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class="gkFeaturedItemTitle" DISCOURS DU PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2015

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 30 décembre 2014 10:51

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet du Président de la République,



Je voudrais commencer par rendre grâce à Dieu, Le Tout Puissant clément et miséricordieux, pour l’opportunité qu’il nous offre de vous adresser nos vœux à l’occasion du nouvel an.


Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,


Permettez-moi, une fois de plus, de vous remercier très sincèrement pour la confiance que vous avez daigné placer en l’équipe gouvernementale que j’ai la charge et l’honneur de diriger en cette période délicate de l’histoire de notre pays.

Débutée sous le signe des immenses mais légitimes attentes de nos populations, suite à votre brillante élection à la magistrature suprême du pays l’année 2014 qui s’achève a été une année riche en évènements mais aussi en enseignements. Cette année écoulée nous a permis de mesurer à leur très juste valeur, l’engagement sans faille, la détermination et le souci de la préservation des intérêts de l’Etat et de nos concitoyens qui vous ont guidé dans chacun de vos actes, chacune de vos décisions.

Dans la droite ligne de la mise en œuvre de votre programme de société, le Gouvernement a engagé sa responsabilité devant l’Assemblée Nationale, en prenant le pari de relever, à l’horizon 2018, le défi de la réalisation des priorités que vous avez eues la clairvoyance de définir.

Je ne saurais, à ce stade de mon propos, manquer de saluer le travail remarquable accompli par les Autorités de la Transition puis par la précédente équipe gouvernementale qui ont posé les jalons sans lesquels ces acquis seraient restés des gageures. A cet égard, l’élaboration du Programme d’Actions du Gouvernement 2013 – 2018 s’inscrit au nombre des actes salutaires qui ont été posés.

Aussi, pour l’année 2014, l’action gouvernementale a été marquée par la mise en œuvre des hautes orientations que vous avez définies, et que le Gouvernement a déclinées en Plan d’Actions.

Il me plaît, avec votre autorisation, de détailler les réalisations, les contraintes et les perspectives du Gouvernement pour les différents axes.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

La mise en place d’institutions fortes et crédibles est la première priorité que vous avez bien voulu fixer au Gouvernement. Dans cette perspective, le Gouvernement s’est attelé à la mise en œuvre des recommandations des Etats Généraux de la Décentralisation, à l’élaboration et à la mise en œuvre du Contrat Plan Etat-Région ou District.

L’organisation du Forum sur la Corruption et la Délinquance Financière, la promulgation de la loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite, la tenue de la Table ronde sur la Gouvernance, l’Atelier sur la Justice transitionnelle s’inscrivent dans la dynamique de la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance.

Pour la réussite des élections communales et régionales de 2015, le Gouvernement a procédé aux révisions nécessaires du dispositif législatif et règlementaire.

Des Institutions fortes sont également des Institutions qui se livrent à l’exercice critique de l’évaluation objective. A cette fin et en exécution de vos directives, le Gouvernement a mis en place les Contrats de performance entre le Premier ministre et les membres du Gouvernement, afin d’améliorer la méthode du travail gouvernemental et l’orienter vers une culture du résultat et de l’efficacité. Une plate forme électronique permettra en 2015 de suivre semaine après semaine l’atteinte par chaque ministère des résultats qui lui sont fixés.

Sous votre auspice, le Gouvernement s’est engagé à combattre la corruption et la délinquance financière qui constituent des fléaux qui minent le développement de notre pays. A cet égard, les capacités des structures de contrôle ont été renforcées et les rapports produits ont été transmis à la justice. Le montant des sommes déjà recouvrées, et en progression constante, augure de perspectives réconfortantes qu’il nous revient de consolider.

L’existence d’une presse plurielle, indépendante, quelques fois virulentes, une opposition politique s’exprimant librement et sans entrave, le pluralisme politique totalement réhabilité sont des signes évidents de la vigueur retrouvée de la démocratie malienne.

La tenue récente de la 19eme session de l’Espace d’Interpellation Démocratique, marquant le 20eme anniversaire de cette tribune d’expression populaire, a prouvé une fois de plus, la soif de justice de nos concitoyens et la nécessité pour les pouvoirs publics de veiller au respect des décisions de justice et leur aspiration à une bonne gouvernance.

Le Gouvernement a pris le double engagement de donner suite aux pertinentes recommandations formulées pendant ce forum mais, également, de mettre tout en œuvre pour améliorer l’organisation de cet exercice républicain unique et exemplaire en Afrique.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

L’année 2014, après celles de 2012 et 2013 éprouvantes en tout point de vue, a constitué pour les Forces de défense et de sécurité maliennes une période de défi permanent dans le cadre de leur mission de protection des personnes et des biens.

Avec l’appui multiforme de nos partenaires, notamment la Force Barkhane, la MINUSMA et les missions EUCAP – Sahel et EUTM, les capacités de nos forces de défense et de sécurité ont été considérablement renforcées.

C’est le lieu pour moi de réitérer, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, les sincères remerciements et la gratitude du Gouvernement à tous les partenaires du Mali, internationaux bilatéraux ou multinationaux, pour leur accompagnement et leur soutien aux efforts du Gouvernement du Mali.

Bien que des attaques asymétriques et des actes de violences de groupes terroristes soient à déplorer, occasionnant des pertes en vies humaines aussi bien parmi les Forces de défense et de sécurité maliennes et internationales qu’au sein des populations civiles, d’importants moyens logistiques ont été mis à la disposition de nos forces pour assurer la sécurité des personnes et des biens ainsi que le retour progressif de la paix sur toute l’étendue du territoire national.

Bientôt dotées d’une loi de programmation et d’orientation militaire, les Forces Armées Maliennes (FAMa) avec votre implication disposeront de plus en plus des outils nécessaires à leur efficacité pour sécuriser le territoire, lutter contre le terrorisme et le narco trafic aux cotés de la communauté internationale.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,


Dans le domaine de la diplomatie, le Gouvernement, en application de vos directives, a œuvré au renforcement de la présence du Mali sur la scène internationale, à travers notamment la participation de délégations maliennes, y compris de très haut niveau, aux rencontres internationales et les échanges de visites.

L’outil diplomatique a, également, poursuivi la mobilisation de la communauté internationale autour du « dossier du Mali ». La solidarité agissante internationale s’est ainsi illustrée durant l’année écoulée par l’appui multiforme aux forces armées et de sécurité que j’évoquais tantôt ainsi que par les accompagnements techniques et financiers du Gouvernement. Je tiens à souligner à cet égard les soutiens budgétaires récents de la France (72,3 milliards de FCFA), du FMI (5,85 milliards de FCFA) et de l’Union Européennes (62,32 milliards de FCFA) et ceux de nombreux partenaires qu’il serait fastidieux de citer de manière exhaustive.

En ce qui concerne l’intégration africaine, conformément à notre engagement maintes fois réaffirmé, nous aurons à cœur de poursuivre et d’accélérer le processus en cours, notamment à travers les mécanismes sous régionaux et régionaux de la CEDEAO, de l’UEMOA, de la CEN-SAD à revitaliser, de l’Union Africaine et du processus du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP).

Les Maliens de l’Extérieur représentent une frange de notre population qui retient toute l’attention du Gouvernement. A cet égard, outre les missions d’informations et de sensibilisation de nos compatriotes établis à l’extérieur, les actions du Gouvernement concerneront dans ce domaine la mise en œuvre de la Politique de Migration. Cet important document permettra de renforcer la protection et la préservation des intérêts de la diaspora malienne partout où elle se trouve.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,


La réconciliation nationale constitue le socle sur lequel notre pays bâtit, sous votre leadership, son œuvre d’instauration d’une paix durable, voire définitive.

Les actions entreprises en ce sens ont porté notamment sur l’organisation du Forum de Gao et la Semaine de la Paix de Tombouctou et de nombreuses rencontres intercommunautaires à la suite des assises nationales sur le nord, la mise en place en cours de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, la redynamisation de tous les canaux traditionnels de médiation pour la préservation de la cohésion sociale et la sauvegarde de l’unité nationale.

Fort du principe que la réconciliation ne peut se faire sans la justice, le redéploiement du personnel judiciaire, déjà amorcé, permettra d’assurer la reprise du service public de la justice dans les zones affectées par la crise.

La dimension économique et sociale de la crise a également été prise en compte. A cet égard, le projet de création des Agences de Développement Régional a connu beaucoup de progrès.

Nous allons travailler pour que les prochains accords de paix scellent une paix définitive au Mali nous permettant de nous consacrer entièrement à la quête du bien être du malien de Kita comme celui de Kidal.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Les progrès réalisés jusqu’aujourd’hui, leur pérennisation ou leur renforcement, dans le temps, ne seront possibles que dans un contexte de disponibilité d’une relève à la hauteur des attentes. Ceci est un exemple, parmi tant d’autres, pour indiquer toute l’importance de dispenser aux enfants, l’avenir du pays et l’élite de demain, le meilleur enseignement disponible.

Malgré un contexte difficile, le Gouvernement se réjouit du bon déroulement de l’année 2013-2014 et de l’organisation des examens sur l’étendue du territoire national excepté la région de Kidal même si par ailleurs des fraudes ont été constatées au niveau des épreuves du DEF et des fuites lors du Baccalauréat.

Les sanctions administratives ont été prises à l’encontre des auteurs identifiés de ces fraudes et fuites, les mesures judiciaires sont en cours.

Les actions du Gouvernement dans le domaine de l’Education et de l’Enseignement Supérieur s’inscrivent dans l’objectif d’améliorer le système éducatif, malgré un environnement contrasté du fait des conditions souvent difficiles dans lesquelles le personnel enseignant et les élèves et étudiants évoluent.

Dans le domaine de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, le Gouvernement s’est attelé à consolider les actions de formation professionnelle, de renforcement de l’employabilité, de suivi et de création en vue d’atteindre les prévisions que vous avez établies pour la période 2013 – 2018 à savoir la création de 200 000 emplois.

Ainsi, au niveau institutionnel, l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation et l’Institut National d’ingénierie de la Formation Professionnelle ont été créés et opérationnalisés en plus de la relecture des textes de l’APEJ et de l’ANPE.

L’emploi des jeunes constitue pour vous, Monsieur le Président, plus qu’une priorité, une urgence. Aussi, plus de 5 000 jeunes ont été placés en stage de qualification ou de formation professionnelle et plus de 21 000 sont concernés par des programmes d’actions d’urgence dans les régions du nord du pays.

En outre, 1 049 jeunes ont été sensibilisés à la culture entrepreneuriale en plus de l’organisation du concours de plans d’affaires doté du Prix du Président de la République et de la 5e édition des Journées nationales et l’Entreprenariat Jeunes (JNEJ). 393 projets de jeunes ont été approuvés pour un financement de plus de trois (3) milliards de FCFA et dont 2 761 emplois directs attendus.

Plusieurs sessions de formation, perfectionnement et reconversion ont été exécutées pour un coût supérieur à quatre (4) milliards de FCFA.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

En matière sociale et humanitaire, le Gouvernement a engagé d’importantes mesures portant entre autres, sur la lutte contre la maladie et l’exclusion et la politique pharmaceutique.

En matière d’infrastructures, huit (08) chantiers ont vu le jour avec la construction d’un service d’urgence et de blocs de consultations à l’Hôpital de Ségou.

Dans le domaine humanitaire, le Gouvernement a assuré la prise en charge des personnes déplacées, et des réfugiés, tout en mettant un accent particulier sur la scolarisation et l’éducation des enfants handicapés, des orphelins et des veuves. Aux fins de faciliter les conditions de vie des populations des régions du Nord du Mali et inciter au retour volontaire des personnes réfugiées et déplacées, le Gouvernement s’emploiera à y intensifier la promotion des cultures vivrières et à remettre en état les outils de production.

Cette fin d’année a été marquée par la lutte contre la maladie à Virus Ebola, qui a vu votre implication personnelle, Excellence, Monsieur le Président.

La gestion de la lutte contre ce virus demeure une des préoccupations majeures du Gouvernement, qui a pris d’importantes mesures en relation avec ses partenaires pour limiter, voire éradiquer l’épidémie, des succès ont été obtenus mais la vigilance et l’extrême rigueur dans la protection absolue de notre pays contre tous risques demeurent impératives.

Dans le domaine de la Promotion de la Femme et de l’Enfant, le Gouvernement a adopté le projet de loi déterminant les modalités de promotion de l’égalité des chances d’accès des hommes et des femmes aux fonctions électives et nominatives, poursuivant ainsi la mise en œuvre de la Politique Nationale Genre.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

En dépit de la crise multidimensionnelle que notre pays a connue, l’économie a renoué avec la croissance en 2014 grâce au secteur agricole. Les perspectives s’annoncent bonnes et le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, maintiendra le cap. Les efforts du Gouvernement ont permis d’enregistrer des avancées dans l’amélioration du cadre macroéconomique, notamment un taux de croissance attendu de 5,8% en 2014 contre 1,7% en 2013.

Ces progrès, ainsi que les autres mesures en cours, remettent dans les perspectives réalisables, un taux annuel de croissance à deux chiffres et la création de 200 000 nouveaux emplois d’ici 2018.

Il est utile de noter pour s’en féliciter, la performance des Régies financières qui ont atteint un niveau de recouvrement des ressources intérieures d’environ de 742 milliards de FCFA au 31 octobre 2014, soit un taux de réalisation de 76,21 %.

La dynamique enclenchée en 2014 se poursuivra, entre autres, par la relecture du code des marchés publics.

Les relations avec les PTF se sont améliorées avec la mise en œuvre du programme appuyé par le FMI, la conclusion des accords de prêts avec l’Union Européenne, la Banque Mondiale et les principaux créanciers du Mali pour un montant global d’environ 390 milliards de FCFA et la reprise de la mise en œuvre de la revue budgétaire conjointe avec l’ensemble des PTF.

Le Gouvernement a poursuivi la mobilisation des ressources au titre des annonces des PTF faites lors de la Conférence de Bruxelles de mai 2013. Cela a permis de mobiliser près de 1 098 milliards de FCFA, soit un taux de 51% des annonces. De plus, le service de la dette a été allégé à hauteur 44,372 milliards de FCFA.

Dans le cadre de l’amélioration continue de l’environnement des affaires, le Mali a enregistré des progrès significatifs en améliorant son rang de 09 places dans le classement « Doing business » par rapport à la précédente édition et est classé 1er de l'espace UEMOA. Les efforts seront poursuivis pour promouvoir les investissements et améliorer le climat des affaires.

Dans le domaine du Commerce, le Gouvernement a pris des mesures adéquates pour soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs, à travers la stabilisation des prix des produits de première nécessité par rapport à l’année dernière. En effet, environ 200 millions de FCFA ont été mobilisés pour stabiliser le prix de vente de la viande pendant le mois de Ramadan ; 655 commerçants détaillants ont bénéficié d’un concours global d’environ 403 millions de FCFA dans le cadre du Projet d’Appui aux Commerçants Détaillants ; le financement du Plan d’actions d’urgence de lutte contre les incendies dans les marchés d’un coût de 600 millions de FCFA, a permis de recaser 625 commerçants détaillants.

Le sous-secteur des Mines a également soutenu la croissance, avec une contribution de l’ordre de 7,1% au PIB, à travers la création d’emplois directs et surtout sa contribution à hauteur 219 milliards de FCFA aux recettes budgétaires.

Si l’année 2014 a connu la pose de la 1ère pierre de l’Unité de Production de Chaux dans les villages de Karaga (cercle de Bafoulabé), celle de 2015 enregistrera, l’entrée en phase de production de sept nouvelles mines d’or (Fekola, Kofi Nord, Bagama, Komana, Nampala, Tabakoroni et Sadiola).

En vue de la relance des activités minières et pétrolières, le département des Mines a signé des accords avec des entreprises chinoises. Il convient de signaler aussi que (2) deux accords de partenariat avec le Maroc ont été conclus en 2014 pour des investissements dans la recherche et l’exploitation minière et pétrolière.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Dans un environnement en évolution permanent, l’adaptation aux nouvelles technologies de l’information et de la communication devient incontournable.

Ainsi, le Projet de Modernisation du Réseau Optique d'Information du Mali en cours de réalisation pour un coût de 20 milliards de FCFA offrira divers services tels que la vidéoconférence, la voix sur IP, la surveillance vidéo de la ville pour la sécurité et la gestion du trafic et le système d'interphone (Push To Talk) pour les forces de sécurité et de l'armée.

Il m’est d’autant plus aisé d’évoquer ces améliorations techniques, qu’en relation avec les Ministres dont les Cabinets sont logés à la Cité Administrative, j’ai eu le privilège de lancer un essai en situation réelle de la vidéoconférence, qui a donné entière satisfaction. Les appels en voix sur IP sont également fonctionnels au sein de la Cité Administrative et contribuent à réduire significativement les frais de communication.

Le Projet E-Gouvernement et E-Poste financé par le Gouvernement coréen, et qui concerne la construction d'un réseau de fibre optique connectant Bamako à Koulikoro, Bamako-Ségou - Mopti en passant par le Delta Intérieur du Fleuve Niger va permettre la connexion de 106 services publics dans ces régions et 84 bureaux de postes en réseau avec des applications spécifiques.

Les textes de création de l'Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication ainsi que l’Ordonnance portant création de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ont été adoptés.

Dans le cadre de la réduction de la fracture numérique entre les différentes localités du pays, il est prévu la couverture totale du territoire national à travers le satellite et la création de (5) cinq chaines privées à diffusion nationale.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

En matière d’équipement et des transports, les réalisations majeures entreprises ont porté sur la poursuite des efforts de désenclavement intérieur et extérieur du pays à l’effet notamment de renforcer les échanges et l’intégration des économies, d’assurer la mobilité des personnes et de leurs biens, de rapprocher des zones de production des zones de consommation ; de valoriser les potentiels agricoles et d’assurer l’accessibilité aux services sociaux de base.

En termes de perspective, les actions envisagées porteront entre autres sur l’entretien courant et périodique, ainsi que la réhabilitation des routes et pistes.

Dans le domaine du transport ferroviaire, les actions porteront sur le démarrage des travaux de réhabilitation de la voie ferrée Bamako-Dakar et les études préliminaires des lignes ferroviaires Bamako-Bougouni-Kankan et San Pedro-Bougouni-Bamako.

Dans le secteur de l’Energie, les actions menées ont principalement consisté à assurer la continuité du service public de l’électricité, au renforcement des capacités de production et extension de réseaux à travers la réalisation des projets d’infrastructures énergétiques; le développement des sources d’énergies renouvelables et la promotion de l’électrification en milieu rural.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

L’ambition de faire du Mali une puissance agricole à l’horizon 2018 a favorisé d’une part la poursuite des activités en faveur de la facilitation d’accès aux intrants agricoles et d’autre part la réflexion sur le foncier agricole.

Dans les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche, la production de viande contrôlée est de 39 000 tonnes sur une prévision de 65 000 tonnes et celle du poisson à 123 000 tonnes dont 3 500 tonnes de production aquacole. S’agissant de la volaille, la production a porté sur environ 222 400 000 œufs et 3 300 000 poulets de chair.

Les aménagements hydro-agricoles de 12 700 hectares sont achevés et réceptionnés sur une prévision de 25 000 ha, dans le cadre du Programme Gouvernemental d’Aménagement de 200 000 ha pour la période 2014-2018.

Ces réalisations seront poursuivies et renforcées, notamment dans le cadre de la mise en place des Agropoles.

La menace à la sécurité alimentaire, due entre autres aux effets de la crise et aux aléas météorologiques, constitue une préoccupation du Gouvernement. Pour y faire face, des actions énergiques ont été initiées, à l’instar de la reconstitution du Stock National de Sécurité, et les différentes activités d’appui à la résilience.

En termes de renforcement de la production d’Eau potable, l’année 2014 a connu une augmentation de 36 300 m3/jour couvrant les besoins de plus de 700 000 personnes. Au total, 48 820 m de réseaux d’eau ont été posés. 587 nouveaux Equivalents Points d’Eau Modernes (EPEM) ont été réalisés et 352 points d’eau existants ont été réhabilités.

En termes de perspectives, pour la satisfaction des besoins en eau potable des populations dans les centres urbains, il est attendu le lancement des travaux d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako, à partir de la localité de Kabala ainsi que le renforcement des adductions d’eau de Kayes, Kati, Koutiala, Sikasso et Nioro à partir des ressources en eau mobilisées en 2014.

Dans le domaine de l’Assainissement, il faut souligner l’adoption de la Loi portant sur l’interdiction de sachets plastiques non biodégradables et de son décret d’application. En outre, un Programme d’urgence d’assainissement a permis de collecter et d’évacuer 319 008 m3 de déchets au niveau de neuf (09) dépôts de transit prioritaires.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

Dans le domaine des Sports, l’équipe féminine de basket a remporté pour la 5ème fois la médaille d’or et en football, notre pays s’est qualifié pour la CAN les trois catégories cadet, junior et senior. A cela s’ajoutent de nombreux trophées en sports individuels notamment dans les arts martiaux.

L’année 2014 a été marquée par un regain d’activités dans le domaine de la promotion des jeunes et de la citoyenneté dans la reconstruction nationale.

Pour l’année 2015, les perspectives prometteuses portent fondamentalement sur les actions suivantes : l’adoption du document de Politique Nationale de Développement et de Promotion du Sport et son plan d’actions pluriannuel ; le lancement d’un programme spécial de détection et de formation de jeunes champions (bourses d’étude) ; la mise en place effective du Service national des jeunes, la définition et la mise en œuvre d’une politique nationale de construction citoyenne et de volontariat national et la relance économique des régions du nord à travers le volontariat national .


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

Dans les secteurs de l’Artisanat et du Tourisme, une place importante a été accordée au développement des infrastructures et à leur restructuration.

Dans le domaine culturel, après la ratification des Conventions de Florence et de Nairobi en plus des droits voisins, le cadre normatif a été consolidé en vue d’améliorer l’environnement et les conditions de travail des principaux acteurs culturels, d’impulser le développement des industries culturelles et de renforcer la cohésion sociale au Mali.

L’année 2015 sera marquée, inchallah, par la construction des villages artisanaux, le renforcement des capacités des artisans, l’élaboration du répertoire des sites et monuments du Mali, la tenue des Etats Généraux de la Culture, la poursuite de la reconstruction des mausolées et mosquées et autres monuments de Tombouctou et Gao, et la production de nouveaux films. En outre, le classement de nouveaux biens sur les listes du Patrimoine Mondial de l’UNESCO sera envisagé.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

Terminant comme j’ai commencé, je mesure l’ampleur des défis à relever, à la hauteur des attentes de nos concitoyens.

J’ai cependant la ferme conviction que dans cette dynamique engagée, pacifique mais résolue qui caractérise les Maliennes et les Maliens, sous votre direction éclairée, nous serons à hauteur des attentes.

Le Gouvernement fait sienne votre vision « Pour l’honneur du Mali et pour le bonheur des Maliens » et réaffirme, si besoin en était, son engagement total à continuer de traduire en actes concrets, pour le bien-être de nos populations, vos directives et orientations.


Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

Au seuil de l’année 2015, je formule le vœu que Dieu le Tout Puissant et Miséricordieux, veille sur notre pays. Qu’Il vous accorde, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, une longue et heureuse vie et une très bonne santé. Qu’Il vous guide et vous protège dans l’accomplissement de votre mission au service du Mali et des Maliens.

Mes vœux d’excellente année 2015 s’adressent également à votre famille, à vos proches et à vos collaborateurs.

Très bonne et heureuse année 2015, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.


Que Dieu bénisse le Mali !


Je vous remercie de votre très haute attention.

 

class="gkFeaturedItemTitle" Nuit du mérite sportif : LE SACRE DE DJENEBA N’DIAYE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 29 décembre 2014 11:51

La championne d’Afrique de basket-ball, meilleure marqueuse et meilleure joueuse du dernier Afrobasket féminin U18 a remporté le trophée décerné au sportif de l’année, devant Aminata Doumbia et Oumar Sidibé

Récompenser le mérite des meilleurs sportifs et se souvenir de ceux qui ont servi le sport malien : tel est l’objectif de la Nuit du mérite sportif qu’organise chaque année le Comité national olympique et sportif. La 5è édition de l’événement s’est déroulée vendredi au Centre international des conférences de Bamako (CICB). Cette année l’événement avait un invité spécial, Mustapha Berraf, président du Comité national olympique et sportif d’Algérie et vice-président de l’ACNOA.

Cette 5è édition de la Nuit du mérite sportif était présidée par le ministre des Sports Housseïni Amion Guindo avec comme parrain le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé. Outre ces personnalités on notait la présence au CICB de l’épouse du président de la République Madame Keïta Aminata Maïga qui est présidente de l’Académie nationale olympique du Mali, du directeur général de Sotelma-Malitel, Mohamed Morchid et de tous les présidents des Comités régionaux olympiques et sportifs (CROS). Cette 5è édition de la Nuit du mérite sportif avait comme thème le fair play.

Dans son allocution de bienvenue, le président du Comité national olympique et sportif (CNOS), Habib Sissoko a d’abord rendu hommage aux trois grandes figures du sport malien qui nous ont quittés au mois de décembre. Il s’agit de Bakary Touré «Samsom», ancien champion et recordman de poids et disque du Mali et ancien président de la Fédération malienne d’athlétisme, Mamadou Diong «Beïdi», vice-président de la ligue d’athlétisme de Kayes, et président du Comité régional olympique et sportif de Kayes et Salamatou Maïga «Bébé», ancienne basketteuse, ancienne membre de FIBA-Afrique et FIBA-monde et conseillère technique au ministère des Sports.

Après avoir demandé une minute de silence à la mémoire des illustres disparus, Habib Sissoko dira que la Nuit du mérite sportif demeure un moment solennel de la reconnaissance de l’excellence et du mérite. «Cette reconnaissance est témoignée à l’endroit des associations sportives nationales, des dirigeants, et sympathisants du sport, à l’endroit des athlètes et à celui des personnalités ayant contribué à promouvoir et à développer le sport dans notre pays». «La tradition veut que l’éclat de la célébration du sport national soit rehaussé par l’exemple de dévouement au service du sport, insistera-t-il. Cette année encore c’est le mouvement sportif qui enfante le parrain de l’événement, à savoir Issaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale, un homme qui a servi le sport malien avec abnégation et loyauté». Le président du CNOS a aussi remercié le ministre des Sports, Housseïni Amion Guindo. «Avec vous le monde sportif est plongé dans l’action : je dis Politique nationale de développement du sport, Agence nationale de développement du sport, redynamisation du sport scolaire et universitaire, réhabilitation ou construction d’infrastructures sportives et institution de l’ordre du mérite sportif», détaillera Habib Sissoko avant de saluer la méthode de gouvernance consensuelle du ministre Guindo. Le président du Comité national olympique et sportif n’a non plus oublié les partenaires du comité dont le directeur général de Sotelma-malitel, Mohamed Morchid. «Le partenariat avec l’entreprise citoyenne a donné une âme au sport national. Le mouvement olympique et sportif souhaite voir continuer cet accompagnement avantageux», plaidera-t-il S’adressant à l’invité spécial, Mustapha Berraf, dira que sa présence à la Nuit du mérite sportif «consacre les liens profonds qui unissent le Mali et l’Algérie».

Après cette allocution, place sera faite aux récompenses. Pour les prix du «Devoir de mémoire» cinq personnes ont été récompensées : feu colonel Koké Dembélé, feu Souleymane Diakité «USFAS Solo», notre confrère Mamadou Kaloga, Amara Sangaré «Champion» et Oumar Tongo Cissé. Le prix du meilleur dirigeant sportif a été décerné à Wahab Zoromé, président de la Fédération malienne d’escrime (voir l’article de SBT) tandis que le prix fair play est revenu à l’ancien président du Comité de normalisation du hippisme, Adama Koné.

Le prestigieux trophée du meilleur sportif de l’année a été décerné à la basketteuse Djénéba N’Diaye, vainqueur de l’Afrobasket U18 avec le Mali, meilleure joueuse et meilleure marqueuse et membre du 5 majeurs de la compétition. La 2è place est revenue à Aminata Doumbia, médaillée d’or aux Championnats d’Afrique de taekwondo en Tunisie et Oumar Sidibé, médaillé d’or du 200m aux Championnats d’Afrique des paralympiques, occupe la 3è marche du podium.

«Le sport est un langage universel et un mode de vie qui permet de créer de pont entre les différences sociales, religieuses et des genres. Il porte naturellement en lui les valeurs du respect, de tolérance et d’effort», dira le parrain de cette 5è édition, Issaka Sidibé. «De ce fait, poursuivra-t-il, on ne peut parler de la Nuit du mérite sportif sans évoquer la formation de cadre, la formation des formateurs et la mise en disposition des structures spécialisées à la matière. C’est l’occasion de faire un clin d’œil aux jeunes gens qui m’ont aidé à faire la promotion du Centre Cheick Kouyaté, un grand dirigeant sportif primé lors de la 4è édition de la Nuit du mérite sportif dont je salue la mémoire. «Je salue l’organisation de cette manifestation qui contribue à l’atteinte de l’objectif de la stratégie nationale de développement et de promotion du sport, composante essentielle du projet de société du président de la République.

Je félicite les lauréats et j’invite l’ensemble des sportifs à se donner la main afin de permettre au sport d’aller toujours plus vite, plus haut et plus fort dans notre pays», conclura le président de l’Assemblée nationale. Quant au ministre des Sports, Housseïni Amion Guindo, il a d’abord félicité le président du Comité national olympique sportif Habib Sissoko pour son rôle dans le développement du sport malien avant de témoigner sa reconnaissance au président du Comité national olympique sportif d’Algérie, Mustapha Berraf pour sa présence à la cérémonie et pour tout ce que son pays fait pour le Mali dans le cadre de la coopération. Le ministre Guindo faisait ainsi allusion aux bourses d’études octroyées aux sportifs par l’Algérie et au geste de solidarité de ce pays qui, lors des derniers Jeux de la jeunesse à Gaborone (Botswana) a pris en charge le transport aller-retour de la délégation malienne qui était composée d’une centaine de personnes. Rendez-vous est désormais pris pour la 6è édition.


L. M. DIABY

class="gkFeaturedItemTitle" Interdiction des pétards et feux d’artifice pour les fêtes de fin d’année : SOULAGEMENT DES UNS, PROTESTATION DES AUTRES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 29 décembre 2014 11:46

Dans le grand public, de nombreuses personnes sont favorables à la décision gouvernementale. Mais les vendeurs y sont opposés et mettent en avant les pertes qu’ils subissent

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a, par un communiqué de presse, interdit l’utilisation des pétards et autres feux d’artifice sur toute l’étendue du territoire national. Cette interdiction, précise le communiqué, est justifiée par la situation particulière d’insécurité que nous vivons.

La frénésie de la célébration des fêtes de fin d’année génère malheureusement un accroissement insupportable des nuisances sonores. Le degré de ces nuisances augmente au fur et à mesure que les fêtes approchent pour culminer durant la nuit du 31 décembre. Difficiles à mesurer mais objectivement ressenties, ces nuisances provoquent un stress et une souffrance certaine notamment chez les personnes âgées et les tout-petits.

Kalaban Coura. Il est 18 heures. Les résidents vaquent normalement à leurs occupations habituelles. Beaucoup de gens se préparent à regagner leur domicile après la journée de travail. Soudain, le fracas assourdissant d’une explosion retentit. C’est un enfant qui teste un de ses pétards. On est bien la veille de Noël.

Le bruit indispose tout le voisinage. Mamadou Coulibaly peste : « c’est comme ça désormais et ça va de mal en pis ». Mais l’homme semble résigné. « Maintenant on aura de la peine à dormir d’un sommeil profond. Il faut s’y habituer», dit celui qui accueille avec soulagement la décision d’interdire l’utilisation des pétards et autres feux d’artifice. « Cette décision est salutaire. On en a marre de ce type de bruit ressemblant à la détonation d’une arme à feu. Le pays n’est pas totalement stable », souligne-t-il.

Koké Touré, 47 ans, tient un commerce près du marché. Il est lui aussi favorable à l’interdiction des pétards et autres feux d’artifice. « Je suis commerçant mais je ne vais jamais faire le commerce de pétards et autres feux d’artifice parce que ça dérange. Je préfère acheter à manger à mes enfants que de leur offrir un tel cadeau », assure-t-il.

La plupart de nos interlocuteurs favorables à la décision du gouvernement soulignent les dangers des explosifs. Beaucoup soulignent qu’en se déplaçant dans les rues actuellement, il faut faire attention au risque de se retrouver avec un pétard sous les pieds. Les enfants s’amusent à jeter ces engins explosifs sous les pieds ou les roues des passants, inconscients du danger qu’ils font courir aux piétons et aux motocyclistes.

Koké Touré craint l’insécurité que la confusion peut faciliter : « Une personne mal intentionnée peut profiter de cette situation pour détruire toute une famille en tirant sur des gens et le voisinage pourrait penser que c’est le son des pétards. Donc vraiment je demande aux commerçants de cesser la vente au profit de la quiétude des populations. Au Congo, où j’ai passé 5 ans, tu ne verras jamais de pétards », développe-t-il.

COMPLAINTE ET REJET. Naturellement, l’interdiction n’est pas du goût de tout le monde. Les opposants se recrutent principalement dans le milieu des commerçants. Il est 9 heures au Grand marché de Bamako aux abords de « Malimag ». Les vendeurs de pétards et de feux d’artifice n’apprécient pas la décision gouvernementale. Ces commerçants rejettent les raisons avancées par les autorités. Bamody Coulibaly, 33 ans, qui vend des pétards et des feux d’artifice, ne cache son amertume. Et estime que la situation sécuritaire du pays n’est pas aussi alarmante qu’on la présente. « L’an dernier, nous n’avons pas pu vendre nos pétards parce que les autorités les avaient interdits. Et la raison était incontestable à savoir le contexte de la crise qui prévalait au nord du pays et au sud avec la mutinerie. Mais aujourd’hui Dieu merci le contexte est beaucoup plus favorable. C’est juste un mois et ça passe. C’est un simple divertissement et c’est loin d’être un dérangement », soutient notre interlocuteur.

D’autres commerçants comme Babani Diarra abondent dans le même sens. Babani fustige la publication tardive du communiqué de presse du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. « Nous avons tous nos matériels dédouanés, notamment des pétards et autres feux d’artifice. Chaque année les autorités nous font la même chose, critique-t-il. Elles n’interdisent qu’après avoir laissé les commerçants investir leur argent. Qu’on nous informe au moins en octobre pour qu’on puisse prendre des dispositions. Personnellement, je suis prêt à abandonner la vente de pétards dans l’intérêt du pays mais je suis sûr que les autres commerçants de Dabanani vont continuer à en vendre comme chaque année.»

Si les commerçants sont si réticents à abandonner la vente de ces produits controversés, c’est que le créneau est porteur. C’est une affaire qui marche bien. Pendant la période des fêtes, pétards et feux d’artifice se vendent en très grandes quantités. Les amateurs ne regardent pas au prix car les produits ne sont pas toujours donnés. Le prix des pétards et autres feux d’artifice varient entre 100, 200, 1000 Fcfa. Les méga-feux d’artifice coûtent jusqu’à 20 000 et 50 000 Fcfa.

Généralement, les pétards et les feux d’artifice proviennent du Nigéria, du Sénégal, de Chine. La mesure de suspension visant leur importation date de 2012.

Les pertes sont considérables pour les commerçants spécialisés, de l’avis commun de Bamody et Babani. Kadiatou Daou opère dans ce commerce depuis ses 16 ans. Elle en a, aujourd’hui, 36. Aussitôt assurée de s’adresser à un journaliste, elle s’empresse d’expédier un message aux plus hautes autorités : « Depuis 2 ans, nous avons en stock des pétards et autres feux d’artifice. Ils sont tous dédouanés. Ce sont les mêmes pétards qui sont toujours là et nous avons investi notre argent là-dessus. Que les autorités nous arrangent cette année afin que nous puissions écouler les anciens stocks. Je reconnais que les bruits dérangent. Mais si je ne vends pas mon stock, d’autres le feront parce que les clients en demandent. Si quelqu’un refuse de leur en vendre, ces mêmes clients achèteront les mêmes produits chez un autre commerçant à notre détriment ». Sekouba Diabaté, venu au marché se procurer quelques jouets à offrir à ses enfants, confirme : « Nous sommes à la fin de l’année et les enfants ont envie de jouer. Je peux dire que je suis même obligé d’acheter sinon je ne pourrais même pas revenir à la maison tellement ils me fatiguent. Ils sont jaloux des autres enfants du voisinage ».

Une étude menée au Sénégal par l’Observatoire de santé d’Ile de France dévoile les effets physiologiques et psychologiques des nuisances sonores. « Les effets physiologiques les mieux identifiés sont les lésions auditives, les pathologies cardiovasculaires et la perturbation du sommeil. Les impacts du bruit sur le système cardiovasculaire se manifestent à court terme par une modification de la tension artérielle, une augmentation transitoire du rythme cardiaque (dans le cas d’un bruit intense) ainsi qu’une augmentation de la sécrétion des hormones de stress ».

Une autre étude réalisée en France, et datant de 2000, met en évidence l’existence de liens entre l’exposition au bruit et certaines pathologies ou indicateurs de l’état de santé tels que les manifestations d’angoisse, la consommation de médicaments à visée neuropsychiatrique. Cette étude a aussi montré le rôle important de nombreux autres facteurs, socioéconomiques notamment, susceptibles de modifier la relation entre l’exposition au bruit et l’état de santé.

 

Alhoudourou A. MAÏGA

class="gkFeaturedItemTitle" Union internationale des télécommunications : MISSION ACCOMPLIE POUR NOTRE COMPATRIOTE HAMADOUN TOURE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 29 décembre 2014 11:43

Au cours de ses deux mandats à la tête de l’UIT, il a indéniablement contribué à promouvoir les technologies de l’information et de la communication comme un moteur du développement social et économique

Notre compatriote, le Dr Hamadoun I. Touré, secrétaire général sortant de l’Union internationale des télécommunications (UIT) en fin de mission à Genève est rentré au bercail vendredi en début de soirée. Il a été officiellement accueilli à l’aéroport de Bamako Senou par le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Mahamadou Camara, accompagné d’une forte délégation composée des membres de son cabinet ainsi que les directeurs des services et structures rattachés à son département.

Cet accueil officiel a été voulu par le ministre Camara pour marquer la reconnaissance du président de la République ainsi que de l’ensemble peuple malien à l’endroit du Dr Hamadoun I. Touré qui, au cours de sa mission de huit ans, (2 mandats) à la tête l’agence onusienne a indéniablement contribué à promouvoir les technologies de l’information et de la communication comme un moteur du développement social et économique.

« C’est un sentiment de fierté. J’ai eu l’honneur de représenter mon pays et le continent africain au sein des Nations Unies et je rentre après huit années pleines de succès à la tête de l’IUT et le fait de retourner au pays avec cet accueil chaleureux me va droit au cœur », a confié à la presse l’ancien parton de l’UIT.

Hamadoun I. Touré s’est dit « très reconnaissant envers les autorités maliennes, le président de la République, le Premier ministre et tout le gouvernement, mais aussi le peuple malien qui, durant beaucoup d’années, l’ont soutenu ». Il a ajouté que les huit années passées à la tête de l’IUT lui ont donné beaucoup de satisfaction. « Il a fallu réorganiser cette organisation, la faire connaitre, mettre un accent particulier sur le travail technique, changer les méthodes de gestion et aussi essayer de donner une plus grande visibilité à l’union », a expliqué Hamadoun I. Touré qui fut directeur du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l’UIT de 1998 à 2006.

« Je suis très heureux qu’à la fin des huit années, je vois que toutes mes actions ont été menées à bien. Je rentre ici avec un sentiment de satisfaction surtout sachant que si je n’avais pas réussi, tous les Maliens, tous les Africains auraient pris le blâme », s’est réjoui celui qui fut aussi en 1994, directeur du Groupe Afrique et Moyen-Orient à Intelsat.

L’ancien directeur régional pour l’Afrique, ICO Global Communications en 1996 a par ailleurs, remercié le ministre Camara pour sa participation aux travaux de la 19è conférence des plénipotentiaires de l’UIT tenue du 20 octobre au 7 novembre à Busan en Corée.

« Le Mali était à l’honneur à Busan. Nous avons passé les élections du conseil d’administration de l’Union de loin en tête avec plus de 20 points d’écart sur le second. Cela est une reconnaissance de toutes les actions que le Mali continue à mener. En revenant ici, je viens ajouter encore ma contribution à la tâche au Mali et évidemment dans tout le continent africain, parce que la tâche est énorme. Il y a beaucoup de pays qui m’ont soutenu pendant l’exercice de mes fonctions et à qui je dois beaucoup. Nous allons beaucoup continuer à travailler ensemble », a indiqué ce polyglotte qui parle couramment quatre langues officielles de l’UIT: l’anglais, le français, le russe et l’espagnol.

Le Dr Hamadou I. Touré est détenteur de plus d’une vingtaine de décorations, mérites et titres honorifiques. A la tête de l’UIT, il est désormais remplacé par son ancien vice-secrétaire général, le Chinois Houlin Zhao.

 

S.TANGARA

class="gkFeaturedItemTitle" Semaine nationale de l’enfant : PAIX ET RECONSTRUSTION NATIONALE AU MENU

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 29 décembre 2014 11:36

Les liens que les enfants vont tisser entre eux pendant cette période vont constituer un rempart contre la division et un ciment pour sceller l’unité de toutes les communautés du pays

C’est parti depuis jeudi pour la 7e édition de la Semaine nationale de l’enfant. Initiée par la direction de la Cité des enfants cette édition était placée sous la présidence de la première dame de notre pays, Mme Keïta Aminata Maïga. Elle s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Sangaré Oumou Ba. Etaient également présents à la cérémonie, la directrice générale de la Cité des enfants Mme Koumaré Amina Cissé, et plusieurs autres personnalités.

 

Cette semaine dédiée à l’enfant dans notre pays, offre non seulement un espace festif, mais elle est aussi un lieu d’éducation, de brassage, de création de liens d’amitié, de fraternité et de solidarité. La présente édition permettra aux enfants de toutes les régions et du district de Bamako de se retrouver, de se parler, de partager, de mettre en commun leurs idées sur le thème : « La paix et la réconciliation nationale et le rôle des enfants dans la reconstruction ».

Ainsi pendant une semaine, les enfants venus de toutes les régions de notre pays et du district de Bamako, vont vivre en symbiose avec leurs amis et frères de l’école des sourds, de l’IJA, de l’Association des jeunes et enfants travailleurs, des centres d’écoute communautaires, du Prytanée militaire, les enfants affectés et infectés par le VIH.

 

Le séjour à la Cité des enfants sera meublé par des séances de lecture, des activités sportives, des jeux-concours, de projections de films, des sketchs, des spectacles, des excursions et des visites guidées, des activités de formation sur les TIC, le secourisme, et le code de la route.

Il y aura également des conférences débats sur des thèmes comme la paix et la réconciliation, la citoyenneté active, la citoyenneté et la culture de la paix, la protection de l’environnement, la cybercriminalité et la lutte contre le travail des enfants naturellement.

La Semaine nationale explique la directrice de la Cité des enfants est une œuvre collective. Elle est le fruit d’un partenariat entre sa structure et ses différents partenaires. Mme Koumaré Amina Cissé leur a adressé toute sa reconnaissance, tout en souhaitant que se renforce davantage ce partenariat propice à la réalisation de grands-œuvres en faveur des enfants. Actualité oblige ! La directrice de la Cité des enfants a par ailleurs invité les enfants à respecter les mesures préventives contre la maladie à virus Ebola. A cet effet, assurera t-elle, les séances d’animation sanitaire au cours de la semaine les édifieront davantage à ce sujet.

 

Mme Koumaré Amina Cissé a exhorté les enfants à participer activement aux activités qui leurs sont proposées tout au long de la semaine. Elle a souhaité aux enfants et à leurs encadreurs ainsi qu’aux parents un joyeux noël et une bonne année 2015.

Mme Sangaré Oumou Ba dira, que l’impact de la semaine nationale de l’enfant se traduit en termes socio-éducatif, culturel et ludique. Il leur appartient donc dit-elle, d’en faire un moyen d’éducation sociale, culturelle, citoyenne et républicaine. C’est pourquoi, le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a invité les enfants participants à cette 7e édition de la semaine de transmettre les enseignements que va apporter ce grand regroupement juvénile à leurs sœurs, frères et amis qui n’ont pas eu la chance d’être présents. Le but de cette semaine en faveur des tout-petits explique Mme Sangaré Oumou Ba est la manifestation et la preuve de l’engagement de son département à soutenir toute initiative tendant à favoriser l’épanouissement harmonieux et la participation des enfants à défendre leurs droits.

 

Par ailleurs indique le ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, la semaine offre surtout l’occasion aux enfants de se découvrir mutuellement et de tisser des liens entre eux. Des liens qui pourront résister au temps, constituant ainsi un rempart contre la division et un ciment pour sceller l’unité de toutes les communautés dans notre pays.

Pour Mme Keïta Aminata Maïga, les enfants sortiront de cette rencontre, conscients de leurs droits mais aussi du rôle qu’ils peuvent jouer dans la société. Cependant a lancé l’épouse du chef de l’Etat, les enfants n’ont pas que des droits, ils ont aussi des devoirs. Il s’agit, entre autres, de prendre soin des biens publics, préserver l’environnement, cultiver la paix et l’amour de son prochain, respecter les symboles de la République et intégrer le civisme dans leurs actes quotidiens.

 

M. A. TRAORE

class="gkFeaturedItemTitle" Cérémonie solennelle de Montée des Couleurs dans la cour de la Primature

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 29 décembre 2014 10:39

Comme les lundis précédents, le Premier Ministre Moussa MARA vient de présider la cérémonie solennelle de Montée des couleurs dans la cour de la Primature. Conformément à la réglementation, la cérémonie est constituée de la montée des couleurs nationales et de l’exécution de l’Hymne National.

 

Il s’agit d’un acte civique et patriotique qui au-delà du personnel de la Primature doit mobiliser l’ensemble des Maliens en tout lieu et en tout moment.

class="gkFeaturedItemTitle" Ségou : L’HOPITAL NIANANKORO FOMBA EN PLEINE MÉTAMORPHOSE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 26 décembre 2014 12:20

L’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou a tenu la 13è session ordinaire de son conseil d’administration sous la présidence de Siaka Dembélé, le président du conseil régional de Ségou, le 23 décembre, dans les locaux du centre hospitalier.

 

Les administrateurs ont examiné et adopté le procès-verbal et l’état d’exécution des recommandations de la douzième session. Ils ont analysé et adopté aussi les rapports d’activités et le bilan financier des exercices 2013 et 2014. Dans un troisième temps, ils ont adopté le projet de budget 2015 avant de consacrer une journée à l’analyse et l’adoption du projet d’établissement 2015-2019 de l’hôpital, un volumineux document d’environ 400 pages.

Dans son allocution d’introduction aux travaux, le président du conseil d’administration a félicité le personnel pour son dévouement dans l’accomplissement des missions assignées à l’hôpital.

Le rapport d’activités 2014 du directeur général de l’établissement hospitalier, le Dr. Abdoulaye Sanogo, établit que le bon fonctionnement des organes de gestion et l’implication des chefs de service à la gestion quotidienne ont permis d’optimiser l’utilisation des ressources pour atteindre les objectifs fixés par la précédente session. Force est cependant de reconnaitre l’insuffisance du personnel administratif, médical et paramédical et aussi le non financement par l’Etat des activités de formations, de recherches et d’études, a-t-il souligné.

Le budget consolidé 2015 de l’hôpital Nianankoro Fomba est équilibré en recettes et en dépenses à 1 298 490 000 Fcfa. Ces ressources seront apportées à hauteur de 49,31% par l’Etat, 31,08% par les ressources propres, 19,25% par la pharmacie hospitalière et 0,34% par des partenaires. Le budget connait une augmentation significative de 19,34% par rapport à l’exercice 2014 grâce à une progression des ressources propres. Ce budget va permettre l’acquisition de nouveaux matériels, le recrutement du personnel, l’accroissement du volume d’activités dans tous les services, la motivation du personnel et son implication responsable dans le recouvrement des recettes.

 

Les administrateurs ont, avant d’adopter le projet d’établissement, visité les chantiers de rénovation de l’hôpital en cours. Le bloc des urgences en construction est composé d’un hall pour ambulance, deux salles de garde, trois bureaux pour les médecins et un pour le major, quatre salles d’observation (radiologie et cafétéria compris), deux salles de traumatologie, deux vestiaires et des toilettes. Quant au nouveau bloc opératoire séparé de celui des urgences par un dégagement (un espace), il comprend une salle préopératoire, une salle de chirurgie, une salle de réveil et une salle des médecins chirurgiens. Le Bloc de consultation externe comprend une salle d’accueil animée par un secrétariat médical, deux halls d’attente, 14 bureaux de consultation, deux salles d’opération chirurgicale et quinze toilettes incorporées.

Le pôle mère-enfant est aussi en cours de rénovation avec une maternité, une salle d’opération, deux salles d’hospitalisation VIP, deux salles de garde, une pédiatrie et un service de gynécologie. La rénovation porte sur la toiture, le carrelage du sol, la reprise de la menuiserie, de la plomberie et de la filerie, grâce à un financement de la coopération néerlandaise. Il y a aussi un bloc de six logements d’astreinte dont celui du directeur général. Ce grand chantier est financé essentiellement par le budget national à hauteur de 264 840 970 Fcfa. Il est exécuté par l’entreprise MATI-Construction.

 

Les administrateurs ont recommandé, à l’issue des travaux, la tenue d’un atelier interne de validation du document financier avec les services techniques, le syndicat et les organes de gestion.

 

A. A. O. DOLO

 

AMAP-Ségou

class="gkFeaturedItemTitle" Atelier de poterie espagnole de Darsalam : LES BALLONS D’OXYGÈNE VIENDRONT BIENTÔT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 26 décembre 2014 12:16

Le ministre a assuré les femmes potières de l’attention que le département accordera à leurs doléances

Dans certaines situations, l’implication et la détermination des acteurs ne suffisent pas pour faire bouger les choses. Un coup de pouce extérieur s’avère indispensable. C’est ce qu’a constaté le ministre de l’Artisanat et du Tourisme en visitant mardi dernier l’atelier de poterie espagnole sis au dépôt de Darsalam. Mme Berthé Aïssata Bengaly a fait le tour des lieux, sous la conduite de Kassim Barry, potier expérimenté. Et sous le regard plein d’expectative de plusieurs membres de l’Association féminine pour la promotion des produits argileux (AFPPM), du conseiller du chef de village, Boubacar Diarra et du président du Conseil de développement du quartier, Abdoulaye Sadio Dia.

Guidée par Kassim Barry, le seul homme qui travaille avec l’Association, le ministre a pu apprécier la qualité des objets exposés et l’excellente finition de la plupart d’entre eux (pots à fleurs, canaris, écuelles de table, colliers et même bagues). Mme Berthé Aïssata Bengaly s’est aussi familiarisée avec les techniques de la poterie à travers un deuxième lot en cours de finition. Mais elle a pu également constater la mise en arrêt du four de grande capacité, faute d’alimentation électrique. La visite a été suivie d’une séance d’échanges sur la vie de l’association et sur les activités de l’atelier. Le ministre a expliqué que son département est en train de plaider la cause des potiers auprès de l’Administration publique pour que celle-ci décore ses installations avec des articles « made in Mali ». Le consommer malien, a souligné Mme Berthé, fait partie intégrante de la vision du président de la République et représente une préoccupation permanente de ce dernier. Ce rappel a été chaleureusement applaudi par l’assistance.

La présidente de l’AFPPM, Mme Assitan Traoré, a mis l’accent sur la nécessité d’une formation complémentaire pour assurer la continuité du projet et sur quelques problèmes techniques. Des membres de l’association avaient en effet bénéficié pendant quatre ans d’une formation dispensée par des Espagnoles, mais qui s’est arrêtée en cours de route. La présidente a aussi souhaité le rétablissement de l’électricité indispensable à la production, la réparation du toit du hangar de l’atelier construit en banco rouge et la clôture de la cour. En réponse à ces différentes demandes, le ministre a expliqué que le budget 2014 est déjà à terme et il faut attendre l’année 2015 pour les actions à entreprendre, comme le rétablissement de l’électricité. Mme Berthé Aïssata Bengaly a suggéré à l’AFPPM de prendre contact avec les femmes des Kalabougou (Ségou) pour un partage d’expériences.

« Ces femmes méritent d’être soutenues », a affirmé avec force le ministre qui a considéré sa visite comme une rencontre de prise de contact avec les femmes potières de Darsalam. Elle s’est engagée à insérer les activités de l’atelier dans un programme de formation instauré dans le cadre d’une convention de formation en poterie signée avec le Maroc qui possède une solide expérience dans la pratique de cet art. La question de la clôture de la cour va être examinée par le département qui s’est d’abord assuré que les lieux ont été officiellement affectés à l’AFPPM. Le représentant du chef de quartier a assuré au ministre que l’Association dispose une lettre d’attribution et que le terrain lui a été cédé par les autorités locales.

 

A. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" Loi de finances 2015 : UN BUDGET DE REDÉMARRAGE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 26 décembre 2014 12:09

Le budget de l’Etat est bâti sur des hypothèses optimistes avec des perspectives macroéconomiques favorables en raison de la bonne pluviométrie enregistrée lors de la dernière campagne agricole

Les élus de la nation ont examiné et approuvé mercredi, le projet de loi des finances pour l’exercice 2015 après un long débat qui s’est terminé en milieu de soirée. C’est par un vote de 116 voix pour, 2 contre et aucune abstention qu’ils ont adopté le texte défendu par le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko. Il s’agit là d’un budget de sortie de crise et qui doit contribuer à la relance de l’économie, assurer la reconstitution du tissu social fortement endommagé.

Cette loi de finances qui vient d’être adoptée a été élaborée dans un contexte où les perspectives économiques mondiales sont dominées par des risques liés à des aléas géopolitiques et une hausse spontanée des taux d’intérêt. Pour 2015, les prévisions de croissance de l’activité économique mondiale devraient s’établir à 4%. Toutefois cette croissance devrait atteindre 5,5% en 2015 contre 5,4% en 2014. Plus près de nous dans l’espace UEMOA, ces perspectives sont bien orientées et l’activité économique pourrait enregistrer une croissance de 6,4% en 2014 et 6,2% l’année prochaine. Cela, sous l’effet de l’accroissement des investissements et le dynamisme de l’exploitation minière. Ici l’inflation pourrait ressortir à 1,9% en 2014 contre 2,3% en 2015.

ACCELERATION DE LA CROISSANCE DU PIB. Au plan national, le projet de loi de finances est bâti sur des hypothèses optimistes avec des perspectives macroéconomiques favorables en raison de la bonne pluviométrie enregistrée lors de la dernière campagne agricole. On signale également les effets bénéfiques du dynamisme du secteur du BTP, des services ainsi que les concours des PTF. Tout ceci devrait permettre une accélération de la croissance du PIB en termes réels. On prévoit que l’inflation se situerait autour de 2,5% en 2015 contre 2,9% en 2014, sachant que la norme communautaire est de 3%.

Le cadrage du budget d’Etat 2015 est élaboré à partir des hypothèses macroéconomiques optimistes tenant compte des objectifs et orientation de la politique budgétaire nationale.

Ce budget va permettre la mise en œuvre des objectifs et des actions énoncés dans le programme d’actions gouvernementales 2013-2018 et dans la Déclaration de politique générale du Premier ministre. Les axes sont étant la mise en place d’institutions fortes et crédibles, la restauration de la sécurité des personnes et des biens, la réconciliation nationale, la reconstruction de l’école et la construction d’une économie émergente.

Les ressources du budget 2015 s’élèvent à 1.714,532 milliards contre 1.660,087 milliards dans le budget rectifié de septembre, soit une hausse de 54,445 milliards ou un taux de 3,28%. Une hausse qui s’explique par l’accroissement des recettes du budget général.

Les recettes nettes du budget général s’élèvent à 1.621,841 milliards en 2015 contre 1.558,819 milliards dans le budget rectifié de septembre dernier. Cette augmentation de 4,04% est imputable à la hausse des recettes fiscales qui passent de 907,861 milliards en 2014 à 1.025,008 milliards en 2015, aux ressources extérieurs finançant le budget spécial d’investissement qui augmente de 12,81% pour s’établir à 355,936 milliards.

Les recettes fiscales nettes (impôts directs et indirects) s’élèvent à 1.025,008 milliards, en augmentation de 117,147 milliards (plus 12,90%). Les impôts directs progressent de 10,73% pour se hisser à 323,706 milliards tandis que les impôts indirects augmentent de 13,94% pour atteindre 701,306 milliards.

Quant aux recettes non fiscales, elles seront de 42,058 milliards, sans les recettes en capital et les recettes de rétrocession en 2015, contre 36,563 milliards dans le budget rectifié de septembre 2014.

Les dépenses sont prévues pour 1.785,452 milliards contre 1.806,564 milliards dans le budget rectifié de septembre 2014, soit une baisse de 21,112 milliards ou un taux de moins 1,17%. Une diminution liée à la baisse des dépenses du budget général qui passent de 1.705,296 milliards à 1 692,761 milliards en 2015 (-0,74%), des dépenses des budgets annexes ainsi que des comptes et fonds spéciaux qui sont prévues pour 92,691 milliards (contre 101,269 milliards).

Les dépenses des pouvoirs publics et administrations centrales sont prévues pour 1.430,734 milliards contre 1.448,096 milliards dans le budget rectifié de septembre. Celles des administrations déconcentrées des régions s’élèvent à 262,027 milliards contre 257,260 milliards dans le budget rectifié 2014. Cette augmentation de 1,85% s’explique par la poursuite de la déconcentration des crédits des services des secteurs sociaux, le renforcement de la dotation budgétaire des administrations déconcentrées pour une plus grande opérationnalité, la dotation des régions de crédits pour la prise en charge des dépenses du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) et le transfert des crédits de certains ministères sectoriels (éducation, santé) aux collectivités territoriales dans le cadre de la décentralisation.

Les dépenses au titre des budgets annexes, comptes et fonds spéciaux, sont prévus pour 92,601 milliards contre 101,269 milliards dans le budget rectifié de septembre dernier. Soit une baisse de 8,47% imputable à la réduction du fonds de remboursement des crédits TVA pour tenir compte du niveau réel de recouvrement et à la non inscription de crédits pour le fonds de développement de l’eau, qui n’est pas opérationnel.

EVENTUALITE D’UN COLLECTIF BUDGETAIRE. Les dépenses au titre des salaires s’élèvent à 250,668 milliards contre 246,567 milliards dans le budget rectifié, soit une augmentation de 1,66%, qui prend en compte l’incidence des protocoles signés avec les partenaires sociaux.

Les dépenses de matériels et missions grimpent à 102,940 milliards contre 99,112 milliards en 2014. Pour celles liées aux déplacements et missions, elles sont prévues pour 41,012 milliards, en hausse de 6,06% à cause du renforcement de la dotation budgétaire relative aux frais de transport ainsi qu’aux indemnités de déplacement des Forces armées et de sécurité, des pouvoirs publics et de l’administration générale du secteur rural et de la diplomatie.

En plus de la dotation de 9 milliards, une cinquantaine de milliards de FCFA sont disponibles pour l’équipement des Forces armées, a précisé le ministre de l’Economie et des Finances.

En 2015, les dépenses électorales prévues sont de 17 milliards en prévision des communales et des régionales à venir.

Les dépenses en équipements-investissements sans le financement extérieur de projets seront de 252,002 milliards (-8,04%).

Par ailleurs, en 2015, les inscriptions au titre des appuis budgétaires sectoriels s’élèvent à 35,203 milliards contre 72,183 milliards.

Ce budget 2015 dégage un déficit de 70,920 milliards, en baisse par rapport au collectif budgétaire de septembre dernier. Un déficit qui sera financé par les aides budgétaires et la mobilisation de l’épargne à travers les titres d’emprunts émis par le trésor.

Le rapport de la commission de l’économie, des finances, du plan et de la promotion du secteur privé souligne que les écoutes des personnes ressources ont porté sur le cadrage macroéconomique, le réalisme des prévisions de recettes ou encore l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement.

Lors des débats, le ministre de l’Economie et des Finances a laissé entrevoir l’éventualité d’un collectif budgétaire en mars pour prendre en compte certaines grandes dépenses à venir.

Pour le groupe parlementaire VRD (opposition), le budget 2015 n’est adossé à aucune politique sectorielle clairement définie comme par exemple l’agriculture, la relance de l’économie, la sécurité, les forces armées. Cette loi de finances ne prend pas en compte, suffisamment, aux yeux de l’opposition, la question de l’insécurité et celle des forces armées. Le groupe parlementaire déplore l’absence d’une loi de programmation militaire. Il critique aussi l’inscription pour 8 milliards la construction d’un nouveau pavillon présidentiel à l’aéroport de Bamako Sénou. Il dénonce également l’absence de toute indication sur l’évolution de l’emploi et juge erroné le taux de 14,24% attribué au secteur du développement rural comme part de ce secteur dans le budget national.

Pour ces raisons, le groupe parlementaire VRD a décidé de voter contre la loi de finances 2015.

 

A. LAM

class="gkFeaturedItemTitle" Kita : LE CHANTIER DU NOUVEAU CODE DE LA FAUNE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 24 décembre 2014 16:18

La concertation nationale sur les textes de gestion de la faune et ses habitats dans le cadre du projet PNUD/FEM « Extension et renforcement du système des aires protégées au Mali (ERSAP) » a eu lieu la semaine dernière dans la salle de spectacle du carrefour des jeunes de Kita.

Outre les représentants des gouverneurs, des conseils régionaux, des préfets des régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso et des directeurs régionaux des Eaux et forêts, la réunion a rassemblé les représentants des partenaires techniques et financiers, des coordinations d’ONG et des représentants des chasseurs du Mali. Elle était présidée par le colonel Baïkoro Fofana, conseiller technique au ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement.

La concertation s’inscrivait dans le cadre de la relecture des textes sur la gestion de la faune et de ses habitats notamment, la révision de la loi N° 95-031 du 20 mars 1995 pour prendre en compte certaines faiblesses constatées dans son application.

A l’ouverture des travaux, le conseiller administratif et juridique du gouverneur de la région de Kayes, Moussa Aly Maïga, a noté que les activités de l’homme ont provoqué sur la nature un déséquilibre aux conséquences incommensurables se traduisant par le réchauffement climatique. « Aussi, devons-nous avoir un comportement responsable pour y faire face et accompagner les plus hautes autorités dans leur volonté de promouvoir l’extension et la gestion durable des aires protégées », a-t-il préconisé.

La concertation a permis d’analyser et de valider les projets de textes en tenant compte des observations et recommandations du niveau régional et en assurant la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question afin d’aboutir à des textes consensuels au plan national.

Le nouveau code de la faune ainsi élaboré, sera un outil de gestion de la faune et de son habitat favorisant une réelle implication des autorités administratives et politiques, des représentants de la société civile, des organisations faitières et des populations riveraines qui tirent l’essentiel de leurs besoins (aliments, eau, protéines animales et produits de la pharmacopée, etc.) de ces milieux.

Dans son allocution, le colonel Baïkoro Fofana a félicité le consultant Sékou Kanta pour la qualité des documents soumis à l’analyse des participants. Il a félicité le PNUD et l’UICN pour leurs efforts en faveur du développement et de la gestion de la faune au Mali et pour la qualité de la coopération avec le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement.

 

J.M. FABRICE

AMAP-Kita

class="gkFeaturedItemTitle" Production de biocarburant : 2015, ANNÉE CHARNIÈRE POUR LE JATROPHA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 24 décembre 2014 16:15

La promotion de cette plante et d’autres facteurs devrait déboucher sur une utilisation durable du biocarburant au niveau national

La 3ème session du comité de pilotage du projet « Promotion de la production et de l’utilisation de l’huile de Jatropha comme biocarburant au Mali » s’est tenue vendredi dernier au Centre de formation pour le développement. Présidée par Tenzana Coulibaly, conseiller technique du ministère de l’Energie, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de la représentante du PNUD au Mali, Mme Aïda M’Bo Kéita. La session était consacrée à l’examen des rapports d’activités de 2014 et au plan de travail pour 2015.

Fruit d’un partenariat dynamique entre notre pays par l’entremise du ministère en charge de l’Energie, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et le PNUD, le projet «Promotion de la production et de l’utilisation de l’huile de Jatropha » entend contribuer au développement durable par la promotion d’une production décentralisée d’huile de Jatropha, d’un investissement privé respectueux de critères environnementaux et sociaux et de durabilité

.Programmé sur une période de 4 ans, le projet qui s’achève en 2015 prévoit de développer et promouvoir un modèle de production et d’utilisation durable de l’huile de pourghère à une échelle nationale. Cet objectif répond véritablement à des préoccupations du gouvernement : l’amélioration de l’accès à l’énergie, particulièrement dans les zones rurales, la sécurité énergétique à travers la diversification des ressources et la réduction des importations pétrolières, le développement économique et social accru par la diversification des activités agricoles et, surtout, la création d’emplois et de revenus.

La représentante du PNUD recommande de capitaliser la réussite des plantations en tant qu’outil efficace de suivi de la durabilité des interventions faites dans les zones retenues. « Parmi les études réalisées, il serait utile que celle relative à la capitalisation des résultats de la recherche sur le Jatropha curcas L à l’échelle nationale et internationale, fasse l’objet d’une réelle promotion. Car, elle met en exergue les acquis de la recherche ainsi que les résultats obtenus tant au niveau national et qu’international », a souligné Mme Aïda M’Bo Kéita.

La représentante du PNUD estime cependant que ces réalisations ne doivent pas faire oublier des contraintes comme la faible disponibilité d’équipements et de moyens d’exhaure pour l’approvisionnement en eau des plantations, la non disponibilité au niveau local d’équipements pour la transformation de la graine. « L’absence de solution durable pour la protection de la plante contre la divagation des animaux, les difficultés de commercialisation des graines de pourghère, la nécessité d’impliquer davantage le genre dans les activités de plantation et de production des plans sont aussi des difficultés rencontrées », a-t-elle indiqué.

Le conseiller technique du ministère de l’Énergie a, lui, rappelé que ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique énergétique du Mali, dont l’objectif global est de contribuer au développement durable du pays grâce à la fourniture de services énergétiques accessibles au plus grand nombre de la population au moindre coût tout en favorisant la promotion des activités socioéconomiques. Tenzana Coulibaly a rappelé les activités conduites sur le terrain par le projet, notamment la plantation de près de 3000 hectares de Jatropha, soit 3 millions de plants produits par 14 pépiniéristes des régions de Kayes, Sikasso, Koulikoro et Ségou. Cette activité a impliqué plus de 500 paysans. Les superficies plantées de Jatropha ont connu une croissance constante, passant de 500 hectares en 2013 à 2000 hectares en 2014. « Le département de l’Energie suit avec un grand intérêt l’évolution du projet et se réjouit des progrès enregistrés dans le développement et la promotion d’un modèle de production et d’utilisation durable du Jatropha comme biocarburant au niveau national », a-t-il indiqué.

Pour Tenzana Coulibaly, le défi à révéler en 2015 consiste à réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis des produits pétroliers importés et à lutter efficacement contre la pauvreté tout en protégeant l’environnement.

 

Baya TRAORE

class="gkFeaturedItemTitle" Session du Conseil supérieur de la défense nationale : LA REFORME DES FAMA EN MARCHE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 24 décembre 2014 16:12

Sur convocation de son président, le président Ibrahim Boubacar Keïta, chef de l’Etat et chef suprême des armées, le Conseil supérieur de la Défense nationale s’est réuni lundi dans la salle de réunion du secrétariat général de la présidence de la République à Koulouba. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a approuvé les travaux de la réforme des Forces armées maliennes (FAMa).

Dans ce cadre, le Conseil a adopté l’avant-projet de Politique de défense et de sécurité nationale et l’avant-projet de Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) 2015-2019.

Le projet de Politique de défense et de sécurité nationale adopté envisage un cadre d’ensemble dont il définit les objectifs. Elle se décline en Concept d’emploi des forces (CEF) et en Lois d’orientation et de programmation militaire (LOPM).

Le Conseil a décidé de l’approfondissement du Projet de politique de défense et de sécurité nationale en l’élargissant particulièrement en ce qui touche les dimensions non militaires.

L’avant-projet de Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) 2015-2019 est un programme quinquennal qui vise à permettre aux Forces armées d’acquérir des capacités leur permettant d’exécuter pleinement leurs missions. Il permettra d’atteindre les objectifs suivants : l’amélioration de la capacité opérationnelle des unités combattantes ; le soutien logistique et l’appui à la mobilité et contre mobilité ; l’amélioration du cadre de vie et de travail du personnel et du commandement.

La réalisation de l’ensemble de ces objectifs nécessitera un effort de financement supplémentaire de 514 milliards de Fcfa sur les cinq prochaines années.

Une session du Conseil supérieur de la défense nationale sera annuellement tenue pour connaître les avancées dans la mise en œuvre de la réforme.

class="gkFeaturedItemTitle" Noël 2014 : SOUS LE SIGNE DE LA PAIX ET DE LA RÉCONCILIATION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 24 décembre 2014 16:07

La messe retrouvera ses heures coutumières. Les fidèles, eux, se préoccuperont aussi des grands problèmes du pays

Demain 25 décembre, toute la communauté chrétienne du Mali, à l’instar de celles du monde entier, célèbrera la naissance de Jésus Christ. L’occasion sera aussi mise à profit par les fidèles pour faire des prières afin que certains fléaux, dont la maladie à virus Ebola, épargnent notre pays. La communauté chrétienne du Mali s’apprête déjà à vivre un grand événement dans la nuit du 24 au 25 décembre, la célébration de la naissance de Jésus Christ, communément appelée Noël.

Après Pâques, cette fête est deuxième en importance du calendrier liturgique chrétien. La journée du 25 décembre est d’ailleurs une fête légale dans de nombreux pays à travers le monde dont le Mali. Noël donne l’occasion aux membres de la communauté chrétienne de se retrouver en famille pour partager un repas et échanger des cadeaux. Le moment est particulièrement attendu des enfants qui guettent le passage du Père Noël. La fête est aussi marquée par le culte (messes et offices religieux).

Si la célébration de Noël en 2012 avait été marquée par l’éclatement d’une crise politico-sécuritaire sans précédent, elle se déroulera cette année dans un contexte de paix et de réconciliation sur la quasi totalité du territoire national. Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako, a toujours émis le vœu de voir notre pays retrouver sa stabilité et son unité. Beaucoup d’espoirs sont donc placés dans les représentants du gouvernement et des groupes armés pour qu’ils se dirigent en janvier prochain vers un accord de paix définitif dans le cadre de la résolution du problème du Nord.

Telle est l’ambiance dans laquelle les chrétiens (catholiques et protestants) se rendront dans les églises ou autres lieux de culte pour la messe de Noël, connue sous le nom de « Réveillon de Noël ». Certains iront à la Cathédrale de Bamako tandis que d’autres célébreront l’événement dans les églises de leurs quartiers. Tous vont prier Dieu pour le devenir de notre pays. « Le plus important, c’est la venue de notre seigneur Jésus Christ, notre lumière », a estimé l’abbé Gaudiche, lors d’un entretien.

Lors de la fête de Noël, les fidèles méditeront sur cette citation tirée de l’Evangile de Saint Luc (chapitre 2, versets 1 à 14) qui illustre parfaitement notre aspiration à la paix : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté». La réconciliation est sans doute une des attitudes fondamentales défendues par les chrétiens. Se réconcilier traduit à la fois l’observation d’un commandement et la traduction d’un mouvement qui doit venir du cœur. Selon le révérend pasteur le Dr Youssouf Dembélé, délégué général de l’Association des groupements d’églises missions protestantes et évangéliques du Mali (AGEMPEM), il n’y a pas de paix sans l’unité, sans la justice. Il a invité chaque croyant à s’investir dans la recherche d’une solution durable à la crise.

Par ailleurs, notre pays est, depuis quelques temps, secoué par la maladie à virus Ebola. Malgré l’absence de nouveaux cas suspects dans nos villes et nos campagnes actuellement, les autorités multiplient les appels à la vigilance et à l’observation des mesures de protection. De ce fait, lors de cette fête de Noël, les chrétiens vont prier afin que la maladie soit définitivement boutée hors de nos frontières.

SELON L’HORAIRE TRADITIONNEL. Il faut souligner que les leaders des communautés chrétienne et musulmane ne sont pas restés en marge de la lutte contre la maladie d’Ebola. Dés l’apparition du premier cas dans notre pays, les autorités religieuses ont lancé des appels aux populations pour l’observation des mesures de prévention et de protection. Elles se sont aussi investies pour que des dispositifs contre Ebola soient installés dans toutes les églises, les paroisses et les communautés. Durant la fête de Noël, ce dispositif sanitaire sera renforcé. On trouvera à la porte de chaque église des seaux d’eau et du savon pour le lavage des mains et également le gel antiseptique. A travers ces dispositions, nos leaders religieux expriment leur souci de protéger les populations contre la maladie à virus Ebola.

Comment Noël va être fêtée dans les heures qui viennent ? Généralement, les chrétiens organisent toujours des dîners avant d’aller à l’église. La messe de la nuit commence traditionnellement aux environs de 21 heures et prend fin à 1 heure du matin. A cause de l’insécurité qui prévalait lors des deux années précédentes, les autorités avaient exigé que les messes se tiennent plus tôt. C’était pourquoi les activités religieuses se déroulaient de 19 heures à 22 heures pour permettre aux fidèles de rentrer tôt à la maison afin d’éviter de se retrouver tard dans la rue. Cette année, l’accalmie étant revenue, la messe de la nuit reprendra selon l’horaire coutumier.

Beaucoup de fidèles prennent leur repas avant d’aller à l’église. Le menu du repas familial est très souvent composé de viande de mouton, de bœuf, de poulet et pour ceux qui peuvent se le permettre, de porc. Ce dernier met est très apprécié des fidèles. Il n’est donc pas étonnant que le prix de cette viande ait subi une augmentation à l’approche de Noël. Cette année, le kilo du porc coûte 1750 F CFA contre 1250 F CFA l’année dernière.

Après la messe, beaucoup choisissent de prolonger la fête dans les boîtes de nuit ou dans les restaurants avec des amis. Certains préfèrent retourner à la maison où la fête continue jusqu’au petit matin. Il est à préciser qu’au Mali le réveillon de Noël n’est pas l’affaire des seuls chrétiens. Il est célébré par un grand nombre de nos compatriotes, quelque soit leur confession religieuse.

Anne Marie KÉITA

class="gkFeaturedItemTitle" Coopération Mali-Chine, l’Ambassadeur Lu Huiying a été reçu par Moussa Mara

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 23 décembre 2014 14:38

Le Premier ministre Moussa Mara a reçu ce mardi matin SE Madame Lu Huiying, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine à Bamako. La diplomate chinoise avait présenté ses lettres de créances le 11 décembre dernier au Président de la République lui-même très engagé au raffermissement de la coopération entre les deux pays, une coopération qui ne déclare aucun point noir depuis plus de 50 ans. En effet, la Chine et le Mali comptabiliseront 55 ans d’amitié et de coopération en 2015.

Durant cette longue période de nombreux de nombreuses pages ont été écrites dans le cadre de la coopération technique, économique et culturelle entre les deux pays dont la visite au Mali des présidents Jiang Zemin et Hu Jintao. Pour sa part et plus récemment, le Premier ministre Mara a eu un entretien très fructueux avec son homologue chinois M. Li Keqiang le 8 mai dernier dans le cadre du 24è Forum économique mondial à Abuja (République fédérale du Nigeria).

L’audience de ce mardi intervient au lendemain de la signature de deux accords cumulant 24 milliards de FCFA et consécutifs à la participation du 10 au 12 septembre dernier du Président de la République en Chine au Forum économique mondial d’été 2014 à Tianjin. Il s’agit d’une enveloppe de 16 milliards fcfa à titre de don et d’un prêt de 8 milliards de fcfa destinés au financement de projets prioritaires.

Au cours de leur entretien, les deux personnalités ont passé en revue la coopération entre les deux pays qui au-delà des acquis de la diplomatie officielle connait un essor fulgurant des relations entre les deux peuples qui s’estiment mutuellement. De nombreux Chinois sont établis au Mali et plusieurs milliers de Maliens séjournent en Chine pour des études ou diverses activités professionnelles comme l’atteste la visite en cours du Ministre des maliens de l’extérieur après de cette importante communauté de la diaspora.

En outre, les deux personnalités ont abordé la question des pourparlers de paix et les grands chantiers de la coopération entre les deux pays : le chantier de l’autoroute nationale n°6 (Bamako-Ségou) qui nécessite de nouvelles négociations concernant les prêts concernant la phase 2, le chantier de la cité universitaire de Kabala la plus grande infrastructure scolaire de notre pays et le plus gros investissement de la Chine dans la sous-région ouest africaine en plus du 3è pont de Bamako (pont de l'amitié sino-malienne) mis en service en septembre 2011.

Concernant le chantier de la cité universitaire suite à la récente visite du Premier ministre sur le site (14 décembre), des mesures idoines ont été prises pour la sécurité, le service de fourniture d’eau et l’amélioration des voies d’accès.

Enfin sur la question de l’épidémie Ebola, la Chine qui a déjà apporté une contribution matérielle de plus de 400 millions de fcfa pour assister notre pays dans la riposte envisage au cours de la semaine de fournir une nouvelle contribution à la Croix Rouge Malienne.

Avant de prendre congé de son hôte l’Ambassadeur Lu Huiying a remis des livres au Premier ministre et lui a présenté ses vœux 2015 pour son Gouvernement et pour le Peuple malien.

 

Source : CCINT 23 12 2014 09:34

class="gkFeaturedItemTitle" Affaire de la libération de 4 présumés terroristes : « LE GOUVERNEMENT N’A SUBI AUCUNE PRESSION, C’ETAIT UNE QUESTION D’HONNEUR POUR NOTRE PAYS »

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 23 décembre 2014 14:34

Le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Ali Bathily, a animé hier une conférence de presse pour expliquer les raisons qui ont incité le gouvernement à échanger l’ex-détenu de la prison centrale de Bamako, le redoutable Mohamed Ali Ag Wadoussène et ses acolytes, contre la libération du citoyen français, Serge Lazarevic, qui était aux mains des terroristes dans le nord de notre pays.

Le ministre de la Justice a tenu à préciser que dans cette affaire, le gouvernement n’a subi aucune pression, aucune contrainte de la part de qui que ce soit, contrairement à des rumeurs. D’ailleurs, a-t-il ajouté, c’était une question d’honneur pour notre pays de sauver la vie de l’otage français dont le pays a joué un grand rôle dans la libération du nord du Mali en janvier 2013. « Dire que la libération des terroristes est une insulte à notre pays, c’est insulter aussi l’honneur de notre pays », a réagi le Garde de sceaux à une question d’un confrère qui a rapporté le propos d’un avocat qui dit avoir été sidéré par la décision du gouvernement de libérer les quatre présumés terroristes.

Mohamed Ali Bathily a rappelé que nos compatriotes faits prisonniers après la visite mouvementée du Premier ministre à Kidal en mai dernier, ont été libérés en échange d’éléments des groupes armés. Selon lui, appliquer ce principe pour sauver la vie d’un citoyen d’un pays ami du Mali est la preuve que les autorités travaillent à rétablir l’honneur et la dignité du pays. « Pouvait-on refuser franchement de faire ça pour celui qui est venu nous aider à un moment critique de notre histoire ? Pouvait-on lui refuser de sauver la vie de son ressortissant en payant le même prix que nous avons payé pour nos compatriotes ? C’était ça la question. Nous pensons que l’honneur d’un pays se mesure à des circonstances de ce genre. Le respect d’un pays pour la coopération, pour l’amitié, se mesure en des circonstances de ce genre. Nous avons fait pour les nôtres ce qu’on nous demande de faire pour le ressortissant d’un pays qui s’est trouvé, lui aussi, au nom de l’amitié, de son honneur peut-être et même de ses intérêts dans l’obligation de venir nous aider un jour», a-t-il souligné.

Pourquoi les quatre présumés terroristes n’ont-ils pas été jugés avant être libérés comme cela avait été le cas pour la libération de l’ex-otage français Pierre Camatte qui était également détenu par des terroristes ? En réponse, Mohamed Ali Bathily dira que la libération de ces quatre présumés terroristes ne veut pas dire qu’ils en ont fini avec la justice. « Leurs dossiers sont toujours au niveau de la justice », a-t-il indiqué avant d’assurer que ces présumés criminels devront répondre à la justice tôt ou tard. Le Garde de sceau souhaite qu’il n’y ait plus de prise d’otage dans le nord de notre pays où les terroristes sont actuellement traqués par les forces internationales qui opèrent dans cette zone.

A une question relative aux audits de la Cour suprême et du Vérificateur général sur l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires dans lesquels des irrégularités financières ont été constatées, le ministre de la Justice confirmera que cette affaire se trouve actuellement dans le circuit judiciaire. « Les dossiers sont à la justice depuis quatre semaines », a-t-il précisé, ajoutant que c’est l’enquête judiciaire qui permettra de situer les responsabilités dans cette affaire.

Le ministre Bathily a accusé ceux qui manipulent l’opinion en confondant audit et enquête, d’être aussi mouillés dans des affaires plus graves. A ce propos, il a parlé du cas de la CMDT où beaucoup d’argent aurait été frauduleusement détourné, sans plus de précision.

 

M. KEITA

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