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class="gkFeaturedItemTitle" Lutte contre le sida : LA STIGMATISATION RESTE UN OBSTACLE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mardi 16 décembre 2014 12:09

Les personnes atteintes du Vih sont toujours discriminées et stigmatisées dans notre pays, malgré les multiples efforts pédagogiques accomplis par les associations de lutte contre la pandémie, les actions de l’Etat et des partenaires

Dans notre pays, la volonté politique est avérée de lutter contre la pandémie du sida. Tous les efforts doivent être mis en commun pour atteindre l’objectif de trois zéros. Il s’agit de zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès lié au Vih. Mais ceci reste un immense défi pour les pays africains en général et pour le nôtre en particulier. Au Mali, les premières communications sur le Vih et le sida ont été catastrophiques. L’opinion avait même cru par moment que la maladie était uniquement liée à un comportement sexuel imprudent. Cette situation a été à l’origine de la stigmatisation des personnes atteintes de Vih et de sida. De gros efforts ont été accomplis pour combattre ce phénomène handicapant la mobilisation sociale contre la pandémie. La stigmatisation demeure une triste et navrante réalité dans notre pays pour les personnes vivant avec le Vih (PVVIH). Cette attitude impacte négativement la lutte contre la pandémie du sida qui se pose, à la fois, comme un problème de santé publique et de développement dans les pays du continent africain. Cette partie du monde abrite le plus gros contingent de PVVIH et de victimes liées à la maladie. Ces pays doivent accomplir des efforts pédagogiques pour que les communautés acceptent facilement les personnes atteintes du virus de la pandémie au même titre que les personnes atteintes d’ autres maladies. Mais la stigmatisation à l’encontre des personnes atteintes du Vih doit être combattue à l’échelle planétaire. C’est dans cet esprit que le 1er mars consacre,désormais, la journée mondiale de lutte contre la stigmatisation dans le monde. Cet éveil des consciences à la solidarité est cruciale pour éviter des tensions sociales inutiles. Les personnes infectées au Vih ont besoin d’un accompagnement médical, psycho-social et communautaire.

 

Mme Djerma Oumou Diarra, présidente du Réseau malien des personnes vivant avec le Vih (RMAP +) reconnaît que les PVVIH continuent d’essuyer des quolibets de personnes mal intentionnées. Elle souligne que la stigmatisation complique la lutte contre le sida. Notre interlocutrice partage au quotidien la réalité des personnes touchées par le Vih et le sida. Elle tire la sonnette d’alarme, car la stigmatisation contraint parfois des PVVIH à changer de site de traitement pour échapper au regard lourd de sens des autres. Dans la lutte contre le sida, les multiples actions déployées sont porteuses d’espoir. Malgré ces efforts, beaucoup reste à faire pour circonscrire davantage la stigmatisation des PVVIH. Mme Djerma Oumou Diarra constate que la stigmatisation engendre souvent de lourdes conséquences pour les PVVIH. Certaines femmes séropositives ont été stigmatisées et divorcées par leurs époux. Ces épouses sont injustement condamnées par la communauté pour leur infection au Vih. Certaines sont abandonnées au foyer, si elles ne sont pas exclues par la belle famille ou la famille. A cause de tant d’injustice à l’endroit des malades du sida, la stigmatisation est à combattre. Le Dr Aliou Sylla, président de l’Association de recherche, de communication et d’accompagnement à domicile des personnes vivant avec le Vih (Arcad-sida), et véritable pionnier de la lutte contre le sida dans notre pays, partage ce point de vue. Il estime que la stigmatisation est un phénomène de rejet inconscient et qu’elle reste l’obstacle majeur dans cette lutte contre le sida. Ce spécialiste conclut que cet état de fait est en partie lié aux premières images et à la peur que les gens ont eu des malades grabataires du sida. Il fallait avoir un cœur d’or pour surpasser sa peur et accepter les personnes atteintes du Vih et les malades du sida. Il y a urgence et nécessité d’inverser la tendance et de comprendre que dans nos sociétés les PVVIH ont le droit de vivre avec leur mal, sans en être systématiquement particularisées. La présidente du RMAP+ précise que la stigmatisation et la discrimination doivent être bannies, parce que constituant un handicap sérieux dans la l’acceptation de la maladie, non pas comme une fatalité mais au comme une maladie quelconque. Ainsi, la lutte contre la pandémie du sida engrangerait des bons points. Mme Djerma, souligne que les enfants de PVVIH, infectés ou affectés sont aujourd’hui discriminés et stigmatisés à l’école. Du fait de ces actions, les personnes qui étaient souvent en première ligne de la lutte contre le sida et qui acceptaient parfois de témoigner à visage découvert sont démoralisées. Elles n’osent même plus mener à visage découvert le combat contre le Vih et le sida dans notre pays. Le Dr Aliou Sylla estime que la lutte contre le sida est une lutte de transformation sociale. Il faut informer, sensibiliser et éduquer les gens pour qu’ils acceptent de manger, de boire et de tout partager avec les personnes atteintes du Vih. Notre interlocuteur en appelle à la contribution de toute la communauté. Il dit que dans d’autres pays, de grands médecins, enseignants, journalistes voire des imams ont témoigné à visage découvert de leur statut sérologique. Ces malades ont surtout mis l’accent sur la nécessité d’une unité d’action, en terme de prévention et de prise en charge des cas. Ces témoignages ont apporté un plus dans la lutte contre le Vih et le sida. Hélas! Au Mali, la stigmatisation demeure un casse-tête pour les personnes infectées ou affectées par le Vih et le sida. Le président de Arcad-sida note qu’il faut une société tolérante dans la lutte contre le sida. Malheureu-sement cette tolérance a un visage plus féminin. A titre d’exemple lorsque l’homme est atteint du Vih, la femme accepte cette fatalité. La situation inverse est rare . Les hommes sont moins tolérants quand leurs femmes sont malades du VIH .

Dans certains cas, la position sociale compte dans la lutte contre le sida. Par exemple, les personnes infectées au Vih, ayant une position sociale confortable sont bien acceptées. Les gens ne veulent même pas qu’on parle de leur statut sérologique. Cela est une bonne chose. Mais on devrait faire pareil avec les autres. A ce propos, le Dr Aliou Sylla souhaite l’émergence d’une société plus tolérante, qui condamne moins les personnes infectées au Vih. La lutte contre le sida est un devoir de génération. Elle requiert l’implication de tous pour une bonne mise en œuvre des politiques et des stratégies de lutte contre le sida dans notre pays. La chaîne de transmission du Vih sera ainsi brisée. Le phénomène sera circonscrit par une prise en charge des cas. Le Mali est bien dans cette posture. Il a mis en place des centaines de sites de prises en charge, de traitement et de prévention de la transmission mère-enfant. Dans la croisade contre le sida, les associations etles organisations non gouvernementales, l’Etat et les partenaires techniques et financiers sont bien engagés. Leurs efforts communs ont permis d’apporter une accalmie apparente sur le front de la lutte contre la pandémie dans notre pays. Ces actions doivent se poursuivre pour éviter que le Vih et le sida n’handicapent davantage nos pays.

 

B. DOUMBIA

Traitement antirétroviral : Un risque d’échec en deuxième ligne !

Les patients infectés au VIH et sous traitement antirétroviral (ARV) de deuxième ligne sont largement plus exposés au risque de connaître un échec thérapeutique que ceux sous ARV de première ligne, selon une nouvelle recherche menée par l’organisation non gouvernementale (ONG) Médecins sans frontières (MSF). Publiée dans le Journal of the American medical association (JAMA), l’étude de MSF s’est penchée sur les résultats du traitement de 632 patients de pays à ressources limitées en Afrique et en Asie. L’étude a révélé que les patients qui commençaient un traitement de deuxième ligne à un taux de CD4 (mesurant la résistance du système immunitaire) inférieur à 200, et qui observaient leur traitement à moins de 80 pour cent du temps, avaient davantage de risque de connaître un échec thérapeutique avec des ARV de deuxième ligne. La recherche a également montré que les patients qui se voyaient remplacer deux de leurs Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) en début de thérapie de deuxième ligne avaient moins de risque d’expérimenter un échec de traitement que ceux à qui l’on avait changé un seul de ces types d’ARV. Les INTI entravent la capacité du virus à se répliquer et sont généralement utilisés en association avec d’autres ARV. Les patients recevant une combinaison de médicaments, ou des inhibiteurs de protéase « boostés » – un ARV qui bloque un enzyme essentiel dans la réplication du virus –enregistrent eux aussi de meilleurs résultats de traitement. Au total, près de 20 pour cent des patients ayant reçu une thérapie de deuxième ligne pendant plus de six mois ont connu des échecs de traitement, et cinq pour cent d’entre eux sont décédés. A un moment où l’accès aux ARV s’améliore dans les pays en développement, un nombre croissant de patients aura un jour besoin de médicaments de deuxième ligne, qui sont prescrits lorsque les patients ne répondent plus aux schémas de traitement de première ligne. Selon les auteurs de l’étude, prévenir l’échec de traitement chez ces patients est d’autant plus primordial que les médicaments de troisième ligne sont inabordables, et souvent indisponibles, dans la plupart de ces pays. L’importance de certains ARV spécifiques dans le résultat du traitement des patients sous deuxième ligne réaffirme la nécessité de disposer d’un meilleur arsenal d’ARV plus variés dans les pays en développement, a dit le docteur Mar Pujades-Rodriguez, auteur principal et chercheur à MSF. Les patients sous traitement de deuxième ligne étaient 46 pour cent plus susceptibles de connaître un échec de traitement que ceux sous première ligne, ce que les chercheurs ont attribué à un nombre plus élevé d’effets secondaires associés aux médicaments de deuxième ligne, et à la plus grande probabilité que ces patients expérimentent des pharmaco-résistances et une lassitude du traitement, ayant été sous thérapie depuis plus longtemps. L’étude a également révélé que les patients des zones rurales, et ceux traités dans des centres de santé primaires, étaient moins susceptibles d’échouer dans leur traitement que ceux suivis dans des centres urbains et des hôpitaux. « Les sites urbains sont susceptibles de traiter davantage de patients, qui arrivent souvent avec des maladies plus graves, et il pourrait y avoir moins de temps pour le suivi des patients stables ». En raison de la probabilité d’une lassitude du traitement et d’expériences négatives avec des médicaments de première ligne, le soutien psycho-social est particulièrement important pour les patients sous traitement de deuxième ligne, a-t-elle dit. « Ces patients vont probablement connaître des périodes d’observance sous-optimales pour des raisons environnementales, personnelles ou médicales », a-t-elle souligné. « Comprendre les difficultés auxquelles sont confrontés ces patients est essentiel pour les aider à développer des stratégies leur permettant de prendre leur traitement correctement ». L’étude a entre autres recommandé d’améliorer la disponibilité d’ARV de deuxième ligne entraînant moins d’effets secondaires et dans des combinaisons à dose unique (plusieurs ARV

class="gkFeaturedItemTitle" Après Koulouba, les surveillants de prison à la Cité administrative

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 15 décembre 2014 15:51

Après le Président de la République samedi, le Premier ministre a reçu ce lundi matin, onze membres du bureau du comité syndical des surveillants de prison conduit par le contrôleur pénitentiaire Abdoulaye Fofana.

Au cours de la rencontre, les leaders syndicaux du personnel pénitentiaire ont exposé les motifs pour lesquels une grève avait été envisagée par leurs militants. Il s’agit essentiellement de l’adoption d’un statut particulier des surveillants de prison (nonobstant qu’une commission est en place depuis plusieurs mois), l’accélération du dédommagement des ayants droits de feu l’adjudant Kola Sofara victime d’une violente évasion survenue à la prison centrale de Bamako en juin 2014 et l’amélioration des conditions générales de vie et de travail.

Selon les syndicalistes, le corps des survivants de prisons depuis qu’il a été créé en 1996 n’a pas été doté d’un statut digne de ce nom en dehors du cadre de l’administration pénitentiaire qui ne prendrait point en compte la spécificité de leurs missions notamment le mode de recrutement et le code disciplinaire. La question du statut avait déjà été proposée par la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale suite à une visite dans les centres de détention en 2011.

Après 1994 et suite à la radiation de 800 élèves gendarmes ensuite reversés pour la plupart dans l’administration pénitentiaire, 7 autres promotions ont été formées. A l’emploi, les agents sont ainsi mis à la disposition pour les uns des magistrats et pour les autres des administrateurs civils ou des services sociaux. Le syndicat souhaite, un rattachement au Ministère en charge de la Sécurité en lieu et place de la tutelle actuelle du Ministère de la Justice commandé à l'époque par l'humanisation des prisons aux dires du syndicat.

Autres revendications :

§ la dotation régulièrement en tenue et paquetage complet,

§ la formation,

§ la participation aux activités organisées à l’étranger,

§ la dotation des centres en équipements de détection,

§ la dotation en armes et munitions adéquates.

En recevant le syndicat, le Premier ministre a souhaité confirmer la ferme volonté du Gouvernement d’examiner les doléances des surveillants de prisons exprimées devant le Président de la République le samedi dernier. La conduite des négociations et la mise en œuvre des engagements relèveront des Départements en charge de la Justice et de la Sécurité.

 

Source : CCINT Primature 15 12 2014 11:24

class="gkFeaturedItemTitle" Complexe universitaire de Kabala, le Premier ministre sur le chantier

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 15 décembre 2014 10:40

Le Chef du gouvernement a effectué ce 14 décembre 2014 dans la matinée une visite de terrain sur le chantier du complexe universitaire de Kabala (commune de Kalabancoro dans la préfecture de Kati). Les ministres en charge de l’enseignement supérieur, de l’Energie et de la Planification étaient également de la visite ainsi que Madame l’Ambassadeur de Chine et les représentants de plusieurs autres départements ministériels (Education nationale, Equipement, Economie, etc.). Les autorités régionales et locales de Koulikoro, Kati et Kalabancoro ont accueilli la délégation à partir de Kabala.

La visite qui a duré quelques trois heures d’horloge a concerné la voie d’accès Kabala-Ngolobougou sur 5,8 km, le chantier du futur siège du Centre national des œuvres universitaires en R+2, les voies de contours sur 4 kms, les voies intérieures bitumées de la cité universitaire sur 2,6 km puis les futurs blocs pédagogiques, internats, restaurants et infrastructures sportives. Elle a été émaillée à plusieurs étapes d’accueils populaires des riverains avec dans les bras quelques doléances locales.

Au terme de la visite, la séance de débriefing a répertorié quelques goulots d’étranglement :

§ la libération effective de l’emprise du projet ;

§ les difficultés de paiement des tranches annuelles dues aux entreprises constatées depuis 2010 ;

§ l’indisponibilité des ressources pour l’avenant n°1 à la convention d’un montant de 630 millions de FCFA ;

§ la nécessité de réaliser quelques travaux d’amélioration en termes de revêtement en double voie de la voie d’accès (2x9) et de réalisation d’une voie secondaire à partir de la zone aéroportuaire ;

§ la viabilisation du parking central ;

§ la fourniture de la cité en services modernes d’eau et d’électricité ;

§ la prise de dispositions sécuritaires permanentes ;

§ l’acheminement de la connectivité par fibre optique évaluée à 50 milliards de FCFA ;

§ les difficultés avec les services de la douane ;

§ le prolongement de la voie d’accès sur 250m souhaité par les populations du village de Ngolobougou qui jouxte la cité.

Après la visite, le Premier ministre Moussa Mara s’est dit impressionné par l’envergure du projet qui augure de lendemains meilleurs pour l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, donc pour l’avenir du pays. Tout en encourageants les entreprises nationales qui œuvrent sur le chantier, il a engagé le Gouvernement à examiner dès le 15 décembre les mesures idoines pour prendre en charge les difficultés signalées.

Le pôle universitaire de Kabala vise à améliorer l’environnement de la formation et de la recherche au Mali. Il s’agit d’un gigantesque chantier qui comprend des infrastructures pédagogiques et des logements. Elle offrira toutes les commodités aux étudiants et aux enseignants et permettra d’améliorer la qualité de la formation face à l’insuffisance d’amphis, de laboratoires et de salles de travaux pratiques notamment.

Fruit de l’amitié entre notre pays et la Chine, le pôle universitaire de Kabala occupe une superficie de 103 hectares. Le projet est né à la suite de la commission mixte de coopération économique, commerciale et technique tenue en juin 2010 à Beijing. La Chine s’est engagée, à cette occasion, à construire des infrastructures pédagogiques au profit de l’enseignement supérieur. La cité universitaire de Kabala est le plus gros investissement que la Chine ait jamais consenti dans le secteur de l’éducation en Afrique. Le projet prévoit la réalisation des travaux en deux phases : la 1ère phase porte sur la construction et l’équipement de 7 premiers blocs et la seconde phase, sur la construction de 7 autres blocs. Le premier bloc est composé d’une Faculté des sciences humaines, d’une Faculté de droit, d’un Centre multimédia, d’un Rectorat, d’une Ecole normale d’enseignement technique et professionnel, d’un amphithéâtre, d’un laboratoire pour l’Ecole doctorale des sciences et technologies et de salles spécialisées pour l’Ecole doctorale des sciences humaines et sociales. Le second bloc comprend un Institut universitaire de techniques industrielles, un Centre national de la recherche scientifique et technologiques (CNRST), une Presse universitaire, une maison des hôtes et son restaurant, un Centre des langues, une Faculté des sciences de la santé et une cantine. La capacité d’hébergement est de 4080 lits et la capacité des salles pédagogiques est de 7 500 places.

C’est la société Beijing Construction Engineering Group qui a été retenue pour réaliser les travaux de la phase 1. Le contrat d’exécution a été signé le 18 octobre 2013 sous la présidence du Premier ministre et concerne les 7 premiers blocs. Le 10 mars 2014 a eu lieu la pose de la 1ère pierre des infrastructures pédagogiques par le président de la République. Ce qui marque le démarrage effectif des travaux de construction des 7 blocs prévus dans la phase 1. Le coût global du projet est de 70 milliards Fcfa. En plus des infrastructures pédagogiques, le site de Kabala va accueillir des structures d’hébergement pour les étudiants pour un coût total de 25 milliards de Fcfa, entièrement financé par le budget national. Les travaux de la cité de Kabala sont réalisés à 91%.

A Bamako, les difficultés liées à l’insuffisance des places au niveau de l’enseignement supérieur public coûtent à l’Etat des locations pour près de 600 millions de FCFA l’an.

 

Source : CCINT 14 12 2014 16:08

class="gkFeaturedItemTitle" Koulouba : QUATRE NOUVEAUX AMBASSADEURS PRESENTENT LEURS LETTRES DE CREANCE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 décembre 2014 11:51

Quatre nouveaux ambassadeurs ont présenté leurs lettres de créance au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita hier à Koulouba. Il s’agit de Carlos Gutierrez Corrales de la République de Cuba, Mohamed Ould Mekhalle de la République islamique de Mauritanie, Mme Huiying Lu de la République populaire de Chine et Santo Gangemi du Vatican.

Né le 22 avril 1952 à Granma (Cuba), le nouvel ambassadeur de Cuba au Mali est licencié en relations internationales à l’Institut supérieur « Raul Roa Garcia » de la HavaneMauritanie. De 1977 à 2004, Carlos Gutierrez Corrales a été successivement attaché de presse, secrétaire et conseiller à l’ambassade de Cuba dans plusieurs pays à travers le monde. De 2004 à 2006, il est nommé ministre conseiller, 2è chef de mission à l’ambassade de Cuba en France. Carlos Gutierrez Corrales fut ambassadeur en République de Guinée entre 2006 et 2011. Ensuite, il a été nommé fonctionnaire à la direction d’Amérique latine et Caraïbes au ministère des Relations extérieures. Marié et père d’une fille, Carlos Gutierrez Corrales parle espagnol, français et anglais.

Le nouvel ambassadeur de la République islamique de Mauritanie s’appelle Mohamed Ould Mekhalle. Né en 1964 à Djiguenni, il est détenteur d’une maîtrise en philosophie obtenue à l’université de Nouakchott. Il a commencé à enseigner avant d’être nommé ambassadeur chargé de mission au secrétariat d’Etat au Maghreb arabe en 2004. Ensuite, Mohamed Ould Mekhalle est nommé successivement ambassadeur directeur du Maghreb arabe au ministère des Affaires étrangères et chef de mission à l’ambassade de Mauritanie à Rabat. Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique de Mauritanie au Mali est marié et père de quatre enfants. Il parle français, arabe et anglais.

Pour une première fois c’est une femme, Mme Huiying Lu qui est chargée de raffermir les riches relations de coopération existant entre notre pays et la Chine. Agée de 52 ans, ChineMme Huiying Lu est détentrice d’un diplôme d’études universitaires. Mme Huiying Lu débute sa carrière diplomatique en 1984 en qualité de fonctionnaire au département des Affaires étrangères. De 1986 à 2011, elle a travaillé à l’ambassade de la Chine dans plusieurs pays, notamment en Afrique comme fonctionnaire, attachée, secrétaire et conseillère. En 2011, Mme Huiying Lu est nommée conseillère au département des Affaires d’Afrique au sein du ministère des Affaires étrangères. Elle est mariée et mère d’un fils.

Le nouvel ambassadeur du Vatican au Mali avec résidence en Guinée, Monseigneur Santo Gangemi est né le 16 août 1961 à Messine en Italie. Docteur en histoire de l’église à l’université pontificale grégorienne de Rome, il est nommé vice-président du séminaire pontifical mineur du Vatican en 1987. Il deviendra plus tard secrétaire adjoint à la nonciature apostolique au Maroc puis en Italie, secrétaire de la nonciature apostolique en Roumanie, puis à Cuba. Entre 2003 et 2010, Monseigneur Santo Gangemi est devenu conseiller de la nonciature apostolique en France, en Espagne et en Egypte. En avril 2010, Monseigneur Santo Gangemi est nommé délégué adjoint du Saint siège auprès de l’Organisation de la ligue des pays arabes. Depuis novembre 2013, il nommé nonce apostolique au Mali et en Guinée par sa Sainteté le Pape François.

 

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Présentation de lettres de créance à l’UNESCO : OUMAR KEITA ACCREDITE COMME DELEGUE PERMANENT DU MALI

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 décembre 2014 11:48

Le Dr Oumar Kéita a présenté le 2 décembre à Paris à Mme Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, les lettres de créance l’accréditant en qualité de délégué permanent de la République du Mali auprès de l’UNESCO. La cérémonie a eu lieu au siège de l’institution à l’avenue Suffren dans le 7è arrondissement de Paris.

Agé de 42 ans, historien, politologue, chercheur associé à un centre de recherche, le Groupe de sociologie pragmatique et réflexive (GSPR), Oumar Kéita explique à la sortie de la cérémonie d’accréditation : « Ma priorité, en tant qu’ambassadeur de la Délégation malienne, est d’abord d’appuyer le plan d’action pour le Mali mis en place par l’UNESCO pour la réhabilitation du patrimoine culturel endommagé lors du conflit du Nord. Ensuite, la mise en place de mesures pour la sauvegarde durable des manuscrits conservés dans la région. Il s’agit aussi de renforcer les capacités en vue de rétablir les conditions appropriées pour la conservation, l’entretien, la gestion et la sauvegarde du patrimoine culturel, y compris des manuscrits et du patrimoine immatériel ».

La directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, une amie du Mali, a insisté sur les bons rapports d’amitié avec notre pays et a évoqué sa récente rencontre avec le président de la République Ibrahim Boubacar Keita lors du sommet de la francophonie de Dakar. Elle a discuté avec le Dr Oumar Kéita de l’éducation des filles qui lui tient à cœur. Le programme du président Ibrahim Boubacar Keita prévoit de revaloriser la fonction enseignante, rationnaliser la gestion administrative du personnel enseignant, moderniser les programmes d’enseignement tout en renforçant les infrastructures du réseau scolaire, favoriser la formation professionnelle à travers la création de plusieurs écoles de métiers réparties sur le territoire national et en fonction de chaque région du pays. « Il y a beaucoup de choses à faire pour lequel l’UNESCO peut nous appuyer », constate Oumar Keita en rappelant une importante instruction présidentielle relative à la création d’une grande bibliothèque dans notre pays. Oumar Kéita est une personne toute indiquée pour mener à bien ce projet, pour être le délégué chargé de la diffusion des publications universitaires en sciences humaines (France) et pour travailler à ce titre avec plus de 60 éditeurs institutionnels (librairies françaises et américaines).

Le nouveau délégué permanent du Mali à l’Unesco qui peut se prévaloir de 20 ans d’engagement associatif, entend donner de la visibilité aux actions de la Délégation malienne au sein de l’UNESCO et montrer à l’opinion nationale la pertinence de ses missions, notamment la réhabilitation des mausolées de Tombouctou. Il entend aussi, au delà de sa mission spécifique, se montrer utile à notre pays grâce à ses compétences et à sa connaissance approfondie des principes et méthodes du marketing appliqué aux produits d’édition et des circuits de commercialisation propres à l’édition.

L’ancien porte-parole en France-Europe du candidat Ibrahim Boubacar Keita est titulaire d’un Master 2 en marketing et communication des entreprises et d’un doctorat d’histoire et civilisation et d’anthropologie politique. Post-doctorant associé au Centre d’études africaines (EHESS, France), il est aussi le président de l’Association de la diaspora professionnelle, universitaire et scientifique malienne de France (APUMAF).

 

Correspondance particulière

Ely DICKO

class="gkFeaturedItemTitle" CEDEAO : LE CONSEIL DES MINISTRES PRECISE LE MENU DU SOMMET DE DIMANCHE A ABUJA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 décembre 2014 11:45

En prélude au 46ème sommet ordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), qui s’y tiendra les 14 et 15 décembre prochains, Abuja, la capitale nigériane, a abrité cette semaine d’importantes rencontres, dont la 16ème réunion du Comité d’administration et des finances, la 73ème session ordinaire du Conseil des ministres ainsi que la réunion du Conseil de médiation et de sécurité de l’organisation.

Les travaux du Conseil des ministres qui avaient débuté mardi, se sont achevés hier. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les discours de la présidente du Conseil des ministres, Hanna Serwaa Tetteh, et du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo. Ce dernier a ainsi présenté son rapport pour l’année en cours, assurant que sa fierté de diriger la Commission s’est encore plus renforcée au cours des derniers mois pour avoir pu mesurer toute la solidarité, mais aussi et surtout, le soutien agissant et le partage effectif de sacrifices dont font preuve les dirigeants de notre communauté. Le combat contre Ebola en offre un exemple frappant. En effet, dans ce combat, les actions menées au niveau national le sont en coordination avec les autres Etats membres et en parfaite synergie avec les initiatives régionales, a-t-il souligné. Celles-ci incluent, en plus de l’adoption et de l’opérationnalisation de mécanismes de mutualisation des moyens humains et logistiques, la mise à disposition de fonds au profit des pays les plus affectés.

Evoquant la situation politique au Burkina Faso, le président de la Commission s’est réjoui de la mobilisation conséquente des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Il a particulièrement salué la contribution décisive de la mission conjointe NU-UA-CEDEAO arrivée sur place dès le 30 octobre à l’initiative du président en exercice de l’organisation. Kadré Désiré Ouédraogo a rendu hommage au peuple du Burkina Faso dans ses différentes composantes, à sa classe politique et à ses forces armées et de sécurité pour la très grande maturité dont ils ont su faire preuve au cours des dernières semaines. Il a également adressé de vifs remerciements à Michel Kafando pour son accession à la présidence du Faso et ses encouragements aux autorités de transition avant d’assurer de sa ferme détermination à les accompagner dans leur importante mission de conduire le pays aux élections générales de novembre 2015.

S’agissant de la Guinée Bissau, il a expliqué que sur la base des décisions prises par le sommet extraordinaire du 30 mai 2014, la Commission a continué à apporter à ce pays le soutien de la Communauté afin d’y consolider la paix et la stabilité retrouvées et mettre ce pays sur la voie du développement harmonieux. Cet appui porte sur la conception des différentes réformes requises ainsi que sur la préparation de la Table ronde des bailleurs de fonds.

Pour ce qui est de notre espace commun, Kadré Désiré Ouédraogo s’est réjoui des avancées significatives vers une libre circulation effective avec l’achèvement de la construction des postes frontaliers juxtaposés entre le Ghana et le Togo et le lancement des travaux de réalisation des mêmes postes entre le Bénin et le Nigeria. En plus, tout a été mis en œuvre pour que le Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO entre en vigueur le 1er janvier 2015. Ce qui permettra de faire de notre Communauté une union douanière, a-t-il souligné.

En dehors de l’entrée en vigueur du TEC, 2015 consacrera également les 40 ans de la CEDEAO. A cet effet, l’événement sera célébré par des manifestations dont le point culminant se situera le jour anniversaire du 28 mai, a-t-il annoncé. Ce sera l’occasion, poursuivra-t-il, de mieux faire connaître aux jeunes de tous les Etats membres, les objectifs et réalisations de l’organisation, de rendre hommage aux pères fondateurs et à tous ceux qui ont contribué aux succès d’aujourd’hui. « Nous déclinerons, dans le même temps, les actions qui, à nos yeux, permettront à la Communauté d’accélérer et de rendre irréversible la marche de l’Afrique de l’Ouest vers son intégration effective. En d’autres termes, nous voulons faire de la célébration du 40ème anniversaire un tournant décisif dans la vie de la CEDEAO », a indiqué le président de la Commission.

La session du conseil des ministres a, entre autres, examiné un rapport sur la réforme institutionnelle élaboré par des consultants afin d’améliorer le fonctionnement des institutions de la Communauté.

Le président de la Commission a promis à ce propos que des efforts supplémentaires seront engagés au cours de l’année 2015 afin d’élever le niveau de reversement du prélèvement communautaire, étant entendu qu’en la matière, le succès dépendra, en grande partie, du respect scrupuleux par les Etats membres, des dispositions du protocole concerné. A cet égard, K. D. Ouédraogo a exhorté les Etats à prendre des décisions qui aideront à concrétiser les ambitions de la CEDEAO.

Quant au 46ème sommet de la CEDEAO prévu les 14 et 15 décembre, sa cérémonie d’ouverture sera marquée par les discours successifs du président du pays hôte, Goodluck Ebele Jonathan, du président en exercice de l’organisation et président du Ghana, John Dramani Mahama, et du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo.

Outre l’examen des grands sujets de préoccupation en Afrique de l’Ouest, les chefs d’Etat et de gouvernement se pencheront notamment sur le rapport annuel du président de la Commission et sur les rapports de la 73ème session du Conseil des ministres et de la 33ème session du Conseil de médiation et de sécurité. Ils procéderont ensuite à l’élection du président en exercice pour 2015.

 

Envoyée spéciale

F. MAÏGA

class="gkFeaturedItemTitle" Amélioration du climat des affaires : LA DYNAMIQUE SE MAINTIENT

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 12 décembre 2014 11:39

Les nombreuses réformes mises en œuvre ont valu au pays une progression constante dans le classement « Doing Business »

Le Comité interministériel de suivi des réformes du cadre des affaires s’est réuni hier pour sa 3è session. La rencontre qui s’est déroulée dans la salle de réunion de la Primature était présidée par le Premier ministre Moussa Mara. Rappelons que ce Comité interministériel regroupe les représentants de 16 ministères sectoriels impliqués dans la mise en œuvre des réformes et des services techniques. A l’ordre du jour de la rencontre d’hier : l’approbation du compte-rendu de la 2ème session du Comité interministériel et de la 10ème session du Comite mixte ; l’état de mise en œuvre des recommandations desdites sessions ; l’examen des points de blocages relatifs à la mise en œuvre de certaines réformes. La réunion a également procédé à la mise à jour du plan d’actions 2014 réalisé à 80%.

Ce plan comporte trois axes : la composante attractivité des investissements (climat des affaires), le volet pratique réelle des affaires (installation et réinvestissement) et l’aspect renforcement de la structure et reformes statuaires.

Ainsi au niveau du premier axe, l’objectif fixé est de réduire le capital minimum exigé pour la création d’une société à responsabilité limité (SARL) en accordant la latitude aux associés d’en convenir. L’Etat travaille également à la réduction des délais de raccordement aux services d’eau et d’électricité, une meilleure protection des investisseurs, la réduction des impôts et taxes, l’assouplissement des conditions des prêts, la création des entreprises en ligne (internet). Toujours au titre du premier axe, l’on retiendra aussi l’adoption de textes sur les transactions électroniques, la cryptologie, la cybercriminalité, la signature électronique et la protection des données à caractère personnel. Plusieurs projets de textes sont déjà à un niveau très avancé, assure-t-on.

Dans l’axe « pratique réelle des affaires et réinvestissements », il est surtout question de relire la réglementation du permis de construire et de mettre en place une structure de contrôle des entreprises en cessation d’activités en lien avec la centrale des risques de la Banque centrale. Des actions de formation et d’équipement ont été déjà menées dans ce sens par la Cellule technique du cadre des affaires alors que le TRIE transitoire s’applique progressivement sur les corridors allant à Abidjan et Dakar avec l’appui du projet de guichet unique électronique du commerce et des transports (en exportation et en importation). Dans ce volet, l’implication du secteur privé est activement recherchée.

Le projet d’élaboration d’un plan stratégique et opérationnel de la réforme du cadre des affaires sur la période 2015-2017 s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires afin d’augmenter l’attractivité de notre pays qui a été fortement affectée par la crise multidimensionnelle de 2012. Depuis cette date, les principaux indicateurs de l’économie n’ont cessé de décliner, suite à l’arrêt brutal des investissements tant étrangers que nationaux. Au regard de cette situation, la CTRCA s’est attelée à trouver des réponses aux questions suivantes : quelles mesures pour résorber cette diminution des investissements et créer une capacité d’attraction permanente d’une bonne partie des investissements directs étrangers ? Comment prendre en compte certains aspects de la problématique de l’attractivité du Mali ? Quel mécanisme permettrait de pallier les insuffisances constatées dans le fonctionnement des PME/PMI grandes créatrices d’emplois ?

Le gouvernement met en œuvre des réformes d’envergure qui ont valu au pays une progression constante dans le classement Doing Business. Selon la directrice de la Cellule technique de la réforme du cadre des affaires, Mme Kéïta Saïnabou Sacko, le plan d’actions prend en compte les réformes retenues dans le contrat de performance du ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements ainsi que celles pouvant être réalisées avant la fin de l’année en cours. Déjà, les réformes engagées ont permis à notre pays de prendre la 1ère place sur 8 au sein de l’UEMOA ; la 5ème sur 15 dans l’espace CEDEAO et la 19è sur 47 pays en Afrique au sud du Sahara.

Dans le classement général de Doing Business, le Mali a gagné 2 points en se hissant à la 146è place. De fait, depuis 2009, notre pays a progressé de plus de 16 places, ce qui est un très bon score pour favoriser l’investissement. Plusieurs réformes sont à la base de cette performance : la réduction du nombre d’étapes, de la durée et du capital requis d’une entreprise pour pouvoir démarrer ses activités. Il y a aussi des mesures sur la divulgation de l’information sur le crédit et des droits des débiteurs et créanciers, la réduction de la durée et des coûts des procédures collectives. La prochaine réunion du Comité mixte se tiendra la semaine prochaine.

 

A. O. DIALLO

class="gkFeaturedItemTitle" Réforme du cadre des affaires, le Gouvernement garde le cap

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 décembre 2014 15:46

La 3è réunion du Comité interministériel de suivi des reformes du cadre des affaires Etat-secteur privé s’est réuni ce jeudi matin sous la présidence du Premier ministre Moussa Mara.  Cette importante réunion a enregistré la participation des ministres en charge de l’Investissement et du Commerce ainsi qu’une quinzaine de représentants de Département ministériels et services techniques.

La réunion a essentiellement examiné le compte rendu de la 2è session du comité interministériel et celui de la 10è session du comité mixte, l’état de mise en œuvre des recommandations de ces deux précédentes réunions, les points de blocage relatifs à la mise en œuvre de certaines réformes et le suivi du plan d’action 2014 réalisé à près de 80%.

Le plan d’action comporte trois axes : la composante attractivité des investissements (climat des affaires), la composante pratique réelle des affaires (installation et réinvestissement) et la composante renforcement de la structure et reformes statuaires.

Ainsi au niveau du premier axe, il est recherché la réduction du capital minimum exigé pour la création de la SARL  en accordant la latitude aux associés d’en convenir. Dans le même axe, une appellation nationale du NINA sera déclinée concernant spécifiquement les entreprises. L’Etat travaille également à la réduction des délais de raccordement aux services d’eau et d’électricité, une meilleure protection des investisseurs, la réduction des impôts et taxes dont l’impôt sur les suscités, l’assouplissement des prêts, la création des entreprises en ligne (internet) et l’adoption de textes sur les transactions électroniques, la cryptologie, la cybercriminalité, la signature électronique et la protection des données à caractère personnel. Plusieurs projets de textes sont déjà à un niveau très avancée.

Dans l’axe pratique réelle des affaires et réinvestissement, il est surtout question de relire la réglementation du permis de construire et la mise en place d’une structure de contrôle des entreprises en cessation d’activités en lien avec la centrale des risques de la banque centrale. Des actions de formation et d’équipement ont été déjà menées dans ce sens par la Cellule technique du cadre des affaires alors que le TRIE transitoire s’applique progressivement sur les corridors Abidjan et Dakar avec à l’appui le projet d’un guichet unique électronique du commerce et des transports (en exportation puis en importation).  Dans ce volet, l’implication du secteur privé est activement recherchée après de nouvelles campagnes de sensibilisations pour gagner davantage leur adhésion.

Entre 2010 et 2012, le Mali a été désigné meilleur Etat réformateur de l’UEMOA. Ces efforts ont été récompensés par le classement de Doing Business, qui a valu à notre pays d’être en 2014 parmi les 50 économies qui ont le plus réduit la distance de la frontière depuis 2005 et partant les coûts d’approche.

Le projet d’élaboration d’un plan stratégique et opérationnel de la réforme du Cadre des affaires sur la période 2015-2017 s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, afin de booster l’attractivité de notre pays qui a été fortement affecté par la crise multidimensionnelle de 2012. Depuis cette date, les principaux indicateurs de notre économie n’ont cessé de décliner, suite à l’arrêt brutal des investissements tant étrangers que nationaux. Au regard de cette situation, la CTRCA s’est attelée à trouver les réponses aux questions suivantes : quelles mesures pour résorber cette diminution et créer une capacité d’attraction permanente d’une bonne partie des investissements directs étrangers ? Comment prendre en compte certains aspects de la problématique de l’attractivité du Mali ? Quel mécanisme permettrait de pallier les insuffisances constatées dans le fonctionnement des PME/PMI très créatrices d’emplois ?

Le Gouvernement met en œuvre des réformes d’envergure qui ont valu au pays une progression constante dans le classement Doing Business. Cette année, dans le classement général, le Mali a gagné 2 points en se hissant à la 146ème place loin devant le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso ou encore l’Algérie. Depuis 2009, le pays a gagné plus de 16 places, ce qui reste un très bon score pour favoriser l’investissement. Les réformes à la base de cet exploit sont : le nombre d’étapes, la durée et les coûts requis d’une entreprise pour pouvoir démarrer ses activités, les mesures sur la divulgation de l’information sur le crédit et des droits des débiteurs et créanciers, l'indice de fiabilité des garanties, la durée et les coûts des procédures collectives ou "solutionnement" de l’insolvabilité. La prochaine réunion du comité mixte se teindra dès la semaine prochaine.

 

Source : CCINT Primature 11 12 2014 13:43

class="gkFeaturedItemTitle" Aide budgétaire : EN COURS DEPUIS 2006 AU MALI

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 décembre 2014 10:23

Notre pays l’a adoptée, dans le but de s’inscrire dans le cadre des principes de la Déclaration de Paris

La semaine dernière, lors de la 8ème revue budgétaire conjointe qui a réuni le gouvernement et les partenaires financiers et techniques, le Secrétariat à l’harmonisation de l’aide a fait le bilan de l’appui budgétaire dans notre pays. C’est ainsi qu’il a rappelé que jusqu’au milieu des années 2000, le principal instrument d’acheminement de l’aide était l’aide projet. Dans la perspective de s’insérer dans le cadre des principes de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, adoptée par la communauté internationale en mars 2005, le Mali avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers (PTF), a adopté l’instrument « Appui budgétaire » en 2006.

Cette forme d’appui trouve son encrage juridique dans les différents arrangements cadre signés entre le pays et les partenaires concernés. Les arrangements cadre traduisent la volonté du gouvernement et des PTF de faire de l’aide budgétaire un instrument privilégié de leur coopération financière dans la mise en œuvre du CSLP ainsi que des politiques et programmes sectoriels. Aussi, l’arrangement cadre 2006- 2011 a été signé entre le gouvernement et les PTF qui étaient au nombre de 7 le 29 mars 2006. L’arrangement spécifique entre le gouvernement et les PTF relatif à l’aide budgétaire générale (ABG) en faveur du CSLP 3è génération (CSCRP 2012- 2017) a été signé le 9 février 2012.

De 33 milliards de Fcfa en 2006, les prévisions de l’aide budgétaire ont fortement augmenté, atteignant 229,46 milliards en 2013. L’ensemble des prévisions au titre de la période 2006-2014 est estimé à 867,8 milliards de Fcfa. Les décaissements aussi ont évolué dans le même sens atteignant 185 milliards en 2013. Le plus faible niveau a été enregistré en 2012 avec 4,6 milliards de Fcfa décaissés avant les évènements de Mars. Entre 2006 et le 31 octobre 2014, il a été décaissé 600,15 milliards de Fcfa. Le taux de décaissement moyen sur la période est évalué à 79,2%. Si l’on fait abstraction de l’année 2012, qui est une année exceptionnelle, ce taux se retrouvera à 87,4%. Par ailleurs, de six PTF utilisant l’ABG en 2006, leur nombre est passé à 10 en 2011. Le nombre moyen de PTF faisant l’ABG entre 2006 et 2013 est de huit. En 2014, les prévisions sont estimées à environ 146 milliards de Fcfa. La 8ème revue budgétaire conjointe Mali/PTF a enregistré des annonces de plus de 130 milliards de Fcfa au titre de l’appui budgétaire général 2014. Quant à la matrice, elle est composée de 7 chapitres subdivisés en 19 déclencheurs eux-mêmes déclinés en 43 sous déclencheurs. Sur ces 43 sous déclencheurs, 38 ont été mis en œuvre de façon satisfaisante. Sur les 5 restants, un déclencheur n’a pas été satisfaisant. En ce qui concerne les quatre autres déclencheurs, le ministère de l’Economie et des Finances dispose de peu d’éléments d’appréciation. Les PTF impliqués dans l’aide budgétaire, objet de la présente matrice, sont au nombre de six : la BAD, la Banque mondiale, le Danemark, la France, le FMI et l’Union européenne. Par ailleurs, le Mali et ses partenaires ont fait des progrès très importants en matière d’alignement des aides sur les procédures nationales. Toutefois, une certaine stagnation des décaissements a été constatée suite à la crise politico institutionnelle et aux problèmes de gouvernance financière que le pays a connus respectivement en 2012 et 2014.

Ce qui fait que la RBC de l’aide budgétaire a été préparée dans un contexte particulier marqué par les conclusions et recommandations de la mission du FMI de septembre 2014 et la suspension des décaissements de l’aide budgétaire générale.

Fort heureusement, elle s’est tenue quelques jours seulement après l’approbation du dossier du Mali par le conseil d’administration du FMI qui va permettre le décaissement de 6 milliards de Fcfa très prochainement au titre des 1ère et 2ème revues du programme économique et financier. Dans ce processus d’amélioration de la gouvernance économique et financière, certains partenaires comme la France, l’UE, la Banque mondiale et la BAD ont signé des conventions avec le Mali dans le cadre de l’appui budgétaire.

Le gouvernement s’est engagé à poursuivre avec rigueur non seulement la mise en œuvre des déclencheurs relatifs à l’ABG, mais aussi les réformes de politique économique et financière adoptées en rapport avec les PTF.

Dans ce contexte, le renforcement du dialogue avec les partenaires s’avère indispensable pour relancer l’appui budgétaire et s’inscrire dans la dynamique prônée par la Déclaration de Paris et le partenariat de Busan en matière d’alignement sur les procédures nationales des pays bénéficiaires d’aide.

 

F. MAÏGA

 

 

class="gkFeaturedItemTitle" Préparation des communales et régionales : LE ROYAUME DE SUÈDE OFFRE 3,4 MILLIARDS DE FCFA

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 décembre 2014 10:08

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sada Samaké, a présidé hier dans la salle de conférences du département en charge des élections la cérémonie de signature d’un accord de contribution au « basket fund », accord conclu entre le Royaume de Suède et le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). L’événement s’est situé lors de la réunion du Comité de pilotage du Projet d’appui au processus électoral du Mali (PAPEM). A la suite de la transmission de la requête de financement additionnel du PNUD aux partenaires techniques et financiers pour l’organisation des élections communales et régionales, l’ambassade du Royaume de Suède a manifesté son intérêt en octroyant des ressources additionnelles d’un montant de 3,4 milliards de F CFA.

Pour le représentant résident du PNUD, David Gressly, qui a remercié le partenaire suédois pour avoir encore une fois démontré son soutien au processus de démocratisation de notre pays, la signature de la convention témoigne également de la mobilisation et de l’engagement concret de la Suède pour la démocratie, la stabilité et le développement durable du Mali. Les travaux d’achèvement et de pérennisation du recensement administratif à vocation d’état civil ont été lancés le 1er octobre dernier à Sikasso par le ministre Sada Samaké. Il ressort des informations recueillies sur le terrain que les activités de la composante 3 du PAPEM se déroulent normalement avec quelques difficultés relativement inévitables au démarrage des opérations.

L’équipe d’assistance technique des Nations unies, selon David Gressly, apporte l’appui nécessaire, ce en fonction de son mandat et de la disponibilité des ressources mobilisées et planifiées à cet effet. Les effectifs du PNUD sont déployés aussi bien au niveau des gouverneurs de région qu’auprès des préfets. Ceci a permis de faciliter en grande partie la mise à disposition des imprimés et autres formulaires ainsi que le paiement à temps utile des agents recenseurs. David Gressly a saisi cette occasion pour poursuivre son plaidoyer auprès de tous les acteurs politiques et les responsables des organes de gestion des élections pour que soit accordée une importance particulière à la participation active des femmes.

L’ambassadeur de Suède au Mali, Eva Emneus, a rappelé que le Mali avait été félicité en 2013 pour avoir réussi la préparation, l’organisation et la gestion des élections présidentielles et législatives, élections qui avaient enregistré une participation significative des citoyens. La volonté d’améliorer l’organisation des élections communales et régionales ainsi que de les rendre plus inclusives a amené le gouvernement à proroger le mandat actuel des conseils communaux, des conseils de cercle et des assemblées régionales.

La Suède va donc soutenir un processus en faveur de l’ancrage de la démocratie et de l’approfondissement de la réconciliation nationale. Les prochaines élections communales et régionales au Mali constitueront en effet un exercice d’appropriation locale de la démocratie et offriront une chance pour le renforcement de la démocratie et de la décentralisation. Notons que la promotion de la démocratie et les droits de l’homme constituent un volet important du programme de coopération de la Suède avec le Mali.

 

S. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Droits de l’homme : LES REGIONS S’EVEILLENT A L’EID

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 11 décembre 2014 09:57

Les propositions d’interpellation reçues des régions sont, pour cette 19è session, beaucoup plus nombreuses et variées que lors des sessions passées

La tradition a été respectée. La célébration de la Journée internationale des droits de l’homme a été marquée hier dans notre pays par l’organisation de l’Espace d’interpellation démocratique (EID). C’est le Premier ministre Moussa Mara qui a présidé l’ouverture de la 19è session de l’Espace d’interpellation démocratique au Centre international de conférences de Bamako. C’était en présence de membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, des ambassadeurs, des membres du jury d’honneur et des représentants de la commission préparatoire.

En ouvrant les travaux de cette session, le médiateur de la République, Baba Akhib Haïdara, a salué et remercié les illustres invités venus de l’extérieur pour siéger au jury d’honneur. Il s’agit de Joseph N. Gnolofoun, ancien ministre de la Justice, médiateur du Bénin et président du jury d’honneur de la 18è session de l’EID ; Bachir Ali Souleyman, ministre du Territoire et médiateur de la République du Tchad, et Catherine Choquet de la Fédération internationale des droits de l’homme. Aux 4 membres nationaux du jury d’honneur, il a exprimé sa gratitude pour l’intérêt constant que leurs organisations d’origine manifestent à l’égard de l’EID.

L’année dernière, à la précédente session de l’EID, Baba Akhib Haïdara confirmait l’engagement du médiateur de la République à satisfaire, dans les meilleurs délais, une pertinente recommandation du jury d’honneur relative à la visibilité et à l’efficacité de ce forum. Cet engagement s’est concrétisé par deux importantes mesures structurelles et une nouvelle dynamique communicationnelle. Ainsi, au sein des services du médiateur de la République, un secrétariat permanent distinct, avec des moyens conséquents, prend désormais en charge la préparation et la tenue des sessions, ainsi que le suivi de la mise en oeuvre des recommandations du jury d’honneur.

Prolongeant l’action du secrétariat permanent, des délégations territoriales basées dans les capitales régionales ont été réaménagées de sorte à pouvoir prendre en charge la promotion effective des activités de l’EID au niveau régional. A cet effet, les délégations territoriales de 7 régions du pays (celle de Kidal étant en attente) ont été renforcées par l’apport de chargés de mission et par une dotation en matériel informatique et en moyens de déplacement.

L’action menée en faveur de l’EID, se félicite Baba Akhib Haïdara, a commencé à porter fruits. Les propositions d’interpellation reçues des régions sont, pour cette 19è session, beaucoup plus nombreuses et variées que lors des éditions passées. Sans viser une quelconque politique du chiffre, le secrétariat permanent de l’EID s’est plutôt appliqué à mieux informer et sensibiliser en sollicitant les ressorts citoyens de nos compatriotes. Le résultat est qu’il a enregistré 284 demandes d’interpellation contre 177 pour la 18è session en 2013 et 110 pour la 17è session en 2012.

Les organisateurs de l’événement relèvent avec grande satisfaction une forte participation de nos concitoyens vivant dans les régions. Pour la première fois, l’ensemble des interpellations reçues des régions dépasse le nombre d’interpellations reçues directement au siège bamakois de l’institution. En effet, sur les 284 dossiers enregistrés 50,70% proviennent des régions. Mais les organisateurs ont aussi relevé pour le regretter, qu’en terme de genre, la participation des femmes reste encore très faible : moins de 5%, alors que celle des hommes dépasse 95%. De même les organisateurs de l’EID regrettent que la participation des Maliens de l’extérieur reste insignifiante : un seul dossier a été reçu de nos ambassades et consulats à l’étranger.

Conformément aux critères appliqués par la commission préparatoire de cette 19è session pilotée par Mahamadou Sissoko, les 284 dossiers sont répartis en trois catégories : 23 dossiers retenus pour être lus publiquement au cours de cette session, 130 dossiers pour suite à donner et 131 dossiers qui n’ont pas été retenus au cours de cette édition.

Retraçant le bilan de la session précédente de l’EID, Mahamadou Sissoko a expliqué à propos des interpellations classées « pour être lues », qu’elles ont reçu le jour de l’EID des réponses de la part des ministres interpellés. Cependant, certaines promesses faites n’ont pas été suivies d’effets, telle l’épineuse question de délocalisation de l’usine construite par la Société des détergents du Mali (Sodema-sa) en zone d’habitation. Certaines interpellations dont le bien-fondé ne souffre d’aucune ambigüité peinent encore à trouver des solutions, a-t-il aussi déploré.

En ce qui concerne les interpellations classées « pour suite à donner », sur les 65 retenues, 49 ont fait l’objet de réponse des départements ministériels, soit 75,38%. Il est réconfortant de signaler que les réponses continuent toujours de parvenir chez le médiateur de la République. La commission préparatoire se réjouit des suites favorables données à certaines interpellations.

Après la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre a visité une exposition de 40 stands aménagés par les maisons d’arrêt des cercles, excepté Kidal. Les articles exposés vont des produits agropastoraux aux ornements confectionnés à partir de cornes de boeuf en passant par les meubles, les pagnes en bogolan, les chaises, paniers et balais. Les prix de ces produits oscillent entre 100 et 20.000 Fcfa.

Nous reviendrons sur les recommandations et les conclusions de ce 19è EID dans nos prochaines éditions.

 

S. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Pêche dans la région de Mopti : CODE DE CONDUITET ET PLAN D’ACTIONS EN CHANTIER

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 10 décembre 2014 11:52

La ville de Mopti abrite depuis hier, et cela pour deux jours, la Conférence régionale sur les conventions locales de pêche. La cérémonie d’ouverture de la session au gouvernorat, a été présidée par le ministre du Développement rural, le Dr Bokary Treta, qui était accompagné par plusieurs membres de son cabinet. Les autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de la Venise malienne ont assuré une mobilisation à la hauteur de l’événement.

La conférence réunit les délégations des gestionnaires coutumiers et les acteurs de la gestion des pêcheries des cercles de Mopti, Youwarou, Ténenkou, Djenné, Bankass et Douentza. Elle est conçue comme un cadre fédérateur d’échanges visant à renforcer le dispositif institutionnel relatif aux principes et conditions de la pêche et de l’aquaculture. L’objectif principal recherché étant de contribuer à la résolution des conflits de pêche à travers les règles locales de gestion des pêcheries en vue d’asseoir une paix sociale et définitive en milieu pêcheur. D’où le thème : « Les conventions locales dans la région de Mopti : leur rôle dans la prévention et la gestion des conflits ».

A partir de ce thème principal, les participants discuteront de plusieurs sous thèmes allant de l’explication des textes législatifs et réglementaires à l’origine des conflits, en passant par les synthèses d’exploitation. Des recommandations, des propositions de plan d’actions et un code de conduite devant régir l’activité de pêche, sont attendus.

UN SECTEUR PORTEUR. Le Mali est l’un des plus gros producteurs de poissons d’eau douce d’Afrique. A ce titre, le sous-secteur de la pêche constitue un pilier important du développement rural. En 5ème Région, la pêche est d’une importance capitale tant au niveau économique, politique que social. Le delta central du Niger est une vaste plaine inondable située au milieu d’un paysage sahélien riche en ressources naturelles et présentant des écosystèmes variés (lacs, mares, chenaux, forêts inondables, bourgoutières). La superficie inondée par le fleuve varie entre 200 000 et 300 000 km2.

De 1954 à 1994, 130 espèces de poissons y ont été signalées. La production annuelle est, en moyenne, estimée entre 50 000 et 100 000 tonnes de poissons. Dans l’ensemble de la région, la pêche s’effectue sur le fleuve et tous les autres cours d’eau. Mais l’amorce d’une tendance à la baisse du volume des captures annuelles de poissons est sensible ces 30 dernières années suite à la sécheresse récurrente, aux changements climatiques et surtout à l’introduction de méthodes inadéquates de pêche.

UN INTÉRÊT PARTICULIER. Le secteur du développement rural revêt un intérêt particulier pour les hautes autorités du pays. Cela se confirme notamment dans les grandes orientations données dans la Loi d’orientation agricole (LOA) et la Politique de développement agricole (PDA) dont les instruments de mise en œuvre sont le Programme national d’investissement prioritaire du secteur agricole (PNIP-SA) et le Plan national d’investissement du secteur agricole (PNISA) en cours de préparation. Le premier responsable du département, le Dr Bokary Treta, a rappelé que la ligne directrice de la Politique de développement agricole est la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

En ce qui concerne particulièrement le sous-secteur de la pêche, le ministre a indiqué que les stratégies d’intervention viseront à augmenter la contribution du sous-secteur à la croissance économique du pays, et ceci, dans une logique d’exploitation durable des ressources halieutiques et de développement de l’aquaculture. Pour ce faire, le ministre a particulièrement insisté sur l’implication de tous les acteurs dans une perspective de prise en charge des intérêts communs. C’est à ce prix, dira Bokary Treta, que nous pourrons relever les multiples défis liés à la pêche dans la région.

Enfin, le ministre a invité tous les participants à des réflexions poussées et une analyse critique sur le thème de cette conférence afin que se dégagent des recommandations pertinentes permettant d’atteindre les objectifs assignés au sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture dans le cadre du développement économique et social de notre pays.

 

Envoyé spécial

Lougaye ALMOULOUD

class="gkFeaturedItemTitle" Emploi et développement rural : PLUS DE 10 000 PERSONNES FORMEES DANS LE MONDE RURAL

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 10 décembre 2014 11:46
Le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mahamane Baby a présidé vendredi, les travaux, de la 2ème session ordinaire du comité de pilotage stratégique du Programme d’appui à la formation professionnelle (PAFP). La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du département en présence de la directrice résidente de la coopération suisse au Mali, Mme Béatrice Meyer, de l’ambassadeur du Danemark dans notre pays, Mme Birte Torp Pedersen ainsi que de nombreux acteurs intervenant dans l’exécution du programme. La rencontre a discuté des résultats d’une visite de terrain effectuée le 6 novembre, du bilan provisoire de l’année 2014 et de l’avenir du programme qui, pour rappel, sera étendu aux régions de Ségou et Tombouctou et au district de Bamako dès janvier 2015.
Conformément aux exigences de la décentralisation, le pilotage de l’exécution du PAFP est confié aux collectivités territoriales. Lancée officiellement en mars 2014, la 4ème phase du programme a démarré dans les régions de Mopti et Sikasso avec une antenne à Sévaré et trois autres à Bougouni, Sikasso et Kayes.
Pour la directrice de la coopération suisse, les résultats de cette première année correspondent à de bonnes perspectives en termes d’amélioration des conditions de vie des communautés et d’insertion professionnelle des jeunes et des personnes en recherche d’emploi.
Le PAFP a formé cette année plus de 10 260 personnes sur 40 000 à l’horizon 2017, dont 57% de femmes, pour un coût de 1,16 milliard Fcfa et un apport de plus de 10% des bénéficiaires.
Ces projets de formation concernent à 64% le secteur agro-pastoral, et à 17% autant la conservation-transformation des produits agricoles que l’artisanat. Ces pourcentages situent les secteurs qui se présentent de grands besoins de formation. Mme Béatrice Meyer a estimé que le PAFP devait faire porter ses efforts sur la « croissance verte » et mettre « un accent accru sur l’insertion professionnelle en milieu rural ». Ainsi en 2015, le programme étendra ses activités à la région de Ségou et au district de Bamako.
La directrice de la coopération suisse a rappelé que le PAFP est une initiative conjointe du Mali, du Danemark et de la Suisse destinée à relever le défi de la formation professionnelle, en occurrence celle des jeunes. Mme Béatrice Meyer a annoncé l’imminence de nouveaux financements et de nouveaux programmes en appui à la formation professionnelle au Mali et au bénéfice de tous les acteurs du secteur.
Le comité de pilotage, a expliqué le ministre Mahamane Baby, est un cadre d’échanges entre les différents partenaires institutionnels du programme qui définit les grandes orientations stratégiques et assure le suivi des activités qui en découlent. Le ministre a situé le programme dans le droit fil de l’engagement présidentiel de créer 200.000 emplois.
Le PAFP, relève-t-il, bénéficiant d’un financement de 11 milliards de francs Fcfa sur quatre ans (2014-2017), s’appuie sur les collectivités territoriales, notamment les conseils régionaux, pour installer des dispositifs décentralisés et pérennes de formation professionnelle pour l’emploi et le développement économique local. Les projets inscrits au programme touchent les domaines de l’aviculture, la production de savon artisanal à base de miel et de beurre de karité amélioré, l’aviculture et l’énergie solaire.
Safiatou KONÉ

class="gkFeaturedItemTitle" Le Ministre Diop à propos des pourparlers d’Alger : « NOUS NE SOMMES PAS LOIN D’UN ACCORD »

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 10 décembre 2014 11:42

Au cours d’une rencontre avec le corps diplomatique, le négociateur en chef de la délégation gouvernementale a salué les efforts de la communauté internationale et l’équipe de la médiation pour sa patience

« Je suis persuadé que nous ne sommes pas loin d’un accord. C’est le dernier 100 mètres et chacun de nous doit faire un maximum d’effort pour arriver au bout de ce processus». Cette déclaration a été faite hier par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, négociateur en chef de la délégation gouvernementale, Abdoulaye Diop, lors d’une rencontre d’information sur le processus des pourparlers d’Alger avec les représentants du corps diplomatique et ceux des organisations internationales accrédités dans notre pays.

Selon le ministre Diop, les négociateurs du gouvernement sont allés à la troisième phase des pourparlers d’Alger dans le but de discuter du contenu du document de synthèse élaboré par l’équipe de la médiation et qui s’intitule « Les éléments pour la paix et la réconciliation au Mali ». Mais au moment où les discussions de fond ont été engagées sous l’égide de l’équipe de la médiation et contre toute attente, l’une des parties à savoir la Coordination des mouvements de l’Azawad (MNLA, HCUA, MAA tendance radicale et CPA tendance Assaleh), a remis sur la table un document sur le fédéralisme alors que cette question avait été rejetée par les facilitateurs dès le départ du processus. Malgré cette attitude surprenante de la coordination, le chef de la délégation gouvernementale a estimé que cette étape des négociations d’Alger a permis aux parties de mener des débats de fond jugés utiles. « Il y a eu un débat franc, direct entre les parties et souvent dans une atmosphère très tendue », a-t-il indiqué. La suite, a-t-il ajouté, est qu’un document de préaccord a été produit par la médiation et remis à chacune des parties pour appréciation. « Le gouvernement ne rejette pas ce document car pour nous, c’est une base solide de négociation…Nous ne sommes pas totalement en phase sur certains points dans ce document et nous le ferons savoir à l’équipe de la médiation au moment opportun », a assuré le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale. Parmi les points du Projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali qui sont particulièrement gênants pour le gouvernement, le ministre Diop a cité la question de quotas, la révision constitutionnelle et surtout la notion de région intégrée. «C’est une poignée de questions qui nous opposent et je pense qu’elles peuvent être réglées au plus haut niveau », a-t-il souligné avec un brin d’optimisme.

Comme la notion de fédéralisme, le ministre Diop estime que le mot « Azawad » n’a pas sa place dans les pourparlers d’Alger et cela pour plusieurs raisons. « Nous reconnaissons que l’Azawad est une zone située non loin de Tombouctou mais elle ne pourrait aucunement être considérée comme une entité géographique ou politique. Tout comme le Kaarta dans la région de Kayes ou Bélédougou dans la région de Koulikoro. En plus, la plus grande majorité des populations du nord ne se reconnaissent pas dans l’Azawad. Le danger, c’est de voir ces populations se soulever si jamais il faut mentionner Azawad dans l’accord qui va être signé», a-t-il expliqué.

Le négociateur en chef de la délégation du gouvernement a expliqué à ses interlocuteurs le sérieux avec lequel les négociations sont en train d’être menées dans la capitale algérienne sous la houlette de l’ensemble de la communauté internationale. « Ce processus est sérieux et la communauté internationale y a investi beaucoup d’énergie. C’est le lieu pour moi de saluer encore la contribution de la communauté internationale, son soutien sans faille et tous les efforts qu’elle est en train de faire. Nous ferons tout pour que vous soyez fiers d’être à côté du Mali. Aussi, le gouvernement réitère sa confiance à l’équipe de la médiation pour sa patience», a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie malienne a saisi l’occasion pour saluer la libération de l’ex otage français, Serge Lazarevic et demandé la libération de tous les otages à travers le monde.

 

M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Espace d’interpellation démocratique : 284 DOSSIERS REÇUS

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le mercredi 10 décembre 2014 11:38

L’Espace d’interpellation démocratique (EID) vivra aujourd’hui sa 19ème édition. L’EID est un instrument de promotion du dialogue social qui s’adresse à l’ensemble des populations maliennes à travers une forte médiatisation. La télévision nationale assure la retransmission en direct de la session relayée par les radios et la presse écrite nationale et internationale.

Créé aux termes du décret n° 96-159/P.RM du 31 mai 1996, l’Espace d’interpellation démocratique est un forum qui a pour objet d’informer les opinions publiques nationale et internationale sur l’état des droits de l’homme en République du Mali, et d’impulser de façon significative la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens. L’EID vise essentiellement à mettre en place un espace d’expression des attentes des citoyens et d’examen de leurs griefs contre la gestion des affaires publiques par les gouvernants, à renforcer de façon pédagogique l’ancrage de la culture démocratique et de l’Etat de droit par l’instauration d’une nouvelle forme de dialogue entre les gouvernants et les gouvernés et cultiver davantage la transparence dans la gestion des affaires de la cité.

L’espace permet aussi de montrer à la communauté internationale l’engagement et la détermination des autorités à respecter et à promouvoir les droits de l’homme et de développer le civisme des citoyens.

L’organisation de cette 19è session est placée sous le signe du 20ème anniversaire de l’EID. Pour marquer cet anniversaire, un film documentaire retraçant les grands moments de l’exercice a été réalisé. Il est ponctué par les témoignages des principaux acteurs qui sont intervenus dans la mise en œuvre de l’EID, notamment le président de la République Ibrahim Boubacar Keita, Cheickna Dettéba Kamissoko, Me Sidiki Kaba du Sénégal, Catherine Choquet de la FIDH, etc.

Cette année, la commission d’organisation a reçu 284 dossiers dont 144 en provenance de l’intérieur du pays. Elle a retenu 23 dossiers qui seront « lus » ce matin dans la salle. 130 dossiers ont été classés dans la catégorie « pour suite à donner » et 131 dossiers rejetés.

Les dossiers rejetés ne répondaient pas aux critères définis dans l’arrêté. Il s’agit de dossiers relatifs à des litiges pendants devant les juridictions, de dossiers qui ne mettent pas en cause un service public, de litiges privés et de dossiers rédigés avec un « ton discourtois ».

Pour s’approprier l’Espace d’interpellation démocratique, le médiateur de la République, qui est désormais chargée de son organisation, a créé un point focal responsable de l’exercice, baptisé secrétariat permanent de l’EID. Cette réforme vise à rendre plus visible l’EID et à renforcer l’efficacité recherchée qui a justifié le changement d’ancrage.

 

A. LAM

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