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class="gkFeaturedItemTitle" L’avenir politique au Mali : L’URGENCE ET LES IMPÉRATIFS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 23 décembre 2014 14:22

2014 qui s’achève laisse des questions en suspens. Mais fournit aussi des leçons à tirer des diverses situations de tension

Notre pays s’était programmé pour une évolution volontariste, il s’est retrouvé à chercher son chemin au milieu d’interrogations perturbantes. Le scénario de notre vie nationale, tel qu’il s’est écrit tout au long de l’année 2014, diverge sur toute une série de séquences majeures de ce que prévoyaient les autorités et de ce qu’espéraient les populations. Des balises, supposées être solidement arrimées, ont été déplacées et leur mouvement a entraîné une série de dérèglements dont nous n’avons pas encore tout à fait émergé. Il faudra donc trouver en 2015 des réponses à un certain nombre d’incertitudes dont le traitement n’est pas toujours des plus évidents. Il faudra aussi dégager les arguments justes et les gestes idoines pour apaiser une opinion publique qui se trouve aujourd’hui engagée dans des débats dont elle n’a pas été instruite de toutes les subtilités et qui a choisi la posture du raidissement sur ce qu’elle considère comme des points de principes non négociables. Il faudra également s’assurer que l’embellie financière qui pointe ces dernières semaines puisse réalimenter la légendaire résilience malienne, car cette dernière n’a jamais paru aussi désarmée qu’actuellement.

Il faut surtout éviter que notre pays ne se dépouille de cette faculté peu commune qu’il a démontrée de ne jamais abdiquer de l’espoir, même dans les heures les plus difficiles de son histoire moderne. Si jamais cette faculté s’estompait, disparaîtrait avec elle alors la volonté de se sauver ensemble et s’imposerait une mortifère constellation de communautarismes, de corporatismes, d’égoïsmes et d’individualismes. Une telle éventualité ne relève pas de la pure spéculation intellectuelle. Sa concrétisation peut être amenée par un facteur déterminant : le retard de l’Etat à donner les réponses rassurantes et surtout convaincantes attendues par les simples citoyens sur leur proche avenir. Dans le cas où ces réponses ne viendraient pas assez vite, le Malien moyen se jugerait alors en droit d’élaborer sa propre stratégie de survie, quitte à se mettre en porte-à-faux avec l’intérêt national.

Un tel comportement apporterait de mauvaises solutions à de vrais problèmes, mais il aurait de fortes chances de prospérer puisqu’il ne trouverait pas en face de lui une puissance publique assez forte pour contrarier son expression. Au vu de l’état d’esprit qui prévaut de manière quasi générale dans notre pays, la première urgence, à notre avis, est de sortir le plus rapidement possible de l’imbroglio qu’est devenu le traitement politique du problème du Nord du Mali. Nous précisons « traitement politique », car le volet sécuritaire présente d’autres complexités qui devront être résolues lorsque sera conclu un traité de paix. En attendant, sur le dossier des négociations, il y a pour les autorités maliennes une triple difficulté à surmonter.

SOUS UN AUTRE ORDONNANCEMENT. La première est qu’elles ignorent quand et à quelles conditions les groupes armés réunis au sein de la Coordination accepteront de venir sur une ligne réaliste de négociation. Il faudrait en effet que le MNLA, qui fournit les éléments de langage aux autres groupes, s’extraie d’un piège dans lequel il s’est lui-même enferré. Car il avait présenté aux populations de Kidal l’option de l’indépendance comme un choix entériné par la France de Nicolas Sarkozy et considéré avec un œil favorable par la communauté internationale. Même après avoir signé les accords préliminaires de Ouagadougou qui avaient reconnu la nécessité de respecter l’intégrité territoriale du Mali, le Mouvement s’était gardé de se dédire entièrement auprès de ceux qu’il avait ralliés à son projet indépendantiste et avait sorti la fameuse construction fédéraliste qu’il défendait encore lors des travaux de la phase III des pourparlers d’Alger.

Aujourd’hui, si nous déchiffrons correctement les dernières déclarations des responsables du MNLA, la Coordination serait prête à abandonner l’étiquette « fédération » si le fond était pour l’essentiel maintenu. Or, ce fond aboutit en fin de compte à la création d’une entité indépendante aux frontières d’un Mali morcelé. Le semblant de concession implicitement formulé par les autoproclamés « groupes belligérants » est donc largement insuffisant pour faire progresser la discussion en janvier prochain. Malheureusement aucun indice ne transparait encore sur l’éventuelle capacité de la médiation internationale à faire évoluer les membres de la Coordination vers une position plus conciliatrice.

La deuxième difficulté se rattache à la méthode jusqu’ici utilisée par la Médiation. Le projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali constitue la reconduite sous un autre ordonnancement des propositions contenues dans un précédent document dénommé « Eléments pour un accord pour la paix et la réconciliation pour le Mali ». Document sur certains points duquel le gouvernement du Mali avait formulé des réserves très explicites et essentielles. Le fait qu’aucune des remarques des officiels maliens n’ait été prise en compte au cours d’Alger III pour la rédaction du projet d’accord va certainement rendre plus ardues les ultimes tractations à Alger IV. La question est donc de savoir si la Médiation usera d’un procédé moins dirigiste que celui utilisé pour la production de ses dernières propositions.

La dernière difficulté concerne la double méfiance grandissante de l’opinion publique nationale vis-à-vis aussi bien de la Coordination accusée d’être attachée à la partition du Mali que des négociateurs gouvernementaux soupçonnés d’être excessivement disposés à la concession face aux exigences des groupes armés. Même la solution de la régionalisation, qui constitue pourtant une réponse idoine à la nécessité de rendre les populations de tout notre pays plus responsables des choix de développement locaux, est aujourd’hui perçue comme une autonomie déguisée offerte aux irrédentistes.

L’embrasement passionnel a atteint dans la majorité de notre population une très forte intensité et il a considérablement réduit chez nos compatriotes la disponibilité au compromis. Le gouvernement ne peut certes ignorer la nouvelle radicalité qui s’est installée. Mais il ne peut non plus s’écarter d’une ligne de conduite qui tiendrait en trois points : rester ferme sur la prise en compte des points énumérés dans son mémorandum et qui permettent de gérer les urgences dans une situation de retour à la paix ; entamer auprès des populations un vrai travail d’explication et d’échange (l’Exécutif est pour le moment dans la justification) sur les évolutions institutionnelles proposées dans les négociations ; et surtout adopter un rythme raisonnable pour la mise en œuvre de ces évolutions afin ne pas laisser l’incompréhension et le désordre s’installer à demeure.

DES COMPORTEMENTS CONTRAIGNANTS. Un accord de paix au Septentrion est urgent à trouver non pas pour céder à de quelconques injonctions extérieures. Mais parce que cette question est devenue à l’heure actuelle une poche de poison lent et la mère de presque toutes les complications. En effet, le dossier a attisé indirectement, mais indubitablement les tensions apparues sur d’autres questions comme l’acquisition de l’avion de commandement, la passation des marchés d’armements et d’équipements militaires et la persistance de l’insécurité dans une partie des territoires autrefois occupés. Il a aussi, par sa non résolution, bloqué toute avancée notable dans le débat sur la réconciliation et sur la lutte contre l’impunité. Or, le second thème est attendu avec une vigilance particulière par les populations pour qui certaines pages de notre Histoire très récente ne pourront être tournées que lorsque l’exigence de vérité aura été satisfaite et la nécessité de réparation, respectée. Une nouvelle preuve que la veille citoyenne sur cette question reste forte a été donnée à travers la récente désapprobation populaire suscitée par la libération de quatre djihadistes en échange de l’otage français Serge Lazarevic.

2014 a donc été l’année des complications accumulées. En dehors des difficultés évoquées plus haut, elle a enregistré des interrogations récurrentes sur les relations entre le Premier ministre et le RPM, parti dominant à l’Assemblée nationale ; des remarques répétées sur la taille du gouvernement ; un épisode tumultueux entre le Parlement et la magistrature ; une légitime indignation sur la manière dont le niveau de l’alerte Ebola a été inopinément relevé dans notre pays ; un fort signal d’alerte sociale envoyé par la grève générale de l’UNTM ; la grave désorganisation du monde scolaire engendrée par les opérations de contrôle physique ; et la prolifération de mini foyers de contestation sociale éteints au terme de compromis laborieux.

Le grand corps malien ne se porte donc pas très bien. Il est bien possible que certains intervenants lors des cérémonies de présentation de vœux au président de la République en dressent le constat objectif. Si cela se produisait, ce serait tant mieux. Car la Nation devrait, en de pareilles occasions, avoir le courage et la lucidité de « s’auto-diagnostiquer » sans complaisance. Ceci dit, qu’est ce que le Mali pourrait-il se souhaiter pour 2015 ? Emmanuel Rahn, ancien conseiller du président Obama et actuel maire de Chicago, prétendait qu’ « il ne faut jamais gâcher les opportunités d’une bonne crise. Celle-ci doit permettre de faire des choses impossibles auparavant ».

Nous ne qualifierons jamais de « bonnes » les crises que notre pays a traversées. Tant est lourd le tribut que nous avons payé en termes d’accentuation de nos fragilités, d’ébranlement de notre vivre ensemble, de multiplication des tragédies sociales pour les populations les plus exposées et d’annihilation d’efforts consentis pour notre développement. Mais chacune des crises que nous avons subies nous instruit – ou devrait nous instruire – sur la part de vigilance qui nous a manqué, sur la tendance au laxisme qui nous a perdu, sur la réticence à l’effort qui nous a rendu les choses plus difficiles et sur le déficit de solidarité qui menace encore de nous désunir.

Ceci admis, l’opportunité qu’offre tout de même une crise est de faire accepter des vérités amères et – surtout – des comportements contraignants. Toutes les alertes qui se sont succédées en 2014 auront été instructives si elles sont acceptées non pas comme d’exceptionnels incidents de parcours. Mais comme des mises en garde qu’il serait désastreux d’ignorer. Car de cette erreur découlerait un recours permanent aux expédients.

 

G. DRABO

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention et riposte contre la fièvre Ebola, la 9è réunion de crise exhorte à l’intensification de la sensibilisation

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 23 décembre 2014 14:11

La 9è réunion du Comité interministériel de gestion des épidémies axée sur l'épidémie de fièvre Ebola vient de prendre fin à la Primature sous la présidence du Premier ministre Moussa Mara avec la participation des ministres en charge de la santé, de la communication, de la jeunesse, des représentants d'autres départements ministériels, du Conseiller spécial du Président de la République en charge de la question et des représentants de plusieurs services techniques.

Conformément aux recommandations issues de la 8è réunion du 15 décembre, la dotation au niveau national des structures médicales en équipements anti Ebola se poursuit avec également la généralisation des tris à l'accueil. Des inspections sont programmées sur les dispositifs préconisés aux niveaux des structures privées de santé. Les patrouilles mixtes au niveau du cordons frontalier guinéen se poursuivront avec par équipes les services de douane, de gendarmerie, de police et de la santé. Quant aux casernes militaires, un plan de contingence stratégique est en cours de conception.

Dans les prochains jours les centres opérationnels d'urgence du Mali et de la Guinée se rencontreront à nouveau éventuellement à Kouremalé Guinée.

Au cours de la semaine écoulée, des initiatives de dons ont été concrétisées notamment de la Sonatam et des Maliens de l'extérieur de Chine.

Concernant les contrôles inopinés, les ministres les mènent sur le terrain au cours des missions de terrain. Ils se poursuivront du moment où les Autorités refusent de baisser les bras contre l’épidémie autant qu’elle n’est pas entièrement éliminée dans la sous-région.

Au cours de la semaine dernière, le centre opérationnel a effectué des missions de terrain sur les cordons et structures des districts sanitaires de Kourémalé, Kayes, Bamako, Koulikoro, Sikasso, etc. En tout 22 équipes ont été déployées sur le terrain dans 19 districts sanitaires depuis le 16 décembre. L’OMS participe à plusieurs de ces activités et le Mali a accueilli le 20 décembre la visite de M. Ban Ki-moon, Secrétaire Général des nations Unies à Bamako qui a tenu à encourager les autorités et les personnels de la santé.

La situation actuelle de l'épidémie est calme et se présente comme il suit : sept cas testés positifs depuis octobre dont cinq décès et deux cas de guérison, 0 nouveau cas suspect. Tous les contacts suivis au nombre total de 433 ont été levés.

Comme indiqué plus haut, les contrôles de routine sont maintenus. Au cours de la semaine dernière, 2 766 véhicules ont été contrôlés pour 13 820 passagers ainsi que 8 vols aériens pour 1 130 passagers. La moyenne des appels téléphoniques sur les lignes vertes est de 7 357 par jour.

 

Source : CCINT Primature 22 12 2014 17:11

 

class="gkFeaturedItemTitle" Cabinet du Premier Ministre, Marimpa Samoura nouveau Directeur de Cabinet adjoint prend service

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 22 décembre 2014 15:01

Le nouveau Directeur de Cabinet adjoint du Cabinet du Premier ministre a pris fonction ce lundi 22 décembre au cours d’une brève cérémonie qui a réuni autour du Directeur de Cabinet, le Pr Abraham Bengaly, les membres du Cabinet et les responsables des services et autorités indépendantes relevant de la Primature.

Au cours de la cérémonie marquée par un tour de table des cadres présents, le Directeur de Cabinet a loué les grandes qualités techniques de son nouvel adjoint qui remplace à ce poste vacant depuis quelques mois, M. Abdoulaye TOURE.

M. Samoura assiste et supplée le Directeur de Cabinet. Il coordonne les activités des conseillers techniques et des chargés de mission et est responsable de l’organisation des relations avec le Secrétariat Général du Gouvernement. En outre, il veille à la participation aux réunions organisées par le Secrétariat Général du Gouvernement et assure le suivi des services relevant du Premier ministre à l’exception de ceux visés par l’article 8 du Décret n°2014-0397/PM-M% du 30 mai 2014 fixant l’organisation de la Primature.

Inspecteur du Trésor, M. Marimpa Samoura a été plus récemment pendant la transition ministre des maliens de l’extérieur après avoir assumé les charges de ministre délégué au Budget.

Plus précisément, il est né en 1959 à N’Tomodo dans le cercle de Nara où il fait ses études primaires entre 1965 et 1972. Après l’obtention de son certificat d’études primaires, le jeune Marimpa Samoura arrive à Bamako où il fréquente le lycée de Badalabougou (1975-1978) et le lycée Prosper Kamara (1978-1982). Avec son baccalauréat, Marimpa Samoura s’inscrit à l’Ecole nationale d’administration de Bamako pour y passer une maîtrise. Il s’inscrit en mars 2009 sur la liste du panel des experts externes du Fonds monétaire international et à ce titre, et il effectue trois missions pour le compte du fonds: la première au Togo, la seconde en Guinée et la troisième en République démocratique du Congo. Depuis 2011, il donne des cours de finances publiques-comptabilité publique à la nouvelle Ecole nationale d’administration de Bamako (ENA). Ancien coordinateur interimaire de la Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (CARFIP), Marimpa Samoura a participé à l’élaboration et à la mise en œuvre du 1er et du 2ème plan d’actions gouvernemental pour l’amélioration et la modernisation de la gestion des finances publiques et aussi à la 1ère et 2è évaluation de la performance de la gestion des finances publiques du Mali selon la méthodologie PEFA. Parmi les stages de perfectionnement qu’il a effectués, on retiendra celui organisé à Dakar sur la programmation et les politiques financières, au Québec (Canada) sur la « gestion axée sur les résultats-GAR » et le cours intensif sur la gestion financière des collectivités territoriales décentralisées à l’IIAP de Paris (France).

Marimpa Samoura qui a également des connaissances pointues en informatique a assumé plusieurs postes de responsabilité: chef de la division recettes à la trésorerie régionale de Mopti et chef de la division comptabilité à la trésorerie régionale de la même ville, fondé de pouvoirs à Kayes, trésorier payeur régional de Ségou, etc... Marimpa Samoura est marié et père de 8 enfants. Il aime, la lecture, le sport et le voyage.

 

CCINT 22 12 2014 11:29

class="gkFeaturedItemTitle" Ban ki-Moon à Bamako : TOURNÉE DE SOLIDARITÉ CONTRE EBOLA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 22 décembre 2014 14:37

Le secrétaire général de l’ONU a effectué une tournée dans les pays de l’Afrique de l’Ouest touchés par le virus Ebola, pour les assurer de l’appui de la communauté internationale

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a effectué une visite de quelques heures dans notre pays samedi. Cette visite entrait le cadre de la tournée en Afrique de l’Ouest du patron de l’ONU qui s’est rendu dans les pays touchés par l’épidémie hémorragique à virus Ebola. Ban ki-Moon s’est ainsi rendu au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, les trois pays les plus touchés par l’épidémie de la terrible maladie contre laquelle il n’existe pas encore de vaccin ni de médicaments curatifs.

Arrivé à Bamako, il a été reçu par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita au palais de Koulouba. A l’issue de 3 quarts d’heure d’audience, Ban Ki-Moon s’est félicité des progrès accomplis par notre pays dans la lutte contre la propagation de l’épidémie à virus Ebola. Il a loué le leadership du président Keita qui a permis de mobiliser les moyens de l’Etat et l’ensemble de la population pour adopter les mesures d’hygiène indispensables pour se prémunir contre la maladie.

Le secrétaire général de l’ONU n’a pas manqué d’exhorter notre pays à rester vigilant et à poursuivre la mobilisation contre la fièvre Ebola. Il a émis le vœux qu’en janvier prochain, notre pays soit déclaré comme ayant à réussi à stopper l’épidémie. Ban Ki-Moon était accompagné notamment, au cours de cette visite, par la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Margaret Chan.

Dans notre pays, la propagation du virus semble circonscrit, grâce à la bonne coordination des autorités sanitaires en collaboration avec leurs collègues de la communauté internationale. Le Mali a compté, au total, 7 cas confirmés dont 5 décès depuis le début de cette épidémie. Deux malades ont été déclarés guéris. Le suivi sur les 13 derniers contacts a été levé depuis plus d’une semaine, la période d’observation étant terminée le 15 décembre 2014 à minuit. Il n’existe donc plus aucun malade à virus Ebola au Mali, selon le ministère de la Santé.

Ban Ki-Moon a quitté Bamako pour Accra, la capitale ghanéenne où est installé le bureau de l’ONU chargé de la lutte contre la fièvre Ebola. Mais avant, à Freetown, dans la capitale sierra léonaise, il a rendu hommage au courage des agents de santé qui s’occupent des malades de la fièvre Ebola, bravant le risque d’être contaminés à leur tour. « Vous êtes des héros », a-t-il lancé aux agents du centre de traitement de Hastings près de Freetown. Ban Ki-Moon a assuré que l’appui de la communauté internationale ne fera pas défaut pour non seulement endiguer l’épidémie mais aussi reconstruire les services de santé sinistrés.

Partie il y a un an du sud de la Guinée, l’épidémie d’Ebola a fait plus de 7.300 morts sur plus de 19.000 cas recensés, selon le dernier bilan de l’OMS publié samedi dernier. Selon Madina Bah, l’une des responsables de l’Unicef, environ 2000 enfants sont devenus orphelins à cause d’Ébola dans les pays-foyers. Aujourd’hui, si les cas déclarés augmentent moins vite, la plus grande vigilance doit rester de mise, avertissent les spécialistes.

Pour ce qui concerne les recherches sur les vaccins et les médicaments curatifs, des essais cliniques du « VSV » se déroulent parallèlement à Hambourg, au Gabon et au Kenya. Quant au vaccin de GSK, il est testé à Oxford, au Mali et aux Etats-Unis depuis septembre. « Le temps a été compressé au maximum », souligne Marie-Paule Kenya, sous-directeur général à l’OMS, chargée des thérapies et vaccins Ebola. Les tests d’efficacité devraient démarrer sur le terrain fin décembre au Liberia, en janvier en Sierra Leone, et à plus large échelle d’ici avril 2015.

 

A. DIARRA

class="gkFeaturedItemTitle" Bourem : BARKHANE DECOUVRE UNE IMPORTANTE QUANTITE D’ARMES ET D’EXPLOSIFS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 22 décembre 2014 14:23

La semaine dernière, la force Barkhane a conduit plusieurs opérations au nord de notre pays, avec une combinaison d’actions terrestres, aériennes et héliportées destinées à reconnaître des points d’intérêt et fouiller des caches possibles.

Ces opérations ont engagé des unités du groupement tactique désert Ouest, des hélicoptères de manœuvre et des moyens d’appui aérien et de renseignement au nord de Bourem, à environ 180 km au nord de Gao.

Elles ont permis la découverte de nombreuses caches abritant un important stock d’armement, des munitions par milliers, d’outillage logistique et d’explosifs, ainsi que différents ateliers de fabrication d’engins explosifs improvisés communément appelés mines artisanales.

Cette opération s’inscrit dans la continuité des précédentes actions de la force Barkhane qui alterne, en permanence, opérations planifiées, d’opportunité et transfrontalières, avec parallèlement des actions dans la troisième dimension, qu’il s’agisse de frappes ou de renseignement.

L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo- saharienne.

 

(Source : Commandement Barkhane)

class="gkFeaturedItemTitle" Sommet extraordinaire du « G5 du Sahel » : OBJECTIFS SÉCURITÉ ET DÉVELOPPEMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 22 décembre 2014 14:05

L’organisation régionale se veut une instance de coordination des politiques de développement et de sécurité dans l’espace sahélien

Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat du « G5 du Sahel » s’est achevé vendredi dernier dans la capitale mauritanienne. Cette rencontre des chefs d’Etat faisait suite au sommet sur le « processus de Nouakchott ». Les deux événements ont regroupé autour du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l’Union africaine, ses pairs du Mali Ibrahim Boubacar Kéïta, du Niger Mahamane Issoufou, du Tchad Idriss Déby Itno et du Burkina Faso Michel Kafando.

Rappelons que le « G5 du Sahel », créé en février 2014, regroupe les cinq pays du Sahel que sont la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et évidemment le Mali. Il se veut une instance de coordination des politiques de développement et de sécurité au sein de l’espace sahélien. Il s’agit d’un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale et une volonté d’affronter ensemble les problèmes souvent similaires dans leur région.

A l’ouverture du sommet qui avait pour thème : « Fondation de l’avenir », le président Mohamed Ould Abdel Aziz a rappelé que le « G5 du Sahel » créé il y a dix mois, a pour but de coordonner les politiques et les actions et de promouvoir l’intégration économique en vue de faire face aux multiples défis auxquels nos pays sont confrontés.

« L’enthousiasme avec lequel nos populations ont accueilli la nouvelle et l’intérêt particulier qu’accordent désormais nos partenaires au « G5 du Sahel » sont pour nous à la fois un motif de satisfaction et une grande source d’espoir », a indiqué le président mauritanien. Il a expliqué aussi que la volonté de prendre en main les aspirations des peuples constitue une voie appropriée pour canaliser les efforts de concrétisation de la renaissance sahélienne. « Les jeunes et les femmes du Sahel attendent de nous d’asseoir les bases d’un développement durable qui leur garantit un futur radieux où toute Sahélienne et tout Sahélien trouve les conditions favorables à son épanouissement dans un climat de liberté, de paix et de prospérité partagée », a souligné le président en exercice de l’Union africaine.

Selon des études, le trafic d’armes en provenance de la Lybie vers le Sahel est estimé à quelques 20.000 armes. De même une grande partie des 18 tonnes de cocaïne déversée annuellement en Afrique de l’Ouest transite par la région du Sahel.

Dans une Déclaration qui a sanctionné la fin des travaux, les chefs d’Etat ont adopté les textes constitutifs notamment la convention de création du « G5 du Sahel » et ont confié, à l’unanimité, le secrétariat permanent de l’organisation à Najim El Hadj Mohamed du Niger, avec pour siège Nouakchott. Dans le cadre des actions prioritaires, les chefs d’Etat ont formulé un programme d’investissement prioritaire d’un montant de 7.208 milliards de Fcfa soit environ 15 milliards de dollars sur la période 2015-2017.

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta s’est félicité des résultats du sommet. Pour lui, le « G5 du Sahel », qui a désormais une existence juridique, jouera un rôle de coordination des stratégies et politiques en faveur du Sahel.

Les chefs d’Etat se sont donnés rendez-vous à Ndjamena au Tchad début 2015 pour la prochaine session ordinaire du sommet du « G5 du Sahel». D’ici là, le président mauritanien assurera la présidence de l’organisation sahélienne.

 

Envoyé spécial

Be. COULIBALY

Avec le président par intérim de la Lybie : ECHANGES SUR LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

En marge du sommet sur le « Processus de Nouakchott » et du sommet extraordinaire des chefs d’Etat du « G5 du Sahel », le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta a reçu en audience, le président du parlement et président par intérim de la Lybie, Agila Saleh Ina Quider. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur les questions de sécurité et de renforcement de la coopération entre notre pays et la Lybie.

Rappelons que lors du sommet de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, tenue la semaine dernière, le chef de l’Etat a fait un vibrant plaidoyer en faveur de la Lybie en demandant notamment une synergie d’actions pour contrer la montée du terrorisme dans ce pays, mais également les conséquences sur les pays sahélo-sahariens.

Le président par intérim de la Lybie a apprécié l’engagement d’Ibrahim Boubacar Kéïta dans la recherche de solution aux problèmes de son pays. Il a insisté sur la nécessité de coordonner les actions pour combattre le terrorisme et permettre le retour de la paix et de la stabilité dans le Sahel.

 

Be. C

class="gkFeaturedItemTitle" Le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication à Sikasso : UNE VISITE AU PAS DE CHARGE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 22 décembre 2014 13:56

Mahamadou Camara s’est assuré de l’état d’avancement des différents chantiers relevant de son département

La compétitivité de l’administration publique, une administration au service du public, l’interconnexion des services administratifs, la transparence dans la gestion des affaires publiques, sont entre autres raisons qui ont poussé le gouvernement à lancer le projet e-gouv. Une manière d’entrer en plein pied dans l’ère numérique. Pour s’assurer de l’état d’avancement des travaux au niveau régional, le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Mahamadou Camara a effectué une visite de deux jours dans la région de Sikasso.

Le ministre, a d’abord visité un premier poteau de camera surveillance. Il existe 20 poteaux dont un à l’intérieur du gouvernorat où est installée la base de contrôle. Ce centre de surveillance est doté d’une salle technique avec 946 batteries GFM-500, d’une salle informatique, d’une salle de conférence et de deux salles de contrôle.

Mahamadou Camara a ensuite visité le pilonne (de 70 m avec une portée de 50 m) installé au niveau de la Direction régionale des transports et celui du gouvernorat. Il en existe 11 dans la région dont 7 dans la ville de Sikasso.

Mahamadou Camara se dit satisfait de l’état d’avancement des installations. « Les travaux d’installation de la fibre optique sont bien avancés. Cela montre que la transition numérique ne s’arrête pas à des fils qui tranchent la terre, mais aussi des applications capables de protéger et améliorer les conditions de vie des populations. Il s’agit juste de régler maintenant le problème d’électricité pour que le centre de contrôle soit opérationnel », a constaté le ministre. Avant de relever la nécessité d’aller vite étant donné que la situation sécuritaire est précaire. Il a exhorté le partenaire chinois HUAWEI à continuer à transférer les compétences : « je demande la Chine de former nos jeunes, de maintenir ce type d’entreprise, d’impliquer les entreprises locales dans le cadre du développement numérique ». Le travail du site de vidéoconférence est effectué à hauteur de 100% et celui du projet d’installations de la fibre optique est de 80% à la date du 18 décembre 2014. Il manque des équipements comme le transformateur capables de soutenir les installations de la fibre optique.

REFORME DES MEDIAS PUBLICS. Le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication s’est également rendu sur le chantier de construction devant abriter le nouveau bureau régional de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). Les travaux sont aujourd’hui arrêtés pour un problème de fonds. Dans le cadre des nouvelles réformes des medias publics, le ministre Camara promet d’accélérer les choses pour que le chantier soit achevé.

A l’ORTM comme à l’AMAP (antennes régionales de Sikasso), les mêmes constats ont été faits par le ministre. Il s’agit notamment du nombre insuffisant de journalistes professionnels du manque d’équipements.

La réponse de toutes ces préoccupations se trouve dans la nouvelle réforme des médias en cours, assure le ministre Mahamadou Camara. Cette réforme est axée sur trois phases concernant l’ORTM. Il s’agit dans la première phase de la réforme de l’information : la durée du JT de 20h sera réduite à 30 minutes, un contenu plus large sera consacré aux préoccupations des populations qu’aux activités institutionnelles. La deuxième phase concerne la nouvelle grille avec des programmes phares. L’enjeu est d’attirer l’audience puisqu’en 2015, des télévisions privées viendront et la concurrence sera dure. « C’est pourquoi il nous faut maintenir nos meilleurs agents en les mettant dans des bonnes conditions. Nous voulons aussi que la télévision nationale reflète la diversité culturelle. Cela va nous conduire à mettre en œuvre dans la deuxième partie de 2015 la troisième phase et dans toutes les 8 régions du Mali. Chacune de ces régions aura sa propre télévision avec ses propres programmes de diffusion d’émissions de proximité. Mais il y’aura toujours le tronc commun avec des plages horaires. Cela requiert le renforcement des capacités, et des moyens techniques mais aussi avec l’implication de tous, indique le ministre.

Il a profité de sa visite à Sikasso pour lancer un message en direct du studio de la radio nationale à Sikasso à 17h18 : « Je salue tous les Sikassois. Vous pouvez compter sur l’accompagnement du gouvernement qui partage vos souffrances relatives à l’insécurité alimentaire, à l’accès aux services sociaux de base ».

MUTUALISATION DES INSTALLATIONS DE LA FIBRE OPTIQUE. Au cours de la dernière journée, le ministre a rendu visite aux notabilités de la ville de Sikasso, la Poste, la Sotelma-Malitel, Orange-Mali, et deux radios privées. Le collectif des notabilités de la ville de Sikasso, dont Abdoulaye Traoré a exprimé son attachement à l’unité nationale et se dit solidaire aux souffrances des populations du nord du Mali car la crise qui sévit là-bas touche toute la nation malienne. Pour faire face à des grands fléaux comme la maladie à virus Ebola, il invite les Maliens à changer leur comportement et avoir plus foi en Dieu.

La seconde étape fut la visite de la Poste qui doit bénéficier d’un nouveau local. Le directeur régional de la Poste, Adam Porrigo, a plaidé auprès du ministre l’amélioration des conditions de travail de ses agents qui n’ont, par exemple, dit-il, qu’une mobylette reçue récemment pour la distribution pour 150 courriers en moyenne par jour. Il se dit, par contre, satisfait des installations de la fibre optique qui passe depuis 3 mois par la Poste.

Les réseaux de télécommunication comme la Sotelma-Malitel ou Orange-Mali partagent le même défi de couverture de toute la région. La Sotelma est aujourd’hui à 60% de la couverture régionale. Il s’agit pour les deux sociétés de privilégier les zones frontalières à la demande de l’administration qui se dit prêt à accompagner ce projet pour que des Maliens ne continuent plus d’utiliser les réseaux ivoiriens d’ici 2016.

Orange-Mali, dans une projection de film expliquée par Idrissa Kassambara, le directeur de zone, a sa propre fibre qui quitte Bamako et passe par Ségou avant d’atteindre Sikasso. L’installation de la fibre optique sur l’axe Sikasso-Bougouni-Bamako est complétement bouclée et sécurisée. La sécurisation des installations de l’axe Sikasso-Zégoua et l’axe Sikasso-Hérémakono sont en étude, selon Idrissa Kassambara. Il a déploré le fait que la fibre optique est souvent coupée par les constructeurs de route et autres concessionnaires. La pratique aussi de la prise de banco le long de la route met en danger la fibre optique qui est ainsi mise à nue et parfois coupée.

Le ministre a invité les partenaires privés à emboîter le pas de l’action gouvernementale : « Nous souhaitons la mutualisation de toutes les installations de la fibre optique. Nous voulons une fibre optique commune comme c’est prévu dans le projet Mali Numérique 2020 ».

 

Alhoudourou A MAÏGA

 

class="gkFeaturedItemTitle" Suivi des projets et programmes de développement, le Premier ministre écoute Ministres et PTFs

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 19 décembre 2014 11:19

Après une série d’audiences et la réunion du comité mixte sur le suivi de la réforme du cadre des affaires, le Premier ministre a présidé hier après-midi un comité interministériel de suivi des projets et programmes de développement.

Cette réunion a regroupé plusieurs membres du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Il s’agissait d’examiner l’état d’avancement de certains grands projets.

Ainsi au titre du ministère de développement rural en charge du Projet d’appui aux filières coton (PAFECOT), les travaux de construction des magasins et des routes seront prorogés suite à des contraintes de recouvrement auprès des bénéficiaires et le non acquittement du côté des partenaires financiers malgré les décaissements de l’Etat.

Quant au Projet d'accroissement de la productivité agricole au Mali, l’espoir est permis malgré quelques difficultés dues au taux de décaissement qui jusque-là reste faible ainsi que le coût élevé pour les bénéficiaires. Les partenaires du projet examineront la question. L’objectif de développement du Programme développement de la productivité agricole au Mali (PAPAM) vise une augmentation de la productivité des activités agricoles au sein des systèmes de production et des zones géographiques ciblées. Pour atteindre cet objectif, l’opération s’attaque aux questions relatives à la modernisation des exploitations agricoles familiales en : i) investissant dans des infrastructures et équipements adaptés (particulièrement pour l’irrigation à petite et grande échelle) ; ii) améliorant les services à l’agriculture (recherche, formation, conseils, financement, fourniture d’équipements, etc.) ; et iii) mettant en place un environnement politique et institutionnel adapté pour aider à accroître la gestion des enjeux politiques des sous-secteurs.

Au titre du Ministère de l’énergie qui conduit des projets d’électrification solaire, des actions préalables permettant de débuter le projet en 2015 sont acquises. Il s’agit des études et des ateliers de planification. Ce projet permettra de réduire la consommation en énergie fossile, baisser les coûts de production, de transport d’énergie et éventuellement les tarifs.

Après écoute, le Premier ministre a donné plusieurs instructions assorties de délais en vue d’améliorer la conduite des projets et l’implication des partenaires et des bénéficiaires.

 

Source : CCINT Primature 18 12 2014 17:00

class="gkFeaturedItemTitle" Primature: Visite de diplomates Allemands

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 18 décembre 2014 16:45

Le Premier ministre Moussa Mara a reçu ce matin SEM. Georg SCHMIDT le Directeur Afrique du Ministère Fédéral des Affaires Etrangères d’Allemagne accompagné de l’Ambassadeur du même pays à Bamako SEM. Guenter Leo OVERFELD. Les échanges ont essentiellement porté sur les questions sanitaires et sécuritaires.

Sur le premier point, Monsieur Georg SCHMIDT s’est réjoui des efforts consentis par le Gouvernement malien pour maitriser la propagation de la fièvre Ebola. Tout en saluant le leadership du Premier ministre et les mesures anticipatives prises par le département de la santé, le diplomate a souhaité la pérennisation des précautions d’hygiène adoptées par les populations en vue de prévenir beaucoup d’autres affections. Un avis fort bien partagé par le Chef du gouvernement et qui se matérialise par l’adoption et la mise en application d’une stratégie permanente contre les risques dont  Ebola et bien d’autres maladies diarrhéiques.

Sur la question du nord du Mali, les deux diplomates ont tenu à s’enquérir de l’état d’avancement des négociations avec les groupes armés. Des négociations qui devront bientôt avoir pour épilogue la signature d’un accord définitif de paix. Pour la partie malienne, il est essentiel de clarifier certaines positions de part et d’autre. Satisfaits des éléments de réponses apportées par le Premier ministre, les deux diplomates allemands ont exprimé la volonté de leur pays d’accompagner le processus de paix et de réconciliation dans notre pays. Ils ont appelé à la création d’un groupe de suivi et de coordination pour une meilleure application des termes de l’accord de paix qui sera signé.

Le Mali est un partenaire prioritaire pour l'Allemagne. C'est la raison pour laquelle depuis 1960 tant d'organisations gouvernementales et non-gouvernementales coopèrent aujourd'hui au Mali et contribuent au développement. Au-delà, il y a les contributions de l'Allemagne aux fonds approvisionnés par les multilatérales: le Fonds Européen de Développement, le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, la BAD et toutes les organisations onusiennes. Les associations privées contribuent largement à maintenir de très bons liens entre hommes et femmes et se vouent à la construction d'écoles, de centres de santé et des échanges culturels. L’Allemagne joue aujourd’hui un rôle important dans la formation de l’armée et le rétablissement de la paix, notamment dans le septentrion.

 

Source : CCINT Primature 18 12 2014 11:28

 

class="gkFeaturedItemTitle" Coopération Cuba-Mali SE Carlos Gutierrez Corrales reçu par Moussa Mara

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 17 décembre 2014 17:32

Deux mois après l’audience de fin de mission accordée à son prédécesseur SE Monsieur Sidenio Acosta ADAY (le 23 octobre 2014), le Premier ministre vient de recevoir le nouvel Ambassadeur de Cuba à Bamako SE Carlos Gutierrez Corrales.

M. Corrales qui a présenté ses lettres de créances il y a quelques jours au Président de la République était venu échanger avec Moussa Mara des perspectives de la riche coopération entre les deux pays.

Les deux personnalités ont abordé notamment des contours de la coopération bilatérale dans le domaine de la formation et de la santé. Cuba accueille actuellement une centaine d’étudiants maliens en médecine, agronomie, métallurgie et chimie. Le Mali souhaite aujourd’hui une plus grande densification et diversification de l’offre de formation (sports, sciences et technologies).

Au-delà les Maliens ont toujours à l’esprit l'opération Milagro, programme ophtalmologique tripartite entre Cuba, le Venezuela et le Mali qui a permis d’apporter gratuitement des soins et des interventions de cataracte à de milliers de patients depuis 2007. Il est question aujourd’hui de relancer les activités de cette opération dans un cadre à revisiter. Les deux ministres de la santé des deux pays ont eu récemment un entretien à ce sujet à Genève.

Né le 22 avril 1952 à Granma (Cuba), le nouvel ambassadeur de Cuba au Mali est licencié en relations internationales à l’Institut supérieur « Raul Roa Garcia » de la Havane De 1977 à 2004, Carlos Gutierrez Corrales a été successivement attaché de presse, secrétaire et conseiller à l’ambassade de Cuba dans plusieurs pays à travers le monde. De 2004 à 2006, il est nommé ministre conseiller, 2è chef de mission à l’ambassade de Cuba en France. Carlos Gutierrez Corrales fut Ambassadeur en République de Guinée entre 2006 et 2011. Ensuite, il a été nommé fonctionnaire à la Direction Amérique latine et Caraïbes au ministère des Relations extérieures. Marié et père d’une fille, Carlos Gutierrez Corrales parle espagnol, français et anglais.

Le Mali et Cuba coopèrent ardemment depuis 1981 dans les domaines de l’éducation, la culture, la jeunesse, l’agriculture, l’énergie, le tourisme et le sport.

 

CCINT 17 12 2014 16:03

class="gkFeaturedItemTitle" Politique de l’accès au logement, le Gouvernement travaille à plus de lisibilité

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 17:40

Ce matin au Grand Hôtel de Bamako, le Premier ministre a présidé à l’ouverture des travaux de l’atelier sur le développent de l’accès au logement décent pour tous et de son architecture institutionnelle. Organisé par le Ministère de l’urbanisme et de l’habitat, ledit atelier a pour but de mieux cerner les difficultés autour de l’accès au logement et de proposer les solutions adéquates.

Le département de l’urbanisme et de l’habitat entend promouvoir l’accès au logement décent pour tous conformément à la vision politique du Président de la République Ibrahim Boubacar KEÏTA.

Pendant deux jours les spécialistes et les acteurs du secteur vont élaborer un cadre conceptuel en terme de service à offrir au malien, de bilan de performance global et d’améliorations à faire au niveau de l’architecture institutionnelle et organisationnelle.

Pour le ministre Mamadou Diarra, les orientations retenues vont permettre à l’Etat de se focaliser progressivement sur son véritablement rôle à savoir celui d’orienter, celui de faciliter, celui de réguler, et cela conformément aux orientations au programme de développement institutionnel … »

Le Premier ministre, a indiqué que ce premier atelier revêt une importance particulière en ce sens qu’il permettra la définition des éléments d’un nouveau cadre de référence de la politique de logement basée sur approche de performance collective et reflétant la dynamique dans laquelle s’inscrira la politique Gouvernementale.

Il a engagé le Gouvernement à la concrétisation opérationnelle des résultats de l’atelier, dans le souci bien compris de lutter contre la pauvreté et de l’amélioration constante des conditions de vie des populations.

 

CCINT Primature 16 12 2014 15:43

class="gkFeaturedItemTitle" 3è Congrès Ordinaire des Musulmanes du Mali, le Premier ministre a inauguré les travaux au nom du Président de la République

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 17:33

Placée sous le thème « Rôle de la femme musulmane dans la paix et la réconciliation nationale », l’inauguration des travaux de ces assises au CICB a enregistré la présence de plusieurs membres de l’exécutif dont les ministres en charge du Culte et de la Femme.

Premier acte, la lecture spirituelle du saint coran. Deuxième acte, l’exécution citoyenne de l’hymne national en langue nationale bambara. L’assistance a ensuite suivi les interventions du Maire de la Commune III de Bamako, de la Présidente de l’UNAFEM, du Président du Président du Haut Conseil Islamique et du chef du Gouvernement Moussa Mara.

Les différents intervenants ont salué l’avènement de ce congrès fédérateur à un moment où le besoin d’unité et de réconciliation est plus que jamais convoqué. Un hommage mérité a ainsi été rendu aux devanciers du mouvement qui revendique à la fois son appartenance à la foi musulmane, la promotion de la femme et l’affirmation d’une citoyenneté d’engagement. La présidente Hadja Kadia Togola a également insisté sur les hommages de son regroupements au Chef de l’Etat, à son épouse Kéïta Ami Attaher Maïga, au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement ; la détermination de l’Unafem à œuvrer pour une paix définitive et une nation débarrassée à jamais de la fièvre Ebola.

Le Premier ministre a, au nom du Chef de l’Etat en déplacement à l’étranger mais de cœur avec l’Unafem, salué la présence à la cérémonie des représentants de l’Eglise Catholique et de l’Eglise protestante. Au Mali, fort heureusement, toutes les trois confessions monothéistes en plus de coexister pacifiquement, collaborent conjointement dans de nombreux domaines, les dernier cas étant les prières pour le succès des pourparlers intermaliens et la prévention contre la fièvre Ebola. L’Eglise catholique a spontanément reporté à plus tard de nombreux regroupements notamment à Kita et Mopti pour éviter les risques liés à l’Ebola. Ensemble, musulmans et chrétiens prônent la tolérance, le respect mutuel et la convivialité y compris à l’occasion des joutes politico-électorales, des fêtes religieuses et de certains rituels comme le carême religieux.

Pour le Premier Ministre le thème choisi s’inscrit dans l’idéal de ce qu’on attend de la religion, à savoir la promotion d’une culture du dialogue, de la paix, la tolérance, le pardon et la réconciliation. Mieux le thème concorde avec la vision du changement portée par le Président de la République et traduite au niveau opérationnel par le Gouvernement notamment : la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi qu’une politique active de réconciliation nationale.

Le Premier ministre n’a pas manqué de féliciter et d’encourager le bureau de l’Unafem pour son leadership tout en l’invitant à multiplier les prières pour la nation.

L’Union nationale des femmes musulmanes du Mali compte aujourd’hui 180 associations membres. A sa création en 1996, elle en comptait 40. Sur un domaine attribué par le Gouvernement, elle a réalisé en commune IV de Bamako un siège financé par l’ONG Alfarouk. A présent, elle souhaite que l’Etat s’implique davantage dans la réalisation de son plan d’actions.

 

CCINT Primature 16 12 2014 15:20

class="gkFeaturedItemTitle" 46è sommet ordinaire de la CEDEAO : SOLIDARITÉ FACE AUX DÉFIS DU MOMENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 12:30
L’organisation régionale met en avant la nécessité de s’entraider pour faire face aux problèmes conjoncturels
La 46è session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue hier à l’hôtel Transcorp Hilton d’Abuja sous la présidence du chef de l’Etat nigérian, Goodluck Ebele Jonathan. C’était en présence de plusieurs chefs d’Etat de la région dont le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.
Outre l’examen des grands sujets de préoccupation en Afrique de l’Ouest, la session s’est penchée sur le rapport annuel du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, les rapports de la 73ème session du Conseil des ministres et de la 33ème session du Conseil de médiation et de sécurité.
Des problèmes sécuritaires dans la région à la préparation des élections générales prévues en 2015 dans cinq Etats membres en passant par la lutte contre la maladie à virus Ebola, le Tarif extérieur commun (TEC), la carte d’identité biométrique de la CEDEAO, l’instabilité politique, la bonne gouvernance, la situation au Burkina Faso et au Mali, les efforts déployés pour soutenir la stabilisation et les réformes en Guinée Bissau et le développement des infrastructures, les responsables de la CEDEAO ont eu des échanges sur nombre de sujets. L’ordre du jour prévoyait également l’élection du président en exercice pour 2015 en remplacement du président nigérian.
Trois interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture : le discours de bienvenue du président Goodluck E. Jonathan, celui du président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen John Dramani Mahama, et l’intervention du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo. Le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambass, a également pris la parole.
Le président Goodluck Jonathan, après avoir souhaité la bienvenue à l’ensemble de ses hôtes, il a particulièrement salué la présence du président intérimaire du Burkina Faso, Michel Kafando. Il a remercié l’ensemble des partenaires et négociateurs qui ont contribué à la mise en place de la transition dans ce pays avant de réitérer l’engagement de l’organisation régionale de l’accompagner.
Le président nigérian s’est également réjoui de la croissance économique dynamique qu’affiche notre espace ces dernières années (7% en 2013 contre 6,5% en 2012) avant de déplorer les nombreux défis auxquels nous restons confrontés, et en particulier la maladie à virus Ebola qui a un impact négatif sur notre développement. A ce propos, il a attiré l’attention sur les questions de la criminalité, de l’insécurité, du terrorisme, avant d’exhorter à une synergie des efforts aux niveaux régional et international pour les combattre.
Par ailleurs, le président Jonathan a insisté sur l’urgence de mener des réformes institutionnelles au niveau de la CEDEAO en vue d’avancer pour le plus grand bien de nos communautés. « Surtout que notre espace commun a beaucoup d’atouts », a-t-il fait remarquer.
RESTAURER LA PAIX ET LA SECURITE. Le président en exercice de la CEDEAO, de son côté, a invité la session à faire le point des activités et réfléchir aux défis auxquels la région est confrontée. Notamment en ce qui concerne la maladie à virus Ebola qui a déjà fait plus de 6000 victimes et représente une menace pour le processus d’intégration.
John Dramani Mahama a jugé qu’en dépit des difficultés, la région CEDEAO a réalisé des avancées en matière de paix et de sécurité, mais aussi dans la lutte contre Ebola au Libéria et en Guinée. Evoquant les pourparlers de paix d’Alger entre le gouvernement de notre pays et les groupes armés, il a exhorté les Maliens à mettre de côté leurs différences en vue de restaurer la paix et la sécurité dans le pays avant de réitérer l’engagement de la CEDEAO à accompagner la Guinée Bissau. Le président sortant de la CEDEAO n’a pas manqué d’insister sur les efforts à faire en matière de bonne gouvernance.
En matière d’infrastructures, le chef de l’Etat ghanéen a souligné les efforts consentis, notamment les travaux en cours pour la réalisation du corridor Abidjan-Lagos, la Transgambie et autres. Il a réaffirmé la volonté de l’organisation à poursuivre ses efforts de promotion de l’intégration régionale et rappelé que la CEDEAO va célébrer son 40è anniversaire en 2015.
Le président de la Commission a, lui, plaidé la nécessité de renforcer la solidarité dans la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme au Nigeria. Kadré Désiré Ouédraogo a adressé au peuple capverdien la profonde compassion de notre communauté, suite à l’éruption volcanique qui a fait d’importants dégâts matériels dans l’île de Fogo.
S’agissant d’Ebola, le président de la Commission a salué la mobilisation en faveur des Etats membres affectés par la maladie notamment à travers la constitution d’un Fonds régional de solidarité et la mise en place de mécanismes de coordination des actions à mener dans les différents Etats membres.
Concernant les infrastructures, il a souligné le lancement des travaux de construction du poste frontalier juxtaposé de Semé entre le Bénin et le Nigéria en octobre dernier et l’inauguration, en novembre, de celui de Noepe entre le Ghana et le Togo. Tout ceci représente une avancée significative vers l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens dans notre espace communautaire, a-t-il jugé.
40è ANNIVERSAIRE DE LA COMMUNAUTE. Evoquant la Guinée Bissau, il a noté que la CEDEAO a continué à accompagner ce pays dans la phase de reconstruction post-électorale, non seulement pour ce qui est de la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, mais aussi, et plus fondamentalement, pour la réussite de l’ambitieux programme de développement dans l’unité, la paix et la stabilité engagé par ses nouvelles autorités.
Le président de la Commission s’est dit pleinement conscient des défis qui nous attendent avec l’entrée en vigueur du TEC le 1er janvier 2015, la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, le crime organisé, la tenue d’élections apaisées, transparentes et démocratiques dans cinq Etats membres et le suivi de la transition au Burkina Faso, sans oublier l’opérationnalisation de la Stratégie de sécurité pour le Sahel.
En ce qui concerne la célébration du 40ème anniversaire de la CEDEAO, il a confirmé que les préparatifs ont déjà débuté avant d’assurer que l’évènement sera célébré comme il se doit et permettra de poser de nouveaux jalons dans la construction de l’intégration. « En un mot, nous nous emploierons à clairement montrer que le passage à la CEDEAO des peuples n’est ni une simple proclamation, ni un vœu pieux », a-t-il promis.
Kadré Désiré Ouédraogo a remercié les partenaires pour leur solidarité agissante et les a exhortés à nous aider à consolider à nos acquis et à relever les défis.
Le clou de la cérémonie a été la remise du document sur le TEC, par le responsable de la Commission, au président en exercice de la CEDEAO et à l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement présents. Ce document, a expliqué Kadré Désiré Ouédraogo, est le résultat de neuf ans de travail continu et de négociations basées sur des études d’impact.
Quant à Mohamed Ibn Chambass, il a transmis les salutations du secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon au sommet et s’est félicité des efforts déployés par la région pour combattre Ebola. Il a également réitéré l’engagement des Nations Unies à aider la CEDEAO à lutter contre la maladie, l’extrémisme, la criminalité, la drogue et à appuyer les processus démocratique et de bonne gouvernance.
F. MAÏGA
CEDEAO : LA CARTE D’IDENTITE BIOMETRIQUE EN 2016
La CEDEAO va procéder au lancement effectif d’une carte d’identité biométrique dans l’ensemble des pays membres en 2016. L’information ressort du rapport du dernier Conseil des ministres de l’organisation, qui s’est s’achevé jeudi dernier à Abuja, en prélude au 46è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui s’est tenu hier dans la capitale nigériane.
La carte d’identité qui devra être adoptée par les 15 Etats membres va remplacer le certificat de voyage actuellement en vigueur dans l’espace. «La nouvelle carte d’identité biométrique sera mise en circulation dans chaque Etat membre à côté de la carte nationale d’identité pendant une certaine période jusqu’à l’opérationnalisation» du nouveau document dans un délai défini (2016), annonce le rapport.
Autre information importante : le rapport annuel du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, examiné au cours de la session prévoit des prévisions positives avec un taux de croissance économique appelé à progresser de 5,3% en 2014 contre 4,8% en 2013. « L’espace CEDEAO continue d’être la communauté économique régionale la plus dynamique du continent avec un taux de croissance attendu de 6,3% en 2014 ». La Côte d’Ivoire, avec un pourcentage de 9,1% devrait enregistrer le taux de croissance le plus élevé de la région, observe le rapport.
Pour l’entrée en vigueur de l’Union douanière, Kadré Désiré Ouédraogo a informé le Conseil de la réalisation de l’ensemble des activités nécessaires à la mise en œuvre du Tarif extérieur commun dans tous les Etats membres dès le 1er janvier 2015, de la finalisation des textes du Code communautaire des douanes et de l’adoption du mécanisme de suivi et d’orientation pour le programme de transition fiscale de la CEDEAO.
Le Conseil des ministres a examiné le rapport intérimaire 2014 du contrôleur financier et recommandé l’amélioration de la mise en œuvre du protocole sur le prélèvement communautaire.
F.M.

class="gkFeaturedItemTitle" Armée malienne : 45 OFFICIERS EN STAGE SUR LA LOGISTIQUE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 12:25

La perte des régions septentrionales en 2012 a révélé de grosses insuffisances dans le dispositif logistique qu’il s’agit, aujourd’hui, de combler

Quarante cinq officiers suivent depuis hier à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Beye un stage sur la logistique qui a pour thème : « La nouvelle approche organique de la logistique aux services des forces armées ». L’ouverture de la session était présidée par le directeur des matériels, des hydrocarbures et du transport des armées (DMHTA), le colonel-major Moustapha Drabo. C’était en présence du directeur de stage, le commandant Idrissa Bamba, et du représentant du l’Eutm, lieutenant colonel Philippe Vogel. Durant trois jours, les stagiaires étudieront les principaux axes de cette réforme : l’amélioration du dispositif de soutien organique ; le développement du soutien opérationnel ; la création d’un domaine des ressources humaines (RH) du soutien ; la rédaction d’un corpus doctrinal du soutien et ultérieurement la mise en place du SI log.

Le stage s’inscrit dans la phase d’appropriation de cette réforme du soutien à nos forces armées de sécurité. « Nous n’avons jamais connu de stage sur la logistique, donc c’est une chance que l’on doit prendre à bras le corps. Et qui va permettre la mise à niveau ceux-ci qui sont déployés dans le cadre organique », a estimé le commandant Idrissa Bamba.

 

La grave crise qu’a connue notre armée en 2012 et qui s’est traduite par la perte des régions du nord du pays, a révélé deux insuffisances dans notre dispositif de soutien logistique, a souligné le colonel major Moustapha Drabo. D’une part l’inexistence d’un soutien organique capable de maintenir en temps de paix la disponibilité opérationnelle des unités. C’est ainsi que le réservoir des forces qu’était l’armée de terre fut incapable de fournir des unités immédiatement engageables, faute d’équipements. Et d’autre part, l’inexistence d’une chaine de soutien opérationnelle en mesure d’acheminer les flux logistiques de l’arrière vers le théâtre. Ainsi, constate le colonel major Drabo, nos unités en première ligne ont manqué rapidement de vivres, de carburant et de munitions et sont tombées les unes après les autres.

Un groupe de travail sur la reforme du soutien a été mis en place dès février 2013, dans le souci de corriger ces graves insuffisances, a indiqué le colonel-major Drabo qui a invité ses camarades d’armes à suivre cette formation avec beaucoup d’attention. Il a remercié l’Eutm pour son expertise et son accompagnement constant qui permettront au groupe de travail d’avancer rapidement dans la mise en place d’une logistique temps de paix et d’opération efficace et adaptée à nos réalités.

 

A. TOURE

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : L’APE EXPLIQUE AUX DEPUTES

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 12:21

Cet Accord de partenariat économique avec l’Union européenne va vers son aboutissement après un cheminement laborieux

L’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et l’Afrique de l’Ouest a fait l’objet d’un séminaire vendredi à l’Assemblée nationale. La rencontre organisée en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, visait à sensibiliser les élus sur l’accord en question.

Les négociateurs en chef ont, en effet, validé une mouture proposée par les hauts fonctionnaires. Ce projet de texte prend en compte les questions encore en suspens, lit-on dans un document distribué aux participants. Ils ont validé l’accord intervenu entre les parties sur les besoins prioritaires couvrant notamment le commerce, l’industrie, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et le renforcement des capacités des acteurs non étatiques et notamment les infrastructures de désenclavement. Les besoins prioritaires ont été évalués à 6,5 milliards d’euros pour le premier quinquennat couvrant la période 2015-2019. L’UE, ses membres et la Banque européenne d’investissement (BEI) assurent de leur engagement à réaliser l’adéquation entre les besoins ainsi exprimés et le financement et préciseront cet engagement lorsque les consultations nécessaires seront achevées. Les modalités d’exécution assurent un accès rapide, flexible et efficace des fonds pour les projets prioritaires. La partie européenne convient de maintenir un accompagnement financier adéquat au-delà de la présente période.

Par ailleurs les négociateurs en chef ont souligné l’importance de la mise en place par la région ouest africaine d’un fonds pour accueillir les ressources. Ils se sont engagés à prendre des dispositions diligentes pour la finalisation des modalités d’opérationnalisation et de gestion de ce fonds.

Les négociateurs en chef ont validé le texte du compromis obtenu par le Protocole règles d’origine, notamment l’accord sur la tolérance générale en valeur (15% pour l’Afrique de l’ouest et 10% pour l’UE), la dérogation automatique sur le thon (6000 tonnes), et la proposition UE sur la séparation comptable dans le protocole.

Concernant la coopération agricole et la sécurité alimentaire, les négociateurs en chef ont validé les compromis auxquels sont parvenues les parties et recommandé une instauration dans les meilleurs délais, du mécanisme de dialogue permanent devant œuvrer à la mise en œuvre de la coopération dans les domaines de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Les deux parties vont organiser la revue de la conformité des différents textes portant sur le présent accord.

Pendant dix ans nous avons travaillé à l’avènement d’un Accord de partenariat économique qui puisse consolider le processus d’intégration, structurer et moderniser notre économie régionale, promouvoir nos exportations de produits manufacturés et relancer de façon irréversible la compétitivité de nos produits et de nos entreprises, a souligné Bakary Coulibaly, conseiller technique au ministère des Affaires étrangères dans son intervention.

Les négociations auraient dû s’achever au plus tard fin 2007 pour permettre l’entrée en vigueur de l’accord le 1er janvier 2008, a-t-il rappelé. « Malgré les efforts et initiatives déployés par les parties, cette échéance initiale de même que celle du 30 juin 2009 n’ont pu être respectées ».

Suspendues depuis 2011, les négociations entre les deux parties ont été reprises sur instruction de la 12ème session extra ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenue à Dakar en octobre 2013, dans l’optique de conclure dans les meilleurs délais un accord global, régional, équilibré et porteur de développement.

« Les chefs d’Etat et de gouvernement ont demandé aux négociateurs en chef de l’Afrique de l’Ouest de reprendre diligemment les discussions avec la partie européenne, sur la base des nouvelles propositions, à eux, soumises par le comité ministériel de suivi des négociations APE et le Conseil des ministres de la CEDEAO », a commenté Bakary Coulibaly.

Dans son allocution d’ouverture, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Mamadou Tounkara, a relevé que cet accord de partenariat économique est un accord global, qui va à terme contribuer à protéger les industries fragiles de nos Etats. C’est un outil commercial dont l’un des objectifs est le développement. Il permettra de gagner en efficacité.

 

A. LAM

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