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class="gkFeaturedItemTitle" Mali-Unicef : LE PLAN DE TRAVAIL 2015-2016 EN GESTATION

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le lundi 1 décembre 2014 16:09

Il permettra aux décideurs d’avoir accès et d’utiliser régulièrement des données et analyses actualisées et aux populations vulnérables d’accéder à l’information de qualité et d’adopter les comportements favorables aux droits des enfants
En prélude à la programmation quinquennale 2015-2019, notre pays va bientôt concevoir avec l’Unicef un plan de travail 2015-2016. C’est une des principales informations que l’on retient de la traditionnelle revue annuelle de l’agence onusienne dans notre pays. Elle a regroupé, mercredi et jeudi derniers, au Grand hôtel de Bamako la composante communication pour le développement (C4D) et la communication externe et partenariat. Le programme pays entre l’Unicef et notre pays arrive à la fin d’un cycle qui a exceptionnellement couvert un septennat (2008-2014). Prévu pour être quinquennal (2008-2012), ce programme a connu une extension de deux ans (2013-2014) du fait de la crise politique occasionnée par le coup d’Etat de mars 2012 et le conflit armé dans le Nord du pays.
Cette situation a posé à l’Unicef des difficultés dans la mise en œuvre de son programme 2012-2014. L’épisode n’est naturellement pas sans impact sur la mise en œuvre du futur programme 2015-2019.
La faiblesse, voire l’absence, des structures gouvernementales dans les régions du nord a contraint l’Unicef à recourir aux organisations de la société civile internationales, nationales et communautaires comme partenaires d’exécution pour exécuter ses actions de développement et de réponse aux urgences. Le plan de travail (PTA) 2013-2014 de la composante C4D et communication externe et partenariat a tenté d’atteindre les objectifs intermédiaires par l’entremise de différentes interventions en direction des populations de 30 districts vulnérables.
La revue, qui fait suite à celle à mi-parcours des plans de travail annuels, a permis à la composante C4D et communication externe et ses partenaires d’exécution respectifs de faire le bilan des résultats atteints.
Les deux parties avaient fixé comme objectif à la composante C4D, l’adoption, en fin 2014, par les membres des communautés, en particulier celles des 38 districts prioritaires et zone d’urgence, de comportements clés favorables à la survie, à la protection et au développement des enfants. Etaient aussi visés la promotion de la tolérance intercommunautaire, le changement social avec équité et un engagement en faveur des enfants grâce à des initiatives de plaidoyer, de communication et des partenariats stratégiques.
Les travaux ont décidé d’efforts spéciaux pour intégrer l’équité, le genre, la résilience et les questions liées à la consolidation de la paix, en référence aux objectifs du plan stratégique 2014-2017 de l’Unicef.
L’objectif global du programme pays de l’Unicef 2015-2019 est d’appuyer le gouvernement à renforcer l’accès équitable aux services sociaux, renforcer la résilience des communautés et soutenir le système d’offre de services, promouvoir les politiques et budgets sensibles à la situation des plus désavantagés et des enfants tout en assurant une meilleure transition de l’action humanitaire vers le développement, a expliqué Hector Calderon, spécialiste de communication à l’Unicef. C’est pourquoi, il est nécessaire, de son point de vue, d’établir un plan de travail consolidé des deux composantes pour 2015-2016, afin que les décideurs aient accès et utilisent régulièrement des données et analyses actualisées, que les populations vulnérables aient accès à l’information de qualité et adoptent les comportements favorables aux droits des enfants.
Vue sous cet angle, la revue annuelle de l’Unicef vise à contribuer au renforcement des stratégies sectorielles d’intervention et des capacités du gouvernement dans l’appropriation des outils d’analyse et de la planification basée sur les résultats et l’approche équité, a indiqué Hector Calderon.
Pour le représentant du ministère de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Assana Diawara, les revues qu’elles soient semestrielles, ou annuelles sont des opportunités de rencontres et d’échanges et aussi des moments privilégiés de bilans, recommandations et projections.
L’année qui s’achève, a-t-il rappelé, a été riche en consultations des acteurs. Elle a débuté au courant du mois de juillet et s’est poursuivie avec le présent atelier regroupant les mêmes acteurs des ministères, des directions centrales, régionales du développement social et de l’économie solidaire et des organisations de la société civile y compris les Ong partenaires.
Le cadre du présent atelier participe également à la défense de la cause des enfants. Car bien que la Convention relative aux droits de l’enfant ait été ratifiée par notre pays, la situation des enfants maliens reste fragile. Cette inquiétude est prise en compte dans le plan provisoire de travail 2015-2016 en matière de communication externe et partenariat. D’ici fin 2019, des mécanismes innovants de communication, de plaidoyer et de partenariat en faveur des droits des enfants seront établis avec la participation des acteurs nationaux, des institutions, du secteur privé, des donateurs pour appuyer la mise en œuvre des priorités programmatiques.
M. A. TRAORE

class="gkFeaturedItemTitle" Prévention et riposte contre Ebola Le Premier ministre s’est rendu à Kita, Sagabari et Kokofata

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le dimanche 30 novembre 2014 16:00

A l’instar de Kourémalé, Sagarabri est une importante porte de passage entre le Mali et la Guinée. Dans le cadre de la prévention et de la riposte contre l’épidémie dont le pays compte 280 personnes contacts et un sujet en traitement, le Premier ministre s’est rendu  très tôt ce dimanche matin (30 novembre 2014) dans le cercle de Kita (région de Kayes).   

A l’entrée de Kita, la délégation du Premier ministre qui comprenait également le ministre de la santé et de l’hygiène publique M. Ousmane Koné et plusieurs autorités régionales, a constaté l’effectivité du dispositif de prévention au niveau du poste routier de la ville. Ici ce sont cinq agents de santé qui veillent à l’observation stricte des précautions d’hygiène en sensibilisant à la vigilance les voyageurs et les transporteurs.  

Après ce poste, le Premier ministre s’est rendu au cordon de la gare ferroviaire de la ville  où sont prédisposées des équipes de prévention dotées d’équipements de prévention et de sensibilisation. Autre activité : la rencontre avec les notabilités de la ville à la Maison des jeunes afin d’échanger sur l’actualité nationale, quelques quatre mois seulement après le passage du Premier ministre dans cette même localité à l’occasion d’une visite régionale, mais également les mettre en mission auprès des populations dans le cadre de la prévention contre la maladie.   

La délégation du Premier ministre s’est également transportée au Centre de santé de référence de la ville inaugurée le 10 août dernier par le Premier ministre. Au niveau de cette plateforme, la délégation a pu constater que les précautions d’hygiène, de test de température et de tri à l’accès sont observées y compris un gite de référencement des cas suspects. Etape suivante : la visite du site d’isolement de la ville comprenant quelques lits, tous vacants à cette date. Ce site est situé à une distance raisonnable de l’agglomération.

Après Kita, la délégation s’est rendue dans les localités de Sagabari dans la Gadougou. A Sagabari, qui attend l’inauguration de son nouveau centre de santé, au milieu d’un beau monde, les élus locaux, les cadres de la santé et le ministre de la santé ont appelé les populations à adopter les précautions d’hygiène recommandées face à l’épidémie dans tous les actes de la vie quotidienne. Le Premier ministre a invité tous les acteurs de premier plan à une implication préventive et responsable afin d’éviter toute contamination.  Aux autorités, il a instruit à veiller sur les règles édictées en matière de circulation des voyageurs, surtout au lendemain d’une importante rencontre entre les autorités sanitaires maliennes et guinéennes à Kourémalé.

Cette visite qui a également concerné la localité de Kokofata a pris plusieurs recommandations à l’intention des élus, des services de sécurité et de santé.

Le cercle de Kita est une collectivité territoriale cercle dans la région de Kayes. Il compte 33 communes et quelques 450 000 habitants.

Source : CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" SITUATION DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA AU MALI A LA DATE DU DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le dimanche 30 novembre 2014 15:00

Ce jour dimanche 30 novembre 2014, la situation de la lutte contre la maladie à virus Ebola se présente comme suit :

- Sept (7) cas positifs : six (6) liés au patient guinéen et la fillette de Kayes ;
- Cinq (5) décès dont quatre (4) liés au patient guinéen ;
- Un (1) cas confirmé est en traitement dans un centre spécialisé ;
- Zéro (0) nouveau cas confirmé ce jour ;
- Zéro (0) cas suspect ce jour ;
- Levée de suivi sur Six (6) personnes-contacts ;
- Le nombre de personnes-contacts est de 280,
- Le nombre de contact suivi ce jour est de 273,
- Le nombre de contacts non vus est de sept (7), soit un taux de suivi de 97,5%

Par ailleurs, le Gouvernement signale qu’un cas initialement positif a été guéri et contrôlé négatif le vendredi 28 novembre 2014.
Le Gouvernement se réjouit de cette évolution, et félicite tous les services et toutes les personnes qui ont contribué à l’identification, au suivi et à la prise en charge, jusqu’à guérison de cette personne.

Le Gouvernement rappelle en conséquence à la population que la maladie à virus Ebola peut être guérie avec une prise en charge précoce.
Par conséquent, le Gouvernement appelle la population à la vigilance, et à signaler tout signe pouvant évoquer cette maladie aux services compétents, afin de réunir toutes les conditions favorables à une guérison.

Le Gouvernement renouvelle son soutien aux agents de la santé et aux services de sécurité pour faire respecter avec rigueur les consignes de contrôle sanitaire.

Le Gouvernement remercie l’ensemble de la communauté internationale pour son appui conséquent dans la lutte contre la maladie, et ses témoignages de solidarité à l’endroit du Mali.

Le Gouvernement invite toutes les personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec les personnes déclarées positives à se faire identifier, pour un contrôle sanitaire, en appelant les numéros verts : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.

Bamako, le 30 novembre 2014
Le Coordinateur du Centre Opérationnel d’Urgence
Pr Samba O. SOW

class="gkFeaturedItemTitle" La convention relative aux Droits des Enfants a 25 ans Le Premier ministre rappelle aussi au devoir parents et enfants

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 29 novembre 2014 16:41

Les cérémonies nationales de commémoration des 25 ans de la Convention relative aux Droits des Enfants (CDE) ont eu lieu ce samedi matin au CICB sous la présidence du Chef du Gouvernement.

Articulées autour des thèmes nationaux et internationaux portant sur les violences commises sur les enfants et les réponses concertées en faveur des victimes de conflits  armes, les cérémonies ont  vu la participation de Mme Jacqueline Nana Togola, ministre de l’éducation Nationale, le Président de la COMADE,  la représentante du maire de la commune III, les  partenaires techniques et financiers, plusieurs centaines d’enfants venus de différents horizons pour commémorer cette journée.

Pour Mlle Lalla Wangara Présidente du Parlement des Enfants, l’occasion est bien opportune pour remercier le Président de la République, le Gouvernement et les partenaires pour leur accompagnement à la réussite de cette activité. Tout en appréciant les efforts du gouvernement et des partenaires à faire prévaloir le droit des enfants, la première responsable du parlement  des enfants a appelé à plus d’attention sur leur sort. Elle  a invité l’ensemble des composants de la société et au premier chef,  le Gouvernement à se pencher sur le cas des enfants du nord notamment ceux de Kidal. Elle a exhorté tous les enfants à observer les mesures d’hygiènes contre Ebola avant de suivre avec l’assistance des sketchs sur la non-scolarisation des filles et la mendicité.

Selon le Président de la Comade, les enfants ont droit à la protection mais aussi à l’éducation, aux soins et à la formation. Il a saisi cette occasion pour faire l’historique des différentes conventions conclues sur le droit des enfants en attirant  l’attention des Autorités sur les problèmes scolaires, sanitaires des enfants, l’analphabétisme, l’accroissement du taux de mortalités infantile, le mariage précoce et les méfaits des conflits conjugaux.  Appelant à la mobilisation générale autour de l’éducation des enfants, le Président de la COMADE a encouragé le Gouvernement et l’ensemble des partenaires sur les avancés majeurs constatés ces deux dernières années. A ce sujet, l’assistance a suivi un film le standard minimum pour la protection de l’enfant.

« Formidable les enfants du Mali », c’est par ces mots que la représentante des partenaires techniques et financiers a entamé son discours. A l’instar de la convention de 1989 adoptée par les Nations Unies sur le droit des enfants, Mme Alexandre Dantris réitère leur soutien sans réserve pour le bien-être des enfants du Mali.

Quant à Mme le Ministre de l’éducation nationale représentant son homologue de la femme, ce 25e anniversaire de la Convention du droit des enfants est une occasion heureuse de saluer tous les acteurs ayant contribué à la protection et à la promotion des enfants. Focalisant son discours sur les violations faites aux enfants, Mme le Ministre invite tous les acteurs à consolider et à continuer les efforts car la situation des enfants ne cesse de bousculer les consciences. Pour faire face à cette situation de non-droit des enfants, elle en appelle à une concertation générale pour une réponse urgente. A cet effet elle a exhorté les partenaires de l’Etat à financer le plan national de protection des enfants  s’élevant à 27 687 400 000 FCFA pour lutter contre les souffrances des enfants. Face à l’épidémie du virus Ebola le Ministre a appelé les enfants à observer strictement les mesures d’hygiène.

Le Premier Ministre Moussa Mara a expliqué le danger que représente la maladie à virus Ebola  avec son exigence du respect  des mesures d’hygiène. Au nom du Président de la République, le Premier ministre promet des efforts supplémentaires pour construire de meilleurs citoyens à travers la protection, la promotion, l’éducation et la formation des enfants. Par ailleurs, le Chef du Gouvernement a rappelé aux parents leur devoir d’éducation et aux enfants leur devoir d’obéissance et d’efforts à l’école. 

Source : Primature Ccint - 29 11 2014 15:29

class="gkFeaturedItemTitle" Journée nationale de la pratique sportive au Mali Le Premier ministre montre la voie

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 29 novembre 2014 16:39

Le Boulevard de l’indépendance a accueilli ce matin à 7h00 le lancement de la journée nationale de la pratique sportive au Mali. Cette journée va rentrer dans les mœurs le dernier samedi de tous les mois à Bamako. 

Au cours de la séance d’aujourd’hui cadres du ministère des sports, lycéens sportifs de Kabala, supporters de l’équipe nationale de football et amateurs ont pu renouer avec les principes de l’échauffement, la marche sur quelques centaines de mètres puis la course.

En compagnie du ministre des sports Housseïni Amion Guindo,  le premier ministre a estimé qu’il s’agit là d’une activité recommandée pour la bonne santé  à pratiquer plus régulièrement. En donnant l’exemple M. Mara et M. Guindo ont voulu indiquer la voie à suivre pour que les maliens en général se réconcilient avec le sport physique.

La pratique régulière d’une activité physique, rapporte le Figaro, a de très nombreux bienfaits, parfois insoupçonnées. Elle permet d’avoir une bonne condition physique ce qui, au-delà de l'amélioration de vos performances sportives, facilitera votre vie quotidienne.  Elle protège contre la survenue des maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde et angine de poitrine), quel que soit l’âge.  Elle protège contre certains cancers en particulier celui du sein chez la femme, de la prostate chez l'homme, et du côlon. Elle réduit le risque de diabète et aide à mieux équilibrer le taux de sucre dans le sang (glycémie). Elle facilite la stabilité de la pression artérielle. Elle est efficace pour le maintien du poids de forme et peut réduire les risques d'obésité. Elle réduit le risque de lombalgies. Elle améliore le sommeil. Elle lutte efficacement contre le stress, la dépression, l’anxiété. Elle améliore le processus de vieillissement et protège contre la perte d’autonomie.

Après le Boulevard de l’Indépendance, le Premier ministre a pris part aux activités commémoratives du 25è anniversaire de la convention relative aux Droits de l'Enfant (CDE) au CICB avec comme thème national « ‎Pour une réponse concertée en faveur des enfants touchés par le conflit armé».

Source : CCINT Primature

class="gkFeaturedItemTitle" Processus de Bruxelles Des indicateurs optimistes

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le samedi 29 novembre 2014 16:35

A l’instar de tous les mois, le comité de suivi des engagements de Bruxelles s’est réuni ce vendredi 28 28 novembre 2014 à la Primature sous la présidence du Chef du Gouvernement Moussa Mara. Le Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle et son homologue de l’industrie et de la promotion des investissements ont participé à la réunion.

Cette instance examine plus régulièrement une quinzaine de points : réconciliation nationale, situation des réfugiés et des déplacés, retour de l’administration et des services sociaux de base, retour des services financiers, lutte contre la corruption, réformes fiscales, climats des affaires, approfondissement de la décentralisation, développement rural, développement des villes, culture, cohérence des politiques et stratégie de développement,  réalisation du cadastre de Bamako et Kati, état de mise en œuvre des engagements des PTF, préparatifs de la 5è réunion du groupe de suivi de la conférence des donateurs.

La réunion a constaté plusieurs avancées dans les indicateurs de retour à la normalité et de stabilisation. Ainsi, dans  le domaine de la réconciliation nationale, plusieurs concertations locales (intercommunautaires) se sont déroulées essentiellement dans les régions du septentrion, Mopti ou encore à Bamako.  Quelques 35 043 réfugiés ont également regagné le pays. En vue d’une meilleure gestion des populations réfugiées, des accords tripartites ont été conclus avec le Niger et le Burkina. Le retour des déplacés intérieurs se poursuit (plus de 86 000) avec l’assistance de plusieurs organisations internationales.  
Dans le cadre du retour de l’administration, les indicateurs sont également favorables dans l’ensemble des circonscriptions des régions de  Tombouctou et de Gao avec le déploiement assez satisfaits des services techniques, sociaux et de l’administration: financiers, santé, scolaires, justice, forces de sécurité. Par exemple dans la région de Tombouctou 99% du personnel enseignant est sur place.  Dans la région de Gao les écoles sont ouvertes et une grande majorité d’enseignants est sur place. Les préfets et sous-préfets sont également effectifs aux postes. 
A Gao, 70% du personnel de santé est sur place contre 75% à Tombouctou et 23% à Kidal. Dans ce domaine, la chaine de froid a été renforcée dans l’ensemble des localités. Six véhicules pickup et 18 groupes électrogènes ont été acquis et sont en cours de déploiement. Les régions du nord seront privilégiées également pour l’affectation des 185 agents en instance de recrutement en rapport avec l’OMS et GAVI en plus des 433 de la Fonction publique dont du personnel spécialisé. Quant aux magistrats nouvellement affectés, ils disposent de 30 jours pour effectuer les formalités de passation. 

Dans le domaine de la lutte contre la corruption, outre l’adoption de nouveaux textes plus dissuasifs et le projet de certain d’un office central,  d’excellents résultats sont enregistrées au niveau des pôles de Bamako, Kayes et Mopti où 97 dossiers en information ont abouti à des niveaux de recouvrements intéressants. A Kayes sur un montant total en cause de plus de 9,7 milliards de Fcfa, l’essentiel (plus de 9 milliard) a été recouvré. Les mêmes perspectives se présentent à Bamako et Mopti. Les justices (tribunaux) de paix à compétence étendue ont été remplacées par des tribunaux d’instance (collégialité) à Niono, Yélimané, San, Bandiagara et Bougouni.  Un site web a été créé pour permette aux citoyens de suivre les actions judicaires de lutte contre la corruption dossiers par dossier. Dans ce chapitre il est également intéressant de savoir que quelques 3 000 biens immobiliers sont répertoriés comme étant saisis sur des particuliers dans le cadre de divers dossiers d’atteinte aux biens publics selon une estimation à consolider. Cependant, la gestion de ces biens, par défaut de suivi rigoureux, requiert des améliorations du moment où ils tombent dans le patrimoine de l’Etat.  

Des avancées significatives sont constatés également sur le plan de la décentralisation et du développement des villes : Contrats plans des régions, nouveau statut du district de Bamako, Agences de développement régional dans toutes les régions pour 2015; Comité interministériel de la ville, Observatoire national de la ville, etc.

Le dossier des neuf agropoles des régions et de Bamako avance également  dans un contexte favorable  au niveau du ministère du Développement rural avec de nombreux partenaires intéressés dont la BAD et la Banque mondiale. Les études sont donc imminentes comme le sont les travaux de réhabilitation du patrimoine culturel et des manuscrits atteints avec le concours de l’UNESCO et de diverses initiatives. Dans ce dernier chapitre plusieurs actions ont déjà démarré au niveau notamment de Tombouctou avec la contribution de la Minusma.

Enfin, il est à noter que les partenaires poursuivent les engagements et les décaissements dans le cadre du PRED à l’instar de la Banque mondiale, de la BOAD, du Canada et de la France.   La prochaine prévue du PRED est prévue à Bamako le 5 février à Bamako avec la participation du Premier ministre Français. Dans le PRED, seulement 1/3 des financements passe par le circuit financier de l'Etat.   

Source : CCINT

class="gkFeaturedItemTitle" 9è session du Haut conseil national de lutte contre le sida : LE COMBAT CONTRE LA PANDÉMIE PAYE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 28 novembre 2014 12:31

Grâce à une volonté politique constante, au soutien des partenaires et à l’accompagnement de la société civile, les conséquences dramatiques de la pandémie ont été partiellement circonscrites
Après le temps du doute, l’heure de l’embellie. Aujourd’hui, l’espoir renaît sur la continuité des programmes de traitement et de soins communautaires des personnes vivant avec le VIH/sida dans notre pays. Les accusations de malversation sur les fonds mis à disposition par le Fonds mondial avaient conduit un moment le partenaire à procéder à l’arrêt du financement des programmes. Les deux parties ont désormais tourné cette sombre page de leur collaboration pour faire face aux défis de l’avenir. Le constat en a été établi lors de la 9è session du Haut conseil national de lutte contre le sida (HCNLS), tenue hier à Koulouba. L’événement était présidé par le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, et se déroulait en présence des membres du gouvernement et du secrétaire exécutif du HCNLS, Malick Sène. Y avaient été aussi invités les représentants des organisations internationales.
Il faudrait rappeler qu’il y a quelques années, sur décision des chefs d’Etat et de gouvernement, les pays africains avaient choisi de relever le niveau de l’ancrage institutionnel de la lutte contre le sida en rattachant les structures affectés à cette mission soit à la présidence de la République, soit à la Primature. Cette disposition devenue effective dans certains Etats dont le nôtre a permis d’engranger des résultats encourageants dans la lutte contre le VIH/sida.
Aujourd’hui, les avancées notables enregistrées dans la lutte contre la pandémie doivent être consolidées par l’implication de toute la communauté, y compris les décideurs et les acteurs intervenants sur le terrain.  Les progrès obtenus sont confirmés par une baisse de la prévalence générale de 1,7% en 2001 à 1,1% en 2012, selon l’enquête démographique et de santé (EDS V). En outre, notre pays dispose de plus de 396 sites de dépistage/conseil, mais aussi des sites de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida, de prise en charge de la transmission mère-enfant. Cet arsenal de lutte contre la pandémie a permis de circonscrire, en partie, les conséquences dramatiques du phénomène. Il convient de souligner que tous les efforts déployés par notre pays sont soutenus par des partenaires techniques et financiers (PTF). Ceux-ci s’inscrivent dans la même vision globale de lutte contre le sida. La pandémie est considérée par eux comme un problème à la fois de santé publique et de développement.
TROIS ZÉROS. Il importe toutefois aujourd’hui de maintenir intacte la mobilisation déployée dans la riposte contre la pandémie. C’est pourquoi le ministère en charge de la Santé et de l’Hygiène publique, le HCNLS, la société civile (à travers les organisations non gouvernementales et le secteur privé) et les partenaires continuent à dérouler des activités efficaces de prévention,  de prise en charge des personnes infectées au VIH ou affectées par la maladie. Il faut également noter dans notre pays une volonté politique affichée de lutter contre le VIH et le sida, en vue d’atteindre l’objectif des  trois zéros.
Il s’agit de zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès lié au VIH. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs franchi un palier dans leur implication lorsque le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, a décidé lors de la célébration de la dernière Journée mondiale de lutte contre le sida de la création d’un Fonds national de lutte contre le sida. La volonté présidentielle est en cours d’exécution puisqu’un projet de texte de création et le décret d’application ont été élaborés sous la direction du ministère de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord. Les documents ont été discutés en comité interministériel et n’attendent que d’être adoptés en Conseil des ministres  et par l’Assemblée nationale.
Au menu de la journée d’hier figuraient une analyse situationnelle des jeunes et VIH en milieu universitaire, le VIH en période post conflit et l’accès au traitement antirétroviral. Il faut préciser que notre pays recense un peu plus de 100 000 personnes vivant avec le VIH sur lesquelles 30 000 patients sont sous traitement antirétroviral. Les projections dans la lutte contre le VIH et le sida, la gouvernance financière, le rapport du vérificateur, les propositions de sortie de crise avec le Fonds global ou mondial, le VIH dans les zones minières étaient autant de thèmes débattus sous l’autorité du président de la République.
A l’issue de la session, d’importantes recommandations ont été adoptées. Il s’agit entre autres d’élaborer une politique sectorielle « VIH et mines », d’intensifier les activités de sensibilisation sur le VIH et le sida, et d’élaborer un plan d’éducation sexuelle à l’école. Renforcer les capacités des laboratoires Serefo et de l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP), dans la lutte contre le sida et assurer la maintenance préventive des équipements de laboratoire, se recensaient aussi parmi les points de recommandation.
DEUX GRANDS AXES. Le chef de l’Etat a expliqué que les différentes communications ont eu le mérite d’édifier à suffisance sur ce qui est en œuvre en matière de lutte contre le Sida. Elles ont aussi démontré l’implication dans cette lutte de mains expertes et responsables. Un travail important, dense, soutenu et sérieux a été effectué. Les corrections nécessaires seront portées dans le souci de l’amélioration.
Actualité oblige, le président de la République a aussi évoqué l’épidémie de fièvre à virus Ebola qui sévit en Afrique de l’ouest et a souligné la fulgurance de l’irruption du mal. Il a félicité le département de la Santé et de l’Hygiène publique et les équipes médicales pour la célérité dans les actions de riposte contre le fléau. Pour lui, il nous faut gagner le combat contre Ebola, mais pour cela il faut faire preuve de plus de discipline, de rigueur, de sérieux et de dévouement. Le temps n’est plus à certains laxismes dans lesquels nous tombons souvent. Le chef de l’Etat a insisté sur le fait que dans la lutte contre Ebola, chaque détail négligé peut coûter une vie. Auparavant, le Président était revenu sur les accusations de malversation du Fonds mondial. Il a révélé qu’il avait reçu en septembre dernier aux Etats-Unis les excuses exprimées par les premiers responsables de ce fonds qui finance les activités de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Pour le Secrétaire exécutif du HCNLS, la mission du Haut conseil est de prendre en charge et de soigner les 100 000 personnes infectées ou malades du VIH en vue de protéger les 15,9 millions de Maliens qui ne le sont pas. Malick Sène par ailleurs précisé que la problématique de la lutte contre le sida au Mali tourne autour de deux grands axes : les groupes passerelles et les zones à risque.
A ce propos, il a précisé que les groupes passerelles ont un taux de prévalence largement au-dessus de celui national. Dans ces groupes se trouvent entre autres les professionnelles du sexe avec une prévalence de 24,2%, les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (17%), les vendeuses ambulantes (3,7%).  Les zones à risque englobent particulièrement les quartiers populeux des grandes villes, les zones minières, les zones agricoles riches, notamment celles cotonnières, les grands axes  ferroviaires, les carrefours routiers, les zones de transit frontalier et celles douanières. Les grandes batailles sont donc identifiées. Il reste à les remporter.
B. DOUMBIA

class="gkFeaturedItemTitle" Centre de formation en élevage à Danna : Des cours pratiques gratuits

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 28 novembre 2014 12:26

Le Conseil régional aide les acteurs à tirer le meilleur profit de leurs activités
Notre élevage est basé sur le mode d’exploitation extensif, autrement dit le rang social d’un propriétaire de bétail se mesure à la taille de son cheptel. C’est pourquoi, il est courant de voir de milliers de têtes de bétail appartenant à un pasteur qui ne veut en aucun cas s’en défaire. Ce mode d’élevage n’engendre peu ou pas de profits financiers immédiats, ni au propriétaire, en dehors du prestige de posséder pour lui cet effectif, ni à la communauté en termes de retombées économiques.
Le département du Développement rural a inscrit pour le sous-secteur la promotion des produits d’élevage (viande, lait, œufs de consommation, cuirs et peaux, exportation de la viande à partir des abattoirs frigorifiques nationaux et privés etc).  Pour réussir cette politique une meilleure exploitation des ressources de l’élevage s’avère indispensable et le département s’y attelle à travers la présente campagne agricole harmonisée et consolidée qui prend en compte à la fois, les productions végétales, pastorales et piscicoles.
Comment assurer une meilleure productivité des ressources pastorales, comment permettre aux éleveurs de tirer le meilleur profit de leur cheptel et comment peuvent-ils s’insérer dans le circuit commercial des produits d’élevage et sous-produits d’abattage ? Les réponses à ces différentes questions viendront pour la région de Mopti d’une petite localité, où l’élevage est florissant.
modèles d’élevage améliorés. En effet, la localité de Danna, située à 13 kilomètres de Sévaré dans la commune rurale de Fatoma (sur la route de Gao) abrite le Centre de formation élevage bovin lait. Cette infrastructure est le fruit de la coopération décentralisée entre le Conseil régional de Mopti et le département français d’Ille et Vilaine.
Ce centre s’inscrit dans la ligne droite de la stratégie nationale de valorisation du lait cru local en vue d’améliorer la productivité laitière de la région. La région de Mopti est réputée comme étant celle qui dispose d’un effectif de cheptel assez important et de ressources agro-sylvo-pastorales naturelles provenant de ses deux zones agro-écologiques (inondée et exondée).
Ainsi, ce centre a été réalisé en vue de former, de démontrer et d’expérimenter les modèles d’exploitation d’élevage pour la production laitière et la production de compost pour les cultures fourragères. Le centre vise la formation des éleveurs, plus spécifiquement les acteurs communément appelés les Dioros (adeptes de l’élevage extensif et disposant d’un nombre élevé de cheptel), et des techniciens d’élevage aux pratiques de l’élevage moderne en s’appuyant sur des modèles d’exploitations familiales économiquement viables et rentables.
Il s’agit pour les apprenants d’apporter des changements positifs dans la conduite de leurs exploitations en les amenant à suivre des formations sur les différents modules dispensés. Ces modules concernent, en outre, la connaissance du potentiel des exploitations et la précision des objectifs de production, les précautions à prendre pour l’installation d’une ferme à savoir le choix du site d’implantation, la nature du sol, la végétation, le choix du cheptel de départ etc, les techniques de cultures, de conservation et de stockage du fourrage.
La connaissance des formules alimentaires et la ration adaptée aux vaches gestantes, aux laitières et aux veaux, la connaissance des différents paramètres nécessaires pour une meilleure exploitation du troupeau laitier, la formation et l’accompagnement des acteurs de la filière lait et la réalisation du programme d’insémination artificielle des races locales bovines sont aussi des modules dispensés. Par ailleurs, la production et l’expérimentation des cultures fourragères pour l’alimentation des vaches laitières et le développement des énergies renouvelables (bio-digesteurs) à partir des bouses de vaches parachèvent la formation.
taux d’insémination de 65%. Pour toutes ces activités didactiques, le Centre dispose d’infrastructures appropriées comme un bureau, deux salles de formation, trois salles d’hébergement, une cuisine équipée, une ferme laitière composée d’étable, de hangars de stockage de fourrages, de magasins, d’un château d’eau d’une capacité de 5 mètres cubes et de fosses compostières. L’électrification et l’alimentation en eau sont assurées par une installation solaire et un bio-digesteur. Les formations sont dispensées par groupe de 20 participants qui adressent une demande au Conseil régional de Mopti. Sont visés par ces formations, les membres des groupements, coopératives, fédérations, associations, organisations communautaires de base, organisations de producteurs agricoles, d’éleveurs évoluant dans la filière lait et les techniciens d’élevage de la région qui en expriment le besoin.
La visite guidée du Centre était expliquée en langue locale peulh à l’intention de cette communauté qui pratique l’élevage. Il s’agissait pour la délégation de les sensibiliser à cette forme d’élevage afin qu’ils puissent tirer le meilleur profit de leurs activités. Bâti sur une superficie de 6,5 hectares, le Centre a, depuis 2011, où il est opérationnel, déjà dispensé diverses formations et a à son actif quelques résultats intéressants.
Ainsi, 281 éleveurs ont été formés, 219 vaches ont été inséminées avec un taux de réussite de 65%, la production de fourrage a atteint 38 tonnes (maïs fourrager, niébé, sorgho et arachide) et la production laitière annuelle a atteint 7000 litres pour 6 vaches. Il faut rappeler que le Centre dispose d’un effectif d’expérimentation de 9 femelles et 6 mâles, tous de races métisses Montbéliard et Holstein. Les visiteurs étaient visiblement très séduits par les résultats obtenus et tous ont exprimé l’envie de s’essayer à l’élevage moderne. Toutes ces formations étant dispensées gratuitement, les vœux ainsi exprimés seront certainement suivis d’effets.
M. COULIBALY
LEG. Les techniques d’élevage sont expliquées en langue peule
afin de toucher le maximum d’éleveurs

class="gkFeaturedItemTitle" 15è Sommet de la Francophonie : LE PRESIDENT KEITA ATTENDU A DAKAR

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 28 novembre 2014 12:24

L’élection d’un nouveau secrétaire général sera le clou du rendez-vous des dirigeants francophones dans la capitale sénégalaise
Le 15è Sommet de la Francophonie est prévu à Dakar les 29 et 30 novembre. A l’occasion de ce grand rendez-vous du monde francophone, de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dans la capitale sénégalaise. Le président de la République Ibrahim Boubacar Keita prendra part à la rencontre. Accompagné d’une forte délégation, il est attendu aujourd’hui dans la capitale sénégalaise.
C’est demain que s’ouvrira le sommet en présence des dirigeants des pays ayant la langue française en partage. Au programme de la grand’messe de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), figurent la définition des prochaines orientations, l’examen des dossiers d’admission de nouveaux pays membres et l’élection du nouveau secrétaire général en remplacement du sortant, l’ancien président sénégalais Abdou Diouf.
La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage, communément appelée « Sommet de la Francophonie », est l’instance suprême de l’organisation internationale. Elle fait partie des trois instances consacrées par la Charte de la Francophonie (article 2) avec la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) et le Conseil permanent de la Francophonie (CPF).
Le Sommet se réunit tous les deux ans. Le rendez-vous de Dakar sera présidé par le Sénégalais Macky Sall en sa qualité de chef d’Etat hôte du Sommet. A ce titre, il assurera aussi la présidence de la Conférence des chefs d’Etat jusqu’au Sommet suivant.
A Dakar, Ibrahim Boubacar Keita et ses pairs travailleront pendant tout le week-end à définir les orientations de l’organisation de manière à assurer son rayonnement dans le monde, dans un cadre stratégique décennal. Les dirigeants francophones adopteront aussi une série de résolutions nécessaires au bon fonctionnement de la Francophonie et à la réalisation de ses objectifs.
Avant la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement, les ministres ont déjà balisé le terrain en examinant l’ordre du jour et les différents textes du Sommet. Il s’agit notamment des projets de Déclaration, de Cadre stratégique décennal, des stratégies jeunesse et économique qui seront adoptées par les chefs d’Etat et de gouvernement. Ils ont également validé la programmation quadriennale de l’organisation et les budgets y afférents.
Depuis quelques jours, en prélude à la rencontre des dirigeants francophones, Dakar vibre au rythme des nombreuses activités culturelles qui se tiennent pour la plupart dans le « Village de la Francophonie », inauguré le 24 novembre dernier par le Premier ministre sénégalais, Mohamed Ben Abdallah Dione, son homologue malien, Moussa Mara, et l’administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, Clément Duhaime. C’est dans cet espace de rencontre que battra, tout au long de la semaine, le cœur du XVe Sommet de la Francophonie.
Envoyé spécial
A. M. CISSE

class="gkFeaturedItemTitle" Assemblée nationale : UNE SÉANCE PLÉNIÈRE TRÈS PARTICULIÈRE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le vendredi 28 novembre 2014 12:21

Les députés étaient hier essentiellement préoccupés par l’interpellation de leur collègue  de Kati dont ils ont demandé la libération immédiate
Il y avait de l’électricité hier dans la salle des plénières de l’Assemblée nationale. L’arrestation à Ouéléssébougou et la détention au Camp I de la gendarmerie ici à Bamako du député élu à Kati, Bourama Tidiani Traoré, ont suscité une émotion compréhensible chez les élus de la nation. En lieu et place de la séance plénière consacrée aux questions orales, aux questions d’actualité et à l’examen des projets de lois, les députés ont tenu une séance écourtée, consacrée uniquement au cas de leur collègue détenu et à propos duquel les informations disponibles indiquaient qu’il était conduit au même moment devant le juge du tribunal de première instance de la Commune VI pour une comparution immédiate.
Le déroulement précis des événements qui ont amené cette situation peu banale n’a pas encore établi. Ce que l’on sait de sûr, c’est que mardi dernier, l’Honorable Bourama Tidiane Traoré s’était rendu au bureau du juge du tribunal de Ouéléssébougou. Que s’est-il effectivement passé dans ce bureau et entre les deux hommes ? Les informations sur ce point divergent. Des coups ont-ils été portés ? C’est ce qu’assure une des parties. Toujours est-il que le juge Amadou B. Touré a fait procéder ensuite à l’arrestation « pour flagrant délit » du député. Lequel a été conduit au camp de la gendarmerie. On peut facilement imaginer la colère des représentants de la nation en apprenant cette nouvelle. Les députés ont décidé aussitôt de se mobiliser en faveur de leur collègue. Hier, la plénière s’est ouverte avec deux heures de retard. Le temps, nous dira-t-on plus tard, de se mettre d’accord sur la meilleure conduite à tenir. Le fait que le banc du gouvernement ait été inoccupé indiquait que l’ordre du jour planifié serait entièrement perturbé.
ADOPTÉE À L’UNANIMITÉ. Autre signe du malaise ambiant, à l’ouverture de la séance, les élus refusèrent de se soumettre à l’appel destiné à vérifier les présences. Cette réaction fut accueillie avec un certain embarras par le président Issiaka Sidibé qui finira par se résoudre à l’enregistrer. Mais cela ne fit pas pour autant retomber la tension. Celle-ci montera au contraire d’un cran lorsque le président de la Haute cour de justice, le député élu à Tenenkou, Abdramane Niang, exprima son incompréhension pour le fait que les évènements se soient déroulés mardi et que ce n’est seulement que jeudi que la plénière en a été saisie. A son avis, il aurait fallu convoquer au plus tôt une séance plénière et organiser la réaction du Parlement. Le président Issiaka Sidibé s’elévera contre cette remarque en indiquant que le bureau de l’institution, loin de s’être montré inactif, était resté tout le temps mobilisé depuis mardi. En relevant les mouvements divers qui accueillirent cette information, on peut penser que la précision présidentielle n’avait convaincu ni l’interpellateur, ni de nombreux députés.
Le député élu à Kolondiéba, Oumar Mariko, insistera pour que les élus s’assurent de la justesse des actions qu’ils vont poser et qu’ils évitent de se ridiculiser auprès des magistrats. L’Honorable Mamadou Hawa Gassama préfèrera, pour sa part, rappeler que ce qui se passe n’est pas nouveau. Par le passé, la représentation nationale avait eu à faire face à une arrestation d’élus. Il rappellera ensuite ce cas où le président de l’Assemblée de l’époque avait été très ferme et où l’attitude déterminée du chef de l’institution avait permis d’écourter la détention des parlementaires.
Issiaka Sidibé interviendra pour expliquer que toutes ces discussions constituaient une perte de temps et que celui-ci ne joue pas en faveur des députés. Ce rappel incitera les parlementaires à passer aux voix une résolution qui fut adoptée à l’unanimité des 129 députés présents. Le texte fait d’abord référence à l’article 62 de la Constitution qui stipule « la détention ou la poursuite d’un membre de l’Assemblée nationale est suspendue si l’Assemblée nationale le requiert ». Après avoir rappelé que Bourama Tidiate Traoré est élu à l’Assemblée nationale suivant arrêt N°2013-12/CC-EL du 15 décembre 2013, les élus ont déploré la détention de leur collègue au Camp I de la gendarmerie. La résolution requiert donc « la libération immédiate du député Bourama T. Traoré et la suspension de la poursuite contre l’intéressé ».
Aussitôt la lecture de la résolution terminée, le président a à peine eu le temps de suspendre la séance que les élus ont commencé à vider la salle.
Voilà donc une affaire peu commune qui a depuis hier pris une autre dimension et pour laquelle la mention « à suivre » se justifie largement.
A. LAM
strator/

class="gkFeaturedItemTitle" SITUATION DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA AU MALI A LA DATE DU JEUDI 27 NOVEMBRE 2014

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 27 novembre 2014 19:25

Ce jour jeudi 27 novembre 2014, la situation de la lutte contre la maladie à virus Ebola se présente comme suit :
- sept (7) cas positifs : six (6) liés au patient guinéen et la fillette de Kayes ;
- cinq (5) décès dont quatre (4) liés au patient guinéen ;
- deux (2) cas confirmés sont en traitement dans un centre spécialisé ;
- zéro (0) nouveau cas confirmé ce jour.
- un (1) prélèvement sur une dépouille mortelle s’est avéré négatif ce jour.
Le nombre de personnes-contacts comptabilisé par les services de santé, et mis sous surveillance, est de 288.
Le Gouvernement appelle les populations à la vigilance, et à ne surtout pas relâcher les efforts en matière de précautions et d’hygiène.
Il rappelle la nécessité d’une très forte mobilisation générale de l’ensemble des populations, dans toutes les régions, pour prévenir la maladie, en véhiculant les messages de sensibilisation.
Le Gouvernement renouvelle son soutien aux agents de la santé et aux services de sécurité pour faire respecter avec rigueur les consignes de contrôle sanitaire.
Le Gouvernement remercie l’ensemble de la communauté internationale pour son appui conséquent dans la lutte contre la maladie, et ses témoignages de solidarité à l’endroit du Mali.
Le Gouvernement invite toutes les personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec les personnes déclarées positives à se faire identifier, pour un contrôle sanitaire, en appelant les numéros verts : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.

Bamako, le 27 novembre 2014

class="gkFeaturedItemTitle" Stratégie nationale de développement de l’économie numérique Le Premier ministre attend du concret

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 27 novembre 2014 14:00

Le Premier ministre a inauguré ce jeudi matin au CICB  l’atelier national de validation du projet de document de stratégie nationale de développement de l’économie numérique.
L’atelier organisé par le Ministère de l’économie numérique, de l’information et de la communication regroupe représentants d’Institutions, de départements ministériels, des services techniques, d’organisations de la société civile, des personnes ressources ainsi que les experts des partenaires techniques et financiers.  Trois sous-commissions travailleront durant les deux jours  sur les thèmes suivants : infrastructures et contenus numérique ; usages, services et capital humain puis industrie locale du numérique et confiance numérique.
Pour le Chef du Gouvernement, cet atelier sur le Mali Numérique 2020 permettra dans sa finalité de doter notre pays d’outils pratiques, de stratégies efficaces et de moyens de financement appropriés pour  dynamiser les investissements à travers le gain de temps et de distance.  Il a félicité le Ministère de l’économie numérique, de l’information et de la communication pour avoir élaboré le document et a exhorté les participants à le finaliser sous le prisme du réalisme et du concret pour le Mali. Il a enfin insisté sur la rigueur dans l’examen du document, la mise en œuvre et le suivi des actions recommandées dans ladite politique.
S’adressant à la jeunesse, le Premier ministre a appelé à plus d’initiatives et de production que de consommation afin de favoriser la rentabilité, l’émergence économique et industrielle. 
Selon le quotidien l’Essor dans ce contexte de sortie de crise sécuritaire nécessitant une transformation sociale et économique profonde, les priorités sont d’instaurer et maintenir la sécurité nationale, créer des emplois et réduire le taux de chômage, assurer l’équité sociale, créer de la richesse et développer une croissance économique durable par l’amélioration de la productivité. Dans ce cadre, le numérique apparaît comme un important levier d’inclusion sociale et de bien-être humain via un meilleur accès à l’information, à la connaissance et au savoir et de création d’emplois et de réduction du chômage. Il permet aussi le développement économique de tous les secteurs d’activités y compris le secteur de l’industrie locale du numérique, et une gouvernance transparente. L’économie numérique contribue, en effet, au développement d’une administration plus efficace qui oriente les usagers, et au positionnement technologique de notre pays dans la sous-région.
Source :               Ccint Primature
primature.gouv.ml

class="gkFeaturedItemTitle" Violences faites aux femmes : ONU-FEMME LANCE SA CAMPAGNE « 16 JOURS D’ACTIVISME »

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 27 novembre 2014 12:00

Elle vise à sensibiliser l’opinion mondiale sur les droits humains et particulièrement les actes de violence basés sur le genre
Notre pays, à l’instar de la communauté internationale, a célébré mardi la journée dédiée à l’élimination de la violence à l’égard de la femme. Cette journée du 25 novembre est couplée avec la campagne « 16 jours d’activisme » de Onu-femme, allant du 25 novembre au 10 décembre. Le thème international est : « De la paix chez soi à la paix du monde : Défions le militarisme et mettons fin à la violence contre les femmes ». Chez nous, la journée a été célébrée sous le thème : « De la paix dans les ménages à la paix dans la communauté : travaillons pour la réduction des violences domestiques ».
Dans le cadre des 16 jours d’activisme, Onu femme prévoit plusieurs activités annoncées lors d’un point de presse animé par Maxime Houinato, le représentant résident de l’organisation dans notre pays.
« 16 jours d’activisme » est une campagne internationale visant à sensibiliser l’opinion mondiale sur les droits humains, particulièrement les actes de violence basés sur le genre. La campagne a été initiée en 1991 lors du 1er Institut international pour le leadership des femmes. La campagne 2014 de l’Onu-femme sera l’occasion de galvaniser les actions visant à mettre fin à la violence qui touche les femmes et les filles à travers le monde.
Onu femme célébrera les « 16 jours d’activisme » autour de trois événements : une cérémonie officielle de lancement placée sous le parrainage du ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et deux activités phares : le lancement de la campagne Beijing plus 20 « Parole aux filles » et la campagne « HEforSHE ».
La première campagne, explique Maxime Houinato, va honorer les 20 ans de la plateforme d’actions de Beijing, évaluer les avancées dans les 12 domaines prioritaires dégagées pour l’atteinte de l’égalité des sexes et le respect des droits des femmes à travers le monde. La parole sera donnée lors d’une rencontre, à plusieurs jeunes filles maliennes afin qu’elles se prononcent sur les perspectives des femmes dans notre pays. La reconnaissance de l’excellence et du leadership sera au cœur de la cérémonie avec une remise de prix aux jeunes filles les plus performantes au niveau scolaire, explique le conférencier.
La seconde campagne « HeForShe » (Lui pour Elle) est destinée à encourager les hommes à prendre publiquement la parole en faveur des femmes.
En plus des trois évènements majeurs planifiés par ONU femmes, des actions annexes seront également menées sur le terrain durant les 16 jours pour assurer une vulgarisation étendue de la campagne. Il s’agit principalement d’actions de sensibilisation et de plaidoyer menées par des associations et ONG locales à travers le pays, en collaboration avec le ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.
Maxime Houinato a saisi l’opportunité pour diffuser le message de la directrice exécutive d’Onu femmes à l’intention des médias. Dans une lettre, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka invite les journalistes à être mobilisés pour accompagner la campagne dont le but sera de mettre fin à cette violation flagrante des droits humains des femmes qui touche une femme au moins ou une fille sur trois à travers le monde. Une épidémie que les hommes de média devront aider à stopper.
Pour la circonstance, la couleur orange a été choisie pour symboliser un avenir meilleur sans violence à l’encontre des femmes. Onu femme et ses partenaires, explique le premier responsable de la structure, vont lancer des actions de par le monde, dont le thème sera la couleur orange en vue de sensibiliser à la violence et de témoigner de la solidarité envers celles qui en sont les victimes.
M. A. TRAORE

class="gkFeaturedItemTitle" Pourparlers d’Alger gouvernement/groupes armés : LA DISCUSSION CALE Malgré les positions jusque là inconciliables, les deux parties ne parlent pas de rupture des négociations

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 27 novembre 2014 11:10

Aujourd’hui à Alger, tous les regards sont tournés vers l’équipe de la médiation qui multiplie les réunions de haut niveau pour essayer de rapprocher les positions des protagonistes. A ce rythme, il sera difficile pour la délégation gouvernementale de rentrer ce jeudi à Bamako avec un projet de préaccord dans la valise, comme prévu. Un préaccord qui devrait être soumis à l’appréciation des hautes autorités et aux forces vives de la nation avant sa signature définitive.
Les divergences persistent encore autour des questions politiques et institutionnelles. Lors de la réunion tripartite de lundi, au lieu de présenter à l’équipe de la médiation leurs observations et amendements sur le document de synthèse pour la paix et la réconciliation au Mali, le MNLA et ses alliés de la coordination des mouvements de l’Azawad ont remis sur la table un nouveau document portant sur le fédéralisme.
Selon nos informations, cette nouvelle proposition des groupes séparatistes n’a pas été appréciée par l’équipe de la médiation car nulle part dans le document de synthèse, il n’est fait mention du fédéralisme. Voyant leur document rejeté par la médiation et la partie gouvernementale, les dirigeants de la coordination ont durci le ton. Ce qui n’a pas empêché le chef de la délégation gouvernementale de maintenir sa position. Abdoulaye Diop a pris la parole pour souligner : « nous n’avons pas mandat à discuter de fédéralisme ici ». Les responsables du MNLA et leurs alliés ont réagi en critiquant violemment la gestion actuelle de l’Etat par les pouvoirs publics, évoquant notamment l’affaire de l’avion présidentiel. Une manière de noyer le poisson et de détourner l’attention de leurs responsabilités dans le blocage.
C’est dans une ambiance surchauffée et délétère que la réunion tripartite de lundi a été levée par l’équipe de la médiation. Certains membres de la coordination ont emporté leur colère jusque dans les couloirs de la Résidence El Mithak. On pouvait les entendre dire : « l’Etat malien est incapable de faire une vraie proposition contrairement à nous. La décentralisation existe depuis 20 ans au Mali mais on n’a pas vu de résultats. On ne veut pas de cette décentralisation à la malienne ». D’après eux, la solution efficace est le fédéralisme avec la fusion de deux Etats : le Mali et l’Azawad.
Malgré ces positions plus que divergentes, les protagonistes ne parlent pas de rupture. « Il y a des positions ouvertement opposées. Il y a des blocages mais pas de rupture », a ainsi lâché Mossa Ag Assarid du MNLA à l’issue de la réunion de lundi.
Pour sa part, le chef de la délégation gouvernementale préfère parler de divergences. « Avec les compatriotes de la Coordination des mouvements, il apparait qu’il y a un certain nombre de questions sur lesquelles on n’est pas encore d’accord. Il y a une proposition remise sur la table relative à une demande de fédération. Là, nous avons été très clairs. Et aussi les directives du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, ont été très claires dès l’entame de ce processus en expliquant que le Mali est un Etat unitaire et qu’en tout état de cause, il est important que la Constitution du Mali soit respectée et observée. En nous envoyant ici, notre mandat a été circonscrit dans ce cadre », a-t-il indiqué. Il a rappelé que le gouvernement a proposé la mise en place d’une libre administration qui permet de promouvoir une auto gestion par les collectivités territoriales. Celles-ci peuvent prendre en charge leurs affaires tout en laissant certaines fonctions régaliennes à l’Etat.
Pour Abdoulaye Diop, les préoccupations exprimées peuvent largement trouver leur place dans le cadre de la proposition du gouvernement. « Nous sommes disposés à regarder les ajustements qui peuvent être nécessaires pour donner encore un maximum de confort à toutes les populations maliennes », a-t-il poursuivi.
Le ministre Diop a insisté aussi sur le fait que les engagements pris par les parties doivent être respectés pour que le processus aille à son terme. « Il y a des acquis dans le cadre de ce processus. Il y a eu une feuille de route qui a été signée. Des engagements ont été pris dans le cadre de cette feuille de route. Ces engagements ne comportent en aucune manière des dispositions à aller vers la création d’un nouvel Etat parce que c’est de cela qu’il s’agit. Le Mali est un Etat unitaire. Pour créer une fédération, il faut créer un nouvel Etat. Par rapport à cela, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sont très claires. Les décisions de l’Union africaine, de la CEDEAO sont très claires à cet égard. Par dessus tout, la Constitution du Mali est très claire à cet égard », a-t-il argumenté.
Comme le fédéralisme, le chef de la délégation gouvernementale pense que la notion de l’Azawad n’a pas sa place dans les négociations actuelles. « Pour nous, cette question de l’Azawad a été réglée depuis longtemps. Le Pacte national avait déjà consacré une terminologie sur les régions du nord. Je crois que c’est une question qui ne mérite pas d’être ouverte encore. Là où le gouvernement a exprimé une position, c’est de dire que l’Azawad ne saura en aucune manière être considéré comme une entité politique ou géographique. Et qu’il appartiendra aux populations un jour de déterminer comment elles souhaitent appeler les organes ou les structures dans lesquelles elles vivent », a-t-il souligné.
Malgré les difficultés, le ministre Diop demeure confiant : « Nous pensons qu’avec les efforts des uns et des autres, nous allons arriver à un accord ».
Certains membres de la délégation gouvernementale se montrent plus pessimistes et estiment que le MNLA et ses alliés sont revenus à Alger avec l’intention de bloquer le processus. Ce qui n’arrange en fait aucune des parties car la situation sur le terrain échappe aux uns et aux autres au profit des terroristes.
Aujourd’hui à Alger, le sort de la négociation repose sur l’habileté de l’équipe de la médiation à rapprocher des positions très éloignées. Ce qui n’est pas impossible si la bonne foi revient à la table.
Envoyé spécial
M. KEITA

class="gkFeaturedItemTitle" Le Premier ministre Moussa Mara à Dakar : LA CONFIRMATION D’UNE RELATION DE GRANDE QUALITE

  • Catégorie : Actualités
  • Publié le jeudi 27 novembre 2014 11:05

« J’étais venu faire le point de notre séjour au Sénégal au président de la République, Macky Sall, en même temps lui apporter le salut fraternel de son frère et homologue du Mali, Ibrahim Boubacar Kéïta, et lui témoigner la reconnaissance du Mali au peuple sénégalais et à son gouvernement pour l’implication personnelle du président Sall et son soutien inestimable au Mali », a expliqué le Premier ministre, Moussa Mara, au micro de nos confrères de la télévision sénégalaise, à la sortie de l’audience que lui avait accordée le président Macky Sall.
Moussa Mara a jugé que la présence d’un contingent important de l’armée sénégalaise sur le sol malien, témoignait de la qualité des relations fraternelles et historiques qui lient nos deux pays. Le chef du gouvernement a loué le courage et la bravoure des militaires sénégalais présents au cœur du théâtre des opérations à Kidal. Ce geste de solidarité restera longtemps gravé dans la mémoire collective des Maliens, a-t-il assuré.
Moussa Mara s’exprimait au terme d’une mission de trois jours à Dakar, à l’invitation du chef du gouvernement sénégalais Mahammedou Abdallah Dionne, pour coprésider la cérémonie d’ouverture des 15è assises de la Fédération internationale des experts comptables et commissaires aux comptes francophones (FIDEF).
Au cours du dîner qui a réuni autour des deux chefs de gouvernement, leurs collaborateurs, l’ambassadeur Mahamane Kalil Ascofaré et le directeur des Entrepôts du Mali à Dakar, des questions d’intérêt commun ont été abordées en vue d’aplanir certains malentendus entre les deux pays.
Les deux personnalités ont aussi parlé de la rencontre des experts comptables et commissaires aux comptes francophones, de la fièvre à virus Ebola et du processus de dialogue intermaliens pour une sortie de crise.
Evoquant la lutte contre la fièvre Ebola, Moussa Mara a assuré que son gouvernement avait installé un dispositif de prévention efficace, même si des insuffisances ont entrainé des infiltrations de malades sur notre territoire en provenance de la Guinée. La situation est sous contrôle, a assuré le chef du gouvernement en soulignant la nécessité d’échanges avec les autorités sénégalaises pour s’inspirer de l’efficacité de la stratégie mises en place ici pour minimiser le risque d’infiltration. Le Sénégal, faut-il le rappeler, n’a enregistré jusqu’ici qu’un seul cas importé, un étudiant guinéen qui avait réussi à passer entre les mailles du filet. Mais, aussitôt alertées, les autorités sanitaires l’ont retrouvé et l’ont placé sous traitement. Le patient a guéri et tous ses contacts ont été testés négatifs après la période d’observation.
La performance du système sanitaire sénégalais est de bon augure pour la tenue du sommet de la Francophonie prévu à Dakar ce week-end. C’est en prélude à ce grand événement que se tenaient les 15è assises de la Fédération internationale des experts comptables et commissaires aux comptes francophones dont la cérémonie d’ouverture était coprésidée par Moussa Mara et Mahammedou Abdallah Dionne.
Cette rencontre qui s’est tenue à Saly, une station balnéaire, située à environ 80 km de Dakar, avait pour thème « Economie informelle, économie émergente, la profession comptable francophone s’engage ». Ce sujet est non seulement d’actualité, mais la plupart des pays africains l’ont aussi en partage, ont souligné les deux chefs de gouvernement.
Pour Mahammedou Abdallah Dionne, l’informel qui caractérisait déjà les économies africaines a été exacerbé par la dévaluation du franc CFA en 1994. Selon lui, l’informel représente 95% des emplois dans nos pays. Cependant, il urge de l’insérer dans le circuit formel, non pas par la coercition, mais par des approches pédagogiques assez souples. C’est pourquoi, l’accompagnement des experts comptables est non seulement nécessaire, mais vient à point nommé, relèvera-t-il.
Moussa Mara a lui aussi estimé nécessaire d’aider les acteurs de l’informel à mieux comprendre les enjeux et les avantages du formel. Le challenge vaut d’être tenté, a-t-il assuré car en accompagnant les entreprises informelles, il y a de fortes chances que certaines deviennent de grandes firmes dans l’avenir.
Après l’ouverture de la rencontre des experts comptables francophones, les deux chefs de gouvernement ont inauguré, dans l’après-midi, le Village de la francophonie installé sur l’esplanade et dans le hall du Théâtre national Daniel Sorano au quartier des affaires de la capitale sénégalaise.
Auparavant, le Premier ministre Moussa Mara avait rencontré la communauté malienne installée à Dakar, dans la salle de conférence de notre représentation diplomatique. Plusieurs sujets d’actualité, notamment la situation sécuritaire du pays et le dialogue intermaliens en cours à Alger, les dispositions prises pour empêcher l’extension de l’épidémie de fièvre Ebola dans notre pays et la gouvernance, ont été abordés au cours des échanges.
Envoyé spécial
A. O. DIALLO

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