit la levée de la suspension de la Constitution, la constatation de la vacance du pouvoir par la Cour constitutionnelle et la désignation d’un civil pour conduire la transition qui organisera dans un délai raisonnable des élections libres et transparentes. Le lieutenant-colonel Isaac Zida remettra le pouvoir au civil qui sera désigné par consensus pour conduire la transition.
Après plus de 10 heures d’horloge de discussions à huis-clos entre le président ghanéen, John Dramani Mahama, président en exercice de la Cedeao et ses pairs, le sommet a pris des décisions très courageuses saluées par les nombreux observateurs présents ainsi que la représentante du Burkina Faso, Mme Clémence Traoré Somé, ambassadrice au Ghana.
Dans le communiqué final lu par le président de la Commission de la Cedeao, Kadré Désiré Ouédraogo, il ressort que les chefs d’Etat et de gouvernement présents au sommet ont examiné avec une attention particulière la situation politique et sécuritaire du pays des hommes intègres, suite aux événements du 30 octobre 2014 consécutifs au projet de révision de la Constitution programmé par le président Blaise Compaoré.
Le patron de la commission de la Cedeao annoncera que les chefs d’Etat et de gouvernement, après avoir pris note des conclusions de la visite le 5 novembre dernier à Ouagadougou de John Dramani Mahama (Ghana), Goodluck Ebele Jonathan (Nigéria) et Macky Sall (Sénégal), afin de faciliter le dialogue politique, les acteurs de la crise burkinabè, ont décidé de réaffirmer leur engagement pour la préservation des institutions démocratiques et les principes de convergence constitutionnels et d’élections démocratiques tels que contenus dans le protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance. « A cet égard, les chefs d’Etat et de gouvernement entérinent l’accord atteint par toutes les parties prenantes burkinabè en particulier au regard de la nécessité de la levée immédiate de la suspension de la Constitution pour permettre au Conseil constitutionnel de déclarer la vacance du pouvoir et faciliter la mise en place d’un gouvernement de transition, la nomination urgente d’une éminente personnalité civile pour présider la transition ainsi que la conduite de consultations inclusives entre les leaders des partis politiques, les représentants de la société civile, les leaders religieux et traditionnels ainsi que les forces armées nationales, afin d’arrêter la composition du gouvernement de transition », a t-il détaillé.
PAS DE SANCTIONS. Kadré Désiré Ouédraogo invitera ainsi les nouvelles autorités du pays à la garantie de la sécurité de tous les Burkinabè y compris les leaders politiques, les membres du gouvernement et de l’Assemblée nationale, ainsi que la protection des droits des personnes et de leurs biens. Il annoncera que le sommet a décidé de mettre en place un groupe de contact présidé par le président sénégalais, Macky Sall et appuyé par le président en exercice de la Cedeao, le Ghanéen John Dramani Mahama pour accompagner les Burkinabè dans la facilitation du processus de transition ainsi que la nomination d’un envoyé spécial pour faciliter le processus de dialogue entre les parties prenantes.
Tout en rendant un hommage appuyé au lieutenant colonel Isaac Zida et à l’ensemble des forces armées du Burkina Faso pour leur professionnalisme dans le maintien de la sécurité, de la loi et de l’ordre ainsi que pour leur rôle positif dans la mise en place d’un processus de transition dirigé par une personnalité civile, les chefs de l’Etat ont exprimé leurs sincères condoléances aux familles éplorées et leur sympathie aux victimes de l’insurrection. Mieux, le sommet a salué l’excellent travail entrepris par la mission conjointe d’évaluation des Nations Unies, de l’Union africaine et de la Cedeao pour accompagner le Burkina Faso dans sa quête de stabilité.
«Le sommet encourage les trois organisations à poursuivre leurs efforts de coordination en vue de garantir le succès de la transition. Dans cette perspective, la conférence lance un appel à la Communauté internationale et aux partenaires afin qu’ils n’imposent pas de sanctions au Burkina Faso, compte tenu des efforts en cours au niveau de région et qu’ils continuent à soutenir ce pays en cette période délicate », indique le communiqué publié à l’issue de la rencontre d’Accra.
Dans le cadre du soutien au Burkina Faso, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao décident de rester saisis de la situation et prendront d’autres décisions en cas de besoin. Les dirigeants ouest-africains lancent un appel à tous les Etats membres, afin qu’ils s’assurent que la préparation et le déroulement des élections au Burkina Faso aient lieu de façon paisible, libre, équitable et crédible.
Le président de la République Ibrahim Boubacar Keita présent au sommet a salué les actions entreprises par la Cedeao pour accompagner le peuple du Burkina Faso dans cette phase difficile de son histoire. « Il s’agit de faire confiance au peuple frère burkinabè, ce peuple sait ce qu’il veut. Nous, nous devons les accompagner pour faire en sorte que cette période délicate se passe dans la stabilité, le calme et la sérénité et conformément à ce qui est attendu aujourd’hui par tous, à savoir l’apaisement et la transparence dans le choix qu’ils auront fait et que cela soit conforme au vœu du peuple burkinabè », a t-il indiqué. Il a réitéré son engagement à soutenir et accompagner le processus de sortie de crise amorcé.
D. DJIRE

class="gkFeaturedItemTitle" Gestion des stocks d’armes et de munitions : COUP DE MAIN POUR LA LOGISTIQUE ET LE TRAÇAGE

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  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:44

L’ambassade d’Allemagne a offert, hier, un véhicule et du matériel informatique à la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNLPAL). La remise officielle du don, dans la salle de conférence de l’ECOSAP, a précédé l’ouverture d’un atelier organisé par la CNLPAL, en partenariat avec le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), sur l’identification et le traçage des armes légères.
Procédant à l’ouverture des travaux de cet atelier, le secrétaire général de la présidence, Mohamed Alfousseyni Touré, en a souligné la pertinence dans le contexte d’un Mali, qui aspire à la paix, la sécurité et au développement. Tout en insistant sur l’esprit de patriotisme, indispensable pour ramener la quiétude et la stabilité dans notre pays, le secrétaire général de la présidence de la République a remercié l’ambassade d’Allemagne pour son geste qui intervient à l’aube d’une nouvelle phase des pourparlers d’Alger.
Mohamed Alfousseyni Touré, qui a séjourné au Rwanda dans le cadre de la participation du contingent malien aux opérations de désarmement au Rwanda (2003 à 2006), a rappelé à son auditoire le contre-exemple d’enfants soldats rwandais circulant avec des armes légères.
Pour ce qui est du véhicule et du matériel informatique, ils font, comme l’atelier, partie de la réponse de la communauté internationale aux préoccupations exprimées par la CNLPAL sur la gestion de la problématique des armes légères. Conformément à son plan d’actions 2014-2018, la CNLPAL avait déjà organisé, le 13 octobre, une table-ronde à l’intention des partenaires techniques et financiers.
L’accent a été mis à cette occasion sur la formation et le renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des stocks d’armes légères et de leur enregistrement, a indiqué la présidente de la CNLPAL, le général Coulibaly Kani Diabaté. Les nouveaux dons, a-t-elle assuré, vont appuyer la commission dans ses activités d’information, d’éducation et de sensibilisation relatives à la gestion de la problématique des armes légères.
Jens Urban, le premier conseiller représentant l’ambassadeur d’Allemagne, a insisté sur le renforcement de la coopération entre son pays et le Mali et sur la nécessité d’aider notre pays dans la gestion du problème des armes légères.
Pendant la formation, les experts de la MINUSMA vont discuter avec les 25 participants des instruments internationaux de traçage des armes et du Traité sur le commerce des armes. A noter que l’article 32 de la Résolution 2164 du Conseil de sécurité recommande à la MINUSMA d’aider notre pays dans la gestion des armes légères, conformément à la convention de la CEDEAO.
B. M. SISSOKO

class="gkFeaturedItemTitle" Communication et paix : LES TOASTMASTERS EN PREMIERE LIGNE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:42

La conférence bi-annuelle 2014 du District 94 de l’organisation Toastmasters international s’est tenue vendredi et samedi à l’hôtel Olympe de Bamako sur le thème « Construire une passerelle de paix à travers la communication de leadership ». Cette rencontre, la première de genre du District 94 Toastmasters international dans notre pays, a regroupé des délégations de l’organisation venues de plusieurs pays de la CEDEAO. La cérémonie d’ouverture des travaux, présidée par Mahamadou Camara, le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, s’est déroulée en présence du directeur international de Toastmasters international, Khaled Mutlagaitu, et du gouverneur du District 94 de l’organisation, Mme Dunstanette Macauley.
Toastmasters International est une association internationale à but non lucratif dont l’objectif est d’aider ses membres à améliorer leurs compétences en matière de communication et de leadership par la prise de parole en public. TMI s’emploie à nourrir la confiance en soi de ses membres et encourager leur progression. Les membres se réunissent toutes les semaines pendant une à deux heures pour apprendre à pratiquer la prise de parole en public. La particularité de la méthode est qu’il n’y a pas de formateur : les membres s’évaluent et s’aident mutuellement à s’améliorer suivant une collaboration communautaire. L’organisation compte de nos jours plus de 350 000 membres inscrits dans 13 000 clubs présents dans 116 pays à travers le monde.
Toastmasters offre à tous, la possibilité de maîtriser l’art d’écouter, de penser et de parler – des compétences vitales qui facilitent la réalisation personnelle, accroissent le potentiel de leader en chacun de nous, stimulent la compréhension entre humains et contribuent ainsi à l’amélioration de notre société.
Dans l’esprit de cette mission, il est essentiel que TMI continue d’étendre constamment son réseau de clubs afin d’offrir à un plus grand nombre de personnes le bénéfice de ses programmes.
La mission d’un club Toastmasters est d’offrir un milieu d’apprentissage positif dans lequel les membres peuvent développer en toute confiance leurs connaissances en communication et en leadership, ce qui génèrera estime de soi et croissance personnelle.
Au cours de la rencontre de Bamako, les 200 participants se sont formés, ont discuté des affaires organisationnelles et engagé des joutes oratoires.
Khaled Mutlagaitu et Mme Dunstanette Macauley ont, tour à tour, salué la tenue de la rencontre de Bamako qui témoigne de la solidarité des membres de l’organisation et de leur volonté de participer au rayonnement du continent. Ils ont remercié le président Ibrahim Boubacar Kéïta pour s’être rendu en Guinée et au Libéria et y apporter la solidarité du peuple malien. Les Toastmasters sont des acteurs de la paix qu’ils véhiculent, a expliqué à ce propos Khaled Mutlagaitu.
Le ministre Mahamadou Camara a confirmé que la communication est un aspect important dans notre monde où tout change très vite. « La bonne communication est un vecteur fondamental de la paix et de la cohésion sociale », a constaté ministre qui a souhaité une multiplication des clubs de Toastmasters  à travers notre pays.
Be. COULIBALY

class="gkFeaturedItemTitle" Concours d’entrée à la police nationale : LA GRANDE RUEE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 10 novembre 2014 13:38

Ils sont des centaines de jeunes (filles et garçons) à prendre d’assaut depuis le matin les installations de la Brigade spéciale d’intervention, seul centre de dépôt de candidatures
Au regard des missions régaliennes qui lui sont dévolues, la police nationale joue un rôle extrêmement important dans la sécurisation des personnes et des  biens. Ce qui suppose qu’elle ait en son sein, des ressources humaines de qualité ayant pour seule vocation, de servir la patrie avec dévouement et conscience. Cette année, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité va procéder par voie de concours direct, au recrutement de 700 élèves sous-officiers au compte de la police nationale. Le dépôt des dossiers de candidatures est ouvert depuis le 1er de ce mois et se poursuivra jusqu’au 10 c’est à dire aujourd’hui.
En plus des conditions d’éligibilité relatives à la nationalité, la jouissance des droits civiques, la bonne moralité, l’âge et le niveau d’études, une panoplie de documents administratifs sont exigés pour pouvoir faire acte de candidature. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sont pas les candidats qui manquent,  car le centre de dépôt de candidature est noir de monde, depuis le début de l’opération. Pour avoir une bonne place, certains n’hésitent pas à se présenter aux aurores. Mais trouvent d’autres candidats déjà installés, certains prétendant avoir passé la nuit. Cela s’explique naturellement par la hausse excessive du taux de chômage des jeunes dans notre pays. L’enceinte de l’ex-commissariat du 4ème arrondissement (actuelle Brigade spéciale d’intervention) est le seul centre de dépôt sur la rive droite. Depuis le début des dépôts, la rue d’en face fait le plein chaque matin et ne désemplit pas, car certains y passent la nuit pour pouvoir déposer leur dossier le lendemain témoigne un vendeur de café situé à coté qui lui se frotte les mains.
Au passage de notre équipe de reportage vendredi, malgré le nombre impressionnant de jeunes candidats, certains dégoulinant de sueur, tout se passait dans un bon état d’esprit. Le commissaire principal Oumar Samaké et ses hommes ont instauré un dispositif d’ordre adéquat pour maitriser le groupe de jeunes aspirant de tout coeur à porter la tenue de la police.
TRANSPARENCE ET EGALITE DE CHANCE: Le maitre mot des autorités pour le recrutement de cette année, réside dans le souci d’instaurer des critères stricts de transparence tout au long du processus. Toutes choses qui suscitent un malaise général au sein des réseaux habituels de malversation autour de l’organisation de ce concours. La lutte contre la corruption et la délinquance financière semble être passée par là
Le dispositif instauré au niveau de ce centre de dépôt exige à ce que le candidat procède en personne au dépôt de son dossier. « Cette foi il n’y a pas d’intervention  possible, même ceux qui ont des parents ou connaissances dans les rangs de la police doivent se plier à cette obligation » martèle le commissaire Bèh Dakouo. « Entre 400 à 500 candidats arrivent à déposer leurs dossiers par jour, cela grâce à l’ordre que nous tenons ici » se félicite t-il. Toujours par souci de transparence lors du dépôt des dossiers, les candidats sont invités à présenter les originaux de toutes les pièces demandées, un expert en la matière se charge de procéder à une première conformité avant les vérifications qui seront effectuées à la direction générale de la police a expliqué l’officier de police.
Au sortir de la cour après avoir effectué le dépôts certains des candidats ont bien voulu répondre à nos questions. Moussa Doumbia fait partie de ceux-là. Il explique qu’il a pu déposer ses dossiers sans problème majeur, et cela, grâce à l’ordre qui régnait ici. A la question de savoir pourquoi il aspire à être policier, le postulant répond que c’est juste dans le simple but de servir son pays. Notre interlocuteur poursuit en disant vouloir travailler pour les avantages du métier, tout en contribuant à lutter contre la corruption dans notre pays.
Etudiant en deuxième année à l’université des lettres et sciences humaines, Sory Ibrahim Konaté faisait partie du millier de postulants qui faisaient la queue au centre de Badalabougou pour déposer ses dossiers. Il a quant à lui une autre vision (plutôt personnelle) de ce concours. Pessimiste, à l’idée d’avoir du boulot à la fin de ses études il pense prendre de l’avance en tentant sa chance, d’où ses motivations et tout son espoir pour réussir à cet examen. Pour notre part nous souhaitons bonne chance à tous les candidats.
Lougaye ALMOULOUD

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention et riposte contre la fièvre Ebola La Chine a remis au Gouvernement un lot d’équipements

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 8 novembre 2014 00:00

La salle de conférence de la Primature a servi de cadre, ce samedi 8 novembre 2014,  à la remise d’un important don de la République Populaire de Chine à notre pays dans le cadre de la lutte contre la fièvre à virus hémorragique Ebola.  A ce titre une convention de don a été paraphée par les deux parties.
Cet important don d’une valeur de plus de 420 millions de FCFA, est composé de :
17 000 pièces de combinaisons de protection,
17 000 pièces de bavettes,
17 000 paires de gants en latex à usage unique,
17 000 paires de couvre chaussures,
17 000 pièces de lunette de protection,
200 pièces de pulvérisateurs,
200 pièces de thermomètre à infrarouge,
5 détecteurs de température du corps,
3 000 sacs mortuaires.
Comme on le constate, ce don est constitué majoritairement de matériel de protection du personnel de santé. Il permettra, selon M. Ousmane Koné, ministre de la santé et de l’hygiène publique, à ces hommes et femmes de la santé qui combattent en première ligne contre la maladie de s’armer d’avantage en vue d’une meilleure riposte. Tout en saluant la disponibilité constante et l’engagement sans faille de la République Populaire de Chine à l’endroit de notre pays, le ministre Ousmane KONE s’est engagé à une utilisation judicieuse du matériel acquis.
Pour le Chargé d’affaires de l’Ambassade de Chine à Bamako, le Mali n’est pas seul dans son combat contre Ebola. C’est pourquoi la Chine apportera son concours aux pays touchés par l’épidémie à travers des équipements, du personnel médical et la construction de postes techniques.
Le Premier ministre a salué l’initiative chinoise à sa juste valeur. Tout en se réjouissant de la coopération multidimensionnelle qui existe déjà entre nos deux pays dans tous les secteurs de développement, Moussa Mara a témoigné la reconnaissance du Chef de l’Etat, SE. Ibrahim Boubacar KEITA, et celle de l’ensemble du peuple Malien à la République populaire de Chine pour sa présence aux côtés du Mali dans ces moments de dures épreuves. En effet, cette contribution importante permettra d’assurer la sécurité du personnel médical malien et aidera à une meilleure prévention et une prise en charge plus appropriée. Une promesse est tenue de part et d’autre.

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention des incendies dans les marchés Dion-Communication joint l’utile à l’agréable

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 6 novembre 2014 20:38

Le Premier ministre Moussa Mara a lancé mardi 4 novembre à Bamako les activités des fora sur la prévention des incendies et la sécurité routière des marchés au Mali.
Pour une convivialité et moins d’incendie dans les marchés, le Premier ministre Moussa Mara et l’agence de communication Dion-communication et production tablent sur la collaboration des commerçants et de la protection civile.
C’est pourquoi le chef de département du Commerce a procédé, au marché des Halles Félix Houphouët-Boigny, au lancement de la campagne de sensibilisation, d’information et de formation sur la prévention des incendies dans les 30 marchés de Bamako et dans les sept régions sous contrôle sécuritaire.
Durant 6 mois, des activités de sensibilisation et d’information sur les risques d’incendie, couplées à des ateliers de formation sur la lutte contre l’insécurité dans les marchés à l’intention des commerçants et autres usagers seront organisées.
« Cette campagne de sensibilisation et de mobilisation des populations va réduire considérablement de façon active les incendies dans les marchés, à travers des journées citoyennes », a expliqué le colonel Faguimba Kéita, directeur régional de la protection civile de district.
Le Premier ministre a souligné que les acteurs doivent être formés pour une large sensibilisation des risques liés à l’incendie. Pour cela, des organisations sont ciblées pour servir de courroie de transmission à travers le renforcement de leurs capacités pour mieux aborder le sujet avec les autres.
Source : L'Indicateur du Renouveau

class="gkFeaturedItemTitle" Réconciliation nationale La place de la justice transitionnelle

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 6 novembre 2014 20:34

Un séminaire international se tient depuis ce matin au CICB sur la justice transitionnelle et la réconciliation nationale. Organisé par l’AMDH, la FIDH avec l’appui du le Ministère de la Justice et du Ministère de la Réconciliation nationale,  il dure 2 jours.
Dans son introduction, Me Moctar Mariko, Président de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) a salué toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réalisation de ce séminaire qui s’inspire de la lutte contre l’impunité en se constituant partie civile pour les victimes de la crise.
Ce séminaire vise donc à faire partager l'expérience de grands acteurs internationaux sur les enjeux de tels processus et réfléchir avec  les acteurs nationaux de la réconciliation, aux méthodologies et actions à mettre en place pour y parvenir. Plus de 200 participants venant de Bamako et de toutes les régions du Mali et représentants toutes les forces vives et acteurs de justice et de réconciliation prennent part aux travaux qui sont animés par des experts internationaux et nationaux.
Quant à la Présidente d’honneur de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) Mme Souhayr Belhassen, elle argumente que ce séminaire a pour but de faire profiter l’expérience triennale de la FIDH  au processus de  la réconciliation nationale malienne en termes de vérité et du pardon pour les parties, de la crédibilité, la compétence et la transparence pour les juges. Pour elle, la présence du Premier Ministre Moussa Mara et du Ministre de la Réconciliation Nationale traduit la volonté du Gouvernement malien à honorer ses engagements internationaux vers une justice équitable pour une paix durable.
La volonté des autorités maliennes est soutenue par la MINUSMA dont le représentant souhaite que ce séminaire contribuera à la réparation satisfaisante des  dommages causés aux différentes victimes pour une réconciliation nationale et une paix définitive. Le même engagement est affirmé par  le représentant de l’Union Européenne.
Le Premier ministre Moussa Mara a salué au nom du Président de la République,  les organisateurs de leur initiative combien importante pour l’actualité du Mali et le règlement durale de la crise. Tout en énumérant les attributions de la nouvelle Commission vérité-Dialogue et réconciliation, le Premier Ministre a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement à faire bon usage des résolutions de ce séminaire.
Source : CCINT Primature 06 11 2014 12:55

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