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class="gkFeaturedItemTitle" EDUCATION ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE Le Premier ministre Modibo Keita reçoit le directeur général de l’ISESCO

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 4 février 2015 11:36

Apres avoir échangé lundi avec le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a Koulouba, le directeur général de l’ISESCO Dr Abdulahziz Othman Altwajiri, accompagné du ministre de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique Me Mountaga Tall, a rendu une visite de courtoisie au Premier ministre ce mardi 03 février.
Au menu des échanges, le renforcement du partenariat entre l’Isesco et le gouvernement malien, le rôle que cette institution pourra jouer dans le cadre de la résolution de la crise malienne, la création d’un centre pédagogique et culturel et la contribution de l’institut dans la réalisation de la future Université internationale de Tombouctou.
D’entrée de jeu, le Premier ministre Modibo Keita rappellera la date de création de l’ISESCO (1982) et l’espoir que cela a suscité au niveau des pays du tiers-monde. Il a aussi insistee sur la formation des ressources humaines. Car, dira-t-il, « Il n’y a aucune possibilité de développement sans des ressources humaines bien formées ». Le chef du gouvernement a aussi sollicité l’implication du directeur de l’ISESCO dans le cadre des pourparlers inter-maliens qui vont bientôt démarrer entre le gouvernement et les mouvements armés.
Quant au Dr Alwajiri, il dira toute sa joie d’être reçu par le Premier ministre. Il insistera sur la disponibilité de son institut a accompagner le Mali dans la résolution de sa crise. Le directeur de l’ISESCO rappellera que le Mali a participé a la création de la structure qu’il dirige aujourd’hui. Et que les relations entre les deux parties ne font que s’accentuer.

 

class="gkFeaturedItemTitle" CABINET DU PREMIER MINISTRE : MAHAMADOU MAGASSOUBA SUCCEDE A ABRAHAM BENGALY COMME DIRECTEUR DE CABINET DU PREMIER MINISTRE.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 2 février 2015 14:32

C’est à 11 heures, ce matin que le ministre, directeur de cabinet sortant du Premier ministre, M. Abraham BENGALY a cédé son fauteuil à Monsieur Mahamadou MAGASSOUBA, qui occupera désormais cette fonction auprès de Son Excellence Modibo KEITA.

La cérémonie de passation qui s’est déroulée à la Primature, en présence des membres du cabinet du Premier ministre, a été marquée par les chaleureux remerciements du Dircab sortant à l’endroit de ses collaborateurs pour la bonne qualité de leur collaboration et l’appel lancé par le Dircab entrant afin que les grands défis qui les attendent puissent êtres relevés dans un esprit patriotique.

Les deux personnalités ont ensuite salué leurs collègues et fixé la traditionnelle photo de famille qui mit fin à la cérémonie.

 

class="gkFeaturedItemTitle" CONCERTATIONS VENDREDI A LA PRIMATURE: le Premier ministre a conféré avec l’opposition et la majorité

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 31 janvier 2015 13:35

Le Premier ministre, chef du gouvernement, S. E. M. Modibo Kéita, a rencontré le vendredi 30 janvier 2015 les partis politiques de l’opposition dans la matinée et ceux de la majorité dans l’après-midi.

Il s’agissait, pour le Premier ministre Kéita, d’échanger avec la classe politique sur les récents événements survenus à Gao et sur d’autres sujets se rapportant à la vie de la nation.

Les invités de la matinée, après avoir écouté l’exposé du chef du gouvernement, ont fait part de leurs points de vue critiques sur les difficultés du pays, les causes de la crise. Ils ont accusé le précédent Premier ministre, qu’ils tiennent pour responsable de tout ce qui se passe présentement.

Ils ont évoqué, pêle-mêle, les attaques de Nampala, Ténenkou, Dioura, Douékiré, Goundam et Gao, qu’ils ont déploré. Ils ont souhaité qu’une reconnaissance de la nation soit faite aux soldats morts sur le champ d’honneur qui méritent, selon eux, qu’un cimetière lui soit dédié.

 

Auparavant, les leaders de l’opposition avaient félicité le Premier ministre pour sa démarche participative et lui avaient renouvelé leur disponibilité. Il a aussi été question des prochaines municipales couplées avec les régionales, des suites réservées aux principaux rapports du Vérificateur général et de la Cour suprême. De même que la censure dont l’opposition estime faire l’objet sur les chaînes publiques.

L’après-midi, c’était au tour de la majorité présidentielle d’échanger avec le Premier ministre sur les mêmes sujets. Tous se sont dits fortement préoccupés par la situation dans le pays, souhaité une union sacrée autour du gouvernement. Certains ont déploré le manque de cohésion au sein de la majorité.

Tous ont en tout cas félicité la démarche du chef du gouvernement et souhaité qu’elle soit pérennisée.

 

CCINT-30/01/2015

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier ministre Modibo KEITA rend hommage aux retraités de la Primature.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 29 janvier 2015 16:32

C’est dans une atmosphère conviviale et chaleureuse  et en présence des membres de son cabinet et de plusieurs invités, que Son Excellence Modibo KEITA a présidé cet après midi dans le hall du 1er étage de la Primature, la cérémonie de départ à la retraite de 16 fonctionnaires  servant  précédemment au cabinet et dans d’autres services  comme le Contrôle général des services publics, le Secrétariat général du gouvernement, le Commissariat au Développement institutionnel et les Archives nationales du Mali.
Au nom de ses collègues retraités, M. Amadou GADIAGA, Contrôleur général des services publics, a vivement remercié le chef du gouvernement et tous ses prédécesseurs sous lesquels ils ont servi, pour l’attention, l’estime et le soutien dont ils ont été l’objet durant leur carrière administrative. Quand au Premier ministre, il a rappelé les immenses et loyaux services rendus par ces hommes et femmes à la nation malienne avant de saluer leur exemplarité et leur intégrité. Son Excellence Modibo KEITA a ensuite remis une enveloppe symbolique à tous les récipiendaires avant d’offrir un cocktail en leur honneur.

class="gkFeaturedItemTitle" APRES AVOIR CONTRAINT LA MINUSMA A RETIRER SON ACCORD DE ZST Le président de la République s’est rendu à Gao

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 29 janvier 2015 11:05

Le président de la République, S. E. M. Ibrahim Boubacar Kéita, qui a obligé la Mission intégrée des Nations unies au Mali (Minusma) à retirer son document de "Zone de sécurité temporaire" (ZST) à Tabankort, signé entre elle et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) à la suite d’affrontements entre éléments séparatistes et  groupes d’auto-défense loyalistes, s’est rendu jeudi à Gao.
Dans la Cité des Askia, le chef de l’Etat était porteur d’un message de soutien du peuple malien aux populations de Gao éprouvées par les récents événements. Il s’agissait aussi, pour S. E. M. Ibrahim Boubacar Kéita, de comprendre ce qui s’est réellement passé, d’appeler au calme et à la retenue.
Une vive tension régnait dans la ville de Gao depuis lundi dernier. La signature entre la Minusma et le MNLA d’un document faisant de la ville de Tabankort une "Zone de sécurité temporaire" contre lequel les populations ont vivement manifesté en est la cause.
La tension était montée d’un cran mardi avec la mort de 3 personnes, tombées sous les balles de casques bleus de l’ONU.

class="gkFeaturedItemTitle" Les Femmes leaders du Mali reçues par le Premier ministre Modibo KEITA.

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 27 janvier 2015 11:43

C’est aux environs de 17 heures, hier lundi 26 janvier, que le Premier ministre Modibo Keita a reçu une forte délégation des organisations et associations des femmes leaders du Mali dans la salle de réunion de la Primature. C’était en présence de Madame Sangaré Oumou BAH, ministre de la femme, de l’enfant et de la famille et des proches collaborateurs du chef du gouvernement.

Il s’agissait pour les responsables des associations et organisations féminines du Mali de dénoncer leur faible représentation au sein des instances de décision de notre pays, malgré la volonté réaffirmée du Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA de prendre en compte le genre dans toutes les nominations aux postes de responsabilité.

Après avoir écouté les principaux griefs formulés par les femmes leaders, Son Excellence Modibo KEITA les a rassuré que cette regrettable situation sera réparée très rapidement afin que les femmes du Mali participent à tous les niveaux de la pyramide administrative, aux prises de décisions engageant le devenir de notre nation.

La rencontre qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale a permis au chef du gouvernement d’apaiser les esprits de ses filles et épouses avant de les inviter à rester mobilisées autour du Chef de l’état pour restaurer l’honneur du Mali et sa grandeur.

CCINT-27/01/2015

class="gkFeaturedItemTitle" VISITES DE COURTOISIE Le Premier ministre à l’Assemblée nationale, à la Cour suprême et à la Cour constitutionnelle

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 27 janvier 2015 11:32

Le Premier ministre, chef du gouvernement, S. E. Modibo Kéita, a respecté la tradition en rendant hier lundi 26 janvier des visites de courtoisie à l’Assemblée nationale, à la Cour suprême et à la Cour constitutionnelle. Au cours des différents entretiens qu’il a eu avec les présidents des dites institutions, le chef du gouvernement du Mali a obtenu leur engagement à soutenir son action afin de répondre rapidement aux principales attentes de nos concitoyens.
C’est aux environs de 11 h que le nouveau chef du gouvernement est arrivé à l’Assemblée nationale pour échanger avec le président de cette institution et les membres de son bureau. L’après-midi, il s’est rendu successivement à la Cour suprême et à la Cour constitutionnelle.
Dans les trois institutions de la République visitées, le Premier ministre a expliqué le sens qu’il donnait à sa mission (celle de chef du gouvernement) et la manière avec laquelle il entendait la conduire. Elle sera axée, a-t-il dit, autour de la sécurité, de l’amélioration des conditions de vie des Maliens et de la bonne distribution d’une justice saine.
Il a ensuite sollicité le soutien des institutions visitées.
L’honorable Issaka Sidibé, Nouhoum Tapily et Amady Tamba Camara, respectivement présidents de l’Assemblée nationale, de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle, se sont engagés à soutenir le Premier ministre et son gouvernement.

CCINT-27/01/2015

class="gkFeaturedItemTitle" LES MINISTRES DE LA CULTURE DE LA CEDEAO TIENNENT LEUR CINQUIEME REUNION STATUTAIRE A LOME

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 26 janvier 2015 12:20

Les ministres de la Culture de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se retrouveront les 29 et 30 janvier 2015 à Lomé, au Togo, pour leur 5ème réunion statutaire, afin d'examiner certains documents essentiels de l'organisation régionale sur les programmes et évènements culturels communautaires.
Ces documents seront soumis à leur appréciation par le Comité technique des experts de la culture de la CEDEAO, communément appelé Commission technique, qui se réunira du 27 au 29 janvier 2015, toujours dans la capitale togolaise.
Ils devront notamment informer les ministres des réalisations, contraintes, défis et perspectives identifiés au cours des diverses consultations et de la mise en œuvre des programmes de développement de la culture et des plans d’action.
La réunion des experts devra aussi proposer le Programme culturel régional pour la période 2015-2017 et analyser les rapports de plusieurs réunions précédentes portant sur des questions culturelles.
Il s’agit, entre autres, de la réunion de l’Observatoire du droit d’auteur, de celle des experts du Patrimoine et des Musées et de l’atelier préparatoire de la première édition du Festival des arts et de la culture de la CEDEAO (ECOFEST).
Les experts se pencheront aussi sur les conclusions de la réunion de validation de l’étude sur le premier Forum de la CEDEAO sur l’éducation à la culture de la paix à travers le dialogue inter-religieux.
Outre les experts et les ministres de la Culture des Etats membres ainsi que le personnel de la Commission de la CEDEAO, la réunion de Lomé rassemblera également des personnes ressources, dont notamment des représentants des organisations religieuses telles que la religion chrétienne, la religion islamique et les religions endogènes.
Des représentants des partenaires au développement et des membres d’organisations de la société civile évoluant dans le domaine de la culture participeront aussi à cette rencontre.
A noter que la journée du 31 janvier 2015 sera consacrée à l’organisation d’évènements culturels dans la capitale togolaise.

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier ministre Modibo KEITA rend hommage à la mémoire du Roi Abdallah d’Arabie Saoudite ;

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 24 janvier 2015 00:00

Il était 15 heures ce samedi 24 janvier 2015 lorsque la voiture officielle de Son Excellence Modibo KEITA s’immobilisa dans la cour de l’Ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite sise à l’ACI 2000. A l’accueil, en plus de l’ambassadeur saoudien Son Excellence Nahdi, on notait la présence des ministres de l’Administration Territoriale, des Affaires religieuses et du culte et celui des Maliens de l’extérieur.
Le Premier ministre venait ainsi témoigner la compassion et les condoléances de l’ensemble du gouvernement au diplomate saoudien suite à la disparition vendredi dernier du souverain Abdallah ben Abdel Aziz.
Dans le livre de condoléances ouvert à cet effet, le Chef du gouvernement a rappelé l’attachement du peuple malien à l’illustre disparu en raison de l’appui inestimable qu’il n’a cessé d’apporter à notre pays dans divers secteurs du développement économique et social et particulièrement à la communauté musulmane de notre pays.
Le Premier ministre a enfin formulé des prières pour le repos éternel de l’âme du Roi Abdallah au paradis.

class="gkFeaturedItemTitle" PIERRE BUYOYA, HAUT REPRESENTANT DE L’UNION AFRICAINE POUR LE MALI ET LE SAHEL REND VISITE AU NOUVEAU PREMIER MINISTRE Et dit son attachement à une force africaine de lutte contre le terrorisme

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 23 janvier 2015 11:44

Le Premier ministre, chef du gouvernement et Pierre Buyoya ont échangé sur les négociations d’Alger et la situation sécuritaire dans notre pays.

Lors de l’audience à lui accordée par le Premier ministre Modibo Keita hier jeudi 22 janvier, le président Pierre Buyoya a commencé par féliciter le chef du gouvernement pour sa nomination. Il lui a ensuite souhaité, au nom de la présidente de l’Union Africaine, pleins succès dans ses nouvelles missions, avant de réitérer la disponibilité de l’organisation continentale à accompagner le Mali.

L’essentiel de son propos a porté sur la résolution de la crise, les pourparlers d’Alger, le renforcement des capacités de l’armée malienne. Il est aussi revenu sur le processus de Nouakchott et la prochaine rencontre (en projet) des experts, ministres et chefs d’Etats major des pays membres de cette entité dans notre capitale.

Le Premier ministre a salué « la disponibilité et l’engagement ferme du président Buyoya pour le Mali »

class="gkFeaturedItemTitle" JEAN LAMY, CHEF DE MISION RESTRUCTURATION ET DEVELOPPEMENT AUPRES DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRNAGERES ET DU DEVELOPMENT INTERNATIONAL DE FRANCE CHEZ LE PREMIER MINISTRE MODIBO KEITA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 23 janvier 2015 11:41

‘Votre nomination comme Premier ministre est la promesse d’un renouvellement”
Jean Lamy, chef de la mission de restructuration et développement auprès du ministère des affaires étrangères et du développement international de France, accompagné de l’ambassadeur de France au Mali, a rendu une visite de courtoisie au Premier ministre Modibo Keita. Il a été question de relations bilatérales et multilatérales.
Le chef de la mission de restructuration et développement auprès du ministre des affaires étrangères français a été reçu en audience le jeudi 22 janvier 2015 par le nouveau Premier ministre malien Modibo Keita.
L’hôte du Chef du gouvernement précisera d’entrée de jeu que c’est sa première fois de se rendre dans notre pays, mais « qu’il connaît bien le Mali ». Il exprimera ensuite sa joie et son honneur d’être reçu par le chef du gouvernement dont « la nomination est, selon lui, une promesse de renouvellement et de changement ».
Prenant la parole, et pour surement imager, toute l’importance qu’il donne à la rencontre et aux relations Mali-France, le nouveau chef du gouvernement fera allusion à la journée de Kona, quand des colonnes de Djihadistes se dirigeaient sur Sevare et qu’il a fallu l’intervention de la France pour mettre fin à une avancée dont personne ne pouvait imaginer exactement les conséquences pour notre pays et le Sahel. Précisément, il dira ceci : « Les Maliens se souviennent encore de cette journée de janvier 2013 et de l’intervention de la France pour redonner espoir à tout un peuple ». Il a comparé ce jour à « un coin de soleil quand il y’a de la grisaille en France ».
Le Premier ministre a aussi rappelé les trois axes sur lesquels il entend conduire sa mission, à savoir la sécurité, la relance de l’économie et la distribution d’une justice saine à tous. Il a dans la foulée insisté sur la promotion d’un Etat de droit, la multiplication des opérations relatives au bien-être et au mieux-être des Maliens ainsi que la justice.
Les deux personnalités ont enfin longuement échangé sur la rencontre des partenaires prévue ici à Bamako le 17 février prochain. Il a été question de la préparation de cette réunion, l’implication du Premier ministre Modibo Keita et les propositions de sujets concrets. Sans oublier le suivi des recommandations.

class="gkFeaturedItemTitle" Message du président Ibrahim Boubacar Keïta à l’occasion de la fête de l’Armée

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 21 janvier 2015 12:18

« L’ANNEE 2015 SERA DEDIEE A LA RESTRUCTURATION DES FORCES ARMEES ET DE SECURITE »
-a indiqué le chef de l’Etat –
Aujourd’hui la plupart des armées du monde subissent, malgré elles, non seulement les impostures terroristes et djihadistes, mais aussi et surtout les différentes formes d’irrédentisme, a reconnu le président Ibrahima Boubacar Keïta. D’où la nécessaire restructuration de nos forces de défense. En vue d’en faire des Forces républicaines motivées, respectueuses de l’Etat de droit, entièrement dédiées à la sauvegarde de l’intégrité du territoire et à la protection des personnes et de leurs biens. Texte intégral

Maliennes et Maliens,
Officiers généraux, Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang des Forces Armées et de Sécurité du Mali, de la MINUSMA et de l’Opération Barkhane,
Mes chers compatriotes,

Dieu soit loué, qui m’accorde cette année encore, le privilège de m’adresser à vous, mes compatriotes, et plus spécifiquement à vous hommes et femmes en uniforme. 
Puisse l’année nouvelle être pour nos forces, nos troupes, une année de santé, une année de bonheur, une année de paix, de service rigoureux, ardent de la Patrie.
Je m’incline devant la mémoire de tous les soldats tombés sur le champ d’honneur, Soldats de Serval et Barkhane, Soldats de la MINUSMA, Soldats des Forces armées maliennes.  Je m’incline, pieusement, devant la mémoire de tous les citoyens civils non armés, tués alors que vaquant à leurs tâches quotidiennes, ou pour certains, ayant sauté sur des mines traîtreusement parsemées par des lâches.
Singulièrement, je salue la mémoire de tous nos administrateurs civils, odieusement et horriblement assassinés de la manière que l’on sait, et  qui ont ainsi payé de leur vie leur amour de la patrie, leur attachement à un Mali uni.
Préfets, Sous-préfets de Kidal, honneur à vous ! Reconnaissance éternelle à vous !
Aujourd’hui nous célébrons la date anniversaire de la création de l’Armée Malienne. En effet, c’est le 20 janvier 1961, devant le corps diplomatique convoqué pour l’occasion, que le premier président du Mali, Modibo Kéita, annonçait la création de l’Armée malienne. En réalité, l’acte de naissance de cette Armée avait été déjà été signé le 1er octobre 1960, soit seulement huit jours après la proclamation de l’indépendance de la République du Mali.
L’anniversaire de la création de notre Armée est un symbole. A l’instar des armées de tous les pays, l’Armée malienne symbolise l’outil d’expression de l’indépendance et de la souveraineté nationale. De même, l’Armée constitue un instrument principal de la cohésion nationale, de garantie et de préservation de notre unité, c’est-à-dire de l’affirmation de la République tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national.
L’Armée malienne a, tout au long de son cheminement, rempli cette fonction avec fierté, pour le bonheur des populations et de la nation maliennes.
Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang,
Mes chers compatriotes,

La célébration d’un anniversaire constitue toujours un moment privilégié de rétrospection, d’analyses approfondies et de projections. Le 20 janvier 1961 est perçu comme  marquant le départ du dernier soldat français. Toutefois, le contexte a bien changé à maints égards. L’évolution géopolitique née de la mondialisation a imposé au monde de nouvelles formes d’insécurité, changeant fondamentalement la nature même des menaces, et en conséquence, celle de la défense des Etats et des Nations. L’Armée malienne n’échappe guère à cette évolution, à cette logique.
Aujourd’hui, plus que jamais, la plupart des armées du monde subissent, malgré elles, non seulement les impostures terroristes et djihadistes, mais aussi et surtout les différentes formes d’irrédentisme ; toutes choses qui ont fini par fragiliser notre outil traditionnel de défense nationale.
Dans un tel contexte, comme par l’effet d’une répétition historique inversée, depuis l’année 2013, le mois de janvier symbolise désormais la synergie d’actions entre les militaires maliens et leurs frères d’armes des autres parties du monde. Cette fois-ci, il ne s’agit plus de soldat d’occupation, mais plutôt de soldat libérateur.
C’est ainsi que le 11 janvier 2013, l’Opération Serval est intervenue aux côtés de l’Armée malienne, qui se trouvait aux prises avec l’envahisseur terroriste et djihadiste. Tout récemment en janvier 2015, c’est un jeune Malien, Lassana Bathily, qui a sauvé des vies humaines en France. Simultanément ou presque, des terroristes causaient de nombreux morts et la désolation en France. Tout cela vaut pour signaler la communauté de destin des armées et des nations, face à la nouvelle menace transnationale.
C’est pour précisément cela que nous avons, en votre nom, répondu avec honneur et fierté à l’invitation que le président Hollande nous a faite de nous trouver à ses côtés dans une marche mondiale contre le terrorisme et pour la paix. Cette marche qui a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement de plus de cinquante pays du monde, a voulu signifier le refus collectif de subir l’intolérable, l’inadmissible, l’ignoble. Nous l’avons fait dans un esprit très clair, le refus du terrorisme sous toutes ses formes, y compris quand l’on veut agresser, attenter à ce que chaque peuple a de plus profond, sa liberté de croyance, son attachement à sa foi. Et la nôtre est très claire : nous sommes un pays d’islam ; nous chérissons notre religion, surtout notre Prophète, Mahomet (PSL). Que nul n’en doute !
Tirant les leçons de ces circonstances, j’ai instruit au gouvernement de ne ménager aucun effort pour la remise à niveau de nos Forces Armées et de Sécurité, dans un contexte d’intégration multinationale, prenant dûment en compte la menace terroriste. Le processus de la réforme a été ainsi engagé avec pour moment-clé, la tenue le 5 janvier 2015, du Conseil supérieur de la défense. En effet, au cours de sa session, le Conseil a entériné la Loi de Programmation militaire. La mise en œuvre de cette dernière s’attèlera à la modernisation de la gestion et de la gouvernance de nos Forces Armées et de Sécurité. Par ailleurs, la conception du Système d’information des ressources humaines a fait faire des avancées assez appréciables de gestion, tout en jetant les bases d’une meilleure maîtrise de nos effectifs.
C’est le lieu d’exprimer toute mon appréciation des efforts et sacrifices consentis par les Forces Armées et de Sécurité. La célébration de ce 54èmeanniversaire m’offre l’occasion de leur réitérer toute ma confiance. Nous relèverons ensemble les défis du moment, car ce sont aussi les nôtres. J’exhorte plus particulièrement le ministre de la Défense et des Anciens combattants à veiller scrupuleusement à parfaire les capacités de notre outil de défense et de sécurité et ce, en application stricte des récentes résolutions du Conseil supérieur de la défense nationale.
Les actions de soutien de nos partenaires de la réforme, en matière de formation et d’entraînement, montrent déjà des résultats appréciables. Ainsi, cinq groupements tactiques interarmées ont-ils déjà été mis en place. Le gouvernement a consenti d’énormes efforts d’accompagnement qui ont porté sur le renforcement des capacités opérationnelles, notamment en matériels de soutien, en matériels et équipements roulants, ainsi qu’en moyens de communication, de maintien d’ordre et de protection civile.
C’est du reste dans un tel cadre qu’a été passé le contrat de fournitures d’équipements qui a défrayé la chronique pendant de longs mois en 2014. Ce marché nous a valu des incompréhensions avec nos partenaires. L’examen profond des textes régissant les marchés publics, notamment la section relative aux dispositifs dits de « secret défense », a amené le gouvernement à relire la loi dans le sens d’une plus grande transparence et efficience des dépenses publiques.
Toutefois, il y a lieu de noter que le contrat en question ne portait ni sur des marchés fictifs, ni sur des produits superflus. Toutes les commandes qui ont été honorées, correspondent à des besoins essentiels et urgents, exprimés par nos troupes éparpillées sur un théâtre d’opérations s’étendant de Nara à Tinzawaten.
Ce sont nos enfants à tous qui sont au front. En tant que chef suprême des forces armées, je porte la responsabilité de leurs conditions et de leur sort sur le terrain. Qu’on aille voir aujourd’hui, après la distribution récente du paquetage, quel est le moral des troupes. C’est cela qui m’importe. Et, au demeurant, je n’ai surpris personne car j’ai toujours dit que si le sort voulait que je vienne aux affaires, ma première mission serait d’équiper les forces armées et de sécurité, de les mettre à niveau. Je l’ai fait et je vais le faire davantage encore.
Vouant le plus grand respect, je voudrais dire aux Forces Armées et de Sécurité que je ne tricherai jamais avec elles. Il faut tirer tous les enseignements des insuffisances et maladresses constatées et les corriger dans le cadre de la nécessaire réforme structurelle actuellement en cours. La restructuration des Forces Armées et de Sécurité est nécessaire, en vue d’en faire des Forces républicaines motivées, respectueuses de l’Etat de droit, entièrement dédiées à la sauvegarde de l’intégrité du territoire et à la protection des personnes et de leurs biens. En cela, elle sera conforme à la nouvelle politique de défense nationale, déjà abordée dans mon adresse à la Nation du nouvel an. L’année 2015 sera donc dédiée à cela.
L’objectif premier de nos jours est la lutte contre le terrorisme. Ce dernier est un fléau qui présente malheureusement plusieurs facettes, dont certaines sont transfrontalières et transnationales. Il est d’une grande complexité et la lutte pour le combattre nécessite des sacrifices très lourds. Les Maliens, à tous les niveaux, devront se mobiliser à cet effet. C’est ainsi que nous pourrons mobiliser la Communauté internationale à nos côtés.
Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang,
Mes chers compatriotes,
La restauration de l’autorité de l’Etat s’inscrit en bonne place dans les priorités de mon gouvernement et de mon mandat. Toutefois ici également, le dialogue reste un moyen privilégié et incontournable, même si je mesure l’état d’esprit militaire à ce sujet. Il s’agit bien évidemment d’un dialogue franc et constructif qui ne saurait, en aucun cas, mettre en cause la forme républicaine du Mali, ni son indivisibilité, et encore moins sa laïcité.
Je mesure l’amertume et les attentes des Forces Armées et de Sécurité par rapport au processus d’intégration à venir, suite au retour en son sein de certains acteurs jadis identifiés comme leurs adversaires sur le terrain. Je voudrais dire à tous que je les comprends.
Cependant, mon rôle est celui d’un chef de famille, chargé de veiller à la concorde, à la quiétude et à l’unité nationale. Mais par-dessus tout, je suis chef d’Etat. Je ne m’y déroberai pas, je ne m’y déroberai jamais car, c’est pour cela que les Maliens, dans une très large majorité, ont porté leur choix sur ma modeste personne. J’assumerai !
Le processus du dialogue inter-maliens d’Alger reste une opportunité à saisir. Je félicite l’ensemble des Forces Armées et de Sécurité pour leur esprit de discipline vis-à-vis du « Cessez-le-feu » du 23 mai 2014 et pour leur aptitude à se contenir face aux nombreux actes hostiles et de provocation dont elles sont souvent victimes. Oui, il faut le reconnaître et le dire avec force et conviction : notre Armée porte en elle les germes de la réconciliation par le seul fait de sa représentativité nationale. Nous ferons en sorte que cette représentativité soit davantage confortée, mais dans la fermeté et dans la rigueur.
Je voudrais de nouveau insister sur le fait que nous mettons le développement et le bien-être au cœur des missions du gouvernement. Car tel est l’axe fondamental de mon mandat et tel je l’appliquerai.
La guerre, nous la ferons si nous y sommes forcés et contraints. Mais la guerre n’est nullement un choix, en tout cas nullement notre choix.
C’est la paix que j’ai promise. C’est à la paix que je travaille. C’est à la paix que travaillent tous, société civile, médias, leaders d’opinion, communicateurs, autorités traditionnelles et religieuses, femmes et jeunes représentant leurs communautés dans les multiples fora dédiés à la question du Nord.
Cependant, les mines anti-personnels tuent pendant que nous dialoguons. Pendant que nous dialoguons, des forces sournoises attaquent nos soldats et  ceux de la MINUSMA, comme nous l’avons vécu encore récemment à Nampala, Téninkou et Kidal.
Pendant que nous dialoguons, elles tentent d’ériger Tabankort, Anefis, Almoustarat, Djebock, Tabrichat, Agamor, Tarkint, Aguelhoc et Ersane – que je connais bien et où j’ai passé quelques merveilleux jours – en sanctuaires et en bases arrière. A quelle fin ?
Ces attaques sont lâches et elles sont le fait de groupuscules opposés au dialogue.
Mais ils ne nous divertiront pas et ne nous feront pas désespérer. Inch Allah ! Le processus inter-malien aboutira. Il n’y a pas d’autre choix que d’aboutir à la paix. Le Mali n’a pas d’autre alternative, le Mali n’est pas seul dans ce combat. Les groupes armés, quelque soit le temps qu’ils y mettront, accepteront, tôt ou tard, la main que je leur tends. C’est un geste de bon sens, sincère et fraternel. Il est temps que nous arrêtions d’insulter l’avenir, de nous faire du mal les uns aux autres, de faire mal à ceux que nous aimons, surtout les personnes âgées et les enfants, pour des projets chimériques. Car tant qu’il y aura un Malien sur la terre du Mali, sur cette Terre des Hommes, personne n’acceptera la division de ce pays. Aucun Malien ! Pendant qu’il est encore temps, sachons raison retrouver ! Sachons unité retrouver ! Sachons, de nouveau, revivre ensemble et pleinement ensemble !
Je dis donc aux mouvements, de nouveau, venez à la table du dialogue. Nous y sommes ! Venez-y cette fois-ci franchement, sans faux-fuyant et surtout les premiers responsables. Ne laissez pas ça à d’autres. Le refrain « nous n’avons pas pouvoir de décision » est trop épuisé. Il est temps que vous veniez à la décision. Laissons les armes au vestiaire, ne créons pas des démons qui nous emporteront tous demain, tels que l’ethnisme, le communautarisme ou le séparatisme. Restons le même Mali de Kidal à Kayes. Restons la même Nation d’Ambidédi à Tin Zawaten. Car s’il y a une guerre juste à mener, c’est celle contre l’analphabétisme, la faim, la maladie et la pauvreté.
Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang,
Mes chers compatriotes,

Je fonde l’espoir que par la grâce de Dieu et le concours des partenaires qui ont toujours été à nos côtés, notre Armée saura se mettre à hauteur de souhait et de défi. Les vicissitudes communautaires, religieuses et régionales nous ont certes emmené à douter par moment, mais par une application rigoureuse et méthodique de la Loi de Programmation militaire, nos Forces Armées et de Sécurité sauront répondre très bientôt à toutes leurs missions régaliennes. L’armée nationale est le socle le plus sûr de confort et de réalisation effective de toute décision politique.
Ma force, c’est vous ! Cette force de la Nation que j’ai charge et mission de traduire en actes tant au-dedans qu’au dehors, c’est vous qui devez me permettre de l’assurer, de l’assumer.
Je compte sur chacune et chacun de vous, femmes et hommes en uniforme.

Vive l’Armée Malienne !
Vive le Mali !
Vive la Coopération militaire internationale !

class="gkFeaturedItemTitle" Fête de l’Armée : SOUS LE SIGNE DU RECUEILLEMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 21 janvier 2015 12:02

Dans le cadre de la célébration de ce 54ème anniversaire, placé sous le signe du recueillement, le président de la République, chef suprême des Armées, Ibrahima Boubacar Keïta a présidé hier au camp Soundjata de Kati, une cérémonie de commémoration significative à plusieurs sens : gloire, souvenirs, mémoire, cohésion et renforcement de capacités.
Dépôt de gerbe de fleurs, revue de troupes et décorations ont été les temps forts de cette prise d’arme qui a mobilisé des membres du gouvernement, des officiers supérieurs, les chefs d’État-major des différents corps d’armée, des directeurs des services centraux de l’Armée et des autorités politiques et administratives et coutumières du cercle de Kati.
C’est à 10 h 13 mn que le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, a fait son apparition au camp Soundjata Keïta. Après le cérémonial d’accueil, le chef de l’Etat a déposé une gerbe de fleurs au monument érigé aux noms des morts pour le Mali, aux résistants tombés lors de la conquête coloniale, aux héros inconnus de l’indépendance du Mali, aux défenseurs de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale, aux soldats maliens et étrangers tombés pour la libération des régions nord, aux défenseurs de la liberté et de la dignité humaine.
Après la revue des troupes, le chef de l’Etat a pris place à la tribune officielle pour assister à la remise de distinctions à 21 récipiendaires. Les récipiendaires ont reçu leurs médailles des mains du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tieman Hubert Coulibaly, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Sada Samaké et du chef d’Etat-major général des armées, le général Mahamane Touré au nom du président de la République.
Pourquoi ce 54ème anniversaire de la création de notre armée est placé sous le signe du recueillement ? Le président de la République a expliqué que cela peut se comprendre aisément car nous sommes dans la douleur avec les récents évènements de Nampala et Ténenkou où les terroristes ont été heureusement repoussés mais y ont fait des victimes. Ibrahim Boubacar Keita a rappelé que le 5 janvier le Conseil supérieur de la défense nationale a pris des décisions très importantes. Pour lui, il est bon que la patrie pense et songe au confort, un temps soit peu aux hommes qui se battent, qui meurent pour elle.
Le président de la République s’est exprimé sur l’affaire du marché des équipements militaires. « Aujourd’hui sur le terrain, on le voit, chaque homme a reçu un paquetage qui comprend des éléments qu’aucun soldat malien n’avait l’habitude d’avoir, c’est cela qui est important pour moi », a apprécié le chef de l’Etat qui a ajouté que nous sommes en guerre. Ne pas comprendre cela, dira-t-il, c’est desservir la patrie.. « L’armée ne peut pas défendre la partie avec les mains nues. Nous pensons à ceux qui sont au Nord sous le soleil, dans le froid en train de se battre pour la patrie. Je suis avec eux dans mon cœur et dans ma tête. C’est pourquoi je ferai tout pour que ces jeunes soldats aient ce qu’il faut pour se battre contre des ennemis lourdement équipés, protégés, pourquoi pas eux », a promis Ibrahim Boubacar Keïta.
S. TANGARA

class="gkFeaturedItemTitle" Situation sécuritaire au Mali : le Premier ministre et le Représentant spécial de la MINUSMA font le point

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 20 janvier 2015 18:00

Le Premier ministre Modibo KEITA, Chef du gouvernement, a reçu en audience le nouveau représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la MINUSMA. Monsieur Mongi HAMDI, accompagné d’une forte délégation de son institution, était venu partager avec le Premier ministre les grandes orientations de son organisation et la situation actuelle du terrain.
Concernant le premier sujet, notamment les grandes orientations de la MINUSMA, il est important de noter la mise en application des différentes résolutions des nations unies et l’aboutissement des pourparlers d’Alger à un accord durable. Sur cette question, le Premier ministre a invité la MINUSMA à œuvrer davantage en faveur du respect du cessez-le-feu ; tout en usant de son influence pour persuader les groupes armés à aller vers la paix.
Quant à la situation actuelle du terrain, les échanges ont permis de déceler des avancées notoires dans le cadre de la stabilisation de toute l’étendue du territoire nationale et des difficultés. Au titre des acquis, il convient de citer les multiples échanges avec tous les leaders impliqués dans le processus de paix, la protection des populations, Etc.
Les difficultés sont relatives aux récurrentes attaques violentes, à la vive tension qui prévaut entre les différents groupes armés et à la menace permanente que représentent les mines. Face à celles-ci, le Premier ministre a invité la MINUSMA à toujours privilégier le dialogue dans sa médiation, persévérer dans ses actions sur le terrain, protéger davantage les populations et imposer le respect du cessez-le-feu.
S’inscrivant dans la dynamique de préparer la paix et non celle de faire la guerre, le Premier ministre a rappelé à ses interlocuteurs les trois défis majeurs de son Gouvernement. Il s’agit, en premier lieu, de la sécurité des populations et celle de leurs biens. Ensuite le développement économique et social pour le bien être de nos populations. Et enfin, la restauration de l’Etat de droit à travers une justice sociale équitable. Autant de défis qui s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et le terrorisme.
CCINT-20-01-2015

class="gkFeaturedItemTitle" Pourparlers d’Alger : une rencontre de haut niveau pour baliser le chemin qui mène à la paix !

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 20 janvier 2015 17:00

La salle de réunion de la primature a servi de cadre, le mardi 20 janvier 2015, pour la tenue d’une rencontre de haut niveau sur la situation sécuritaire au Nord. Ont pris part à cette rencontre, placée sous la haute présidence du Premier ministre Modibo KEITA, les deux ministres en charge des affaires étrangères et de la défense, le Représentant spécial de la MINUSMA, le Haut Représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel, l’Ambassadeur de France au Mali, les Représentants des cinq pays membres du conseil de sécurité des Nations Unies, ceux de la délégation de l’union européenne, de la CEDEAO, de l’Algérie, du Burkina Faso, de la Mauritanie. Etc.
Intervenant dans un contexte marqué par la dégradation de la situation sécuritaire au Mali et les perspectives de la reprise du dialogue inter-malien à Alger, cette rencontre avait pour but de mettre les différents acteurs impliqués dans le processus de paix au même niveau d’information. Et surtout, selon le Premier ministre, de mener des réflexions pouvant aboutir sur des actions concrètes en vue de la tenue effective du dernier round des pourparlers.   
Au terme d’une présentation du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants sur la situation sécuritaire, les participants ont fait l’état des lieux de la question. Un diagnostic faisant ressortir la violation du cessez-le-feu par les groupes armés, de violentes attaques dans certaines localités du pays, une vive tension au sein des groupes armés, les risques de la compromission des pourparlers et l’absence des forces armées maliennes dans des zones très importantes.
Autant d’inquiétudes qui nécessitent des actions urgentes et une synergie d’actions entre tous les acteurs impliqués dans le processus de paix au Mali.
Tous les participants, à l’unanimité, ont reconnu la nécessité de reprendre le plus rapidement possible les pourparlers et d’accélérer la signature d’un accord de paix.
C’est fort de cette conviction que le Premier ministre a sollicité l’orientation des appuis vers un objectif commun, à savoir la sauvegarde du processus d’Alger. Une initiative qui nécessitera la dissipation de tout sentiment de marginalisation ou de discrimination à travers l’instauration d’un climat de confiance. D’où l’implication de toute la communauté internationale.
Tout en émettant le vœu que la prochaine étape d’Alger soit la dernière, le Chef du gouvernement a vivement félicité la MINUSMA pour ses multiples efforts et la médiation algérienne pour son professionnalisme. Il a invité tous les acteurs, nationaux et internationaux, à la restauration de la confiance, l’instauration d’un climat sociopolitique apaisé et la confiance à l’équipe de médiation composée de l’Algérie et de l’ensemble de la communauté internationale.
CCINT-20/01/2015

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